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Tout ce qui a été posté par épixès
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Je suis parfaitement d'accord avec vous pour dire que les raisons qui poussent les femmes à endosser burkini, niqab ou hijab ne sont pas souvent de bonnes raisons (du moins à nos yeux), il s'agit même fréquemment de la pression sociale exercée par la famille et la communauté qui se limite rarement à des regards réprobateurs. Celui qui ne se soumet pas au repli identitaire est perçu comme un renégat car la norme locale est dictée par les plus extrémistes et le moindre signe de tiédeur dans l'engagement est interprété comme un manque de foi ou une forme de déloyauté. Je suis moi aussi révolté par de telles situations mais enfin nos principes doivent bien se confronter à la réalité. Celui ou celle qui se met en position de rébellion face à sa communauté doit en subir les conséquences: si certains adultes ont les moyens financiers et la force morale de partir pour se soustraire à l'ostracisme ou aux persécutions, ce n'est pas le cas de tous et ça ne l'est pour aucun mineur. L'exemple le plus édifiant et le plus atroce est celui de l'excision. Une fille ne subissant pas cet abominable rituel est morte aux yeux de sa famille et de sa communauté. Que nous soyons tentés d'intervenir pour empêcher ce qui nous apparait comme cruel et barbare semble parfaitement naturel mais si nous ne sommes pas prêts à adopter l'enfant, elle finira dans les rues ou à l'assistance publique. Toutes ces situations nous mettent dans une position délicate où il ne s'agit pas simplement de choisir entre la bonne et la mauvaise solution mais où il convient de déterminer la moins pire.
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La dignité pontificale faisant autorité en matière d'élimination de masse, nul doute qu'il sache de quoi il parle….
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Qui n'est pas ému par la grâce et l'élégance de ce morceau, qui souligne et accompagne la délicatesse du film dont il est tiré ?
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J'aime toute la BO mais le meilleur morceau est à mon goût le suivant:
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-La BO de Conan, le chef d'œuvre de Basil Poledouris -La BO de Needful Things, de Patrick Doyle -The Last Waltz, tiré de la BO de Old Boy, de Jo Yeong-Wook -Vide Cor Meum, tiré de la BO de Hannibal, de Hans Zimmer -La BO de The Nightmare Before Christmas, de Danny Elfman -Vampire Hunters, tiré de la BO de Dracula, de Wojciech Kilar -Itsumo nando Demo de Yumi Kimura, tiré de la BO du voyage de Chihiro qui elle est de Joe Hisaishi -Clubbed To Death de Rob Dougan, tiré de la BO de Matrix qui elle est de Don Davis -La BO de la Communauté de l'anneau, d'Howard Shore -Une partie non négligeable de ce qu'à produit Ennio Morricone, le dieu des musiques de film
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Je n'ai guère de sympathie pour les religions en général et si elles venaient à disparaitre du jour au lendemain, je ne verserais pas une larme. De même, tout ce qui contribue à faire reculer leur influence me semble de prime abord souhaitable tant elles contribuent à la superstition et à l'obscurantisme, favorisent l'oppression des peuples, déprécient l'image de la femme et restreignent ses libertés. Mais…. Ils s'agit de ne pas tomber dans les mêmes travers que ceux que nous combattons. L'extrémisme n'a ni religion ni idéologie, pas plus que la haine et l'intolérance n'ont de visage. Les meilleures intentions justifient souvent les pires atrocités: lorsqu'il s'agit de morale ou de façon de vivre, on confond vite le subjectivement désirable avec l'objectivement supérieur puis, drapé de certitudes, nous croyons rendre la justice là où nous ne faisons que la fouler au pied. La laïcité bien comprise ne combat pas les religions, elle se contente de n'en favoriser aucune et s'il me semble légitime d'interdire certaines manifestations de la foi à l'école, espace non seulement public mais aussi et surtout accueillant de jeunes esprits influençables, que l'état ou les autorités locales commencent à interdire certains types de vêtements dans la rue ou sur la plage me semble constituer un dangereux précédent. C'est un premier pas en autorisant un second sur le court chemin de la dictature, chose abominable même lorsque bien intentionnée. Car c'est là un travers courant que de croire que ceux que nous ne comprenons pas agissent au nom de l'irrationalité ou du mal alors qu'ordinairement, le mal se niche moins souvent dans ce que nous souhaitons que dans ce que nous sommes prêts à faire pour l'obtenir. J'aime à dénoncer ce que l'islam nie aux femmes de liberté, je ne me joindrai pas à ceux qui veulent encore leur confisquer un choix (même si je déplore qu'il ne soit pas toujours le leur). Une personne adulte devrait pouvoir, lorsque cela ne met pas en péril la sécurité publique, choisir les vêtements dont elle se pare sans avoir à s'en justifier. Je n'aime pas les religions mais j'aime encore moins l'idée de devenir ce qu'elles engendrent.
