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Tout ce qui a été posté par Annalevine
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Le port du voile par les étudiantes en France ne pose pas de problème
Annalevine a répondu à un(e) sujet de zebusoif dans France
Vous me tutoyez ce qui exprime une mentalité plutôt intrusive. Je n’aime pas les violeurs de votre genre. Continuer de voiler les femmes et d’en abuser, comme vous abusez de moi en me tutoyant, comme un flic tutoie un prévenu dans son commissariat. Ici vous pouvez vous le permettre. Jouissez en. -
Le port du voile par les étudiantes en France ne pose pas de problème
Annalevine a répondu à un(e) sujet de zebusoif dans France
Si c’est une réaction aux impératifs des colons, alors, parce qu’elles ne savent se déterminer que par rapport à leurs anciens maîtres, elles continuent d’être des subalternes. La puissance de la femme ou de l’homme libre est de ne plus se déterminer par rapport aux anciens maîtres. -
Je pense que nous ne sommes pas bâtis sur une architecture parente. Je pense que « l’autre » ne vous intéresse pas comme sujet d’intérêt qui vous ferai perdre votre conscience de vous même. Je pense que vous n’accepterez jamais de perdre conscience pour l’amour d’un autre ou d’une autre. Je pense que vous n’accepteriez pas de mourir pour un autre ou une autre que vous. Ce n’est d’ailleurs pas une critique. C’est la constatation que les êtres humains sont décidément très différents les uns par rapport aux autres.
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Ce qui est stressant dans le dernier constat fait par le GIEC c’est moins l’état des lieux ( il est encore possible d’agir) que cette possibilité qui semble devenir certaine : rien ne sera fait avant que des catastrophes majeures, affectant des populations en grand nombre, n’adviennent. Ce qui est stressant donc c’est que l’humanité a le pouvoir d’arrêter les choses et que du fait même qu’elle ait ce pouvoir il est possible qu’elle ne fasse rien. C’est cela qui est effrayant. S’il faut attendre que des milliers voire des millions de gens meurent il sera en outre trop tard pour renverser les évolutions climatiques. Peut être appellerons-nous les américains qui se préparent déjà à diffuser les flocons de soufre, là-haut. Si nous en arrivons là nous ne contrôlerons plus rien.
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L’angle d’attaque adopté parfois, pour comprendre la situation sociale actuelle, repose sur la notion de technique. Nous avons eu Heidegger, nous en avons d’autres, Ellul, etc. Pourtant pour quiconque apprend la vie dans l’expérience et non dans les livres, pour lequel les livres et les penseurs viennent, non pas initier sa pensée, mais rythmer sa pensée, construite d’abord dans l’expérience, la technique apparaît vite comme une impasse, comme angle d’attaque, si nous faisons de la technique la cause de nos difficultés actuelles. Si je m’en tiens à ma démarche personnelle, qui a été et est toujours l’expérience, ce dont je me suis aperçu, quand je suis rentré jadis dans l’action politique, c’est que, sous le capitalisme il y avait une autre structure, qui j’appelais à l’époque la structure industrielle, la production dite de masse, et que cette structure, qu’elle se développe dans le capitalisme ou le socialisme ou tout autre système, engendrait par elle-même une certaine aliénation. La question fut : comment vivre autrement ? Comment vivre dans un système de production industrielle sans verser dans l’aliénation ? Jusqu’à ce jour, personne n’a pu répondre à cette question. Vivre autrement exige l’adhésion de tous à un projet collectif, et cette adhésion de tous, à un projet donné, est manifestement un objectif impossible à atteindre, tant les intérêts des uns et des autres sont divergents. Quand je vois écrit : changer la vie, je souris. Nous voici ramené dans les années Mitterrand, les années 80 , changer la vie disait-il, et non avons vu comment cela s’est terminé. Je suis étonné aussi quand je lis qu’il est nécessaire d’aller aider les autres, non pour les autres mais pour son harmonie personnelle. Personne ne