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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Voici que l’athéisme est une religion ! Faut il que les Français soient paumés pour être incapable de construire une représentation du monde qui écarte la référence à la religion. Le catholicisme gallican a jeté les Français dans une névrose implacable.
  2. Déjà se proclamer athée est une défaite de l’esprit car c’est encore se déterminer par rapport à Dieu. Un athée est donc un individu faible incapable de se déterminer positivement. Il n’existe que dans la négation. C’est dire la pusillanimité d’une telle personne. Soit Dieu fait partie de mon imaginaire soit non. En ce qui me concerne Dieu ne fait pas partie de mon imaginaire, point barre. Je ne suis assez minable dans ma capacité créatrice pour passer mon temps à me déterminer par rapport à un imaginaire qui n’est pas le mien.
  3. Toujours cette imbécillité, confondre foi et croyance en Dieu. Comme si quelqu’un qui ne croit pas en Dieu ne pouvait pas avoir la foi. Toujours cette imbécillité, confondre foi et croyance en Dieu. Je me dis que tous ces gens qui confondent foi et croyance en Dieu ne se sont jamais battus pour, par exemple, sauver de la mort un être aimé. Dans le combat l’homme ou à femme de foi ne prie certes pas ! Le combattant agit sans cesse en s’appuyant sur ses forces et sa foi en la puissance des forces en lui. Quelqu’un qui confond foi et croyance en Dieu n’est pas quelqu’un sur qui on puisse compter quand un drame survient.
  4. La foi est une insulte à la science…tous ces petits mâles obscènes qui marchent la queue bandante à l’air me font rire. Je n’ai pas la foi hurlent ils. Ce sont les mêmes qui s’enfuyaient devant les allemands quand la peur de mourir ne rencontra devant elle aucune défense propre à la foi. Plus ces petits mâles vivent dans le confort plus ils se prennent pour Dieu. Ouf j’ai évité à mes enfants cette culture de la vulgarité.
  5. Étudions encore ce mystère de l’efficacité des mathématiques quand à la maîtrise de réel. Je repars de l'exemple vécu de l’étudiant au tableau à qui l’enseignant demande pourquoi la trajectoire de la fusée est à un moment déviée de la ligne droite. L’étudiant cherche une force et ne la trouve pas. L’enseignant dit : quelle question doit on d’abord se poser ? Un étudiant prend la parole et dit : en fait l’espace temps est courbe. L’enseignant répond : où voyez vous une force, où voyez vous un espace temps courbe ? Et il répète : quelle question un physicien doit se poser ? Finalement un étudiant répond : nous devons nous demander quel objet massif croise au voisinage de la fusée. L’enseignant continue : un physicien observe d’abord ce qui est réellement observable. Ensuite s’il est aussi mathématicien il modélise. La question est donc la suivante : comment se fait il que la modélisation mathématique fondée sur le concept de force ou d’espace temps permet de prédire la trajectoire de la fusée sachant que ni la force, ni l’espace temps n’existent en tant que réalités observables, mais en tant que réalités imaginées ( par le mathématicien ) ? Dans un premier temps j’y ai vu un phénomène quasiment mystique. Mais je pense qu’il n’y a rien de mystique. Il est possible que les mathématiques soient un langage qui corrige et rectifie nos perceptions cérébrales. Si la force est un ressenti, si l’espace et le temps sont des formes pures de notre sensibilité, alors ces concepts expriment les conditions naturelles de nos perceptions. Il s’agit alors de contourner ces conditions naturelles de notre perception, il s’agit de corriger cette dernière pour nous rapprocher d’un réel qui ne soit plus traité automatiquement par les mécanismes naturels de notre cerveau. Les mathématiques seraient alors un langage correctif qui partirait de nos automatismes cérébraux déterminés par l’évolution. Il s’agirait alors de corriger notre subjectivité naturelle, celle de notre espèce.
