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Dessinateur

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Tout ce qui a été posté par Dessinateur

  1. Je ne suis pas hostile à l'occident dont je fais partie. Mais j'ai quelques raisons de me méfier des médias. Après coup, les histoires qu'ils nous racontent se révèlent souvent éloignées de la réalité. Ce n'est pas du complotisme, mais je pense que la géopolitique, c'est plus compliqué qu'une histoire de bons contre les méchants. Les commentateurs de forums ont tendance à prendre leurs désirs pour des réalités. On crois plus facilement ce qui fait plaisir que ce qui dérange. On préfère être dans le bon camp, même quand celui ci fait des erreurs. Celui qui doute de la parole officielle est accusé de troll.
  2. Attendez de voir ce que font les "rebelles" avant de tirer des conclusions hâtives. La Turquie gagne sur tous les tableaux, c'est évident et je ne voudrais pas être à la place des kurdes pris entre deux feux. L'Iran chiites voit d'un bon œil la chute de la dictature laïque au profit de jihadistes. Quand aux russes, ils ont lâché Bachar, devenu encombrant et couteux. Mais l'avenir nous dira ce qu'ils ont négocié en échange. Erdogan parle avec tout le monde, y compris Poutine.
  3. Les trois principaux acteurs sont l'Iran, la Turque et la Russie. Réunis à Riad, sous médiation des Etats Arabes Unis, ils se sont mis d'accord pour écarter Bachar Al Assad devenu encombrant, et installer des islamistes à leur solde. Bachar était prévenu et il avait eu le temps de mettre sa famille en sécurité. L'armée avait compris la situation. Les rebelles ont pris Damas sans rencontrer de résistance. Cette histoire est assez éloignée de ce que racontent les médias occidentaux. C'est pourtant facile, pour un journaliste, de vérifier.
  4. Une grande partie des rebelles sont d'anciens jihadistes de l'état islamique. Ils ont été combattus par les Kurdes qui sont la bête noire de Erdogan. ils sont l'ennemi des ennemis de la Turquie. Les nouveaux maitres de Damas ont bénéficié de la bienveillance des turcs. Mais ça n'explique pas tout. Au moment où les rebelles ont lancé leur offensive, la Turquie, l'Iran et la Russie tenaient une réunion aux Emirats Arabes Unis. C'est sans doute de là qu'est venu la décision de lâcher Bachar El Assad. Tout le monde avait préparé le terrain et les révolutionnaires n'ont rencontré aucune résistance. Il n'y a que les occidentaux qui sont surpris. Israël ne s'y trompe pas. Ce soir, l'armée israélienne a déjà bombardé Damas et déploie ses troupes à la frontière.
  5. Selon France Info: - le Kremlin accuse Volodymyr Zelensky de "refuser de négocier" la paix - Donald Trump affirme que "Volodymyr Zelensky aimerait conclure un accord avec la Russie" Contrairement aux apparences, et malgré une formulation diplomatique différente, Ils disent exactement la même chose. Volodymyr Zelensky aimerait conclure en négociant à ses conditions pour sortir de l'impasse où il est. Ce qu'ils ne disent pas, c'est que le président ukrainien est hors jeu depuis longtemps, et que ça se fait sans lui. Autant sur le plan militaire que politique ou diplomatique, Poutine n'a pas de raison de concéder une avancée de l'OTAN. Il est probable que des contacts officieux ont lieu entre l'entourage de Trump et les émissaires de Poutine.
  6. Les alliés de Bachar (Russie, Turquie, Iran) ont lâché le dictateur. Les rebelles n'ont rencontré aucune résistance. Les médias occidentaux semblent surpris, mais il n'y a qu'eux que ça surprend. Les russes avaient commencé à évacué leur base navale, en bon ordre, depuis plusieurs jours et Assad a organisé sa fuite et celle de son entourage. Même sa garde rapprochée était au courant de la situation, et l'administration semble prête à coopérer avec les nouveaux maitres de Damas. De Paris à Washington, on se réjoui et on s'inquiète. Qui sont ces islamistes ? qui les arme ? qui les finance ? Les Emirats Arabes Unis ne sont pas loin
  7. "Gouvernement technique" C'est encore une trouvaille de vocabulaire politicard pour enfumer le débat. Donner le pouvoir à des technocrates, c'est de la technocratie. Par définition, c'est un régime politique qui repose sur une caste d'élites supposées compétentes pour apporter des solutions techniques aux problèmes socioéconomiques. Mais ça se concrétise toujours par une gouvernance aristocratique. L'urgence, c'est plutôt de sauver la démocratie.
  8. il y a des vérités qui dérangent. Mais la réalité est têtue.
