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sirielle

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Tout ce qui a été posté par sirielle

  1. Il ne m'arrive quasiment jamais habituellement d'hésiter à intervenir dans un conflit à l'extérieur. D'ailleurs là où je suis, ce n'est pas courant. En revanche il y a quelque temps par exemple, un grand adolescent est venu vers moi et m'a demandé de l'aider car un autre voulait le frapper. J'étais un peu surprise car physiquement je ne faisais pas du tout le poids, je suis relativement menue et réservée (mais il n'y avait personne d'autre autour), du coup j'ai seulement dit poliment à l'autre adolescent "Il ne faut pas le frapper.". Il m'a répondu agressivement "J'ai une tête à vouloir le frapper?" J'ai dit "Je n'en sais rien moi.", et finalement il a fini par accepter de s'éloigner plutôt que de créer des problèmes, et l'autre m'a suivie un bout de chemin pour éviter que ça ne recommence... Lorsqu'il s'agit de proches, il peut m'arriver d'intervenir un peu si on est ensemble par exemple, mais j'essaie effectivement de ne pas être intrusive...
  2. (A vrai dire je n'ai pas tellement suivi ce sujet, mises à part quelques rares réponses par-ci par-là à l'occasion.) Personnellement, bien que j'ai évidemment éprouvé des moments de tristesse et de peur au cours de mon enfance, elle a plutôt été très heureuse dans l'ensemble (Ce qui ne signifie pas que toute ma vie l'a été bien entendu.). Parmi mes pires épreuves à cette époque, j'ai souffert par exemple de la mort cruelle de plusieurs animaux que j'aimais. Je suis devenue très sensible à cause animale et végane par la suite... Quoi qu'il en soit certainement que les divers chocs psychologiques du cours de ma vie ont attisé ma prudence à cet égard. Par ailleurs sur ce sujet je peux aussi évoquer par exemple, le fait que mon père a vécu d'importants traumatismes au cours de son adolescence, et qu'il existe potentiellement (ça a peut-être déjà été évoqué ici) le traumatisme transgénérationnel...
  3. Je n'ai pas de souci avec l'idée d'un contrôle de soi en séduction, garder, cultiver, un certain contrôle de soi est d'ailleurs plutôt positif, voire nécessaire, dans une juste mesure, y compris par anticipation, et y compris pour valoriser sa relation de couple. (En revanche attention à mon avis à ne pas confondre séduction réelle, et vidéos niaises vantant des techniques de séduction douteuses par exemple...) Ceci dit, peut-être involontairement, tu as paradoxalement évoqué l'un des divers conseils de séduction amoureuse couramment véhiculé sur Internet, "rester soi-même", "rester naturel". (Sachant qu'on peut effectivement à la fois séduire et rester soi-même, à condition évidemment que ce soi-même soit "à la hauteur" de ce qui peut plaire, et heureusement c'est souvent possible...) Mais être soi-même n'est pas qu'être spontané, on peut aussi être soi-même et réfléchi, préparé, à la fois (dans un certain contrôle donc), même s'il faut bien sûr également pouvoir laisser assez de place à l'improvisation... Pour plaisanter, j'illustre:
  4. sirielle

    L'esprit de contradiction

    Si j'ai évoqué l'aspect pathologique même si tu n'en avais pas parlé, c'était pour souligner qu'un esprit de contradiction qui serait totalement indépendant du contexte serait pathologique, car trop illimité et incontrôlé, en quelque sorte. Un esprit de contradiction sain, ne s'exerce pas en toute circonstance.
  5. sirielle

    L'esprit de contradiction

    L'esprit de contradiction peut en tout cas couramment (bien que pas toujours cependant), certes, viser davantage implicitement à briser la confiance en soi, l'aplomb, de l'interlocuteur, qu'à défendre sincèrement les valeurs que ses contradictions prétextent. Et la psychologie inversée n'est efficace que de manière très limitée, de plus elle a des inconvénients, comme de se résigner à représenter une opinion à laquelle on n'adhère pas réellement par exemple.
  6. Que des hommes puissent porter une barbe (ce qui est relativement naturel, d'autant plus que le rasage du visage peut comporter certains inconvénients) avec une coupe de cheveux courte (ce qui comporte certains avantages en fonction de ce que l'on recherche, un côté pratique par exemple...) reste une liberté, mais bien d'autres styles existent. Ce type de coiffure par exemple est à la mode aussi: Et de même pour les femmes, les cheveux longs sont à la mode aussi pour leur côté naturel et pratique, mais bien des femmes ont des coupes de cheveux plus courtes, pour diverses raisons, esthétiques ou autres... (En revanche le défrisage peut représenter un problème en raison des risques, de cancer entre autres, et des préjugés racistes que cela peut supposer.) Les hommes portent un peu moins facilement les cheveux longs en raison entre autres de la calvitie (plus courante chez les hommes que chez les femmes), de nombreux hommes en souffrent...
  7. sirielle

