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Tout ce qui a été posté par Fraction
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Si dieu existe, a-t-il conçu un monde idéal ?
Fraction a répondu à un(e) sujet de Niou dans Religion et Culte
Bonjour, Un certain idéalisme historique, quelque peu naïf à mon goût, considère ce monde comme le meilleur des mondes possibles. "Possible" signifierait que notre créature doit se compromettre avec une Nature souvent dénuée de toute notion, comme le bien et le mal, ou encore le vrai et le faux. Faut-il la dompter ou contracter avec elle ? De Descartes à Spinoza, la question reste ouverte. Pour ma part, je crois que les hommes sont perpétuellement à la croisée des chemins. Ils doivent choisir, et choisir bien. Le monde est ce que l'homme en fait, dans la mesure où il sait le considérer, le faire parler, et même le faire voter. Le Bien ne tombe pas du ciel, et le verbe de Dieu, même s'il existe, transite essentiellement par le verbe de l'Homme. Cordialement, Fraction. -
Deux électeurs sur cinq de Melenchon séduits par le RN
Fraction a répondu à un(e) sujet de DroitDeRéponse dans Politique
Bonjour, Les taux sont négatifs compte tenu de l'inflation qui leur est supérieure, c'est la différence entre le taux réel et le taux nominal. Oui, vous avez raison, et c'est même vrai pour les ménages : un maximum de ménages ont restructuré leur dette sous l'impact des taux quasi-nuls. Mais la planche à billet est déjà allé encore plus loin dans l'histoire, comme dans un tour de magie spoliateur. Aujourd'hui, qui paierait la dévaluation ? Ce sont les épargnants. Mais si on décide de rémunérer l'épargne, compte tenu du fait qu'un livret A rémunéré à 0.75 % est une escroquerie organisée, c'est alors le consommateur qui paiera l'addition. Dans toute manœuvre monétariste, il y a toujours quelqu'un qui paye au final, et il y a a priori peu de moyens de faire payer ainsi les gros. Cordialement, Fraction -
Deux électeurs sur cinq de Melenchon séduits par le RN
Fraction a répondu à un(e) sujet de DroitDeRéponse dans Politique
Bonjour, Il y a une différence qualitative dans la communication des partis de gouvernement et des partis d’opposition. Marine Lepen n'a pas vraiment raté son débat présidentiel, car elle jouait pour perdre, sa position d'outsider arrogant était irrévocable. Les partis d’opposition ont le privilège infantile, relativement toléré, de ne pas détailler le financement de leur budget. La critique est gratuite, l’art a un coût, tantôt personnel, tantôt budgétaire, tantôt pratique. Je n’ai pas les moyens factuels de vous contredire sur le feu vœu monétaire de LFI, mais reconnaissez que lors de la présidentielle, Marine Lepen s’est initialement arrogée le monopole de l’argument de la planche à billets. Pour ce qui est de la « prise de conscience collective » pour la nécessité de la baisse de la dépense publique, il suffirait d’un sondage approprié pour la démontrer, je ne parle ici que d'une intuition corroborée par l'insistance médiatique. Mais c’est en vertu de cette pédagogie que la rédaction des médias existent : ils ont le devoir de nous informer sur l’expertise et le diagnostic des « technos », et de représenter la méthodologie curative de l’offre politique. Personnellement, et malgré toutes les critiques que je peux émettre sur les médias, leur rôle est tellement fondamental pour la démocratie républicaine que nous devons à la fois leur faire confiance et leur opposer le contre-pouvoir constructif et déontologique du CSA. Cordialement, Fraction. -
Deux électeurs sur cinq de Melenchon séduits par le RN
Fraction a répondu à un(e) sujet de DroitDeRéponse dans Politique
Bonjour, Depuis la chasse aux sorcières de l’ex Front National et la rupture de l’extrême gauche d’avec son manichéisme marxiste, l’échiquier politique s’est rationalisé pour se cristalliser provisoirement dans ce qui m’apparaît comme un clivage conventionnel. La porosité électorale que vous évoquez de Mélenchon vers Lepen peut s’expliquer à mes yeux par une convergence, et se contredire par une divergence. _ Le point commun entre LFI et RN c’est la volonté d’une puissance publique plus grande, l’un par le budget, l’autre par l’autorité. Jusque-là, Marine Lepen n’a pas eu besoin de chiffrer le budget de son programme puisque sa baguette magique, le retour au franc, était d’une solvabilité inépuisable. Et