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Tout est exact sauf la partie sur l'entourage. Je ne blâme ni ma famille ni qui que ce soit d'autre. Nos différences rendaient la communication et la compréhension presque impossible mais personne n'était responsable de ces différences et même si cela avait été le cas, la vie est trop courte pour la passer dans le ressentiment et l'amertume.
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Philosophie versus Sciences - Réalité - Stephen Hawking
épixès a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Merci d'illustrer si brillamment mon propos ! -
Philosophie versus Sciences - Réalité - Stephen Hawking
épixès a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Idéalement la science se voudrait indépendante, libre d'avancer sans que la religion ne l'entrave ou que la politique et les intérêts économiques ne la guident. Mais cet idéal fut pensé à une époque où l'homme de science pouvait encore révolutionner son domaine avec peu de moyens, presque uniquement munit de sa seule intelligence. Ce temps est malheureusement révolu et les sommes désormais requises excèdent de loin les moyens du bourgeois éclairé pouvant autofinancer ses recherches, ce sont les états et les entreprises qui dictent dorénavant la direction que les études doivent emprunter. Il n'y a qu'a comparer les financements alloués à la recherche fondamentale à ceux octroyés aux recherches ayant une application pratique, et donc un retour sur investissement immédiat, pour s'en convaincre. Le problème est, à mon sens, que plus personne n'est en mesure d'avoir le regard synthétique que tu appelles de tes vœux: avoir une compréhension intime d'un domaine prend de nombreuses années, tout comme le survol d'un vaste ensemble de domaines. Je me suis moi-même modestement employé à obtenir le résultat que tu décrivais par cette formule: "savoir presque rien sur presque tout" et même si je n'y ai réussi que très imparfaitement, il me semble percevoir que la tâche n'est presque plus à portée de l'homme. Seules les machines ou le cerveau transhumanisé seront à même de nous guider sinon de façon fiable, tout au moins de façon supérieure à ce que nous pouvons faire actuellement. Quant à savoir si c'est ce que nous souhaitons, c'est un autre débat. Il y a actuellement deux valeurs principales qui éclairent le chemin des recherches menées: l'utilitarisme et le profit. Que l'utilitarisme soit contesté ou ne serait-ce que discuté, c'est non seulement sain mais souhaitable dans une société plurielle et libre d'expression. Pour ce qui est de l'autorité de droit divin de l'argent, je pense que chacun s'accordera à en contester la légitimité mais que personne n'y fera rien tant que les conséquences ne nous toucherons pas de plein fouet, comme en témoigne la course en avant dans la destruction de notre écosystème. L'image du scientifique réduit à une caricature, voilà bien le problème. Le savant fou, le sage planant à des altitudes étrangères au commun des mortels ou bien encore celui qui à raison contre tous les autres. Voilà le fruit d'une culture mondialisée, principalement véhiculée par le cinéma d'outre-Atlantique, qui en serait risible si elle n'avait pas tant imprégné la culture populaire et l'imagerie mentale du citoyen lambda. C'est en effet oublier que les scientifiques sont des hommes comme les autres, il y en a des brillants et des médiocres, certains sont ouverts d'esprit là où d'autres campent sur leur position, on y trouve des humanistes engagés comme de froids techniciens, bref….Accuser les scientifiques de tous les maux revient à blâmer un soldat de meurtre et dans le même temps absoudre l'état commanditaire. Notre acceptation passive et implicite de notre mode de vie nous rend tous responsables à égalité devant les méthodes utilisées comme devant les conséquences qui attendent nos descendants. Responsables, mais pas coupables…. -
Est-ce manquer d'intelligence que de faire le choix que de refuser une relation qui n'apportera qu'amertume aux deux parties ?