va bien loin, dans l’action altruiste, quand il s’agit d’aider les autres pour soi. Combien de personnes se jettent dans le bénévolat et s’arrêtent très rapidement dans leur engagement quand ils se rendent compte qu’aider les autres, ne contribue pas à une jouissance narcissique mais au contraire engendre une certaine déstabilisation. Le malheur du monde, quand il est vécu de l’intérieur est angoissant. Nous sommes alors confrontés à nos limites humaines : comment faire en sorte que le malheur des autres, enfin, s’atténue, quand ce malheur se renouvelle constamment ? Nous ne pouvons tenir dans l’aide aux autres que si nous donnons à notre action un horizon qui nous dépasse, sinon nous ne tenons pas. Se faire insulter dans une prison, ou dans un EHPAD par des personnes désorientées, s’épuiser dans l’enseignement bénévole pour tenter de mettre à flots des enfants perdus, etc. sont des conditions qui exigent du bénévole une vision qui dépasse très largement son « moi » ou son « soi », qui dépassent très largement ses supputations philosophiques, quand bien même ces supputations seraient géniales. Enfin lire qu’il faut voyager pour rencontrer les personnes qui sont dans le besoin m’étonne. Il n’y a pas besoin de voyager pour voir venir à soi tous ceux qui sont dans le besoin et qui vous identifient comme une personne qui aide.
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Je ne connaissais pas ce concept mais il illustre en effet mon "attitude". Cette attitude consiste à retenir dans une intuition une vision globale du monde. Ce terme "intuition" est largement utilisé par Kant et il est possible que je sois influencé par Kant qui est le premier philosophe auquel je me suis réellement intéressé. Je reprends ci après quelques approches de ce concept dans le lien que vous avez cité : Dans la Critique de la faculté de juger , Kant définit la notion de Weltanschauung comme « l'intuition d'un tout, ouvrant sur une idée du monde à laquelle ne correspond aucune connaissance théorique ». Selon Éric Weil, la Critique de la raison pure opposait déjà l'« intuition » (Anschauung) à la « représentation » : « saisir en un instant tout un ensemble, d'un seul regard et immédiatement, c'est à dire sans recourir à la médiation du raisonnement, c'est là une manière de connaître les choses et les êtres, tout autre que de se les représenter », Je ne pense pas d'ailleurs que l’intuition soit opposée à la représentation chez Kant ou dans ma façon de penser. Sauf à limiter le mot représentation à une construction, ce que fait ici Eric Weil. Pour moi la représentation peut aussi apparaitre dans une intuition. Mais j'emploie alors le mot représentation comme un synonyme du mot vision. Il est possible que cette façon de penser, qui passe par la "vision", soit propre à un caractère, à une façon, à une attitude profonde, non pas liée à une culture donnée, mais à une singularité peut être innée, ou acquise très tôt au contact de personnes tutélaires pensant de la meme façon. Nous retrouvons cette façon de penser par intuition visionnaire chez d'autres cultures que la culture allemande, notamment dans la culture des kabbalistes (notamment Sabataï Tsevi et Nathan de Gaza qui s’appuient eux mêmes sur Ézéchiel) mais aussi dans certains aspects de la culture asiatique ou russe. L'intention est de dire quelque chose du monde qui soit autre que la chose dite par la raison.
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C'est la conséquence d'une certaine culture masculine cette volonté de taire l’émotion, considérée comme une déperdition. Je suis comme vous : l’émotion porte mon désir de connaissance et d'exploration. Mais je ne suis pas dans une recherche de maitrise constante. Vouloir tout maitriser est une vraie déperdition d’énergie. C'est aussi manquer de confiance dans la vie, de confiance en l'autre, c'est refuser de renoncer à soi pour l'autre, c'est même rechercher l'autre à la seule fin de se rechercher, ce qui est le comble de notre impasse civilisationnelle. Aimer c'est, dans son expression la plus intense, renoncer justement à soi, dans des moments choisis ou seul l'autre existe.
