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sirielle

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Tout ce qui a été posté par sirielle

  1. Le culte de la médiocrité est souvent une façade illusoire, l'expression maladroite d'un appel à la tolérance, au respect, à l'humilité et à la considération. Parfois aussi un défaitisme lié aux normes sociales par soucis de modérer l'espoir et d'encourager l'adaptabilité. L'égocentrisme dans le domaine de la réussite (vouloir être le meilleur) appartient lui aussi au culte de la médiocrité. Il est d'ailleurs possible d'être le meilleur tout en étant médiocre. L'ambition véritablement admirable, et mettant la barre bien plus haut consistant à viser la réussite collective à travers la sienne propre.
  2. sirielle

    Choisir d'être en echec

    Sauf qu'un caillou peut effectivement être considéré comme seulement positif, une blessure en revanche par exemple, ne le peut pas. "Normalement" on peut autant apprendre du négatif que du positif car l'apprentissage n'est pas ce dont il s'inspire.
  3. sirielle

    Choisir d'être en echec

    L'utilité de ses tentatives font que celles-ci n'étaient pas que des échecs, comme toute expérience, même négative, peut être enrichissante lorsqu'on réussit à en tirer profit. Cependant chaque essai à réussir dont l'objectif n'était finalement pas atteint était bel et bien un échec de ce même objectif.
  4. sirielle

    Choisir d'être en echec

    L'échec ne dépend pas forcément de la volonté, il dépend avant tout de l'objectif, qu'il soit ou non conscient. C'est la quantité de la vie qui dépend de sa durée, pas sa qualité. En revanche la durée de la vie peut dépendre de sa qualité, mais le principal concerné n'en est pas le seul responsable.
  5. sirielle

    Choisir d'être en echec

    Réussites et échecs n'appartiennent pas qu'à l'imagination ou l'intellect humain. Tous les êtres vivants en dépendent. La nature ne se "contrefiche" certainement pas de ses échecs et réussites puisqu'elle évolue et s'adapte en fonction de ceux-ci. Au sujet de Nietzsche, cela confirme que lutter contre la maladie, et donc l'échec objectif, contribue à la santé mentale appartenant entre autres (dont la santé physique) aux objectifs communs.
  6. sirielle

    Choisir d'être en echec

    Certains idéaux, besoins et objectifs sont naturellement présents, qu'on le veuille ou non, comme la santé, la justice, la nutrition, la sécurité, le sommeil, la survie, etc... Donc lorsque ceux-ci ne sont pas suffisamment atteints, la nature (dont nous sommes un composant) est en échec. La famine est donc un échec au point de vue nutritionnel, l'accident est un échec au point de vue sécurité, l'idiotie est un échec au point de vue intelligence, etc... Et ce, que l'on tente individuellement ou pas d'atteindre les objectifs que la nature nous impose. La négligence pouvant conduire elle aussi à l'échec. Si l'on réussit à ne pas atteindre les objectifs dont on dépend, on réussit à être en échec. La réussite subjective ne garantit donc pas l'absence d'échec objectif et inversement l'échec subjectif ne garantit pas l'absence de réussite objective. Car les notions d'échec et de réussite ne dépendent pas forcément de la volonté subjective. Mais la volonté et les choix subjectifs peuvent contribuer aussi aux réussites objectives.
  7. sirielle

    Choisir d'être en echec

    La notion d'échec peut aussi être objective. La maladie est objectivement un échec au point de vue santé par exemple.
  8. sirielle

    Choisir d'être en echec

    Il est tout de même possible de juger de la force et de la faiblesse des individus, bien que ces jugements peuvent n'être valables que temporairement. Ainsi que de considérer humblement les faiblesses d'autrui et ses propres forces. L'argent aussi d'ailleurs, qui ne dépend ni de la corruption ou de la malhonnêteté, voire de l'iniquité, ni de l'inconscience.
  9. sirielle

