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Fraction

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Tout ce qui a été posté par Fraction

  1. Bonjour, Je n'ai pas de boule de cristal, je ne suis pas mandaté, et je ne peux pas me prononcer sur une affaire que je ne connais pas. Mais en toute présomption d'innocence, j'accuserais le copinage plutôt que la corruption. L'humanité se corrompt toujours à son maillon faible, or le copinage est un maillon plus faible que la malhonnêteté. Cordialement, Fraction.
  2. Bonjour, Je ne sais pas où vous avez lu que je préconise le logement gratuit. Même le logement social est censé être rentable, moins que le parc privé, certes, mais le retour sur investissement est possible. Vous avez raison, certaines personnes préfèrent la facilité, alors que leur condition leur imposerait plutôt d’en faire deux fois plus que les autres. Votre expérience personnelle de cette frange de la société semble éprouvante. Je ne suis pas pédagogue, ni partisan du coup de pied au cul, mais on doit mettre chacun face à ses responsabilités, lorsqu’il en a encore le sens. Cordialement, Fraction.
  3. Bonjour, La question des sdf indigne tout le monde, tous partis confondus. Mais tant qu’en aval, on ne construira pas de logements massivement, on aura beau travailler en amont, le problème persistera. Sachant que notre budget « investissement » est comme une variable d’ajustement soumis à la règle des 2.8% de déficit, et que le taux de rentabilité de l’immobilier n’est pas si mirobolant, m’est d’avis que ce n’est pas demain la veille. Cordialement, Fraction.
  4. Bonjour, Pour aller dans votre sens en déplaçant le sujet, pourquoi subventionner l’emploi ? Aider un emploi non rentable revient à assister un canard boiteux. Si son rapport coût / bénéfice n’est pas au rendez-vous, il ne faut pas intervenir. Je vous donne un cas pratique. Mettons que votre emploi n’est rentable qu’à 80%. Je finance les 20% manquant. Puis je vous ponctionne à hauteur de 36% (de prélèvements obligatoires, 55% réels). Au final, j’ai entretenu un emploi tout en ayant réalisé une plus-value fiscale de 16% !!! Quel beau tour de passe-passe. Le problème c’est que j’ai injecté un malus dans l’économie, par manque à gagner, et que le contribuable s’est substitué au client. Cordialement, Fraction.
  5. Bonsoir, Chacun son opinion. Mais moi, je trouve parfaitement justifié que certains PDG gagnent 1 000 fois mon salaire. Parce que la faculté de décider d’un PDG est en injection avec un taux de rentabilité, un rapport coût / bénéfice, exponentiels. On ne gagne pas ce qu'on mérite, on gagne ce qu'on vaut, et c'est le darwinisme des marchés qui reconnait indirectement le mérite comme une valeur marchande. Je trouve justifié que certains footballeurs gagnent des dizaines de millions. Parce qu’ils occupent un marché confiscatoire (20 équipes en Ligue 1, pas plus, pas moins) alors que la demande est colossale. Je trouve justifié qu’un artiste soit millionnaire. Par ce qu’il a une valeur ajoutée imprimée dans des millions de vies. Bien entendu, les inégalités de revenus ne sont pas celles du capital. C’est peut-être plutôt sur ces dernières qu’il faudrait focaliser notre aigreur. Cordialement, Fraction
  6. Bonsoir, Permettez-moi de contredire une idée reçue, même si je ne vous l'impute pas. Ce n'est pas parce que les inégalités augmentent que la misère ne recule pas. Elle a reculé à l'échelle mondiale malgré l'accroissement des inégalités (cf coefficient de Gini). C'est juste que ce recul accélère moins vite que les inégalités, ce qui, dans l'absolu, peut induire en erreur. Cordialement, Fraction