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Dans les études actuelles menées par les scientifiques sur la conscience, je constate leur incapacité à faire de la conscience un simple produit de la matière. Je constate l'opposition qu'ils font entre le cérébral (sous entendu le cerveau) et le mental. Les mots le plus souvent employés pour décrire cette opposition sont d'un côté : physique, matière, matériel, cérébral, de l'autre côté : mental, immatériel, spirituel, conscient. Mais le qualificatif "conscient" désignant un sous-ensemble du mental je n'opposerai pas matière et conscience, mais plutôt matière et mental, ou encore le classique matière et esprit, l'esprit contenant les événements mentaux conscients et inconscients. Donc c'est déjà une erreur de logique que d’opposer matière et conscience, puisque la conscience est un sous-ensemble du mental ou encore de l’esprit. Je vais prendre comme couple d'opposition le physique et le mental. C'est assez concret comme opposition. Et je pose l'existence réelle, d'un côté, du monde physique, de l'autre, du monde mental. Les scientifiques tentent d'introduire une relation de cause à effet entre le monde physique et le monde mental. Ils n'y arrivent pas. Ce qui induit en erreur les scientifiques c'est qu'ils constatent que, s'ils agissent sur le cerveau par la chirurgie ou la chimie, le mental en ressort modifié. L'action menée sur la matière conduit à une modification du mental. D'où leur idée de causalité. Pour ma part je pense que c'est la modification de l’activé cérébrale introduite par la modification des éléments constitutifs cérébraux qui influe sur la modification de l’activité mentale. S'il y a causalité elle est plus complexe que prévue. Elle n'existe pas entre un objet élémentaire physique et un objet élémentaire mental mais entre activité physique et activité mentale. C'est une causalité immatérielle. La métaphore qui illustre le mieux ce phénomène est celle du champ électrique et du champ magnétique. Les deux champs interférent sans cesse entre eux. La rotation d'un aimant dans un solénoïde engendre le mouvement des électrons dans le fil. Ou encore l'onde électromagnétique a une composante électrique et une composante magnétique, les deux ondes interférant constamment. Bien sûr il s'agit d'un modèle mais il image bien ce que je tente d'expliquer. Je poserai comme hypothèse qu'il existe un champ ou un monde physique en interaction permanent avec un champ ou un monde mental. Les deux mondes ayant une singularité propre, les deux mondes n'étant pas réductibles l'un à l’autre. Sur le plan de l’analyse logique nous pouvons poser l’existence d'un monde physique indépendant du monde mental et réciproquement. Toutefois il s'agit là d'une idéalisation conceptuelle car dans les faits les deux mondes s'étreignent continuellement et ne peuvent sans doute pas exister l'un sans l'autre bien qu'ils soient distincts l'un de l'autre. Cette distinction monde physique et monde mental, pour être cohérente, doit être faire au niveau le plus élémentaire qui soit et non uniquement pour l’être humain. Bruno va jusqu'à écrire que tout atome est vivant. Ce qui lui vaudra d’être brulé sur le bucher par les catholiques. Cette distinction entre physique et mental accompagnée d'une relation obligée entre l'un et l'autre (l'un n'existe pas sans l'autre), tout comme la distinction entre matière et esprit et à l’affirmation que l'un ne peut pas exister sans l'autre, heurte les religieux qui pensent que l’âme ou l'esprit existent indépendamment de la matière, l’âme ou l'esprit étant mis en relation avec une divinité (occident avec le monothéisme) ou un principe général spirituel (orient avec le bouddhisme). Mais cela heurte aussi les matérialistes qui ne parviennent pas à accepter que le mental puisse agir sur le physique. [Encore une fois si le mental agit sur le physique c'est par le biais de l'activité, l'activité mentale induisant une activité physique, c'est-à-dire des relations élémentaires physiques ; il n' y a pas action sur la matière mais sur l'organisation, la relation, la connexion entre éléments, l'interaction étant effective dans les deux sens]