  6. Justement c’est cela la complexité de la liberté d’expression en Occident. C’est la liberté du débat et de la dispute. C’est le génie des Lumières. Encore que nous retrouvons ce génie chez les Judéens, surtout libéraux. De quoi s’agit il ? J’ai le droit d’exprimer ma pensée dans le cadre de la loi du moment. C’est la liberté d’expression conditionnelle. Mais j’ai aussi le droit d’exprimer une pensée contraire à la pensée exprimée par l’autre. J’ai un droit de contestation de la pensée de l’autre. Si je suis blessé par telle ou telle expression de telle ou telle personne j’ai le droit d’exprimer ma réprobation. C’est certes une position personnelle mais en occident la position personnelle dans son expression est autant respectée que toute autre expression, personnelle ou collective. Je ne suis pas tenu de la fermer si une pensée permise par la loi me choque. Nous avons le droit en Occident d’exprimer notre ressenti. Si je ressens tel ou tel slogan comme blessant, même s’il est permis par la loi, j’ai le droit de dire : vous me blessez. La pensée idéologique et dominatrice des marxistes comme la pensée dominatrice musulmane ou chrétienne doivent apprendre à accepter l’expression des blessures qu’elles occasionnent lorsque ces blessures existent. Bien sûr la pensée dominatrice a le droit de dire : rien à foutre de vous blesser, mais cela révèle la position des protagonistes. Une position de guerre. La guerre pilote l’évolution des sociétés. La loi ne vient que pour éviter autant que faire se peut que la guerre ne devienne physique.
  7. Il y a quelque chose de spécifique dans l’apparition de la science moderne, en limitant pour le moment ce mot, science, à la physique ( chimie). Il y a un basculement, qui paraît dater du XVI siècle entre technique et science. Si nous appelons technique l’ensemble des procédés physiques mis en œuvre pour construire un outil alors la technique est aussi ancienne que l’homme est ancien quant à son apparition sur Terre. Mais il est arrivé un moment où la technique ne fut plus suffisante pour progresser dans la construction des outils nécessaires aux actions menées par les hommes. Il a fallu prendre du recul, faire appel à des représentations propres à l’esprit, représentations non issues de l’observation directe du monde. C’est ce basculement qu’il est difficile de saisir. Et c’est surtout le fait que l’homme soit capable d’engendrer des représentations issues de l’esprit et non de l’observation qui est fascinante. Représentations qui bien qu’issues de l’imaginaire des mathématiciens vont permettre aux hommes de maîtriser le réel. Ce rapport entre l’imaginaire et le réel est fascinant mais je remarque que seuls les mathématiciens ( mais aussi les artistes créateurs dans leur domaine) ont accès à ce mystère.
  8. Toujours et toujours cette imbécillité des classes moyennes qui croient que la guerre est issue du concept de Dieu. Qui ne savent pas que l’agressivité est bien antérieure à l’édification du concept Dieu. Qui ne savent pas que les plus grands massacres de tous les temps menés par les nazis et les staliniens ne se sont pas appuyés sur le concept Dieu. Qui ne savent pas ces imbéciles élevés dans la ouate que le jour où leur monde de confort s’écroulera ils se révéleront encore plus cruels que le plus cruel des animaux sauvages. Sans avoir besoin de recourir à Dieu. L’agressivité ne surgit pas des religions elle surgit de notre héritage biologique. Les religions en sont parfois le vecteur, parfois non.
  9. Écrire cela est assez ambigu. Si transcender sa condition sociale c’est accepter cette condition alors les marxistes ont raison, la religion est l’opium du peuple. Vous êtes libre aussi de dévaluer les croyants. Mais je n’ai pas votre mentalité : dégrader mon adversaire. Mais vous êtes libre sur un réseau social de laisser libre cours à votre jouissance personnelle dans le fait de dégrader les autres. Faites vous plaisir brave homme.
  10. Il y a beaucoup de choses et d’etres qui vivent dans nos imaginaires. Je ne dirai pas que Dieu existe dans l’imaginaire de ceux qui en ont besoin, façon de s’exprimer qui tente de dévaluer celui qui porte Dieu dans son imaginaire, je dirai que Dieu vit dans l’imaginaire de ceux qui ont décidé de bâtir leur vision du monde à partir de cet imaginaire là. C’est une décision pas un besoin.
  11. Le « vrai » intelligent … la prétention à savoir le vrai est la limite de l’intelligence, limite au delà de laquelle intelligence et imbécillité deviennent synonymes..
  12. Ce que vous dites là est propre à la vielle Europe. Mais la vielle Europe n’est pas le Monde.
  13. Tu me fais rire sympathique brebis.
  14. Je t’attaque parce que tu es faible. C’est l’instinct du chasseur.
  15. Tu es fait pour jouir brave homme. Cesse de vouloir réfléchir tu n’es pas fait pour ça. Jouis du moment qui passe, c’est ton génie. Ne t’occupe pas des mondes que tu ne peux pas connaître mon gentil et sympathique jouisseur.