  7. Bonsoir, Ce que vous dénoncez n’est pas propre au CICE, mais à la politique de l’emploi en général. Les outils étatiques créateurs d’emploi sont depuis toujours des moteurs de 1 000 watts qui alimentent une lampe torche de 50 watts. Si la formule de l’ignition, c’est-à-dire de l’autofinancement, existe dans l’absolu, nous ne l’avons pas encore trouvée. Peut-être que le CICE est un concept perfectible, par ses contreparties, ses clauses, et les flux qu’elles canalisent. Mais peut-être aussi, comme vous dites, qu'il est obsolète, auquel cas je vous demande comment s'y substituer. Nous avons un problème d’emploi, et c’est en ciblant l’offre et l'employabilité qu’on peut cibler indirectement l’ignition de l’emploi. Cordialement, Fraction
  8. Bonsoir, Vous avez raison, tous ces milliards nous dépassent un peu, et nous n’en avons qu’une notion vague. Mais rapporté à une recette fiscale globale de 286 milliards, ça relativise. A ma connaissance, le CICE a porté des fruits significatifs, mais malheureusement davantage dans la trésorerie d’entreprise que dans l’emploi. Il faut du temps, de l’investissement, et des compétences pour transformer 2 000 euros de bénéfice par mois en emploi. Cordialement, Fraction
  9. Bonjour, Il faut généraliser, mais il faut surtout que ce "proportionnel" devienne "progressif", ou qu'on le privilégie. On passerait d'une évolution linéaire à une évolution exponentielle du devoir fiscal par rapport au revenu. Le clivage entre l'impôt proportionnel et l'impôt progressif a longtemps opposé la droite et la gauche. (Monsieur Macron a affiché la couleur, mais patientons : nous ne sommes même pas à mi-mandat) Cordialement, Fraction
  10. Le devoir financier d'un père divorcé, envers ses enfants, est proportionnel à ses revenus.
  11. Bonjour, Oui, je parlais plutôt des châtelains qui ne trouve plus d’acquéreur français. Les milliardaires font de l’optimisation fiscale, alors que les millionnaires payent plein pot. Je vous répondrais que c’est un effet d’échelle : le milliardaire a une dimension mondiale alors que le millionnaire n’a qu’une dimension nationale. La fiscalité, dans son ontologie profonde, est animée par une pulsion prédatrice. Or, les milliardaires ne sont pas des proies faciles, ils savent se défendre, à tort comme à raison. Mais cela peut se justifier par leur niveau de responsabilité. Il existe plusieurs sortes d’impôt, je les classe par leur niveau de justice : _ L’impôt progressif, le plus juste, mais dont l’assiette est mineure (impôt sur le revenu). _ L’impôt proportionnel, moins juste, mais dont l’assiette est considérable (CSG, TVA). _ L’impôt « horizontal », récemment devenu antisocial, parce que Mme Bettencourt consomme la même quantité d’essence qu’un ouvrier, mais dont l’assiette est aussi conséquente. _ Et enfin, l’impôt sur le patrimoine, dont l’assiette est relativement faible, et qui s’inscrit dans une dynamique de spoliation, sous le prétexte fallacieux que le patrimoine constitue une plus-value locative latente (Impôt foncier, ISF, IFI). C’est pourtant cette dernière catégorie d’impôt insignifiante qui fait tant fantasmer le peuple. Cordialement, Fraction
  12. Bonjour, L’ISF est un impôt populaire, soit. Mais qu’a-t-on dit lorsqu’on a dit ça ? On a l’argument démocratique avec soi, mais a-t-on l’argument légitimiste ou pragmatique ? Premièrement, L’ISF est un impôt sur le patrimoine (et non sur le revenu ou la transaction). Imaginez qu’on vous ponctionne 1% de la valeur de votre résidence chaque année. Si vous n’avez aucun actif, ni aucun revenu pharaonique, alors vous serez obligé de vendre (à des étrangers puisqu’il n’y a plus de solvabilité, à cause de l’ISF, entre autres). Ensuite, l’ISF représente une assiette fiscale modeste (3 à 4 milliards). C’est dérisoire comparé à sa qualité dissuasive et prohibitive. L’ISF est un impôt qui taxe les plus privilégiés. Je ne compte pas me faire des amis ici, mais les privilégiés consomment peu par rapport à leurs revenus (et ils consomment de la valeur ajoutée, donc des emplois). Ils investissent une grande part de ces revenus, quand le français médian peine à mettre 50 euros par mois dans son assurance-vie. Mais tous les investissements ne se valent pas. Souffler dans la plus immobilière avant qu’elle n’explose n’est pas un comportement encouragé par les pouvoirs publics. Les fortunés doivent acheter des actifs créateurs de richesses et d’emplois. La mutation de l’ISF en IFI va dans cette direction. J’ajouterais ma touche personnelle en déclarant qu’investir dans le marché des titres offre, certes, une inertie capitaliste à notre espace, mais nous devrions lui préférer le marché obligataire malgré son risque. Cordialement, Fraction