la prise de conscience collective pour la nécessité de la baisse de la dépense ne joue pas pour LFI. La cible large et explicite de ces deux partis ce sont les exclus de la loi du marché : davantage de politique pour moins d’offre et de demande. Mais l’actualité récente a démontré que la désinhibition des lois du marché est loin de faire l’unanimité, même chez les modérés, et chaque liste y va de son propre protectionnisme, sa propre souveraineté, tantôt nationale, tantôt européenne, voire les deux. _ La grande divergence entre LFI et RN est certainement dans le rapport à l’autre, de l’altérité individuelle à l’altérité nationale. C’est pour cela que la porosité a ses limites, parce que les partisans de l’ouverture sont idéologiquement fixés, et aussi parce que les fréquentations et alliances internationales du RN inspirent beaucoup de méfiance quant à leur intégrité et même leur loyauté. J’ajouterais que les sondages ont une part d’autoréalisation, donc un facteur semi-aléatoire, et l’indécis LFI qui voit le vote RN s’envoler sera peut-être tenté de voter utile alors que, rappelons-le, ce "vote utile" n’a pas de sens dans une proportionnelle intégrale. Cordialement, Fraction. -
Bonsoir, Il est vrai que la dictature de l’esthétique opprime le genre féminin davantage que les hommes. D’un point de vue darwiniste, la séduction est un eugénisme globalisant censé améliorer le génome de l’espèce. Mais alors, dites-moi le rapport entre la beauté extérieure et la qualité génétique !? Peut-être une synchronicité entre l'expression physique et l'âme ? Mais Dieu sait que la prédation et sa cruauté sont belles : aucune garantie morale. L’espèce humaine ne se définit pas strictement par sa nature, contrairement à la plupart des animaux. La culture est en symbiose avec la nature et toutes deux se conditionnent réciproquement. Et le déficit naturel implique souvent une compensation culturelle (en gros beaucoup de moches compensent par de l’intelligence et une humilité féconde). De ce que je connais des belles femmes, c’est qu’elles ne pensent souvent qu’à l’esthétique et à la mode. Je me souviens de mes 20 ans, alors que je faisais de la musculation pour plaire : je n’arrêtais pas de me regarder dans le miroir, je ne pensais qu’à plaire. La laideur m’a beaucoup aidé à compenser ma déchéance naturelle par la culture, en stérilisant une obsession narcissique inepte. Cordialement, Fraction.
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Bonsoir, Il existe un jour, un lieu, où la malhonnêteté a été rigoureusement interdite. Puis en ce jour, en ce lieu, la lumière s'est éteinte soudainement et définitivement. Le lobbie du faux et de la malhonnêteté intellectuelle regroupe le cinéma, la musique, la religion, la science, et même l'histoire. Leur déclarer la guerre serait comme déclarer la guerre à nos rêves, à ce moteur ingénu qui est en nous et qui nous fait aller de l'avant en dépit du doute, de la peur, et de l'improbabilité. Assassiner le faux, et donc le rêve, serait un crime contre l'humanité. Cordialement, Fraction
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Bonjour, La nature n’aime pas le vide, et l’athéisme mature est une religion à part entière, et non un anarchisme naturaliste. L’athéisme n’a pas vocation à reconnaître la loi des poussières, et les astéroïdes n’ont pas toujours raison. L’athéisme est un anthropocentrisme métaphysique. Le monde ne répond pas à une formule, il n’a pas de moteur central, il répond à 7 milliards de moteurs, susceptibles d’induire des moteurs invariants, des délégués institutionnels, mais qui leur seront toujours ontologiquement secondaires. Le monde est une communion induite, un écran génial que nos esprits ont invoqué simultanément, car le temps est d’une plasticité inouïe, c'est un parallélisme hiérarchisé, comme l'esprit. Les environnements ne sont pas centralisés, mais malheureusement, la constante schizophrénique de l’humanité fait jouer l’automatisme mental anthropomorphique et centralisateur. Le monde ne doit pas nous impressionner, c’est un monstre gentil, mais il sent notre peur et s’insinue dans notre doute, et plus nous croyons dénoncer son égoïsme et son estomac avide, plus nous les justifions, car la croyance est une invocation. Ne nous faisons pas subtiliser notre principe vital, n’offrons pas notre temps mental au Klu klux Klan ou quelconque conspiration fantaisiste, ne