  9. LFI a fait passer l'intérêt général avant sa cause. Ils ont joué à fond le front républicain en cédant la place à ceux qui étaient le mieux placés pour battre le RN. Ils ont même soutenu des macronistes. La discipline des électeurs a été efficace pour faire barrage à l'extrême droite. Cette attitude républicaine est exemplaire. Trois mois plus tard, Macron les traitait d'anti républicains lors de son intervention télévisée. C'est navrant.
  10. Depuis sa création par Mitterrand et le sabordage du "programme commun" (1973), toute l'histoire du PS est une suite de trahisons. Cela ne leur réussit pas, mais ils retombent toujours dans les mêmes dérives droitières. C'est sans doute du à la composition sociologique du parti. Une alliance de travailleurs et de bourgeois dans une organisation encadrée par des technocrates. Quand ils sont au fond du trou, ils font union, et dès qu'ils remontent la pente, la bourgeoisie pousse les technocrates à des compromissions mortifères. La même histoire se répète inlassablement depuis plus d'un demi siècle.
  11. Olivier Faure: " le Parti socialiste se dit prêt à négocier avec les macronistes et Les Républicains sur la base de concessions réciproques " Et voila ! Le PS retourne à ses vieux démons. La dérive à droite fait partie de son ADN et ce n'est pas la première fois qu'ils trahissent l'union de la gauche. Fini donc l'abrogation de la réforme des retraites, les hausses de salaires et la taxation des super profits. Les portes des ministères leur sont grandes ouvertes. Ils n'ont rien appris du passé. Oublié donc, la descente aux enfers après le désastreux mandat de François Hollande. Les socialistes volent au secours d'une macronie agonisante.
  12. Macron a causé dans le poste. Il n'a rien dit de nouveau, rien qui puisse débloquer quoi que ce soit. On a beau attendre une petite ouverture, même timide, rien. Il répète inlassablement ce qu'on savait déjà et n'envisage à aucun moment de changer de méthode. Il reconduit intégralement les critères d'embauche du premier ministre comme si l'échec de Barnier ne lui servait pas de leçon. Tant qu'à prendre la parole, il aurait pu évoquer des pistes, même floues, pour tenter autre chose. RIEN. il aurait pu en profiter pour donner un peu d'espoir. RIEN. La langue de bois du début à la fin. Le président n'est pas à la hauteur de la situation. C'est désespérant.
  13. La gauche molle a toujours tendance à tomber du coté où elle penche. En 2017, de nombreux ténors du PS ont retourné leur veste. Cette saignée fut brutale mais salutaire. Encré de nouveau à gauche, le PS remonte la pente. S'il venait à renouer avec ses vieux démons, ça serait préjudiciable pour tout le monde.
  14. Politiquement, le PS n'a rien à gagner en brisant le NFP pour s'acoquiner avec la macronie finissante. C'est un mauvais calcul à moyen terme. Même si la dérive à droite est dans les gènes de ce parti et même si quelques uns d'entre eux se verraient bien confier un ministère, vis à vis des électeurs de gauche, ce serait préjudiciable pour la suite (2027). L'accord de non censure, qu'ils évoquent, conduirait fatalement à renoncer sur l'abrogation de la réforme des retraites et sur la hausse des salaires. Un tel accord est indéfendable par LFI. Les écolos et les cocos ne suivraient pas non plus. Toute compromission serait suicidaire pour le parti d'Olivier Faure. Ils n'ont pas oublié leur descente aux enfers après le désastre de François Hollande. Le NPF a besoin du PS et le PS n'a aucun avenir sans le NFP.
  15. Même si cette hypothèse n'était pas farfelue, ça ne servirait qu'à prolonger une politique de droite (façon Hollande). Mais personne n'a intérêt à sauver la macronie finissante. L'heure n'est pas aux additions
  16. Le terme "front républicain" ne veut rien dire. C'est juste un effet de langage pour suggérer que les autres ne sont pas républicains. Lors des dernières législatives, le fameux "font républicain" a permis d'éviter l'élection de certains candidats RN. Il y a même des candidats macronistes qui ont été élus grâce aux voix des électeurs LFI, pour faire barrage à l'extrême droite, au nom du "front républicain". Le lendemain du scrutin, Macron avait enterré toute participation des insoumis au gouvernement. Les contours du "front républicain" sont variables et le contenu est hétérogène. Ce n'est pas un concept politique, mais un effet de communication. Par les temps qui courent, et compte tenu de l'impasse ou se trouve l'entourage du président, l'enfumage est de rigueur.