    Choisir d'être en echec

    Tu te trompes. Le célibat n'est pas forcément considéré comme un échec, d'abord parce qu'il est possible d'être à la fois en couple et célibataire, et ensuite parce que des périodes modérées de célibat entre chaque histoire de couple sont plus ou moins parfois nécessaires, ce qui est reconnu socialement. Quant aux gamers, dans la mesure de la modération, ce n'est pas considéré non plus comme un échec socialement. Une part professionnelle de la société contribue d'ailleurs à développer le secteur des jeux vidéos, en toute légalité évidemment.
  10. sirielle

    Choisir d'être en echec

    Un inconvénient peut être un choix indirect malgré la volonté.
  11. sirielle

    Choisir d'être en echec

    Il faut suivre. Tu considérais auparavant que la notion de choix indirect était impossible en raison de la volonté. Or il est possible de choisir une possibilité ayant des inconvénients, et donc de choisir indirectement ces inconvénients lorsqu'on est conscient de leur existence. C'est à dire qu'on ne choisit pas ces inconvénients parce qu'on les aime, mais parce qu'ils sont liés au choix général et sont une condition au choix direct. Ces inconvénients font partie du choix, même si c'est indirect.
  12. sirielle

    Choisir d'être en echec

    Il est possible de faire un choix entre plusieurs possibilités imparfaites et insatisfaisantes. La notion de volonté dans le cadre d'une telle préférence se limite au "moins pire". Le choix dans ce cas n'est pas voulu en tant qu'idéal mais en tant que "faute de mieux" car il a des inconvénients. Il s'agit tout de même d'un choix car il n'est qu'optionnel, rien n'y oblige totalement, il existe d'autres alternatives.
  13. sirielle

    Choisir d'être en echec

    Pas forcément. Le choix consiste plutôt à adopter une option plutôt qu'une autre, il s'agit donc d'une préférence.
  14. sirielle

    Choisir d'être en echec

    Un choix indirect dans le cas de l'"échec" consiste à tolérer la conséquence néfaste d'un autre choix, ou le sacrifice qui en dépend. Par exemple le choix d'une alimentation laxiste peut provoquer un surpoids même si ce n'est pas l'objectif. Choisir quand même cette alimentation en connaissance de cause revient à faire le choix indirect du surpoids.
  15. sirielle

    Choisir d'être en echec

    A mon avis ce que tu évoques s'apparente bien plus à des sacrifices ou à des conséquences liées à des choix qu'à des choix directs sauf le célibat car le mariage n'est pas une valeur commune à tous contrairement à la santé, la richesse (en sachant qu'elle ne se cantonne pas forcément au matériel) ou à la moralité dans le sens noble du terme.
  16. sirielle

    L'art de discuter.

    Je n'ai jamais demandé à savoir ce que tu penses de moi. Après il ne faut pas que tu t'étonnes si je te réponds. Si tu me trouves trop compliquée, ne me lis pas un point c'est tout, ne te prends pas la tête, mais ne viens pas me chercher. De toute façon il n'y a aucune raison à ce qu'on soit en conflit, on ne se connaît d'ailleurs quasiment pas. Ok, restons en là si tu veux, pas de problème.
  17. sirielle

    L'art de discuter.

    En tout cas c'est moi au départ qui suis directement beaucoup critiquée sur ma manière de m'exprimer dont sur le niveau de langage ici. Or j'ai peu fait d'études officiellement (par choix). Et si j'utilise parfois un langage soutenu, c'est que je pense qu'il a son utilité (y compris hors cadre professionnel), au même titre que le langage courant et le langage familier, et qu'il est accessible quel que soit le niveau d'instruction. Ce n'est pas pour moi une fierté, ni une parade, loin de là, j'aime autant ces trois niveaux de langage que je tente d'adapter aux circonstances mais que j'emploie souvent spontanément. J'estime d'ailleurs ne pas avoir à prouver ou afficher mon niveau de culture et de connaissance (y compris dans le domaine de la familiarité par exemple). J'ai suffisamment d'amour propre pour avoir confiance en moi. Je n'ai donc pas à rechercher absolument l'admiration des autres pour ça. J'essaie avant tout d'être compréhensible, utile, concise et respectueuse. Et je m'adresse ici à des gens que je ne connais pas, ce qui m'incite à une certaine prudence dans ma façon de m'exprimer. Je ne pense pas que ce que j'écris soit très compliqué ni accessible qu'à une part infime de la population bien que je sois d'accord pour penser que la simplicité est une qualité importante qu'il ne faut pas négliger. Je ne peux pas cependant complètement modifier mon mode de pensée et le vocabulaire que j'emploie habituellement dans certaines circonstances pour un forum mais je tiens compte des critiques. Il ne faut quand même pas aller jusqu'à être insultant avec moi, or l'insulte n'est pas que grossièreté. Une critique excessive ou déplacée peut être insultante. Et je ne m'adresse pas à Yokkie puisqu'elle m'a fait savoir à plusieurs reprises qu'elle ne me supportait pas mais je la trouve insultante à mon égard. Ce n'est d'ailleurs pas la seule et le langage soutenu me permet entre autres de garder une certaine distance avec les personnes qui me manquent de respect.
  18. sirielle