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Je reprends à mon compte les théories de Giordano Bruno, philosophe napolitain (1548-1600), celles de Leibniz, philosophe et mathématicien allemand (1646-1716) ou encore celles du jésuite Teilhard de Chardin (1881-1955) ou celles de Joëlle Proust (chercheuse au CNRS), à savoir qu’il existe deux versants d’une même réalité, un versant matériel et un versant spirituel. C’est en fait le principe de la monade décliné de différentes façons. Il existe au niveau le plus petit une particule de matière associée à une particule spirituelle . La particule de matière ne crée pas la particule spirituelle, il existe donc deux « natures » différentes de la réalité. La particule élémentaire de matière est en mouvement permanent. Elle n’est jamais inanimée. A la limite la matière est énergie pure. La particule élémentaire spirituelle est elle aussi en mouvement permanent, à la limite elle est énergie pure. Les deux mouvements sont corrélés, c’est la même énergie qui diffuse sur les deux versants. La structure du mouvement des particules élémentaires de type matériel et celle du mouvement des particules élémentaires de type spirituel interagissent. Les structures sont élaborées et maintenues au prix d’un travail, d’un effort et d’une dépense constante d’énergie. Elles sont animées par la Volonté. Elles vont en complexité croissante au cours du temps. L’activé physique comme l’activité mentale engendrent ensemble l’œuvre. Toute œuvre fait intervenir matière et esprit. Dans la science physique par exemple l’observation fournit la matière que la puissance de l’esprit, à travers la conception des mathématiques, va réorganiser. Cette synergie entre le génie de l’observation du physicien et le génie de la conception de modèles du mathématicien fut soulignée par Minkowski en 1908 à Cologne. Il déclara : « Les conceptions de l’espace et du temps ont surgi du sol de la physique expérimentale. Mais ni Einstein, ni Lorentz n’ébranlèrent la notion d’espace… Passer par dessus le concept d’espace ne pouvait être que le fait d’une mathématique audacieuse ». [cité par Jean Eisenstaedt, dans Einstein et la relativité générale, CNRS Éditions, page 76]
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« Morfou » implique « manque d’imagination » est un exemple explicite de la tautologie.
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Là tu retombes sur ce que tu as appris dans tes études. Tu ne parviens pas à sortir de Freud. Tu mélanges la question cérébral-mental ou encore matériel-immatériel avec la question inconscient-conscient, tout en traitant cette dernière question à la manière de Freud. Pour moi conscient et inconscient sont dans l’ordre du mental. C’est une sous division de la question cérébral-mental. Pour moi inconscient et conscient forment une continuité dans l’ordre du mental. Tu relèves d’une culture chrétienne sans t’en apercevoir. Le christianisme et surtout le catholicisme fonctionnent sur la surveillance sociale des pulsions sexuelles intimes. Le catholicisme est un absolutisme qui tente de diriger la pulsion intime sexuelle. Cette intrusion rend compte des perturbations que Freud a décrites. Freud a vécu à Vienne l’un des bastions du catholicisme. Le catholicisme tente de contrôler la pensée intime des gens. D’où le saccage que commet cette religion avec tout son cortège de dingueries sexuelles ou autres. Mais les errements du catholicisme sont particuliers à cette religion. Tu as certes tué Dieu en toi mais tu n’as pas réussi à te débarrasser des réflexes de pensée catholiques. Le refoulement, le surmoi sont des conséquences de l’intrusion sociale du clergé catholique dans les têtes des gens.
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Oui mais là tu tombes dans ce matérialisme conventionnel qui me paraît relever d’une certaine inertie de pensée. Une inertie qui vient de la culture ambiante. Dire que la volonté est une chimie c’est dire que l’émotion est une chimie. Non. L’émotion-chimie n’est pas l’émotion que je ressens, la volonté- chimie n’est pas la volonté que je mets en œuvre. L’émotion est d’une part une chimie, d’autre part un ressenti. Pour le moment, quand je lis les synthèses faites sur le sujet par les neuro scientifiques anglo-saxons aucun d’entre eux n’arrive à réduire l’une des manifestations de l’émotion à l’autre.
