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Dessinateur

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Tout ce qui a été posté par Dessinateur

  1. Evidemment, la Russie n'a pas les moyens d'envahir et d'occuper l'Europe. Elle n'aurait d'ailleurs aucun intérêt à le faire. Il faut laisser ces élucubrations à ceux qui ont besoin de se faire peur du grand méchant loup. comme a dit le pape François: "les aboiements de l’OTAN à la porte de la Russie ont pu pousser Moscou à mal réagir et à déclencher le conflit". Trump a fait rentrer le molosse à la niche. Mais les "volontaires" de la "réassurance" veulent prendre la relève. Le caniche se prend pour un loup. Le jour de gloire est arrivé.
  2. Ces consultations n'ont jamais été légitimées par l'ONU. La Résolution 376 du Conseil de sécurité de l'ONU reconnait la souveraineté des Comores sur Mayotte. La résolution a été votée à l'unanimité des votants. La France s'est abstenue. On va encore me dire que ça n'a rien a voir avec l'annexion de la Crimée. Mais quand on prétend donner des leçons aux autres, il faut balayer devant sa porte.
  3. Il faut se méfier des clichés. La compétitivité de la Chine ne repose plus, depuis longtemps, sur une main d'œuvre bon marché. La progression régulière du pouvoir d'achat depuis quatre décennies a fait émerger une classe moyenne de plus en plus large. Même s'il y a des grosses différences entre les régions, le niveau de vie et de protection sociale se sont considérablement améliorés. Bien d'autres pays ont maintenant une mains d'œuvre moins chère que la Chine. Ce qui fait de la Chine une grande puissance économique, c'est qu'elle a su développer des filières industrielles de haute technologie. Ce pays a des ressources naturelles uniques au monde. Il s'est rendu incontournable dans l'exploitation de minerais rares. Mais surtout, la qualité des produits industriels est égale ou supérieure à ce qui se fait ailleurs. Son marché intérieur d'un milliard et demi de consommateurs solvables rend la Chine plus résiliente en cas de difficultés dans le commerce international.
  4. S'il y a des vérités qui vous dérangent, ne vous sentez pas obligé d'y répondre, surtout si c'est pour répondre à coté. Mayotte, c'est un peu notre Crimée à nous. La France est mal placée pour donner des leçons sur le respect du droit international et l'application des résolutions de l'ONU. Cela n'excuse pas, ni ne justifie, la violation des frontières par la Russie, bien entendu. Mais que d'hypocrisie dans votre argumentaire !
  5. Macron ne manque jamais une occasion de rappeler que l'Ukraine est un pays souverain dont les frontières sont reconnues par la communauté internationale. C'est ce même Macron qui est en visite dans un département annexé en 2014 par la France. Seulement 36,78% des comoriens avaient voté pour l'indépendance En 1974. La France a organisé une seconde consultation en 1976 uniquement sur Mayotte. Les Comores sont un état souverain reconnu par l'ONU. L'État Comorien revendique toujours la souveraineté sur Mayotte depuis son indépendance. La consultation organisée par la France n'a pas été reconnue par le conseil de sécurité de l'ONU en vertu du principe de non partition d'un état souverain.
  6. C'est une hypothèse farfelue. Mais de la part du "Figaro" ce n'est pas étonnant.
  7. La Russie est un des membres fondateurs des BRICS. Les sanctions occidentales ont définitivement poussé les russes dans les bras des chinois. Ce n'est pas au moment ou l'hégémonie américaine est fragilisée par les turpitudes de Trump, que la Russie va changer d'alliance. Les USA sont en passe de laisser tomber l'Ukraine et cherchent à refiler le merdier à Macron. C'est ce que sont venus faire Witkoff et Rubio à Paris hier.
  8. Trump pensait qu'il allait régler le conflit en Ukraine comme on signe un contrat immobilier. Mais voila, ça ne se passe pas comme ça. Il ne sait plus comment s'en sortir. Il a envoyé Witkoff et Rubio voir Macron pour lui refiler la patate chaude. Emanuel, que Donald avait mis sur la touche, est ravis de se voir remis dans le jeu diplomatique. Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé !
  9. Lin Jian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, a déclaré:" la Chine affirme ne pas avoir peur de se battre avec les Etats-Unis". Pékin a ordonné à ses principales compagnies aériennes d'arrêter de recevoir des appareils construits par Boieng, ainsi que toute pièce d'avion fabriquée aux États-Unis. Les experts estiment que, d'ici 10 ans, le marché aéronautique chinois sera le premier au monde. C'est une bonne opportunité pour Airbus mais ses commandes sont déjà pleines, et c'est difficile d'investir pour augmenter la capacité de production dans une période boursière troublée. La Chine a un marché aéronautique intérieur colossal et en pleine expansion. Leur vendre les avions dont ils ont besoin, ça pourrait équilibrer les échanges commerciaux avec l'Europe. Quand l'Union Européenne s'éveillera !
  10. Tout le monde est pour la paix, c'est vite dit. Ils sont d'abord pour la victoire de leur camp, et ensuite pour la paix. Plus la perspective d'une victoire militaire s'éloigne, plus ils sont pacifistes. Plus il y a des pacifistes, plus l'ennemi a d'exigences dans les négociations diplomatiques.
  11. Quand on donne l'ordre à un soldat de tirer, c'est celui qui donne l'ordre qui est responsable du tir et de ses conséquences. Si le gradé a des instructions pour agir ainsi, c'est celui qui donne des instructions qui est responsable. C'est toujours celui qui décide, pas celui qui exécute. Un militaire qui agit sans en avoir reçu l'ordre est fautif.