    L'art de discuter.

    Franchement c'est de l'acharnement et de l'impolitesse alors que je ne t'ai fait aucun tort. Et j'ai toujours pris la peine de répondre à tes réflexions simplement et poliment après t'avoir lue avec attention.
  19. sirielle

    L'art de discuter.

    (Merci pour la critique positive) C'est aussi un peu ce que j'expliquais à Yokkie en écrivant que la simplicité s'apprend, qu'elle peut se développer grâce à la culture et donc aux études. Plus on a du vocabulaire, les mots qu'il faut, moins on en a besoin en quantité pour exprimer ses idées précisément.
  20. sirielle

    L'art de discuter.

    Oui mais bon, il ne faut pas exagérer, je n'utilise pas des mots "qu'on ne peut pas comprendre". En plus comme je l'ai déjà précisé je fais des efforts dans le sens de la simplicité, même si certains considèrent que ce n'est pas suffisant. Je fais de mon mieux. Personnellement bien que je tienne compte de ces critiques à mon égard, je les trouve parfois un peu sévères et excessives. Je ne crois pas être réellement en faute. Pour comprendre quelqu'un il faut le vouloir au moins un peu aussi.Or je sais bien que si certains ne me comprennent pas c'est entre autre parce qu'ils ne s'intéressent pas vraiment à ce que j'écris tout simplement. C'est d'ailleurs leur droit.
  21. sirielle

    L'art de discuter.

    La simplicité fait partie de ce qui s'apprend aussi dans le domaine de l'écriture ou de l'expression en général. Ce n'est pas qu'inné ou naturel.
  22. sirielle

    L'art de discuter.

    Simplicité n'est pas forcément spontanéité, elle peut être réfléchie. Je m'exprime du mieux que je peux d'après mes connaissances. Peut-être que si j'avais fait de plus longues études dans ce domaine vous apprécieriez davantage de communiquer avec moi. Mais je fais avec ce que j'ai et généralement on ne me critique pas particulièrement à ce sujet. Pourtant j'évolue dans toutes sortes de milieux. Et on me dit plutôt que je m'exprime bien d'habitude. A propos du "niveau de l'autre" je pense que je n'utilise pas personnellement un vocabulaire très scientifique ou rare, loin de là.
  23. sirielle

    L'art de discuter.

    ("Heureux les simples d'esprit car le royaume des cieux leur appartient.") La simplicité est effectivement importante pour la clarté et la compréhension, mais un vocabulaire soutenu ou un peu recherché est justement une simplification s'il correspond davantage que des mots plus courants ou familiers au sens qu'on veut donner au texte, et pas forcément une pédanterie. Et je ne crois pas personnellement que vouloir "maîtriser ses mots" pour valoriser son texte ait comme effet dans l'absolu de censurer les gens s'exprimant différemment. Chacun s'exprime partiellement différemment, et ça peut être considéré comme une richesse malgré les limites à ne pas dépasser.
  24. sirielle

    L'art de discuter.

    Selon toi compliquer son expression par plaisir de s'écouter parler, c'est bien ça?
  25. sirielle

    L'art de discuter.

    Quoi que t'en penses et quoi que t'insinues moi aussi j'essaie de m'exprimer le plus simplement possible. Mais heureuse de savoir que tu es content de toi en revanche, à défaut de l'être de nous ou de moi.
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