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Bien sûr, pas forcément, mais ton hypothèse a déjà été explorée par les matérialistes ( la matière produit l’esprit) et cette hypothèse se heurte à trop de contradictions. Je ne vais pas les énumérer, mais faire de l’esprit un produit ça ne marche pas. Même les communistes prenaient soin de ne plus faire de l’esprit un produit. Mais peu importe. Je suis ici un chemin que j’ai ouvert après avoir étudié quantité d’auteurs ayant écrit sur la question et pour moi c’est désormais une certitude : le mental ( plutôt que l’esprit) n’est pas réductible au matériel. Le son que j’entends n’existe nulle part sinon dans mon mental, l’image que je vois n’existe nulle part sinon dans mon mental. Nous avons beau observer le cerveau ( le matériel) jamais nous n’avons pu y observer ni l’image que je vois, ni le son que j’entends, ni la pensée que je déroule, ni les sensations que je ressens. Bon cela les philosophes le savaient depuis longtemps et les scientifiques lentement en conviennent. Lorsque j’écris que matière et esprit sont deux modes d’apparition d’un même socle je n’émets pas une certitude, j’émets une hypothèse de recherche. Je dis : et si j’explorais cette hypothèse ? Sachant que l’autre hypothèse, l’hypothèse matérialiste n’arrive à rien de créateur, rien qui permettre de conquérir de nouvelles visions du monde, rien qui permette de renouveler notre pensée.
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Jancovici : Croissance, climat et limites physiques - EDF - 02/07/2021
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Black Dog dans Environnement
De la part de quelqu'un qui affirme que l'homme n'y est pour rien dans le changement climatique voici une remarque paradoxale. Vous pourrez écouter avec profit la vidéo qui suit où Jancovivi reprend tous vos développements savants en y ajoutant un développement sur l'effet de l’activé humaine sur le climat, ce que vous niez avec constance. Cela vous permettra de mettre à jour vos connaissances qui semblent ne pas avoir évolué depuis quelques longues années. -
Il est toujours possible d’élaborer des représentations du monde en restant spectateur du monde. Je regarde les joueurs se déplacer sur le terrain, je commente, je construis des stratégies alternatives à celles que je vois adopter sur le terrain, j’en parle avec d’autres spectateurs. Après tout l’écrasante majorité des philosophes sont au spectacle. Néanmoins il est aussi possible d’élaborer des représentations du monde en vue de l’action. Rendre l’action dans le monde possible. Descendre sur le terrain. Il s’agit moins pour moi d’élaborer des représentions du monde qui prennent place dans le concert des commentaires des spectateurs que d’élaborer des représentations qui me conduisent à l’action. Quand il s’agit de commenter, de donner son avis, son point de vue, sa vision, nous sommes obligés de respecter des conventions minimales puisqu’il s’agit, non de préparer une action, mais de communiquer avec les autres spectateurs. Communiquer exige d’adopter une structure minimale de pensée commune. Mais si je travaille mes représentations en vue de l’action dans le monde je ne suis plus tenu d’être conventionnel. Je peux même tenir des représentations folles, si la folie s’avère nécessaire à l’action. Le système philosophique de Godel était complètement dément. Il renonça même à le publier craignant d’être pris pour un fou.D’ailleurs quand ses notes furent publiées tout le monde considéra que son système philosophique était dément. Il y était question d’un troisième œil que l’on pouvait ouvrir dans le cerveau. Ah ah ah s’esclaffèrent les gens bien comme il faut, ceux qui ont la tête sur les épaules. Pourtant je suis convaincu que son système philosophique a préparé et rendu possible son action dans le domaine de la logique mathématique. Il ne faut donc pas hésiter à élaborer des représentions mentales jugées démentes par les gens comme il faut, si ces représentations rendent possible l’action dans le monde.
