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Dessinateur

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Tout ce qui a été posté par Dessinateur

  1. L’explication la plus généralement admise par les scientifiques est que des molécules organiques se sont formées dans des conditions favorables, au hasard de réactions chimiques. Il y a 3,5 à 4 milliards d’années. Ce n’étaient, au début, pas encore des êtres vivants mais ces molécules avaient la faculté de se développer et de se diviser. Beaucoup n’ont pas supporté leur environnement (pression, température, chimie). Lorsque le milieu était favorable, elles se sont multipliées et certaines ont pu s’associer pour former les premières bactéries. Mais les formes primitives n’avaient pas encore de patrimoines génétiques. C’est pourquoi on ne les considère pas comme des êtres vivants. C’est par accident survenu lors de leur multiplication, que la vie est apparue. L'ADN est transmissible. La suite est une longue histoire d’évolution des espèces pour s’adapter au milieu. Il n'y a rien de divin là dedans. Si une puissance divine est intervenue dans le processus, ce ne peut pas être un dieu vivant. Au mieux, c'est le hasard qui serait divin. Je suis athée parce que ça n'a aucun intérêt.
  2. Si la diplomatie chinoise s'invite dans les négociations, c'est pour tenter de donner des garanties à Poutine. Tout le monde a bien compris que la "coalition des volontaires" est conçue pour remplacer l'OTAN après le désengagement américain. Mais si Poutine signe un jour un traité de paix, cet accord ne confiera pas la sécurité de l'Ukraine à Macron. Pour les chinois aussi, c'est complexe, car il faudra convaincre Trump. Ce n'est pas gagné d'avance. Les russes ont fait savoir qu'ils souhaitaient impliquer l'ONU dans la recherche d'une solution (Dimitri Peskov le 24 mars).
  3. Les américains annoncent que Kiev et Moscou acceptent de cesser les hostilités en mer Noire. Mais les communiqués des deux belligérants sont très différents. Selon Zelensky, l'Ukraine et les Etats-Unis se sont mis d'accord pour impliquer des pays "tiers" dans la supervision d'une trêve. La Russie ne mentionne pas ce sujet. Mais le Kremlin a expliqué attendre la levée des sanctions pour mettre en œuvre cette trêve en mer Noire. Il s'agit des mesures visant sa banque agricole ainsi que les compagnies d'assurances sur les cargaisons. Tout le monde est d'accord, mais rien n'est fait.
  4. La coalition des volontaires, telle qu'elle est conçue par Macron n'est pas une force de maintien de la paix comme certains le disent. C'est, selon le président français, un "soutien à court terme de l'armée ukrainienne" et "garanties de sécurité que peuvent apporter les armées européennes". Je doute que les chinois se laissent entrainer dans cette prolongation guerrière et cette hostilité vis à vis de la Russie.
  5. Selon Dmitri Peskov, porte parole du Kremlin, la Russie souhaite associer l'ONU aux pourparlers avec les Etats-Unis sur une possible trêve en Ukraine. Tiens donc ! Si les casques bleus étaient chargés d'assurer la sécurité de l'Ukraine après la guerre, Macron et sa coalition se verraient couper l'herbe sous le pied.
  6. Les sanctions économiques sont, avant tout, des déclarations politiques d'hostilité. On nous présente ça comme des punitions destinées à affaiblir l'ennemi. En réalité, c'est une arme a double tranchant. Chacun est perdant. La Russie s'est montré plus résiliente que prévu et l'économie européenne en est chahutée. Les seuls gagnants là dedans, ce sont les américains qui nous livrent du gaz par bateaux, les chinois qui construisent un deuxième gazoduc en Sibérie, et l'Inde qui achète son pétrole à prix cassé. Un jour viendra, forcément, où il faudra normaliser nos relations diplomatiques avec la Russie. La levée des sanctions donnera le signal. Mais il ne faut pas croire que ça sera comme avant. Cet épisode a durablement poussé les russes vers les chinois. La nouvelle organisation du commerce mondial qui se profile derrière les BRICS n'est encore qu'un chantier de construction. Mais l'évolution du 21ème siècle n'est pas favorable à un rapprochement de l'Union Européenne avec la Russie.
  7. Même si la France d'aujourd'hui n'est plus celle de Diderot, Voltaire et Rousseau, C'est une république héritée de la révolution. Evidemment, l'histoire n'est pas figée. Tout évolue. Les philosophes nous disent, à quel point, la compréhension de cette évolution est importante pour agir sur notre destin. Ce ne sont pas les grands hommes qui font l'histoire, mais les rapports sociaux économiques. L'Europe d'aujourd'hui est héritée d'une longue histoire chaotique. C'est stupide de nier l'évidence.