  12. C'est ça que vous appelez "explications étayées" ? Vous en avez encore beaucoup, des comme ça ?
  13. Relisez vous. Avez vous vraiment l'impression de contribuer à enrichir cette discussion ?
  14. Vous reprenez à votre compte le narratif de la maison blanche. Mais la réalité est plus complexe et moins flatteuse pour Donald Trump. Ce n'est pas d'un marchandage entre marchands de tapis qu'il s'agit, mais de l'économie mondiale et de la finance. Dans un premier temps, les annonces de Trump ont fait chuter les valeurs en bourse. Tout le monde s'attendait à voir les investisseurs protéger leurs avoirs dans les valeurs refuges. C'est à dire les obligations. Mais mercredi, c'est le contraire qui s'est produit. La vente massive des bons du trésor américains a fait monter les taux d'intérêts de la dette américaine à un niveau que les USA ne peuvent pas supporter. Il fallait arrêter l'hémorragie. C'est ce qui explique la première reculade de Trump. Ensuite, l'attitude de la Chine conduisait à accepter le blocus. ça ne pouvait pas durer: deuxième reculade de l'administration Trump. Mais rien n'est résolu. Le véritable point vulnérable des USA, c'est leur dette. On ne peut pas faire la guerre économique au monde entier quand on lui doit 29 000 milliards de dollars.
  15. Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette. Le premier qui rira aura une tapette. Rira bien qui rira le dernier.
  16. Le fanfaron de la maison blanche a mis de l'eau dans son vin. Après avoir reculé de 90 jours, il doit maintenant renoncer à taxer les smartphones, les ordinateur, le pétrole, gaz, cuivre, or, argent, platine, palladium, bois de construction, produits pharmaceutiques et minéraux introuvables sur le sol américain.
  17. Il n'y a pas de marché "obligatoire". Le marché des obligations est dit "obligataire" C'est un marché de 150 000 milliards US, plus que le marché des actions dans le monde. A elle seule, la dette américaine est de 29 000 milliards. La Chine a bien compris que la surenchère des droits de douane ne mène à rien. Mais elle s'est débarrassée des 700 milliards de bons du trésor US qu'elle détenait. La vente massive a fait monter le taux d'intérêt et contraint Trump à une reculade. Cet épisode a montré que la dette des USA les rend vulnérables. C'est peut être leur talon d'Achille. Si les investisseurs perdaient confiance dans cette valeur refuge, les américains seraient en fâcheuse posture, y compris pour négocier sur les droits de douane avec des pays qui financent leur déficit. A suivre …
  18. Oui, mais plus mal pour certains que pour d'autres. Dans une guerre économique mondiale, tout le monde est perdant. Mais certains ont beaucoup à perdre et d'autres, moins vulnérables, peuvent en profiter. La reconstruction d'un monde prospère est déjà dans toutes les têtes. L'ordre mondial ne sera plus le même.
  19. Pour l'instant, le plan de paix rapide n'avance pas. L'idée même d'un trêve n'est plus d'actualité. Trump n'est pas le médiateur qu'il prétend être. C'est le principal cobelligérant. La situation militaire n'incite pas la Russie à modérer ses exigences, et L'Ukraine ne cèdera pas aux injonctions de la maison blanche. C'est une guerre jusqu'au bout.
  20. L'or et les obligations sont ce qu'on appelle des valeurs refuges. Quand les actions en bourse perdent de leur valeur, les investisseurs mettent leurs avoirs à l'abri. plus il y a d'acheteurs, plus le taux d'intérêt baisse. Ainsi, plus on achète des bons du trésor américain, et moins ça coute aux USA de financer leur dette. C'est sans doute ce que prévoyaient les conseillers de Trump. Mais mercredi, ça ne s'est pas passé comme ils s'y attendaient. Le taux d'intérêt est monté à 4,5 %. Et pour enfoncer le clou, la Chine vend ses bonds du trésor. C'est une situation intenable, d'où la reculade de Trump. Rien n'est encore définitif, car beaucoup de pays continuent de supporter la dette américaine. Mais la confiance dans cette valeur refuge est écornée. Maintenant, tout le monde sait que c'est le talon d'Achille des USA. Le fanfaron de la maison blanche a une marge de manœuvre étroite.
  21. On s'efforce de nous présenter la reculade de Trump comme une habile manœuvre préméditée. Le maitre de la maison blanche serait un habile négociateur qui met tout le monde à sa botte. La réalité est moins flatteuse. Les taux d'emprunts américains ont connu une flambée mercredi, signe de la fuite des investisseurs étrangers qui détiennent 30% de la dette américaine, et notamment les Asiatiques, avec le Japon en première position, suivi juste derrière par la Chine. Il fallait arrêter l'hémorragie. Reste à savoir si les dernières facéties de Donald Trump suffiront à renverser la tendance. Les 1000 milliard de bons de trésor que les chinois mettent en vente ne sont pas lourds par rapport aux 29 000 milliards de la dette américaine. Trump cherche à isoler les chinois du monde entier pour éviter une contamination. Mais le mal est fait. Le marché des obligations est secoué par une perte de confiance.
  22. Dans le langage diplomatique des européens, "lèche cul" se dit "riposte graduelle". ça veut dire à peu près la même chose, ça fait plus distingué, mais c'est moins imagé. Dans notre riche vocabulaire châtier, il y a aussi "courtisant, supplétif, sujet, subordonné, vassal, serviteur, valet". Donald ne fait pas dans la nuance.
  23. C'est ce qu'a commencé à faire la Chine. On va voir qui sont les alliés qui "lèchent le cul" et les adversaires de Trump qui peuvent le contrer en refusant de supporter sa dette abyssale.
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