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Que le monde mental ne puisse pas être réduit au monde cérébral ( cérébral : relatif au cerveau) reste décidément la grande obsession des scientifiques. Le dernier livre de Greene, jusqu’à la fin des temps, est occupé pour près de la moitié de son contenu à tenter d’opérer cette réduction. En vain. Malgré le recours à tous les savants anglo-saxons spécialisés dans les neurosciences. La description précise et chimique d’une émotion quelconque n’est pas équivalente au vécu mental de cette émotion. Bien sûr la chimie d’une émotion influe sur le vécu mental de cette émotion ce qui permet de former l’hypothèse d’une causalité. S’il y a causalité alors les événements mentaux sont des productions d’un certain état physique. Pourtant affirmer que, par exemple, la pensée est une simple production d’une chimie se heurte à tant de paradoxes que même les neuro finissent par abandonner cette hypothèse de simple causalité. La pensée n’est pas un simple effluve d’une activité chimique. Pourtant sans activité cérébrale pas de pensée. Mais si activité cérébrale et activité mentale sont simultanées alors il faut penser que ces deux activités sont deux modes d’apparition d’une « réalité » autre. Un même socle dirait cette chercheuse du CNRS, dont le nom m’échappe, à l’instant. Mais aussi puisque nous référons le cérébral à la matière et le mental à l’esprit, alors cela signifie que matière et esprit sont deux modes d’apparition de quelque chose d’autre. Nous retrouvons ici le concept de chose en soi, dont le mode d’apparition pour Kant est le phénomène, tandis que le mode d’apparition pour Schopenhauer, est la Volonté.
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La vérité c’est ce qui est conceptuellement juste. Qu’est ce qui est non conceptuellement juste ? Si je me hasarde à dire, en prenant comme modèle de pensée votre technique : La vérité c’est ce qui est conceptuellement vrai J’aurais donc tout faux puisque selon vous la vérité n’est pas ce qui est conceptuellement vrai mais ce qui est conceptuellement juste. Mais alors la justice pourrait ne pas être ce qui est conceptuellement juste ? Puisque selon vous c’est la vérité qui est conceptuellement juste ? Est ce qu’il existe une autre manière d’être juste que la manière conceptuelle ? Et quelle est donc cette manière d’être juste qui est la manière conceptuelle ? Je ne parle pas de ce qu’il est dans la vie, je parle de son enseignement. Je parle de son activité de prof. Je m’entraîne en fait. Comme tu as pu le voir j’ai posté dans la rubrique sciences un post sur la logique mathématique. Passionnant la logique pure ! Mais c’est corsé. Oui il faut encourager Scénon.
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Une chose philosophiquement concrète…hum je me demande ce que peut être une chose concrète et non philosophique. Une chose philosophiquement concrète qui ne serait qu’un concept. Tout cela manque de rigueur.
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Oui le mot corps, employé en général est un concept. Ce mot désigne l’ensemble des corps réunis à partir de qualités ou caractéristiques communes à tous les corps ( je vous fais là un petit cours de philosophie, vous pouvez retrouver tout ce que j’écris là en lisant les cours de philo de Luc Ferry, excellent professeur, notamment son corps sur Kant, accessible en livre de poche). En revanche le corps de votre belle est un élément de l’ensemble des corps réunis sous le mot : corps employé comme concept ( confer le cours sur Kant). Autre exemple, plus connu et souvent employé par les prof, le mot arbre. Arbre est un concept en ce que ce mot désigne l’ensemble de tous les arbres. Mais le cerisier de mon jardin n’est plus un concept mais un élément de l’ensemble désigné sous le mot arbre.
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Pourtant le mot « vérité » est lui-même un concept, et quand vous l’employez vous employez bien un concept. Ce que vous contestez c’est que l’auteur de ce fil puisse être un « vrai » philosophe. Il s’agit de votre appréciation. Vous ne contestez pas que ce soit un penseur ( il pense), vous contestez que sa pensée puisse être celle d’un philosophe. En fait vous vous irritez qu’il emploie des concepts comme s’ils désignaient des réalités concrètes, des objets. Que désigne un concept ? Une collection, un ensemble d’éléments qui ont à voir avec le concret. Le concret est ce qui tombe sous nos sens, y compris le sens « intérieur » je reprends là une expression de Schopenhauer. Ainsi la « vérité » qui est un concept, est le nom donné à l’ensemble des « choses » vraies. Si nous prenons l’exemple des mathématiques il existe des propositions vraies ou fausses. Nous voyons que nous devons avoir deux éléments de langage, une proposition et un adjectif, un attribut, vrai ou faux. La « conscience » est aussi un concept, pas une chose concrète. La conscience, en tant que mot, est le nom donné à l’ensemble des événements mentaux. Pourtant j’observe, et vous observez avec moi que les penseurs du forum finissent par donner aux concepts une existence propre, comme s’ils s’agissait d’objets concrets. Du coup ils s’égarent dans des méandres obscurs lorsqu’ils emploient le mot vérité ou encore le mot conscience.
