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sirielle

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Tout ce qui a été posté par sirielle

  1. La différence entre vos propos et les miens bien que nous condamnions toutes les deux la violence c'est que vous vous mettez dans une position moralisatrice, or je n'ai pas besoin qu'on m'explique comment on doit agir par amour. Le fait est que certains répondent bêtement à leurs sentiments. Si je vous explique qu'un homme écrit des lettres pour que la femme qu'il aime soit toujours auprès de lui vous me concèderiez je suppose qu'il est question de servir l'amour qu'il ressent, mais si je vous explique qu'un homme frappe une femme pour que cette femme qu'il aime soit toujours auprès de lui, vous ne voulez pas admettre que le mobile est autant amoureux seulement parce que vous condamnez cet acte. Mais moi aussi je le condamne, mais j'ai quand même conscience de ses motivations amoureuses malgré sa bêtise. Agir par amour est différent d'agir au mieux par amour ou de savoir agir par amour. Tout comme une mère très aimante peut être étouffante par amour alors que si elle savait bien servir cet amour elle agirait autrement.
  2. Donc si selon vous il agit principalement sous l'effet de la peur c'est que vous croyez qu'il voue son comportement violent à sa sécurité car c'est le principe de la peur. Ce peut être la motivation de certaines violences mais ça ne caractérise pas vraiment les exemples que j'ai donnés.
  3. J'ai donné plusieurs exemples mais vous ne voulez simplement pas l'admettre. Une personne qui en frappe une autre pour pouvoir la garder le plus longtemps possible à ses côtés peut très bien le faire par amour. Son acte ne donne pas directement d'amour à l'autre, au contraire, mais est censé servir l'amour qu'elle ressent pour sa victime. Si vous ne réussissez pas à comprendre ça, c'est par mauvaise foi. Tout comme beaucoup d'hommes violents harcèlent leurs conjointes parfois pendant des années après la séparation pour tenter de les reconquérir, parce qu'ils sont prêts à tout pour servir leurs sentiments amoureux au risque de provoquer l'effet inverse de celui désiré. Vous pouvez répéter inlassablement que ce n'est pas de l'amour parce que ça ne colle pas avec votre propre conception de ce qu'on doit faire par amour, ça n'empêche pas que les personnes violentes peuvent exprimer leur amour par la violence et la contrainte si celui-ci est rejeté. (Et ça ne veut pas dire que ça représente l'ensemble de la violence conjugale mais une part importante. Ni que cette violence en est pour autant admirable ou innocente, bien sûr que non.)
  4. Pour moi vous jouez avec les mots pour en arriver aux conclusions que vous voulez. C'est un peu à mon avis comme si vous prétendiez que l'acte d'un détenu violent qui tue un policier pour sa liberté n'est pas un acte de libération mais un acte d'emprisonnement de sa conscience. Et Crabe_fantome pourrait prétendre qu'il n'agit pas pour sa liberté mais par peur de la prison. Seulement parce que vous refusez d'associer l'amour à la violence comme vous pourriez refuser d'associer la liberté à la violence vous prenez des chemins détournés. Mais en réalité deux concepts très différents l'un de l'autre et contradictoires peuvent s'associer quand il s'agit de décrire à la fois un acte et ses motivations, même s'ils sont partiellement incompatibles.
  5. Tu déformes mes propos grossièrement, pourtant il me semble que j'ai pas mal développé. Ce précieux amour est associé à tout un tas de crimes sordides pour résumer, force est de constater que je n'adhère pas à toutes tes illusions.
  6. Et bien nous n'avons pas la même compréhension des évènements ni les mêmes raisonnements. Quoi qu'il en soit nous condamnons la violence conjugale quel que soit son degré.
  7. Cette reconnaissance sociale ne concerne pas que les lois (françaises ou autres), elle est couramment admise, même dans les tribunaux, même si elle ne constitue plus légalement une circonstance atténuante en France, fort heureusement.
  8. Tout crime a son mobile. Par exemple il est possible de faire un braquage à main armé pour accéder à une certaine richesse. Ce qui ne signifie pas que braquer équivaut à être à l'abri du besoin ni que c'est faire l'apologie du braquage. Ou encore il est possible de rouler à tombeau ouvert avec comme objectif de gagner du temps, ce qui n'équivaut pas à dire que les excès de vitesse sont magiques. De la même manière il est possible d'être violent pour l'amour d'une personne, ce qui n'équivaut pas à dire que c'est bien, loin de là. Connaître le mobile permet de mieux gérer le problème même si ça ne justifie jamais le crime.
  9. Non, car reconnaître l'existence des crimes passionnels n'oblige en aucun cas à considérer que c'est une circonstance atténuante, ce qui explique la modification judiciaire française qui considère comme aggravant le contexte conjugal. Et cette sorte de crime est actuellement généralement reconnue socialement, avant tout par soucis d'expliquer le crime, pas de l'excuser.
  10. Mais reconnaître que l'amour est parfois le mobile de la violence n'est absolument pas la cautionner. Encore une fois l'existence fréquente de crimes passionnels est couramment reconnue socialement quel que soit le nombre que vous soyez sur ce sujet à le contester. Cela ne les rend pas pour autant aussi beaux que ce que vous tentez d'insinuer, très loin de là.