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Ce qui est un savoir c'est ce que j'ai appris sur moi et sur les autres qui me permettrait désormais de plaire à mon prochain mais dont l'inanité m'est douloureusement sensible. Ce sont pourtant les réactions que j'ai rencontré, ou tout au moins que j'ai interprété comme telles. Reste bien entendu la possibilité que je me sois trompé sur lesdites réactions et que je surestime gravement mon intelligence émotionnelle.
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Je vais parler de ma propre expérience pour essayer de me faire mieux comprendre et je m'excuse d'avance auprès de ceux que les épanchements répugnent. J'imagine que cela va paraître présomptueux mais je crois être doté d'une intelligence émotionnelle relativement haute. De nature introspective j'ai passé un temps considérable à tenter de comprendre mes mécanismes et ceux des autres, le pourquoi de mes actes, de mes paroles ou même de mes non dits et il me semble avoir rencontré un certain succès lors de ces exercices. Mon entourage (et moi même) me considère comme hypersensible et doté d'une haute empathie. Ceci étant posé, j'ai malgré tout toujours éprouvé les pires difficultés à me faire apprécier de la majorité de mes semblables. Jeune déjà mon attrait pour la littérature, la philosophie ou la musique classique me valait nombre de railleries et m'imposait un certain ostracisme, d'autant que je n'avais moi-même guère de goût pour ce qui semblait passionner mes congénères. Pire, lors des réunions de familles, pourtant nombreuses, ma solitude n'en était que plus cruelle: si au moins l'on ne me considérait pas avec hostilité, certains me voyaient comme un gentil crétin ou se contentaient d'ignorer la bête curieuse et quasi mutique posée devant leurs yeux. Mon amour pour les mots m'a assez tôt doté d'un vocabulaire plutôt étendu et d'une inclination prononcée pour la précision dans leur utilisation, contribuant plus encore à édifier le mur invisible me séparant des autres. J'ai toujours fais attention à surveiller et réfréner mes pulsions pédantesques mais, issu d'un milieu populaire où la culture est plus volontiers moquée qu'admirée, cela rendait le dialogue quasi impossible, toute tentative d'échange étant perçue comme un cours magistral (et donc une agression) tant les centres d'intérêts divergent. Ma façon même de penser s'est avérée un obstacle à la communication. Au risque encore de faire preuve de prétention, penser à contre courant à toujours été mon lot: que ce soit trouver des solutions originales, percevoir la complexité sous jacente là où tous sont éblouis par l'évidence ou ne serait-ce qu'interroger ce qui est socialement admis et rejeter la bien-pensance. Pour avoir connu les deux, je peux affirmer que la solitude au milieu de la foule est plus amère que celle effective. Un profond sentiment d'altérité nous saisit et le désespoir s'installe d'un jour rencontrer son pareil, un ami qui saurait vous comprendre, une amante sachant adoucir vos peines. Mais le mur reste, inaltérable. La tentation est grande alors de céder à la misanthropie qui s'offrirait comme un répit ou un exutoire mais cette invincible lucidité qui je crois m'accompagne, tout à la fois grâce et malédiction, me l'interdit. Alors bien sûr, je saurais franchir ce mur. Je sais quoi dire pour charmer mon auditoire, et comment le dire. Je saurais peupler ma solitude de figurants et d'âmes grises à mes yeux mais je ne conçois les rapports humains qu'absolument sincères et dépourvus d'apprêts: je ne sais que me livrer totalement et refuse de me présenter sous mon meilleur jour alors j'attends des autres qu'ils en fassent de même. Mais la sincérité effarouche comme la vérité choque. Je pourrais me faire caméléon prisé, protée mondain racolant alentours, troquant son désir d'absolu contre une simple présence mais qu'en retirerais-je sinon un dégoût de moi-même ? Quand bien même le ferais-je que ce ne serait pas le fruit d'une aptitude: je n'ai pas de disposition naturelle pour commercer avec mes frères humains, pas plus que d'entregent. Cette possibilité qui s'offre à moi et que je refuse est un savoir, une construction tardivement élaborée avec les années à mesure que je réalisais ce qui me séparait des autres. A l'âge de 30 ans, eussé-je voulu le faire que j'en aurais été bien incapable.