laissons pas le monde nous précéder et ainsi phagocyter notre éternité. Et si la schizophrénie nous a promis un empire, c’est un piège à neuneu pour mieux voler notre vie, en nous appliquant une réciprocité. Tous ce que je vous dis là est irrationnel, mais à juste titre, car l’origine de la vie n’est pas strictement rationnelle, c’est un impressionnisme, et la morale n’est pas immanente à l’équation, la morale fait partie de l’équation. Parce que l’équation c’est nous. Déléguez, contractez, échangez, mais évitez de trop déléguer votre jugement, car l’énergie mentale se dissipe dans la composition « je pense que tu penses… », un peu comme lorsqu’on transforme de l’énergie nucléaire en chaleur, puis en énergie mécanique, puis en électricité... Le pouvoir de l’autosuggestion n’a pas de limite théorique, mais le réalisme stabilise notre système dans une inertie sécurisante. La magie est cantonnée aux coïncidences du destin et du génie cognitif et créatif. Ouvrir le champ des possibles est très risqué, la singularité est toxique, et la gratuité immorale. Le coût de la vie est une contrainte saine, imaginez la toxicité, l’entropie, le désordre inhérents d’une énergie gratuite, ou d’un taux d’intérêts nul. Un jeu sans contrainte n’a pas de sens, il n’est que création, il ne consolide pas nos moteurs, il ne rationnalise pas la rareté. Une espèce sans contrainte n’évolue pas, ou alors d’une façon chaotique. Ne cherchons pas la malveillance alors que notre pire ennemi c’est nous-mêmes, le procès en sorcellerie doit rester l’ultime présomption, là où toutes les autres ont échoué. La conscience est équivalente au bien propre, l’âme est un bien personnifié. Le bien propre est censé mûrir en bien commun, absolu, général au contact de la civilisation. La civilisation est notre sélectionneur et le sélectionneur de nos comportements, ce n’est pas un « quoi » mais un « qui » environnemental. Elle tue le singe pour faire émerger l’homme. Mais la relation est bilatérale. Le bien mature a la faculté d’induire le bien mondial. La paranoïa a créé le manichéisme, notamment du 20ème siècle, puis elle a développé des amortisseurs, elle a acquis une certaine foi en l’étranger, et en l’étrangeté du monde. Le design mondial devient multipolaire et commence à s’inscrire dans l’expression de l’immanence du bien, car le bien ne saurait être cristallin, péremptoire, il est constitué de choix civilisationnels et individuels. Je ne redescends pas du Mont Sinaï, je remonte des abysses du doute, mais en terme de valeur ajoutée structurante, c'est néanmoins respectable. Soyons sages, donc envisageons la folie comme un matériau et le sophisme comme un échafaudage. Les dinosaures étaient des rentiers, leur inertie ne justifiait pas leur protéines. Si un observateur avait étudié la trajectoire de la comète qui les a exterminés, alors il aurait conclu qu'il s'agissait d'un phénomène parfaitement naturel. Et pourtant ce phénomène n'a rien de naturel, c'est de la psychophysique rétroactive, c'est le fruit du parallélisme des mammifères à naître. Si les gafas deviennent maîtres du monde, alors le monde deviendra une rente. Or c'est ontologiquement régressif. Et le parallélisme humain invoquera à son tour une crise financière pour dé-cristalliser la rente. Cordialement, Fraction
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Équations différentielles et rétroaction
Fraction a commenté un(e) billet du blog de Fraction dans Moteur paradoxal
Bonsoir, Il est toujours regrettable qu’une discussion aboutisse à une querelle de signifiants. Si c’est le mot « rétroaction » qui vous embarrasse, je vais vous citer une référence reconnue, Wikipédia : « La rétroaction (en anglais feedback) est l’action en retour d’un effet sur l'origine de celui-ci : la séquence de causes et d'effets forme donc une boucle dite boucle de rétroaction. » Mon usage du concept est ainsi parfaitement régulier et reconnaissable. Il est vrai que je suis un producteur effréné de théories plus ou moins spéculatives ou péremptoires. Mais là, je ne faisais que transposer et interpréter ce qui est déjà implicitement reconnu. Non, ma théorie cosmologique n’abolit pas l’irréversibilité entropique, bien au contraire, elle en fonde même une définition quasi-équivalente de la notion de temps. Je ne vois pas bien où vous voulez en venir lorsque vous parlez « d’intégrité initiale », alors que j’ai parlé d’évolution exponentielle, donc de l’exponentialité volumique du déséquilibre. Si vous placez une allumette sous une feuille de papier, l’évolution de la surface incendiée sera exponentielle (jusqu’à une capacité maximale), et le système ne préservera pas son « intégrité initiale ». Cordialement, Fraction. -
