Aller au contenu

Dessinateur

Membre
  • Compteur de contenus

    1 212
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par Dessinateur

  1. Ce n'est pas du chantage. Tout le monde a compris qu'après l'assemblée, le Sénat détricotera leurs "victoires" et que ça finira devant une commission paritaire pour faire une synthèse inutile soumise au vote des députés. Tout ça pour rien, puisqu'il n'y aura pas de 49.3 et ça finira en ordonnances sur la base du budget initial Lecornu. Tout ceux qui prétendent autre chose sont des menteurs.
  2. A quoi ça va servir ? De toute manière, après l' assemblée, le Sénat, et une commission paritaire, c'est Macron qui aura le dernier mot. Si le PS avait voulu censurer, il en a eu l'occasion, et il ne l'a pas fait. Quelle bande de faux culs !
  3. Pour en revenir au sujet, en commission des finances, la macronie, LR et le RN se sont entendus pour refuser toutes les mesures de justice fiscale. Cette commission avait pour objet de modifier le projet de budget Lecornu avant débat dans l'hémicycle. Mais finalement, les participants n'ont pas pu s'accorder sur les recettes. C'est donc le texte initial qui va servir de base aux discussions de l'assemblée. On ne pouvait pas faire pire. Dans ces conditions, je ne vois pas comment ce budget catastrophe pourrait être voté. Après renoncement louable au 49.3, il ne reste plus que les ordonnances, c'est à dire les pleins pouvoirs à l'exécutif de Macron. Bonjour la démocratie ! Bon prince, Lecornu s'est même permis de promettre qu'il pourrait tenir compte de certaines critiques.
  4. Oui. Un dictionnaire doit d'abord donner la définition du mot. Le plus souvent, un mot a plusieurs significations. On appelle ça polysémie. Un dictionnaire n'est jamais idéologiquement neutre, dans la mesure ou il est fondé sur une façon de voir le monde. Dans le cas du mot "idéologie" c'est particulièrement suspect. Un dictionnaire n'est pas une encyclopédie.
  5. Spéculatif, oui, dans la mesure ou ceux qui s'engagent, en attendent un retour positif. Mais une idéologie n'a d'intérêt que si elle est précise et concrète. Larousse n'est pas le mieux placé pour en parler car il est le fruit de l'idéologie dominante et de sa vision du monde.
  6. J'ai travaillé 37 ans dans l'industrie métallurgique, mais pas dans le monde de sa gestion comptable. Ce monde étranger ne m'a jamais attiré. Je me suis passionné pour la conception de mécaniques, pour leurs performances et leurs méthodes de fabrication. J'ai travaillé sur la sécurité et sur le prix de revient. J'ai collaboré avec des commerciaux et le service produit. J'ai rencontré des clients, des fournisseurs et des sous traitants. J'estime avoir fait ma part et je n'ai pas de leçon à recevoir de toton Picsou.
  7. L'idéologie n'est pas une tare. L'idéologie est une façon de penser l'organisation de la société de façon cohérente. Selon Wikipédia : "Une idéologie est un ensemble d'idées sur la structure de la société, sur les forces qui agissent dans la société, sur les sources de conflit qui y sont présentes, et aussi sur les modalités qui permettent de résoudre ces conflits, ensemble d'idées partagées par un groupe, communément appelé parti politique." Ne confondons pas idéologie et doctrine idéaliste. l'idéologie de droite est réactionnaire. Cette idéologie dominante est omniprésente, mais généralement invisible pour ceux qui la partagent, du fait même que l'idéologie fonde la façon de voir le monde.
  8. @PLOUC89 et @zenalpha , je vous rassure tout de suite : Le CAC 40 vient de battre son précédent record à la bourse.
  9. Les chercheurs et les universitaires n'ont pas vocation à diriger mais à apporter leur expertises. L'action politique en a besoin. Il n'y a que des ignorants incultes pour croire le contraire. L'élite intellectuelle a un rôle primordial dans les sciences sociales. Pour construire une maison, il ne suffit pas d'être maçon, il faut aussi un architecte. Pour agir efficacement, une organisation politique a besoin de tout le monde. Il faut un ancrage dans la vie quotidienne des citoyens et un projet d'organisation de la société. Il y a de grands hommes politiques visionnaires que s'ils sont bien entourés. Il n'est pas de sauveur suprême.