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L’Union européenne ce sont des gens. Ces gens constituent aussi une aristocratie dont fait partie notre aristocratie politique nationale. La société individualiste s’est mise en place à partir du XVIII siècle. Avec le siècle des Lumières. Ça ne date pas d’aujourd’hui. Le passe sanitaire qui tend à rendre la vaccination obligatoire n’est pas dirigé contre l’économie. Il traduit plutôt une sorte d’affolement. Devant une possible perte de contrôle de la situation, surtout si un nouveau confinement obligeait à rouvrir les vannes des compensations financières. La perte de contrôle n’affole pas seulement l’aristocratie. Elle affole nombre de simples citoyens qui ne parviennent à vivre la tête hors de l’angoisse qu’en ayant le sentiment eux aussi d’avoir le contrôle. La plupart des dialogues ici démontrent cette recherche du contrôle de sa vie, même s’il est fictif. Ce sont surtout celles et ceux qui restent spectateurs des événements, de gré ou de force, qui redoutent la perte de contrôle. En voulant prendre le contrôle l’aristocratie provoque une angoisse sourde car nombreux sont ceux qui pensent qu’elle est incapable de contrôler les événements. Prendre le contrôle c’est dépouiller le quidam de la fiction dans laquelle il vit de tout contrôler. Il faut continuer de laisser croire au quidam qu’il contrôle sa vie sinon nous pourrions en effet rencontrer de sérieux problèmes sociaux. Notre aristocratie ne sait pas gouverner parce qu’elle est elle-même sujette à l’angoisse.
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Vous ne manquez pas d’esprit de pénétration, au contraire. Mais vous êtes trop brutale quand vous voulez ouvrir le con ( mental des hommes). Anna.
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Conscient et non-conscient qualifient deux activités distinctes du mental/cérébral. Pourtant ces deux activités, artificiellement séparées par notre faculté de créer des concepts, sont toujours intimement liées. Il n’ y a pas d’activité consciente sans activité non-consciente. Il est possible toutefois qu’il existe une activité non-consciente non accompagnée par une activité consciente. Les émotions accompagnent toujours l’activité consciente, sauf dans des cas particuliers, lorsqu’il s’agit par exemple d’effectuer des raisonnements de pure logique. Suivre le texte du cours « Logique mathématique » de René Cori et Daniel Lascar est un exercice qui demande une discipline de fer tant le raisonnement suit une logique d’airain. Même alors, au cours d’un tel raisonnement, il existe encore une activité non-consciente, certes dépouillée de toute émotion, mais nécessaire à l’enchaînement effectif des propositions. Hors certaines activités mentales à caractère technique les émotions mais aussi les sentiments accompagnent toute activité consciente. C’est même la variation de nos émotions et de nos sentiments qui engendrent la variation de nos jugements. Conscience et non conscience sont deux mondes mentaux travaillant en synergie. Il est probable que la conscience soit immergée dans la non-conscience. Nous avons l’illusion que le vouloir, ou la volonté, surgit de la conscience. Mais le vouloir surgit du non-conscient. Nous croyons être les pilotes, en vérité nous sommes pilotés. Mais le pilote a besoin des informations spécifiques collectées par l’activité consciente sur le monde pour déterminer son chemin. Nous, en tant que nous est identifié à l’acteur de l’activité consciente, sommes l’une des déterminations du vouloir. Il est impressionnant de penser qu’il existe un pilote, là, dans l'obscurité.