Équations différentielles et rétroaction
Fraction a commenté un(e) billet du blog de Fraction dans Moteur paradoxal
Bonjour, Pardonnez-moi de n’être que moi, et de ne pas être un autre. Le feedback c’est toute ma révolution intellectuelle, bien que le mien est capable d’agir en rétro causalité, ce qui induit une communication directe avec le champ des possibles. Imaginez qu’on découvre une particule rétroactive, ou plutôt rétro causale, alors on pourrait téléphoner au futur, et consulter le champ des possibles. Nous entrerions en singularité omnisciente et omnipotente. Mais là n’était pas mon propos. J’ai voulu démocratiser un élément de langage créateur, alors que votre intervention est d’un entre-soi techniciste, élitiste et hermétique. A partir de quel rapport un système devient chaotique est certainement une question très intéressante, mais ici hors de propos, puisque j’ai fixé la régularité en préalable. Cordialement, Fraction. -
Équations différentielles et rétroaction
Fraction a commenté un(e) billet du blog de Fraction dans Moteur paradoxal
Bonjour, Votre technicité m’échappe un peu. Le billet que je propose est une vulgarisation vouée à familiariser le lecteur avec une mathématique que je qualifie de géniale. L’équation différentielle que je propose est un idéal, comme la maîtrise de l’inflation, ou un a posteriori, comme la stabilité du Soleil. Si on baisse les impôts, on baisse les recettes, mais on stimule l’investissement privé, donc la croissance, donc l’assiette fiscale, donc les recettes, …. Bien entendu, les choses ne se passent jamais comme prévu, et la stabilité ou l’exponentialité ne sont que des idéaux, mais des idéaux opérationnels. Cordialement, Fraction. -
Bonsoir, J’abonde dans votre sens sur l’esclavage moderne. Un esclave n’est pas gratuit : il faut le nourrir, le loger, le soigner, le vêtir, etc… Au fond, quelle différence avec la relation entre un employeur et un smicard ? La différence c’est le choix. Et la France est peut-être le seul pays au monde où l’on peut choisir de ne pas travailler plutôt que d’être smicard. Le darwinisme des marchés, comme le darwinisme des espèces, n’ont pas vocation à exterminer les faibles, mais à promouvoir les adaptés. Ce n’est pas la mort des inadaptés mais la promotion sexuelle des adaptés qui constitue le moteur évolutif. Il y a donc une moralité, une pulsion de vie, inhérente au darwinisme que vous semblez dénier idéologiquement. Oui, certains peuples sont plus dociles que d’autres (je ne les citerai pas), comme les fourmis et les abeilles que vous évoquez. Ces peuples ont fait leurs preuves, mais lorsque vos gènes ou votre culture vous infantilise, vous perdez probablement votre sens des responsabilités, votre émancipation intellectuelle, et même un certain génie. Les moteurs individuels précèdent les moteurs collectifs, et leur libération génère une énergie, peut-être pas directement productive industriellement, mais personnifiante et sensée. Le rapport gagnant-gagnant que j’évoque est effectivement à relativiser. Pour qu’un contrat d’embauche entre un non-qualifié et un DRH-requin soit loyal, les partenaires sociaux ont un rôle à jouer : c’est l’avocat du pauvre. C’est pourquoi l’idéal libéral, dont la rente et le monopole sont les bêtes noires, est consubstantiel à la notion de contre-pouvoir, de régulation et de loyauté. On ne peut pas baisser significativement la dépense publique sans redéfinir le périmètre de l’Etat. Cette redéfinition est un choix civilisationnel, ce n’est pas une guerre de clochers. On peut, par exemple, privatiser le remboursement de certaines maladies bénignes, privatiser la scolarisation des tout petits, etc…, mais je ne vois pas en quoi le clivage traditionnel gauche-droite peut prendre parti sur ces dilemmes, étant donné leur impact culturel. Le peuple français aime faire des choix collectifs, il est statistiquement fier de ses services publics, mais évidemment, lorsqu’il s’agit de passer à la caisse, on devient schizophrène. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Il est vrai qu’à travers votre interprétation judicieuse, le nom « LaREM » ne veut sémantiquement pas dire grand-chose. Mais on pourrait en dire autant de la croissance : le totem des économies de marché. Savez-vous que le trafic de cocaïne génère davantage de PIB que la lutte anti-drogue ? Parce que le PIB est amoral. Et marcher pour marcher n’a également pas de sens. Mais là où j’aimerais relativiser votre discours, c’est que Monsieur Macron ne souhaite pas « tout privatiser ». On concède ADP pour avoir des liquidités afin, je le présume naïvement, d’investir dans les outils de la reprise. Monsieur Macron souhaite moins « tout privatiser » que « tout contractualiser ». Les sociétés modernes sont fondées sur le contrat, c’est le contrat qui est garant d’un rapport gagnant-gagnant. Le contrat de mariage en CDD et le statut de fonctionnaire ubérisé ne font pas partie de ma culture, et je pense qu’ils ne font pas partie de la culture macronienne. Mais l’inversion de la hiérarchie des normes, par exemple, est un moyen de court-circuiter l’Etat et la branche pour mieux valoriser et émanciper le contrat employeur / employé. Le code du travail surprotège parfois tant les employés qu’il pénalise l’emploi, alors pourquoi ne pas laisser le choix, moyennant finance par exemple ? Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Pour moi, le ridicule est le sentiment qu’évoque une dénivellation entre la posture et le fait, la situation. C’est une déchéance posturale. Et puisqu’il s’agit d’un sentiment, vous avez raison de dire qu’il est subjectif et interprétatif. Cordialement, Fraction.
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Et si la vie était une erreur hasardeuse ?
Fraction a répondu à un(e) sujet de Niou dans Philosophie
"La protection anti-mutations". Loin de moi l'idée de remettre en cause votre bonne foi ou votre documentation. Mais ce concept m'apparaît spontanément comme une carte magique que joue l'institution pour cacher sa misère opératoire. On va bientôt invoquer un ordinateur organique qui apprécie les bonnes et les mauvaises mutations. On a déjà des gènes architectes qui ont suivi un parcours scolaire remarquable. Personnellement, je ne suis qu'un touriste idéaliste qui visite avec curiosité le sophisme d'un rêve scientifique impossible. Et j'en apprends tous les jours, et chaque jour me justifie, même si je partage une certaine consanguinité protocolaire avec l'esprit scientifique. Cordialement, Fraction. -
Et si la vie était une erreur hasardeuse ?
Fraction a répondu à un(e) sujet de Niou dans Philosophie
Bonsoir, Sur le fond vous avez raison : les acquis de l'expérience minimisent l'explosion combinatoire. Mais j'ajouterais un bémol : votre protocole ne permets de faire évoluer que peu de gènes à la fois, et il ne prend pas en compte les mauvaises mutations qui menacent en permanence l'ensemble du génome codant. Cordialement, Fraction. -
Et si la vie était une erreur hasardeuse ?
Fraction a répondu à un(e) sujet de Niou dans Philosophie
Là, vous allez me parler de l'écho du Big bang et ma compatibilité intellectuelle avec la cosmologie classique s'arrête là. J'en reviens à la torture mentale de l'infinitude: un Big bang est un réel, or l'infini n'est qu'une notion, et un réel ne saurait générer une notion, telle. Cordialement, Fraction. -
Et si la vie était une erreur hasardeuse ?
Fraction a répondu à un(e) sujet de Niou dans Philosophie
Cette interview est très intéressante dans sa segmentation du problème. Malheureusement, elle ne met en avant qu'une immaturité et une inflation locales de l'univers. Elle part du principe que l'hypothétique infinitude de l'univers répond de la même immaturité et de la même inflation, en gros du même "Big bang". C'est un peu axiomatique, bien qu'il faut admettre que parler du sexe des anges implique d'axiomatiser un minimum. Cordialement, Fraction. -
Et si la vie était une erreur hasardeuse ?
Fraction a répondu à un(e) sujet de Niou dans Philosophie
Bonsoir, Un scientifique, dont j'ai oublié le nom, a démontré que si l'univers était infini, alors le ciel serait blanc, même la nuit. Cordialement, Fraction. -
Et si la vie était une erreur hasardeuse ?
Fraction a répondu à un(e) sujet de Niou dans Philosophie
Dans 1 centimètre carré d'écran, il y a davantage de possibilités graphiques qu'il n'y a d'atomes dans l'univers. Cordialement, Fraction -
Et si la vie était une erreur hasardeuse ?