    Le pardon

    Bonjour deja-utilise, (Merci de ta participation, qu'on soit d'accord ou pas sur le sujet.) A mon avis pour qu'existe l'option du pardon suite à un préjudice il faut pouvoir estimer que le coupable n'a pas besoin d'en être sanctionné, ne serait-ce que psychologiquement par un blâme, un reproche, une hostilité (même à distance) à son égard, etc... Or du point de vue du sens des responsabilités, il peut alors ne pas s'agir d'une option raisonnablement, authentiquement, envisageable, du moins tant qu'aucune peine n'a été appliquée. Et quand bien même on opterait pour l'absence totale de sanction (morale ou autre) à son encontre, notre nature pourrait s'y opposer par le sentiment d'injustice que cela provoquerait. ("Chassez le naturel il revient au galop." Horace) A ce sujet existe aussi, comme évoqué plus tôt, le pardon partiel. Par exemple en acceptant de fréquenter (de nouveau), sans aborder le sujet le "coupable", mais sans pour autant n'avoir plus aucun ressentiment par rapport à son acte, ni aucune volonté qu'il n'en éprouve des remords, une peine, d'une façon ou d'une autre, même si on ne s'y attelle pas tellement soi-même. Un peu par exemple comme en s'appuyant sur le principe évoqué auparavant par un autre participant selon lequel "La vie s'en chargera.", ce qui implique d'espérer malgré tout qu'il y ait sanction (retour de karma en quelque sorte) même si on ne s'en occupe plus soi-même, ce qui reste à mes yeux représentatif d'un ressentiment en suspens, mais dont on délègue la responsabilité.
  8. sirielle

    L'esprit de contradiction

    La psychologie inversée est une technique de manipulation utilisant l'esprit de contradiction:
  9. sirielle

    L'esprit de contradiction

    Tout esprit de contradiction n'est pas pathologique, il peut être aussi connoté positivement, dans certaines circonstances. Et l'esprit de contradiction est une tendance à contredire (parfois trop, ou pas), et non pas forcément une façon d'être exclusivement contredisante à tout moment avec tout interlocuteur. On peut l'avoir d'ailleurs plus ou moins. Et il peut être dirigé vers certains types de personnes, comme par exemple évoqué ci-après, avec des personnes "dominantes", voire "autoritaires" ou "influentes".
  10. sirielle

    L'esprit de contradiction

    Au delà d'un certain point du moins, c'est un défaut relationnel. Dans une mesure raisonnable, être à l'affut de l'éventuelle erreur ou faille, dans les mots de son interlocuteur, peut rester une démarche saine dans certaines circonstances, mais à outrance c'est un manque de respect.
  11. sirielle

    L'esprit de contradiction

    Une vision favorable à l'esprit de contradiction (y compris adulte):
  12. sirielle

    L'esprit de contradiction

    L'esprit de contradiction peut ne surgir que dans un contexte particulier, même s'il ne dépend pas de ce qui est dit, comme par exemple, lorsqu'un enfant a tendance à avoir l'esprit de contradiction avec ses parents, esprit de contradiction qu'il n'aura alors pas forcément en revanche avec ses camarades de classe. De la même façon, une personne vis-à-vis de laquelle on nourrit des préjugés négatifs ou une rivalité par exemple, peut éventuellement être ciblée par une contradiction systématique, acharnée ou exagérée, lors d'éventuels échanges, quelle que soit la teneur de ce qu'elle peut dire.
  13. sirielle

    L'esprit de contradiction

    Ce n'est pas forcément incompatible à mon avis. Ceux qui sont très attachés à la norme peuvent par exemple diaboliser les personnes s'écartant un tant soit peu de la norme, et ne leur accorder alors aucune ou quasi-aucune crédibilité, voire peuvent chercher à les stigmatiser... Lorsqu'on a l'esprit de contradiction, ça peut être dirigé exclusivement vers une personne ou une catégorie de personnes en particulier aussi, mais indépendamment de ce qu'elles peuvent dire.
  14. Avez-vous l'esprit de contradiction? Fréquentez-vous des personnes ayant l'esprit de contradiction? Comment différenciez-vous une contradiction saine, d'une tendance excessive à la contradiction? Quelles sont les causes d'une telle tendance à votre avis? Avez-vous des anecdotes à partager à ce sujet?
  15. sirielle