  8. La parole de ce ministre n'est pas celle d'un historien, mais celle d'un diplomate. Il faut un peu d'incrédulité pour interpréter ces discours. Il est vrai que le renforcement des coopérations est un épisode du mouvement géopolitique mondial. Le 21ème siècle voit la montée de l'impérialisme économique chinois et le déclin de l'hégémonie américaine sur tous les continents. Il convient de replacer la diplomatie japonaise et coréenne dans ce contexte. Plutôt qu'un tournant, c'est un jalon dans le déroulement de l'histoire.
  9. Les sanctions occidentales visaient à saborder l'économie russe pour couper le nerf de la guerre. Leur efficacité est assez relative et la Russie s'est montrée plus résiliente que prévu. Le retour de bâton a couté cher aux européens. Cet épisode a durablement poussé les russes dans les bras des chinois. L'avenir du bras de fer qui s'est engagé entre les puissances impérialistes, n'est pas militaire, mais économique. La Russie est membre des BRICS.
  10. Je crains qu'on aie encore une guerre de retard. C'est comme la ligne Maginot qui devait nous protéger dans une nouvelle guerre de tranchées. On s'équipe toujours pour faire la guerre du passé. Mais on est démuni devant la guerre du futur. Si notre industrie automobile est menacée par manque de lithium, On ne va pas résoudre le problème avec des avions Rafale et des canons CEASAR. Une nouvelle agression russe, similaire à l'annexion de territoires ukrainiens, est une hypothèse improbable. La guerre économique, par contre, est une réalité actuelle.
  11. Je ne sais pas ce qu'il faut reconnaitre. Mais je constate que nos chefs d'états européens ne ménagent pas leurs efforts pour faire peur aux populations. Ils affirment avec assurance qu'on est menacés par un terrible ennemi. On est sensés les croire sur parole, même lorsque ça mériterait quelques modérations. Mais en matière de propagande, plus c'est gros, moins ça craint. Ils nous préparent un guide de survie. C'est dire à quel point ils nous prennent pour des cons. Pendant qu'ils agitent leurs épouvantails pour justifier les dépenses militaires au dépend du progrès social, on ne répond pas aux besoins réels (santé, éducation, transition énergétique, maintien de l'ordre, justice, habitat, agriculture, pouvoir d'achat, chômage ...) Comme dit Edouard Philipe, ancien premier ministre et candidat à la présidence, "Le dialogue entre partenaires sociaux, c'est dépassé ... Hors sol " On a d'autres priorités vitales. Ben voyons ! Les retraites ? Circulez ! Il n'y a rien à voir.
  12. Le plus inquiétant, c'est que la souveraineté des états européens est bien plus menacée par l'impérialisme économique des grandes puissances, que par une hypothétique invasion militaire russe. Ce n'est pas avec des bombes que la Chine détruit nos usines. Notre couteux arsenal européen sert à quoi lorsque notre industrie est menacée par le marché international ?
  13. L'agression de la Russie en Ukraine est injustifiable. Les raisons qui ont conduit Poutine à agir ainsi, ne peuvent être considérées comme des circonstances atténuantes. La souveraineté des territoires et la sécurité des populations d'origine russe, étaient dans une impasse diplomatique. Bien sur, ce n'est pas de la seule responsabilité du Kremlin. Quand la diplomatie échoue à trouver une solution pacifique négociable, ce n'est jamais à cause d'un seul camp. Mais dans aucun cas, ça ne justifie le recours à la guerre, l'invasion, l'annexion. Ce qui a motivé Poutine, c'est qu'il s'est senti, à tord ou a raison, menacé si l'Ukraine intégrait l'OTAN. Trump a clairement fermé la porte de l'organisation. L'Union Européenne a compris que les USA allaient se désengager progressivement de l'alliance Atlantique. L'idée d'une défense européenne non alignée sur les américains a fait son chemin chez les chefs d'états, Macron en tête. Cette couteuse hystérie collective pour se doter d'un arsenal aura des répercussions économiques et sociales. Mais on peut se demander à quoi ça va servir de remplacer le grand frère Yankee par une armée similaire. Les va-t'en-guerre justifient cette politique par les dangers qui nous menacent. Comprenez les russes, qui d'autre ? Comment Poutine voit il un tel déploiement hostile à ses frontières ? Est ce que la Russie peut accepter qu'une telle coalition soit chargée d'occuper l'Ukraine pour assurer sa sécurité ? N'est ce pas plutôt le rôle des casques bleus de l'ONU ?