  17. La macronie a beau s'en défendre, c'est un mouvement politique de droite… de droite modérée. La tentative de confier le gouvernement à Michel Barnier était logique dans la mesure ou ça élargissait l'influence par la droite dure. Mais ça n'a pas marché. Le rêve des macronistes, c'est de refaire le coup de 2017 en débauchant, tous azimuts, les opportunistes de tous bords. Mais voila: La coalition au pouvoir n'a plus la même attractivité et personne n'a intérêt à servir de béquille à un boiteux en fin de vie. Le rêve de Gabriel Atal, ce qu'il appelle "le front républicain", c'est du Macron réchauffé. Bien sur, l'union de la gauche est fragile et bien des socialistes sont tentés de retourner leur veste. Mais ce n'est pas le moment. Un gouvernement démissionnaire peut expédier les affaires courantes pendant de longs mois, voir plus. La France ne s'en porterait pas plus mal n'en déplaise au MEDEF et aux agences de notation.
  18. Acculé militairement et fragilisé politiquement par l'élection de Trump, Zelenski évoque pour la première fois des concessions territoriales. Il tente le tout pour le tout en conditionnant le cessez le feu à l'intervention de l'OTAN. Cette tentative d'impliquer encore davantage les occidentaux, pour élargir le conflit, a peu de chances d'aboutir. Il reste deux mois jusqu'à l'investiture de Trump et Zelenski n'est plus en mesure de fixer les conditions d'une issue diplomatique. Au train où ça va, la guerre sera finie avant que Trump entre à la maison blanche.
  19. ça y est ! Barnier dégaine le 49.3 comme au bon vieux temps d'Elisabeth Borne. Mais les choses ont changé depuis, et ça risque fort de ne pas passer ce coup ci. La France était mal gouvernée, elle ne sera bientôt plus gouvernée du tout. Ce n'est peut être pas plus mal, finalement. Certains ne manqueront pas de dramatiser et de fustiger les responsables de cette situation. Les chiens aboient, et la caravane passe.
  20. La FNSEA est le premier syndicat agricole. Mais cette organisation patronale n'a pas vocation à défendre une évolution des pratiques agricoles vers des productions respectueuses de l'environnement et de la santé publique. Il y a pourtant de nombreux agriculteurs qui s'engagent dans un périlleux travail de conversion. Ce sont ceux là qu'il faudrait aider, car ils en ont réellement besoin. Les aides existent, mais elles sont mal distribuées, voire même détournées de leur mission. A Paris, comme à Bruxelles, on donne satisfaction à ceux qui manifestent le plus fort.
  21. Il y a un double langage chez Macron. D'un côté il tente d'amadouer les syndicats agricoles en cherchant des alliés européens susceptibles de bloquer l'accord du MERCOSUR, et de l'autre, il ménage l'industrie de nos amis allemands en négociant des aménagements du traité pour le libre échange avec l'Amérique latine. C'est "en même temps" à tous les étages.
  22. La langue française est riche et subtile. L'alliance de circonstance entre la macronie agonisante et la droite atrophiée est de nature instable. Celui qui a eu l'idée d'appeler ça "Le socle commun" mérite d'entrer à l'académie française. Par définition, un socle, c'est quelque chose de solide, large et stable, capable de supporter de grandes choses. Il y a de l'humour en politique.
  23. Comme d'habitude, vous falsifiez la réalité et vous affirmez des contres vérités. Cette fois, vous poussez un peu loin. Je me permet donc de dénoncer ces mensonges grotesques en recopiant ci dessous la déclaration officielle de LFI: "Il y a au contraire urgence à bloquer les négociations, et à renvoyer l’accord UE-Mercosur aux oubliettes. Le débat démocratique nécessite de la clarté. Refusant de se résoudre à un simple aménagement cosmétique de cet accord, la France Insoumise a demandé au gouvernement de s’y opposer clairement, ce qu’il se refuse à faire. Son groupe parlementaire a donc voté contre la déclaration d’un gouvernement qui, faute de volonté, n’a aucune stratégie concrète pour mettre fin à l’accord UE-Mercosur."
  24. La victoire qu'on nous avait promise semble s'éloigner. Mais l'issue du conflit semble enfin se profiler. C'est assez différent du conte initial qu'on nous a raconté mais c'est assez logique.
  25. La vertu du régime algérien ne justifie pas de complaisance. La France a reconnu ses erreurs passées. Les problèmes de l'immigration illégale ne peuvent être résolus sans la bonne volonté de l'Algérie. Macron ne peut pas non plus porter toute la responsabilité dans l'échec du néocolonialisme au Sahel. Je ne défend pas la politique étrangère de Macron et je ne partage pas sa vision de la géopolitique mondiale. Notamment vis à vis de la Chine et de ses alliés. Mais le président actuel n'est pas responsable des erreurs du passé. Il ne faut pas tout mélanger.
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