  10. C'est déjà pas mal. Je regrette cependant qu'on ne puisse pas débattre sérieusement de LFI en tant qu'organisation. D'accord, c'est un peu hors sujet. C'est pas moi qui a commencé. Mais il serait plus constructif de commenter le fonctionnement original interne, d'en comprendre les raisons et les défauts. Au lieu de ça, on a droit à une série de calomnies sans intérêt. Je partage beaucoup de choses avec les insoumis, mais je suis en désaccord avec leur conception jacobine du pouvoir.
  11. Dans quelle colonne, vous mettez Deepseek ? Votre mépris des valeurs produites par les chercheurs et universitaires, en dit long.
  12. Je note au passage, que, pour vous, les travailleurs intellectuels ne font pas partie des "citoyens utiles". Mon post visait à montrer, qu'au contraire, l'action politique a intérêt à s'appuyer sur un dialogue permanent entre le monde intellectuel, universitaire, culturel et combat politique. Je faisais référence à l'institut La Boëtie. Le parti LFI, quand à lui est un mouvement réseau (354 484 adhérents selon Paris Match). Il fédère des groupes d’action qui se constituent sur une base géographique ou professionnelle. Ces groupes s’organisent selon une charte définie collectivement et disposent d’une autonomie d’action dans le respect du programme "L’avenir en commun". Cette autonomie favorise les actions de terrain. Alors que les membres des autres partis sont très typés sociologiquement, la participation aux groupes d'actions LFI est beaucoup plus diversifiée.
  13. Devant tant de mépris, tant d'affirmations péremptoires, et d'approximations, je me sens obligé d'apporter quelques précisions. Jean Luc Mélenchon est un homme politique d'expérience et un orateur talentueux. Ses qualités ont permis la réussite d'un nouveau mouvement qui revient de loin (Front de gauche) jusqu'à LFI. En tant que fondateur, organisateur, et porte parole, il est la vitrine pour les médias. Mais ce qui fait la force et l'avenir de cette gauche, ce n'est pas un sauveur suprême. LFI a su se doter d'un institut d’élaboration et de dialogue permanent entre monde intellectuel, universitaire, et combat politique. un travail exigeant et méthodique, nourri par les sciences sociales, les avancées techniques et l’observation attentive des mouvements de la société. De nombreux intellectuels, de haut niveau dans leurs disciplines, collaborent. Si ça vous intéresse d'en savoir davantage, consultez l'institut de la boëtie fondation insoumise. Département d’économie: Aurélie Trouvé (Ingénieure, docteure, maîtresse de conférence en économie), Éric Berr (maître de conférences en économie à l’université de Bordeaux et docteur en économie) Département de géographie : Cécile Gintrac (géographie critique urbaine), Allan Popelard ( enseignant, collaborateur au Monde diplomatique et dirige la collection L’ordinaire du capital aux éditions Amsterdam.) Département d’histoire : Fanny Gallot (historienne, mouvements sociaux, syndicalisme et les féminismes. ) , Jean-Marc Schiappa historien. Spécialiste de la Révolution française, président de l’Institut de Recherches et d’Etude de la Libre Pensée IRELP). Département de philosophie : Isabelle Garo ( enseignante en classes préparatoires littéraires et philosophe, auteure de nombreux livres. recherches aux œuvres de Marx et d’Engels et à l’analyse marxiste du monde contemporain. co-animatrice de la revue en ligne Contretemps et membre du conseil d’orientation de la Fondation Copernic) , Benoît Schneckenburger ( docteur et agrégé de philosophie, enseignant en classes préparatoires, auteur de plusieurs essais, travail sur le matérialisme, la laïcité et la philosophie politique. Département de planification écologique : Claire Lejeune ( députée LFI-NFP de l’Essonne, membre de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, et militante écologiste. Département de relations internationales : Arnaud Le Gall (Délégation Générale aux Relations Internationales à la Mairie de Paris, groupe parlementaire de la France insoumise comme conseiller aux affaires internationales et à la défense. Il est secrétaire de la Commission des Affaires étrangères.) Département de sociologie : Marlène Benquet ( chargée de recherche au CNRS et membre de l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales. la grande distribution, la finance et la fin de vie. Hadrien Clouet (Docteur en sociologie, spécialisé dans la sociologie du travail et l’étude de l’action publique. député de Haute-Garonne au sein du groupe LFI-NUPES en juin 2022. Le conseil scientifique : Bruno Amable (professeur d’économie politique à l’université de Genève. Prix du meilleur jeune économiste en 2000, enseignant-chercheur à l’INRA et dans les universités Lille-II, Paris-X Nanterre et Paris-1. l’innovation, la productivité, le néolibéralisme. Nancy Fraser ( philosophe et l’une des penseuses les plus influentes du féminisme radical. Militante de la gauche états-unienne depuis les années 1960, mouvement anti-guerre du Vietnam des campus, S’inscrivant dans un matérialisme historique hétérodoxe. Florence Gauthie (historienne, spécialiste de la Révolution française et de la révolution haïtienne. Contributions à l’histoire de l’abolition de l’esclavage). Jacques Généreux (économiste. économie et anthropologie. Rédaction du programme L’Avenir en Commun pour la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.) . Sylvie Glissant ( Artiste plasticienne et psychanalyste). Janette Habel (politologue, spécialiste de l’Amérique latine. membre d’ATTAC et collaboratrice au Monde diplomatique.) . Sabina Issehnane ( économiste. maîtresse de conférences à l’Université de Rennes-II) . David Harvey ( un des plus grands spécialistes mondiaux de l’œuvre de Marx.) , Danièle Linhart (sociologue, directrice de recherche au CNRS) . Michael Löwy ( sociologue et philosophe franco-brésilien. Spécialiste de Marx et des pensées critiques ) . Chantal MouffeChantal (philosophe, Centre pour l’étude de la démocratie de l’université de Westminter. ) . Stefano Palombarini ( économiste, maître de conférences à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis ) . Dominique Paturel ( docteure en sciences de gestion, alimentation durable et de démocratie alimentaire.) . Bernard Pignerol ( conseiller d’Etat, ancien élève de l’ENA, fondation de SOS Racisme ) . Monique Pinçon-Charlot ( sociologue, spécialiste de la grande bourgeoisie.) . gnacio Ramonet ( sémiologue et journaliste.) . Grégory Rzepski ( haut fonctionnaire, ancien élève de l’ENA et de l’Ecole nationale des travaux publics de l’Etat. ) . Françoise Vergès ( politologue et militante engagée dans les causes féministe, anti-raciste et anti-colonialiste. ) . Nicolas Vieillescazes ( traducteur et directeur des éditions Amsterdam, spécialisées dans la traduction et l’édition d’ouvrages de philosophie) . Jean Ziegler (vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies et ancien rapporteur spécial auprès de l’ONU sur le droit à l’alimentation. Juriste et sociologue). L'institut la Boëtie est aussi un outil d’éducation populaire.
  14. On y est déjà, au fond du trou, non ? Généralement, vous affirmez que ça finira dans le mur quelle que soit l'impasse que vous envisagez. C'est la première fois dans ce forum que vous évoquez une porte de sortie. Appelez ça la troisième voie, si ça peut vous rassurer. ça tranche avec le pessimisme habituel. Mais ne venez pas me dire que c'est Mélenchon qui vous a donné l'idée d'une réflexion sur une société à réinventer. Je vous croirai pas.
  15. Dites le à Macron, que ce n'est pas compliqué de faire du social en s'endettant. Le social, c'est pas vraiment son truc, mais la dette, il connait.
  16. Le premier ministre n'est pas élu, mais nommé. La nomination d'un chef de gouvernement repose sur des engagements politiques. Les forces de gauche ont des priorités communes à proposer (NUPES ou NFP) . mais cette collection de mesures ne constitue pas forcément un programme cohérent. D'où la difficulté de se mettre d'accord sur un nom pour diriger l'exécutif. C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre "tout le programme, rien que le programme" . LFI joue l'alliance électorale sur des revendications communes, mais ne veut pas avaler des couleuvres sur les sujets qui fâchent. Dans l'état actuel, la gauche ne peut pas accéder aux fonctions exécutives. L'électorat seul peut changer la donne, et ça promet d'être long. La marche est haute.
  17. J'ai suivi cet interview. C'est un bel exemple de malhonnêteté journalistique. On présente une photo de la tombe d'un terroriste, et la journaliste affirme que Bompart est pris en faute car son collègue thomas Laporte se serait recueilli sur cette tombe. Le Laporte en question n'apparait pas sur la photo et les affirmations de la journaliste ne peuvent pas être vérifiées ni confirmées par un témoin. Seule la tombe peut être identifiée. Ce n'est pas à Laporte qu'elle pose la question, mais à Bompart qui n'est pour rien dans cette histoire. La journaliste en conclue que son traquenard a déstabilise son interlocuteur. C'est ça que vous appelez une interview ? C'est quoi ce journalisme ?