  13. Bonjour, J’ai peut-être moins de responsabilités que vous, mais j’ai aussi été témoin de corruption, à mon niveau. Alors que je travaillais dans une grande chaîne de fast-food, le soir, les cadres étant partis, les cuisiniers préparaient un surplus très généreux de hamburgers. Et tout le monde se servait pour les emmener chez lui. Nos grands-mères disaient « qui vole un œuf vole un bœuf », car la corruption est un hymen qui est soit ouvert soit fermé, indépendamment de l’objet pénétrant. Les responsables ne sont ni mieux ni pires que nous, seulement ils jouent avec des wagons entiers de bétail. Cordialement, Fraction
  14. Bonsoir, Merci de ne pas m'en faire l'avocat. :-) Un appel d'offre objectif peut remédier définitivement à la tentation. Une commission proportionnée à la transaction peut également calmer les ardeurs. Cordialement, Fraction.
  15. Bonsoir, Nous sommes tous des pêcheurs, et nous avons tous des poubelles qui jonchent notre histoire. Mais il faut comparer ce qui est comparable : quand moi, je mange un cochon ou un bœuf, l'Etat mange un destin humain entier. Il serait inopportun de comparer nos poubelles avec le même spectre, car l'échelle est différente. Pour ce qui relève de la crapulerie (non criminelle) que vous énoncez, je dirais que c'est souvent l'occasion qui fait le larron: un maire d'une commune qui touche un salaire de mettons 5 000 euros / mois mais qui signe des contrats de 5 000 000 d'euros, peut être tenté par les dessous de table, même si je ne cautionne en aucun cas. Si vous examinez mes poubelles à la loupe, vous apprendrez tout sur moi, sauf l'essentiel. Parce que l'essentiel est dans l'énergie que j'offre, impalpable, non isolable, et non dans les rebuts de mon échec personnel. Cordialement, Fraction.
  16. Bonsoir, Il m’apparait curieux que vous conceviez l’Etat comme quelque chose d’étranger à toute humanité, alors que, s’il est là, c’est justement parce que l’humanité l’a invoqué et convoqué. Pour nous protéger contre la loi du plus fort, contre la fatalité. J’avoue ma faute : je pêche souvent par naïveté, car j’use d’une présomption d’innocence, d’intelligence et de vertu envers mon altérité. Or vous, vous faites exactement le contraire, même s’il est vrai que cette présomption est d’ordre intuitif, c’est-à-dire ni factuel ni rationnel. Car c’est votre rapport intuitif à la nature humaine qui fonde cette présomption, cet apriori. Si, comme vous dites, vous ne reconnaissez pas l’existence de la Vérité (d’un mode d’existence que je qualifierais « d’analogique »), alors vous déniez le complément d’objet naturel de la Justice. Pas de justice sans vérité, pas de reconnaissance. Cordialement, Fraction
  17. Bonjour, J'ajouterais, en restant général, qu'il est marginalement possible de gouverner sans le parlement, mais pas contre lui. Le coût le plus onéreux de l'autoritarisme est moins dans la réaction institutionnelle que dans l'antipathie et l'hostilité ainsi suscitées. Cordialement, Fraction.
  18. Bonjour, Apparemment, vous êtes dans les petits papiers des dieux, vous collectez chaque matin les poubelles de l'Etat, et vous avez des années d'avance sur la Justice. Désolé, mais personnellement, je me fies à des sources sûres et officielles, surtout lorsque je n'ai pas les moyens de vérifier l'information. Cordialement, Fraction.