Fraction a répondu à un(e) sujet de Niou dans Philosophie
Bonjour, Je suis encore une fois victime de mon imprécision volontaire. Je n'ai pas précisé la valeur du joueur adverse parce qu'elle n'a pas d'intérêt conceptuel. On pourrait dire que le joueur adverse a un niveau de jeu de débutant, et que l'aléatoire du jeu programmé n'a ainsi qu'une chance sur 1 million de gagner. Encore une fois, le principe que j'indique dans mon discours relève d'une explosion exponentielle (ici du jeu de morpion au jeu d'échecs). Cordialement, Fraction. -
Et si la vie était une erreur hasardeuse ?
Fraction a répondu à un(e) sujet de Niou dans Philosophie
Bonjour, Oui, mon discours est volontairement tronqué pour faire court. Je n'ai pas rapporté le nombre de combinaisons génétiques au nombre de combinaisons viables, bien qu'avouez que ce pondérateur reste modeste. Je voulais juste évoquer à Niou le concept d'explosion combinatoire, lui déclarer que son exponentialité est fulgurante, quasi-verticale, sitôt qu'on élargit d'un millimètre le champ des possible. Cordialement, Fraction. -
Et si la vie était une erreur hasardeuse ?
Fraction a répondu à un(e) sujet de Niou dans Philosophie
Là, vous me demander de développer mon modèle cosmologique, or il est bien trop volumineux pour le format qui nous est attribué. Disons, pour être bref, que selon moi, le temps sillonne les canalisations d'un être intemporel et que le hasard, déjà pas crédible au départ, n'a vraiment pas sa place dans la complexion de la vie. Le concept de destin prête trop à confusion pour que je l'emploie ici. Cordialement, Fraction -
Et si la vie était une erreur hasardeuse ?
Fraction a répondu à un(e) sujet de Niou dans Philosophie
Bonjour, Je vais prendre un autre biais. Prenons le cas du jeu de morpion et du jeu d'échec. Dans le jeu de morpion, il n'y a pas beaucoup de coups possibles, on dit que la largeur du jeu est faible. Il est donc possible de jouer au hasard et de gagner. Mais dans un jeu d'échec, le nombre de coups possibles est bien plus grand, la largeur est plus grande, et le hasard n'a plus sa place, plus aucune pertinence. Imaginez maintenant l'immensité de la largeur de jeu de ne serait-ce que la planète Terre. La fécondité du hasard est déjà morte dans l’œuf. Cordialement, Fraction. -
Et si la vie était une erreur hasardeuse ?
Fraction a répondu à un(e) sujet de Niou dans Philosophie
Bonjour, On a une chance sur 14 millions de gagner au loto. Votre génome avait une chance sur 4 puissance 3.2 milliards de vous représenter. C'est ce qu'on appelle, en informatique, l'explosion combinatoire. L’explosion combinatoire stérilise le hasard d’une manière ultra-brutale, et d’un ordre de grandeur que nul ne peut imaginer, et qu’aucun ordinateur ne pourra jamais numériser. Entre hasard et destin, je vous conseille 10 puissance 100 milliards de fois de choisir le destin. Cordialement, Fraction. -
Bonsoir, L’élévation philosophico-scientifique passe par l’assimilation de principes, plus ou moins créateurs. Ces principes sont des inductions rationnelles qui puisent leurs ressources dans les racines du particulier pour en synthétiser du général. Une fois ce général formalisé et mature, il devient fécond et capable de représenter à son tour du particulier, ou même d’anticiper, de prédire le particulier existant. Bref, il devient (cognitivement) transcendantal. On peut envisager accessoirement une stratification verticale des principes, et je vais vous en évoquer une, la plus synthétique possible, non exhaustive : Newton, biologique, Darwin, Principe anthropique, moteur paradoxal. L’unité de mesure de cette stratification verticale est la « complexité fonctionnelle ». Or, intuitivement, il paraît évident que cette mesure fonctionnelle évolue sur une échelle logarithmique, c’est-à-dire exponentielle. Ainsi, par ordre de grandeur : 1 biologique = 1000 Newton (de complexité fonctionnelle) 1 Darwin = 1000 biologiques 1 Principe anthropique = 1000 Darwin 1 moteur paradoxal = 1000 Principe anthropique Mais alors, que se passe-t-il lorsqu’on a atteint l’hypothétique point culminant des inductions : le principe créateur ? Il se produit ce que j’appelle la singularité mentale, c’est-à-dire que l’esprit hôte devient capable de tout se représenter. 