  18. LFI a toujours défendu l'union des forces de gauche et la fidélité aux accords conclus. Les négociations pour s'accorder sur une candidature commune ont duré deux semaines. Mélenchon a défendu son point de vue, argumentant que son parti était mieux placé (Mélenchon premier ministre). Mais après d'âpres négociations, tout le monde s'est rangé derrière les engagements pris pour la candidate PS.
  19. Je ne partage pas toujours l'opinion de Mélenchon, et je ne suis pas adhérent de LFI. Je ne suis pas habilité à m'exprimer en son nom et je ne prend pas systématiquement la défense des insoumis. Mais on lit tellement de contre-vérités absurdes que je me sens obligé de réagir.
  20. Est ce ça vous arrive d'écouter ce que dit Mélenchon ? Ou est ce que vous n'écoutez seulement ceux qui parlent de lui ?
  21. Totalement faux. Il ne faut pas prendre vos délires pour des réalités. Mélenchon n'a jamais envisagé d'être ministre de Macron, et c'est réciproque. On peut soupçonner Mélenchon de se préparer à une élection présidentielle bien que l'intéressé le démente pour l'instant. Mais le fondateur de la France insoumise semble plutôt se concentrer sur le développement de son parti plutôt que sur un mandat électif. Il joue un rôle central sur les orientations idéologiques et stratégiques des insoumis. Et en même temps, il pousse ses pions dans l'arène politico-médiatique (Panot, Bompard, Guetté...). Il s'est mis volontairement en retrait des plateaux télé, et se consacre à des conférences très suivies sur internet ("l'instant politique"). Après une très longue carrière de combats politiques, ce n'est pas le genre à prendre sa retraite. Mais il prend du recul et prépare le coup d'après. Ce n'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace. Nul doute qu'il abusera encore de ses talents d'orateur, mais rien ne prouve, pour le moment, qu'il mènera la campagne présidentielle. D'autant que les chances de victoire sont encore très minces pour la gauche désunie. PCF + EELV +LFI ne fait pas le poids. quand au PS, son cavalier seul, au secours d'une macronie à l'agonie, ça ramène les socialistes à la déroute électorale, comme en 2022.
  22. Jean Luc Mélenchon n'a jamais demandé à être premier ministre. LFI a défendu la nomination d'une candidate PS investie par l'union de la gauche (Julie Castets). Personne n'a gagné les élections, mais Macron aurait pu cohabiter avec l'union arrivée en tête. C'est ce que préconise la constitution. Au lieu de ça, il a misé sur la trahison du PS, et il a réussi. La coalition arrivée en tête n'existe plus. C'est un succès incontestable du clan au pouvoir. Cette stratégie favorise le RN.
  23. Pour réduire le déficit, il faut augmenter les recettes et donc relancer la croissance. Si on réduit les dépenses publiques et le pouvoir d'achat des populations, on plombe la croissance économique et on prive le trésor de recettes. Les entreprises embauchent et investissent quand elles ont des commandes, pas quand leurs clients se serrent la ceinture. La crise des subprimes de 2008 n'était pas due au déficit colossal des USA, mais à la dette que les ménages américains ne pouvaient pas rembourser à cause de l'attitude irresponsable des banques et la hausse des taux d'intérêt. En France, ce n'est pas en rognant sur les prestations sociales qu'on équilibre un budget sur le moyen terme. La difficulté est de maintenir la compétitivité des entreprises dans le commerce international. Les dividendes faramineux alimentent la spéculation mais pas l'économie réelle. L'état a un rôle à jouer pour empêcher le détournement des richesses produites. C'est le rôle de la fiscalité. Son deuxième levier est l'aide ciblée aux entreprises, conditionnée à un contrôle strict des objectifs. les aides de l'état ne doivent pas servir à enrichir des fond étrangers, mais à promouvoir une politique sociale, écologique, et souveraine.
  24. Le graphique publié par @Totof44 montre que le déficit a diminué sous Chirac (Photo de Chirac à l'appui). Mais il ne dit pas que c'était la cohabitation, et que le premier ministre s'appelait Jospin.
×