  19. Bonjour, Lorsque vous entendez votre réveil sonner, il y a une force en vous qui fait violence à votre état, et son goût pour la facilité. Cette force c’est la discipline, dont le niveau de brutalité est à proportionner à l’enjeu, et son coût, donc d’une géométrie variable. Il n’existe pas de personnalité cohérente sans ce possible court-circuitage du devoir glacé sur le vouloir. Vous croyez apercevoir des donneurs d’ordre étrangers à la République. Je dirais plutôt qu’il y a peut-être des corps intermédiaires officieux, un trafic légal d’influence, mais que personne ne transcende le Président. Fantômas est un mythe : « entre le machiavélisme et la connerie, choisissez toujours la connerie ». Cordialement, Fraction
  20. Bonjour, L’Europe doit avoir l’unanimité pour changer structurellement. Avec une telle résistance de l’inertie, on n’a pu se mettre d’accord que sur le principe de la vertu de la concurrence. Concurrence fiscale, sociale, professionnelle, notre espace commun ressemble à un vivier de sélection naturelle. Il y a un bien-fondé pragmatique évident dans ce processus d’évolution, mais c’est toujours le moins-disant qui gagne, le moindre coût. Les frais de campagne sont pour vous une débauche de fric. Et pourtant ils sont limités, justement pour donner sa chance à tout le monde, sans biaiser le débat par des moyens de communication disproportionnés. Le problème, c’est que certains partis ont du mal à jouer le jeu, surtout si, comme vous dites, ils sont tentés par des tas d’amis fortunés. Ensuite, c’est le problème de la Justice. Cordialement, Fraction
  21. Bonjour, Le traité de Lisbonne est une malhonnêteté intellectuelle, voire une trahison, je vous l’accorde. Mais ma conclusion n’est pas la même, elle se scinde. C’est aussi à la multiplication des référendums européens que je cherche un bien-fondé (pragmatique, représentatif, ou même moral) sachant la variabilité de l’opinion publique, et la perversité du vote sanction. Le 49 / 3 est un outil que l’histoire des républiques a justifié. C’est un outil risqué pour le premier ministre, et ce risque est censé offrir un coût à la gratuité de son autorité. Cordialement, Fraction
  22. Bonjour, Le mot « humblement » s’oppose à l’arrogance citée précédemment. Il est postural et respectueux de la place de chacun dans l’ordre établi. Il signifie qu’il est plus judicieux de ne pas, par exemple, traiter le système de « fachos », si on espère quelque chose de lui. Cordialement, Fraction
  23. Bonsoir, Soit vous choisissez de lutter avec arrogance contre le système, et vous n'obtiendrez que des tribus de guerre, soit vous choisissez de coopérer humblement et vous aurez accès aux sphères normées de la décision. Cordialement, Fraction.
  24. Bonjour, Pour aller dans votre sens, je vous dirais que Macron n’a aucun intérêt à dissoudre l’Assemblée Nationale. Si le législatif est, à vos yeux, aux ordres de l’exécutif, vous devriez plutôt faire la leçon aux électeurs. Pourquoi offrir une majorité quasi-absolue à un candidat qui n’a obtenu que 25% des voix au premier tour de la présidentielle ? La faiblesse peut être coupable. Les français ont une mémoire de six mois, et les candidats en profitent. Mais qui pourrait le leur reprocher ? Notre naïveté est comme la rougeur écarlate de notre chaperon. Cordialement, Fraction
  25. Bonjour, La constitution est supérieure aux traités. Les traités sont supérieurs à la loi. La loi est supérieure aux règlements. L’exécutif n’est pas élu, et il n’est pas censé être représentatif. Même un voyou notable peut devenir un bon ministre. Le ministre est censé incarner un choix collectif qui n’est pas la somme ni l’analogie des choix individuels. Nous vivons dans une république incarnée, incarnée par le Président notamment. C’est un choix civilisationnel, plutôt imputable au latinisme catholique. Quant au législatif, il possède l’arme atomique : la motion de censure. Il n’est pas là pour décider à notre place, mais plutôt pour nous représenter analogiquement face au vote des lois, et à la confiance envers le gouvernement. Cordialement, Fraction
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