1 modèle = 1000 propositions 1 concept = 1000 modèles 1 thèse = 1000 concepts Vous pouvez discerner ainsi l’homothétie caractérisée (« l’analogie ») entre « déterminisme » et « cognition », ainsi que la bilatéralité induction <=> transcendance (« je pense donc je peux écrire, c’est déterminé donc c’est prédictible »). Techniquement, la relation induction / transcendance est une double implication « asymétrique », c’est-à-dire non-équivalente, comme je l’ai évoqué dans un autre billet. La singularité mentale est à la singularité des possibles ce que la représentation est au réel. La singularité mentale est capable non pas de prédire, ce qui serait présomptueux dans une causalité si ouverte que la nôtre, mais de référencer tout ce qui est, et de lui imputer un cadre et une immanence, dimensionnels notamment. Maintenant que les tchateurs ont décroché, j’aimerais vous faire part de l’aspect moral et métaphysique de la singularité mentale, ainsi que d’un certain nihilisme intime et résigné, bien qu’exempt de toute violence. Étrangement, plus je comprends les choses, plus je me dis que tout est vain et inepte, que rien n’est possible sauf ce qui existe, que l’effort n’est pas assez solvable pour capitaliser son destin, que tout est du pareil au même. _ Hourra, le président a doublé tous les salaires ! Bouh, les prix aussi ont doublé ! » C’est systémique et incontrôlable. _ Youpi, tout le monde est devenu rentier ! Grrr, mais alors la rente ne vaut plus rien, et patatras, il faut retourner travailler ! Les exemples sont aussi innombrables que les macrocosmes sont tous différentiels, et que les systèmes différentiels cycliques conjuguent étant et néant comme les deux faces d’une même pièce, comme je l’ai développé dans un autre billet. L’équilibrage génial de notre système a une ombre, une ombre qui s’oppose au choix et au possible. Pas de bétail sans clôture spatiale, mentale, et arbitrale. Et puisque cette clôture est autogérée, anonyme, spontanée, aucune tête amovible ni complot fantasmatique ne pourrait la représenter : c’est l’invulnérable ligne de flottaison du navire. L'émancipation financière et administrative semble donc quelque peu hors de propos dans un monde à la fois si ouvert et si cohérent, et où celui qui s'isole perd 90% de son accélération. Mais l'émancipation financière et administrative n'est pas la quintessence de l'émancipation : je possède mon million mais je suis possédé par mon milliard. Une poule ne peut ontologiquement pas acquérir l’intelligence du couteau. Parce que, pour que l’esprit face circuler l’énergie de l’appétit vers le rêve, de la charge vers le projet, il faut un espoir qui conduise cette énergie. Cet espoir, dans sa réduction cognitive, est une causalité : « Appétit + espoir => rêve », <=> « Charge + causalité => projet ». Il faut donc utiliser nos environnements, par osmose neuro-médiatique, embrasser la vérité pour mieux juger et rédiger. Pour concourir à la singularité mentale, il nous faut objectiver un dessein avec nos macrocosmes. La singularité mentale est une sorte de dissidence envers notre condition existentielle, qui est résignante plutôt que révoltante. C’est un capitalisme conceptuel, un affranchissement ontologique qui utilise un biais plus fondamental encore que l’émancipation financière. Le Golden Boy fait tout ce qu’il veut, mais il ne sait pas ce qu’il est. Or, le verbe « faire » n’est que le moteur du verbe « vouloir », et le verbe « vouloir » n’est que le pathos du verbe « être ». Le tout-puissant est celui qui sait être. Si le Président sait devenir la France, alors son génie ne connaîtra aucune limite égotique ni corporatiste, car c’est un rôle d’incarnation. Pour qu’un conducteur soit totipotent, c’est-à-dire d’une fonctionnalité optimale, il doit non pas maîtriser son véhicule, mais devenir son véhicule : transposer son système nerveux et moteur. La singularité mentale est la dimension cognitive et représentative de cette toute-puissance incarnative, ontologique. Nos élites les énarques, du temps de leur existence, étaient censés administrer les moteurs, certes, mais surtout incarner n’importe quelle personne morale. Cordialement, Fraction