    Le pardon

    C'est moi qui ai pris l'initiative d'aborder ce point d'occultation en réponse, bien que ton approche est différente de la mienne, en sachant que c'était mon propre point de vue et non le tien. Car à mes yeux, occulter le ressentiment (qui est une émotion négative, donc relativement pénible à éprouver), et non pas le diaboliser radicalement, peut effectivement être entre autres nécessaire à la "santé", "ménager son moral" comme je l'ai évoqué, mettre de côté son ressentiment, en faire abstraction le temps nécessaire, voire indéfiniment. Car à mon sens pouvoir pardonner ne dépend pas que d'un choix, mais aussi de diverses conditions favorables, pouvant dépendre entre autres de l'attitude du ou des responsable.s, ces diverses conditions n'étant donc pas forcément réunissables à l'instant T qu'on le veuille ou non. Mais j'ai bien saisi que nous étions en désaccord sur le sujet. Merci quand-même pour ton avis ici quoi qu'il en soit.
  16. sirielle

    Le pardon

    Le ressentiment est à la base une émotion combative, une lutte mentale. Lutter contre les injustices, en tentant, dans la mesure du possible, d'en saisir la cause voire d'identifier le.s responsable.s, de les prévenir, d'y apporter des réparations, est une démarche naturelle, permettant éventuellement d'arriver à un apaisement (dont un pardon construit, s'il est réalisable, ce qui n'est évidemment pas toujours le cas, du moins au moment T). On en revient au principe de l'intelligence émotionnelle. (Il est important de ne pas confondre ici "composer avec ses émotions", et composer contre ses émotions, ce qui est le contraire évidemment.)
  17. sirielle

    Le pardon

    Le ressentiment ne serait qu'un vice? Diaboliser les émotions négatives conduit à une amoralité béate incohérente à mon avis. Ne vouloir ressentir aucune émotion négative est normalement censé passer par se pencher suffisamment sur ses causes et ses solutions, voire sa prévention, plutôt que par le refoulement aveugle de tout ressenti négatif, qui peut s'avérer contre-productif, par l'aggravation de la situation par exemple. Occulter son ressentiment pour avancer, voire pour ménager son moral, peut s'avérer couramment nécessaire, mais occulter son ressentiment n'est pas réellement pardonner.
  18. sirielle

    Le pardon

    Infliger éventuellement une peine, une sanction, suite à un préjudice, reste, dans les limites de ce que le droit autorise bien entendu, socialement admis. En usant du principe de réparation morale officielle ou officieuse par exemple, nuançable en fonction des circonstances.
  19. sirielle

    Le pardon

    On peut aussi considérer l'aspect utile du ressentiment, du besoin de tenter de régler, à la hauteur du préjudice commis, "ses comptes", dans la mesure du possible, pour arriver à une éventuelle entente, à une conciliation, puisque nous restons des individus sociaux malgré les éventuels conflits. Les émotions tendent à nous orienter vers la satisfaction de nos besoins, y compris sociaux donc, si on les interprète correctement (bien que les besoins sont parfois difficiles à satisfaire, voire à cibler, j'en ai conscience). La justice et le système judiciaire social ou communautaire, sont deux concepts différents dans l'absolu même si le second est censé découler de la notion première:
  20. sirielle

    Le pardon

    Effectivement, le pardon peut être aussi éventuellement envisageable sous une forme partielle et non totale pour un acte. Le pardon n'est-il vraiment qu'une question de choix? Ne relève-t-il pas aussi d'un mécanisme émotionnel et psychologique plus ou moins inhérent à la nature humaine, relatif à une injustice, un préjudice, subi.e.s? Dans le cadre des instincts défensif et social par exemple.
  21. sirielle

    Le pardon

    La justice d'un point de vue philosophique, mais pas seulement, n'est pas que dans la "condamnation".
  22. sirielle

    Le pardon

    Bonjour deja-utilise, C'est dommage, j'aurais aimé que nous ayons été raccords... A mon sens le pardon légitime dépend clairement de ce que demande la justice. Le pardon est bien censé être une question de justice, et non une fuite de son émotivité, de ce que l'on ressent, un besoin d'oublier, qui n'est pas un véritable pardon...
  23. sirielle

    Le pardon

    Gare à la paranoïa quand-même. On n'est pas sur TikTok....
  24. sirielle

    Le pardon

    Cela fait une grande différence le pardon à soi ou le pardon à autrui?
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