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Philosophie versus Sciences - Réalité - Stephen Hawking
épixès a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Je souhaite joindre mes remerciements à ceux de Garalacass, je te sais gré, Zenalpha d'avoir l'amabilité de nous présenter et de commenter la pensée de M. Hawking. Aurais tu l'obligeance de bien vouloir nous rappeler la liste précise ? Merci d'avance. -
Philosophie versus Sciences - Réalité - Stephen Hawking
épixès a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
En fait tout dépend de pourquoi on acquiert le savoir. Si c'est la réponse à un intérêt naturel, une appétence épistémique, bien souvent l'honnête homme, curieux de tout mais conscient de la fugacité de l'existence, restreint ses ambitions à un aperçu d'un certain nombre de disciplines. Celui qui prétend repousser les frontières du savoir en un domaine précis devra nécessairement suivre une formation rigoureuse et spécialisée, qui ne l'empêche nullement par ailleurs d'avoir d'autres centres d'intérêt et d'être cultivé, néanmoins l'essentiel de son temps se focalisera sur l'acquisition du bagage nécessaire à la réalisation de ses ambitions. Je ne suis pas certain que le transhumanisme soit à craindre étant donné le leg écologique que nous nous apprêtons à leur transmettre, il se pourrait fort que cela s'avère le meilleur moyen de survivre dans un monde devenu moins hospitalier. Je trouve le thème fort intéressant mais je manque de temps pour le développer ici et puis cela mériterait qu'un sujet lui soit dédié. Si le bon sens est en effet parfois d'un grand secours, il amène souvent à des conclusions simplistes et erronées, tel Aristote niant le mouvement de la terre au motif que si elle se déplaçait aussi vite que les observations le suggéraient, tout serait arraché du sol par les vents monstrueux occasionnés. De plus certains phénomènes, notamment en physique, se révèlent absolument contre intuitif telle l'inertie. Qu'il ne faille pas abandonner le bon sens me semble précisément….de bon sens mais pour autant il ne faut pas s'en satisfaire et se présenter par devant le tribunal de la réalité. J'en accepte l'augure. -
Philosophie versus Sciences - Réalité - Stephen Hawking
épixès a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Avec ces approfondissements il m'apparait que le problème évoqué n'est pas spécifique à la science, il s'agit de la finitude de l'individu (notamment temporelle et cognitive) face aux productions humaines (scientifiques mais aussi sociales, économiques, politiques, artistiques….). L'individu dispose de peu de temps pour apprendre et pour agir, ses productions lui survivent, se raffinent et s'accumulent, complexifiant nos sociétés dans lesquelles tout s'enchevêtre, s'interconnecte et s'embrouille en un dédale chaotique propre à déconcerter l'esprit le plus lucide et à décourager toute tentative d'ordonnancement. La science n'avance pas pour l'homme, elle avance par l'homme. Encore une fois c'est anthropomorphiser la science que de lui donner des attributs tels qu'une intention ou une volition. La science est une méthode, elle n'a pas d'existence propre et indépendante de l'homme. Elle n'a pas plus de responsabilité que le couteau qui peut servir à couper sa viande, libérer un ami entravé ou assassiner son prochain. -
Sans oublier la pataconscience, qu'Alfred Jarry n'aurait sans doute pas renié.