  16. Sur ce sujet je prends conscience à quel point les avis divergent selon les visions culturelles héritées de loin. Être complice de son enfant est une orientation culturelle partagée par certains, rejetée par d’autres. Espérer que son enfant nous revienne est aussi une orientation culturelle. Certains auront le sentiment d’avoir réussi leur éducation si l’enfant part à jamais. Pour certains l’enfant reste dans leur observation attentive toute leur vie, même si leur enfant a pris son envol pour ne plus revenir. Parfois ils interviennent pour dire à l’enfant, quand il leur semble devoir le dire : je t’aime quoique tu fasses, l’ultime don de la reconnaissance, dont l’enfant devenu adulte a tout de même, parfois, besoin. Venir de temps en temps sur le forum, me permet, par opposition, de prendre conscience combien mon épouse et moi vivons dans une vision singulière de notre responsabilité de parents construite autour d’héritages culturels eux mêmes singuliers, autour aussi d’un vécu si différent. Nous sommes étonnement étrangers à la culture dominante qui règne sur le forum, culture dominante qui est aussi celle du pays.
  17. Faire dépendre le courage de l’intelligence est la signature d’une insigne stupidité. Dans le genre vous excellez.
  18. Ce fil est en définitive un fil sur l'intelligence. Je suis toujours étonné que quelqu'un puisse juger de l'intelligence des autres, cela induit que cette personne se considère elle-même comme intelligente. Je trouve plutôt vulgaire de s'autoproclamer intelligent(e). L''intelligence est à notre époque la vertu phare. Chez les Grecs anciens il existait quatre vertus cardinales : la sagesse, la tempérance, la justice et le courage. Pour moi la vertu phare a toujours été le courage. Je me souviens que, dans un dialogue, alors que l'assemblée faisait remarquer que la Pythie avait déclaré que Socrate était l'homme le plus sage de la cité, ce dernier rétorqua que seul le courage était une marque de distinction.
  19. Ce qu'a voulu sans doute dire Mélenchon c'est qu'il arrivera toujours avant les élections un événement, un fait divers violent, qui sera exploité par ses ennemis pour le décrédibiliser. Comme il arrive chaque jour des événements violents. Je le trouve plutôt pervers comme individu. Les retours de manivelle qu'il prend dans la tronche le conduisent à s'enfoncer encore plus dans la perversité, aidé en cela par des marginaux comme ce blogueur. Cela dit ses ennemis en rajoutent pour qu'il s’enfonce encore plus. Cette politique sans cesse excitée, qui remue sans cesse les émotions les plus troubles est débilitante.
  20. Je me suis demandé, en lisant les développements sur l'admiration, si j’étais moi-même capable d’admiration. Il sembla alors que non, je n'admirais personne, avant de me rendre compte qu'en fait je n'admire pas ceux que le commun admire. Il m'arrive d'éprouver une admiration intense pour certaines personnes. Mais ce ne sont pas forcément des gens connus, des gens "intellectuels" (bien qu'ils puissent l'être, intellectuels) je n'admire que les personnes en lesquelles je vois soudain apparaitre cette vertu, qui est pour moi la vertu cardinale : le courage. Ce qui emporte chez moi l'admiration pour un ou autre autre c'est son courage. Et le courage pour moi, c'est cette façon qu'ont certain(e)s de se battre dans l’adversité sans jamais se plaindre ni même se montrer. La discrétion, la simplicité de la personne courageuse, renforce encore mon admiration.
  21. Bien sûr le génie est nécessaire. Le génie n’est pas homogène avec l’intelligence. Il jaillit d’un ailleurs. Il n’est pas possible de confondre génie et intelligence. Mais bon je m’embarque là dans une discussion plutôt difficile.
  22. Transmettre s’apprend aussi en pratiquant la transmission. Il est recommandé et même parfois imposé aux scientifiques qui font de la recherche d’enseigner. Enseigner, à condition de vouloir réellement transmettre, oblige à décortiquer nos propres raisonnements pour les rendre accessibles. Ce n’est pas du génie qu’il faut pour enseigner et transmettre c’est de la générosité. Il semble aujourd’hui être plus difficile d’être généreux que d’être génial. Quant à moi j’ai arrêté de transmettre il y a deux ans ( sauf pour deux ou trois élèves) tant l’acte de générosité ( acte sentimental, il faut aimer l’enfant ou l’ado pour bien transmettre) permanent qu’il faut accomplir m’a épuisé.
  23. La transmission est effectivement un acte difficile, qui paraît même parfois impossible. Mais c’est aussi en transmettant, dans l’effort de transmission que nous en arrivons à perfectionner nos savoirs et à identifier nos erreurs ou approximations.
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