  14. C'est vrai qu'il est difficile d'y voir clair en toutes circonstances dans les informations qui nous parviennent. Je ne prétend pas éviter tous les pièges de la propagande. J'essaye de prendre du recul pour ne pas être crédule. Je suis convaincu qu'il y a matière à discussion sur la crédibilité des histoires qu'on nous raconte. Mais les forums tournent vite à l'invective quand on s'écarte un peu du prêt à penser. Je suis déçu des échanges que j'ai sur internet. Non pas parce que j'ai affaire à des contributeurs en désaccord avec mes propos. Mais parce que ça n'aide pas à faire avancer le schmilblick. Je me retrouve dans la position d'un supporter qui défend son équipe face aux supporters de l'équipe adverse. Ce n'est pas ma vision d'un débat constructif, pour y voir clair et comprendre les autres. C'est d'autant plus frustrant, que je ne suis pas membre d'une équipe et que je n'ai pas la mentalité d'un Houligan.
  15. Je partage l'opinion de beaucoup d'entre vous sur la médiocrité de la télé, et en particulier les journaux d'informations. Mais, dans le même temps, je me désole de voir que la plupart des internautes adhèrent, sans aucune analyse critique, aux propos qui sont tenus. J'ai même l'impression que plus c'est gros, plus ça s'impose comme un évidence. Les forums internet sont souvent le reflet du discours dominant dans la presse. Il est très difficile d'avoir des échanges constructifs et argumentés. Beaucoup de gens croient défendre leur point de vue, alors qu'ils ne font que répéter une idée qu'on leur a suggérée. C'est difficile, parfois, de prendre du recul, et de mettre en doute ses propres certitudes. D'autant qu'on a vite fait de prendre ses désirs pour des réalités. Nos spécialistes de la communication sont des professionnels qui savent brosser dans le sens du poil. Ils maitrisent les mécanismes qui agissent sur l'opinion publique. On sous estime trop souvent l'efficacité de la parole officielle.
  16. Toute la presse se réjouit de l'accord entre les représentants américains et ukrainiens à Djeddah. Les commentateurs ne tarissent pas d'éloges pour ce grand pas vers la paix. Les diplomates auraient renvoyé la balle dans le camp des russes et ce serait maintenant à Poutine de faire un pas. Vous remarquerez peut être que Sounja et Pokrovsk sont encerclés et que l'armée ukrainienne y est dans une situation inconfortable. C'est sans doute une question de jours, et le calendrier est au Kremlin. Vous n'avez peut être pas remarqué que le texte de l'accord publié en Arabie mentionne que cet accord entre Kiev et Washington "est soumis à l'acceptation et à la mise en œuvre simultanée par la Fédération de Russie". Autrement dit: Le rétablissement de l'aide américaine suspendue, dépend de l'acceptation par les russes. Vous suivez ? En échange des concessions de Zelensky en faveur de la paix, les américains s'engagent a rétablir leur aide. A quoi bon lever le blocage des livraisons d'armes si les combats étaient arrêtés ? On voit bien que dans chaque camp, personne n'y croit. La presse nous mène en bateau. Quelle hypocrisie ! Pour que des négociations de paix puissent avancer réellement, il faudrait qu'elles abordent les vrais problèmes. L'avenir des territoires occupés, la souveraineté de l'Ukraine et les garanties de sécurité. Tant que ces questions ne sont pas à l'ordre du jour, on ne parle pas de paix. Djeddah, c'est de l'enfumage.
  17. Les forces russes progressent autour de Sounja et tentent d'encercler cette position tenue par l'armée ukrainienne depuis l'été dernier. Il y aurait plusieurs milliers de combattants encore présents dans cette poche minuscule. Plus au sud ouest, les russes ont bouclé l'encerclement de Pokrovsk. On comprend pourquoi l'Ukraine se dit favorable à un cessez-le-feu de 30 jours et le rétablissement de l'aide américaine. Mais le Kremlin n'a pas intérêt à accepter immédiatement une telle proposition. Les annonces depuis l'Arabie, où les représentants de Trump et Zelensky se rencontrent, n'ont aucune chance d'avoir un effet rapide. C'est Poutine qui a le calendrier.