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Philosophie versus Sciences - Réalité - Stephen Hawking
épixès a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Arkelin, Tout d'abord merci pour tous vos commentaires qui non content d'être bien souvent doctes et pénétrants se parent d'une prose endimanchée, propres donc à satisfaire l'homme d'esprit comme l'esthète. Concernant la ruine intérieure, liée à la convoitise et la potentialité de la science, qu'évoque l'auteur j'ai le sentiment qu'on peut en tirer d'autres conclusions. Tout dépend de notre définition du bonheur: si comme les stoïciens nous y voyons l'absence de troubles, l'insatisfaction que la science génère en ne répondant jamais complètement à nos questions ainsi que sa fâcheuse aptitude à en découvrir de nouvelles en nous faisant mesurer avec sans cesse plus d'acuité l'étendue de notre ignorance, alors certes la science devrait être abolie au même titre que nos désirs, source de toutes nos souffrances. Si par contre nous en acceptons une acception plus hédoniste et en suivant la logique de John Stuart Mill, nous pouvons considérer qu'en tant qu'elle (la science) accroit notre savoir, elle enrichit de fait nos sources de plaisir. Mill fait une distinction entre plaisir et satisfaction que je renonce à développer ici, je me contenterai de mettre une courte mais éloquente vidéo en fin de post. C'est anthropomorphiser la science que d'y voir autre chose qu'une production de l'esprit humain, c'est une méthode constituée et pratiquée par l'homme, non une entité autonome et extérieure à lui. Nous n'en sommes ni auteurs, ni artisans (la plupart d'entre nous du moins) et si un sentiment de fierté serait donc illégitime, nous pouvons à tout le moins en retirer un sentiment de contentement. L'incapacité de la science à répondre pleinement à nos attentes n'est que le reflet de la disposition du réel à ne pas se livrer pleinement à nos sens et à notre entendement. J'ajouterai pour plaisanter que tout croyant, plutôt que de blâmer l'inaptitude de la science à tout nous dévoiler, devrait reporter son courroux issu de la frustration sur l'auteur dudit réel pour l'avoir créé aussi peu docile. Encore merci pour ces échanges enrichissants. -
Je ne peux bien entendu pas parler au nom de tous les athées, mais personnellement cela m'inspire plus un sentiment d'insignifiance que de toute puissance. Je ne pense pas être le fruit du projet grandiose d'un démiurge omnipotent. Je crois être de la matière consciente d'elle même (ce qui n'en est pas moins miraculeux) et que mon existence parfaitement contingente débouchera sur le même néant qui l'a précédée. C'est le point de vue d'un philosophe en particulier. L'histoire, la sociologie et l'anthropologie en offrent d'autres, je vous conseille notamment la pensée extrême, de Gérald Bronner, qui décortique avec rigueur les mécanismes de l'extrémisme.
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C'est la triste (?) vérité.
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Personnellement je me contente de vivre en quasi ermite, le commerce avec mes semblables n'ayant jamais guère profité aux deux parties. La misanthropie est parfois le fruit d'une idéalisation de l'homme, d'attentes excessives et donc déçues de la nature humaine. C'est en somme ce que disait Desproges (encore lui): "il n'était pas misanthrope, il aimait trop les hommes pour les tolérer médiocres"
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On peut avoir une grande empathie doublée d'une grande intelligence émotionnelle et cependant posséder des aptitudes sociales frisant le néant.
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Vous, vous n'avez jamais rencontré ma femme…. (je plaisante, je suis célibataire)
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Ce à quoi j'ajouterai: "Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien. Plus je connais les femmes, moins j'aime ma chienne" -Pierre Desproges-
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Je n'affirme pas que cela fait de lui un croyant. Je dis que cela récuse l'athéisme comme moteur des conflits du XXème siècle ou ne serait-ce que son instrumentalisation. L'athéisme est très faiblement transsubjectif car s'il possède un socle argumentatif solide, il n'est porté par aucun contenu narratif ou idéologique. Hitler l'avait perçu et quelles que furent ses véritables croyances, il savait qu'un discours fondé sur l'émotion et la croyance serait mieux à même d'emporter l'adhésion des foules qu'un argumentaire rigoureux. N'importe quel avocat ou homme politique sait qu'on séduit bien plus facilement les gens qu'on ne les convainc. Ceux qui font la guerre ont besoin de raisons, de motivation, pour la faire. Cela peut être la peur des conséquences qu'un refus leur imposerait, le patriotisme, une idéologie ou une foi contraire à celle des agresseurs. Soutenez vous sérieusement que les soldats ont fait la guerre au nom de l'athéisme ? L'extrémisme est l'apanage des hommes, pas celui des religions ou des idéologies mais elles peuvent exacerber cette disposition humaine lorsqu'elles exhortent à la violence. L'athéisme n'ayant aucun contenu idéologique, il peut difficilement exalter cette même disposition mais certains hommes n'ont pas besoin d'être poussés, ils sont naturellement violents ou excessifs.