  11. Je connais très bien le problème donc je participe mais je ne cherche à convaincre exagérément personne car libre à vous d'avoir votre propre opinion. Quant à moi, je ne me permettrais pas d'écrire quelque chose dont je ne suis pas sûre donc si ce que je peux savoir vous est utile tant mieux, sinon, j'ai quoi qu'il en soit la conscience tranquille par rapport à ce que j'avance et merci pour cette conversation. Et évidemment en aucun cas je ne fais l'apologie de la violence, je la condamne, ainsi que ceux qui en usent, et j'en connais certaines de ses causes. Savoir bien l'expliquer permet de mieux y faire face le cas échéant.
  12. Je trouve aussi important de pouvoir évoquer les problèmes graves en tenant compte de ses nuances pour mieux en discuter. La diabolisation a souvent l'effet inverse de celui escompté, entretient l'incompréhension et déforme la part de réalité qui est pourtant déjà sordide et qui n'a pas besoin de cette déformation pour être proscrite. Merci à toi aussi.
  13. Mais être violent par amour ne signifie pas que la violence est de l'amour mais qu'elle est censée le servir. "Je t'aime tellement que je refuse de m'éloigner de toi même si toi tu le veux." "Je veux t'empêcher de me quitter parce que tu es si important pour moi que je suis prêt à tout pour te retenir." "Je veux que tu ne sois qu'à moi car c'est mon rêve depuis que je t'ai rencontré et jamais je ne l'abandonnerai tant que je vivrai." C'est une forme de violence mêlée à l'amour. Toutes ces phrases peuvent être dites tout en serrant violemment les bras d'une personne de façon à ce qu'elle ne puisse pas s'enfuir.
  14. C'est l'aveuglement relatif à l'aspect dramatique du problème.
  15. L'amour est un terme très vaste, ce n'est pas qu'un concept romantique. Si on aime faire du sport, c'est une forme d'amour pour cette activité. Si on aime être avec quelqu'un et l'avoir exclusivement pour soi, c'est une forme d'amour pour cette personne. Si on a une attirance physique pour une personne, c'est aussi une forme d'amour. Il n'y a pas que l'amour avec un grand A, il y a l'amour simple, basique, très commun.
  16. Par exemple une personne qui frappe son conjoint pour l'empêcher de la quitter. Ce dernier tente de partir mais l'autre le frappe pour le persuader de rester en le terrorisant parce que se séparer de celui qu'elle aime est inadmissible pour elle. Ou encore une personne qui frappe son conjoint pour que celui-ci n'ose plus s'intéresser à d'autres personnes qu'elle, et qu'elle puisse ainsi se l'accaparer. Ou encore une personne qui frappe son conjoint parce que celui-ci lui plait et qu'il veut avoir une relation sexuelle. Les viols conjugaux de ce type sont courants. Evidemment, il ne s'agit pas que d'amour, mais ce qui motive ces gestes peut-être souvent avant tout la possessivité amoureuse.
  17. La violence n'est pas toujours haineuse bien qu'elle soit blessante. Une séquestration par exemple est une violence qui peut n'être pas haineuse. Un viol peut être une violence qui n'est pas haineuse. Un harcèlement peut ne pas être haineux. Une contrainte physique peut ne pas être haineuse. etc...
  18. Encore une fois tous les cas de violences conjugales ne sont pas systématiquement motivés par l'amour bien que ce soit fréquemment le cas. Et souvent les sentiments sont mêlés, il ne s'agit pas que d'amour évidemment, c'est ce qui explique qu'il est parfois soit aveuglant, soit éclipsé. De plus chaque sentiment est plus ou moins présent.
  19. En réalité la plupart des victimes ne restent pas auprès de leur bourreau par volonté. C'est d'ailleurs souvent celles qui veulent une séparation, un éloignement ou qui ont quitté leur conjoint qui sont victimes. Quant à celles qui pardonnent, ce n'est certainement pas pour la beauté du geste même si celui-ci est motivé par de l'amour.
  20. Le principal pour les victimes n'est pas de savoir s'il s'agit ou non d'amour, mais de se libérer des maltraitances, quel que soit ce qui les motive.
  21. Les victimes ne pensent pas forcément qu'il s'agit d'amour, généralement elles sont surtout prisonnières, entre autres de menaces et d'isolement contraint par cet amour étouffant et violent.
  22. L'un n'empêche pas l'autre, c'est à la fois un acte de frustration, de jalousie, de chantage et d'amour. Mais s'il veut que sa mère s'occupe de lui et pas d'un autre, c'est parce qu'il aime sa mère et que son amour est égocentrique, il ne connaît pas l'altruisme, ou pas suffisamment.
  23. Pourquoi voudrait on posséder ce qu'on n'aime pas à votre avis?
  24. C'est parce que vous ne connaissez pas vraiment le problème que vous n'en avez pas conscience.
  25. Ce n'est pas vraiment transformer l'autre, c'est plus l'avoir en sa possession à tout prix.
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