  18. Il y a un détail qui n'est pas abordé dans ce fil de discussion. Et pourtant, c'est un tournant brutal et surprenant. Macron a toujours défendu l'idée d'une défense européenne, une coalition militaire. Il était le seul des 27 à prêcher dans le désert. Tous les autres ne juraient que par l'OTAN. Voila maintenant que tout le monde (sauf Orban) se dit favorable, sur le principe, pour dépenser les milliards, qu'on n'a pas, afin de financer cette armée. C'est encore loin d'être un projet abouti et d'ailleurs, ça ne marchera peut être jamais. Mais cette hystérie collective des dirigeants européens contre la Russie a des effets surprenants. La brutalité de Trump y est surement pour quelque chose. On peut quand même raisonnablement se demander où ça mène. Quelle vision de la géopolitique mondiale pourrait justifier cette politique européenne ? J'ai le sentiment qu'on marche à côté de l'histoire.
  19. Après avoir fait monter les enchères, vous êtes mal placé pour contester le prix de la paix. Quand aux sondages d'opinion, c'est l'avis des sondeurs, mais ce n'est pas un argument sérieux et ça n'a aucune légitimité démocratique.
  20. En 1973, le livre de Alain Peyrefitte développe l'idée que "Quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera". Mais voila, elle s'est éveillée, et le monde de Macron tremble… devant la Russie. Erreur de casting.
  21. Vous avez beau répéter en boucle ce slogan, ce n'est pas nous qui négocions le prix. Nos erreurs diplomatiques nous ont mis hors jeu depuis le début. On n'aura même pas un strapontin à la table des négociations.
  22. L'impérialisme chinois du 21ème siècle est pacifique en effet. C'est très différent de l'hégémonie occidentale au siècle dernier. Ce n'est pas de la colonisation, au sens habituel. Mais on constate que dans plusieurs pays africains, les chinois remplacent les anciennes puissances coloniales. Contrairement à nous, ils ne donnent pas de leçons aux autochtones et s'accommodent des régimes politiques en place. La démocratie et les droit de l'homme ne sont pas leur tasse de thé. Mais les investisseurs chinois construisent des infrastructures et valorisent les ressources naturelles. Ils développent des filières agroalimentaires et industrielles. Ils financent même des écoles et des hôpitaux. De nombreux jeunes africains bénéficient de bourses pour étudier dans les universités chinoises et les écoles d'ingénieurs. Les échanges commerciaux sont fructueux et bénéfiques pour tout le monde.
  23. Et bien non, justement. Il y a une grande puissance impérialiste qui détruit nos usines d'automobiles. Ce n'est pas avec des bombes, des chars, ni des drones. Les chinois ont les ressources naturelles qui nous manquent. Ils ont développé les technologies et les filières industrielles. Ils maitrisent et ils ont toutes les cartes en main. Ce n'est pas de la science fiction. C'est la réalité de maintenant. Pendant ce temps, Macron s'efforce de bâtir une hypothétique coalition militaire contre la Russie. J'ai de bonnes raisons de penser que Poutine n'a ni les moyens, ni l'intention de nuire à notre souveraineté.
  24. C'est ce que je m'évertue de dire. Oui, la chine constitue une menace bien plus sérieuse pour notre souveraineté, sans tirer un seul coup de fusil. Et nous, qu'est ce qu'on fait pour se défendre ?
  25. Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé. Et bien non. Après s'être alignés sur l'Amérique de Biden, nos dirigeants prônent maintenant le non alignement et une coalition militaire européenne élargie. Bravo. C'est ce qu'il aurait fallût faire il y a 20 ans pour être en mesure de jouer un rôle pacificateur dans le conflit Ukrainien, au lieu de jeter de l'huile sur le feu. Si tout va bien, ce qui n'est pas gagné, on sera prêts quand ce sera fini. Le problème, c'est qu'on a toujours une guerre de retard. En 1940, on était prêts pour faire une guerre de tranchées, comme celle de 14-18. Mon père fut mobilisé pour servir la France contre Hitler. Mon père était instituteur mais dans l'armée, il était caporal colombophile car l'état major utilisait des pigeons voyageurs pour communiquer avec le front. Il n'y eut ni tranchée, ni front, ni d'état major, mais il fut prisonnier pendant 4 ans. Je vous raconte ça parce que le projet de macron, me fait penser à cette anecdote. A quoi ça va servir de dépenser des milliards, qu'on n'a pas, pour s'équiper d'un tel arsenal ? Au 21ème siècle, la principale menace pour notre souveraineté est économique et commerciale. Est ce qu'on va se défendre avec des avions et des canons ?
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