Aller au contenu

sirielle

Membre
  • Compteur de contenus

    9 824
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par sirielle

  1. Ah, les conjoints ne violentent que par peur, une énième fois. Amusant. Tu ne sais vraiment pas de qui tu parles dans l'ensemble. Je t'assure que beaucoup sont à des kilomètres de ressembler aux portraits que tu en fais.
  2. Oui, par exemple, bien qu'une violence ayant un mobile n'est pas forcément "froide". Par exemple si tu plaques quelqu'un pour l'empêcher de sortir, le mobile est clair, le geste peut être spontané mais avoir un but quand même. Tous les actes ont des mobiles, parfois même plus ou moins inconscients. Une personne amoureuse n'est pas forcément perpétuellement dans la démonstration amoureuse et son amour ne garantit pas qu'elle agisse toujours bien avec son conjoint car pour agir respectueusement il ne suffit pas d'aimer il faut savoir le faire et en être capable dans n'importe quel contexte.
  3. Je ne pense pas que je m'égare. Tu prenais toi même précédemment comme exemple la violence entre automobilistes. La violence conjugale peut avoir les mêmes explications que des violences qui ne sont pas conjugales. Et elle a aussi des mobiles. La violence conjugale peut être aussi un moyen de faire pression sur son conjoint. A mon avis la jalousie pose toujours problème, même quand elle n'est qu'intériorisée, au moins à celui qui la ressent.
  4. Oui tu t'es emmêlé les pinceaux. Donc selon toi les tortures visant à soutirer des informations n'ont jamais existées? Le terrorisme n'a jamais eu de revendication? Les guerres n'ont jamais d'objectif? Les violences liées au vol n'ont aucune motivation? Les viols non plus? La violence n'a jamais été un moyen de pression? La peur, l'angoisse, la peur, l'angoisse et c'est tout? Mais un jaloux n'importune pas forcément son conjoint, il peut aussi ne pas lui exprimer sa jalousie, ou même quitter directement l'autre sans exiger rien de lui par exemple. On peut comprendre aussi qu'il puisse vouloir tenter un accord. Un jaloux n'est pas non plus forcément paranoïaque ou harcelant. Pour certaines personnes l'exclusivité est une condition au couple qu'ils s'emploient à vérifier autant qu'ils le jugent nécessaire, ce qui ne prouve pas toujours qu'ils tiennent beaucoup à leur couple mais plutôt dans l'excès qu'ils ont la phobie de la tromperie.
  5. Mais une raison peut être l'objectif du crime, sa motivation, commettre un crime pour les avantages que ça peut procurer à son coupable.
  6. Un mobile pousse à agir vers un but. Dans toute enquête est cherchée la raison pour laquelle est commis le crime, et donc l'objectif visé. Le mobile a un sens. Il tend à connaître ce qui explique le crime, l'intérêt du crime pour son coupable, ce qui motive son geste.
  7. Je n'ai jamais prétendu que la violence répondait à un objectif. Tu n'avais donc pas à me faire comprendre le contraire. Tu t'emmêles les pinceaux. Mais désolée, j'avais effacé mes "applaudissements" avant d'avoir lu ta réponse, ça ne représentait pas suffisamment bien mon ressenti. Merci quand même pour cette conversation, d'y avoir consacré du temps
  8. Libre à toi d'avoir ton opinion à ce sujet. Etre violent c'est méchant, c'est bête et c'est mal. Et être en couple c'est pour le plaisir désintéressé... Je constate que tu pousses le raisonnement loin. Mais pourras-tu le rattraper?
  9. Ah bon parce que poser une question signifie forcément qu'on est coincé? Drôle de réflexion pour une animatrice de discussions. En réalité c'était pour lui expliquer qu'on trouve le mobile en sachant ce qu'aimerait obtenir le coupable à travers son geste, pas en décrivant ses sensations. Si j'ai peur je me protège, je ne considère en aucun cas que ma peur puisse être responsable de mes erreurs. Si j'ai mal je me soigne, ma douleur n'est pas la responsable de mes actes. Elles ne décident de rien. Elles représentent seulement mon ressenti et donc les circonstances de la violence. Ces sensations n'obligent pas à agir violemment. Tout comme l'amour n'est pas le responsable, mais lui peut être le mobile comme c'est souvent le cas. Pas la peur ni la douleur en revanche, mais la sécurité et le bien-être aussi. Car un mobile est censé être attirant, séduisant, ce n'est pas une sensation douloureuse. Un mobile c'est un objectif. Même si les moyens employés pour l'atteindre sont vils à tort, il représente lui un rêve, voire un idéal, ce que l'on cherche désespérément ou à tout prix à atteindre.
  10. Au-delà des parce-que, pour obtenir quoi à ton avis un conjoint frappe sa femme si elle souhaite le quitter?
  11. Mais la peur n'est jamais un vrai mobile, à la rigueur ça peut être un élément déclenchant parmi d'autres servant le mobile. Mais j'évoquais en priorité le mobile. Si tu penses que les conjoints violents maltraitent souvent et avant tout pour ne pas avoir peur, tu te trompes lourdement.
  12. Mais il devrait t'être possible d'imaginer que je n'ai pas peur de rater ce spectacle mais que je ne le veux tout simplement pas. Si je ne le veux pas c'est avant tout parce que j'aime ce chanteur, et pas parce que je frissonne d'effroi à l'idée de ne pas le voir. Et si je ne grille pas de feux rouges les autres jours c'est parce que je ne prendrais pas ce risque inutilement, je le fais seulement pour arriver à l'heure à son spectacle et le voir en entier.
  13. Si tu ne comprends pas, tant pis, ce n'est pas dramatique. Ce n'est pas l'amour qui a une responsabilité concernant les violences, c'est celui qui violente en son nom et pour lui. Et ça ne signifie pas pour autant que toutes les violences ont pour mobile l'amour mais c'est fréquent concernant les violences conjugales. En prenant un exemple non conjugal au sujet de la responsabilité. Si j'adore un chanteur et que je décide pour pouvoir assister à son spectacle de griller des feux rouges et de frauder l'entrée. Mon amour pour ce chanteur n'est pas le responsable de mes actes, mais il est mon mobile. C'est par amour pour le chanteur et son spectacle que j'agis. Si je ne les appréciais pas je n'agirais pas ainsi même si j'aurais pu réagir autrement et plus raisonnablement à ce sentiment. Bien que je puisse avoir peur de rater le spectacle et d'être désœuvré ce n'est pas ce qui me motive principalement, ce ne sont que des sentiments qui s'ajoutent à ma volonté de voir ce spectacle auquel je tiens. Et pourtant en grillant des feux rouges je deviens un danger public et en fraudant je le vole. Mais c'est le seul moyen ou le plus satisfaisant à mes yeux que j'ai trouvé pour assister au spectacle. Tu pourrais me dire qu'en fait je n'aime pas ce chanteur en réalité puisque je le vole et d'autres se seraient abstenus au nom de ce même amour. Mais ces infractions et ce vol ne représentent pas vraiment mon amour pour lui, ils sont censés en revanche contribuer à m'en faire profiter au prix de ce sacrifice dont il pâtira pourtant. Bien que ce soit le mobile ce n'est pas l'amour qui est à condamner mais ce que j'ai fait au nom de mon amour, bien que ces actes ne ressemblent pas à de l'amour.
  14. On peut effectivement avoir à gérer ses réactions aux sentiments et émotions mais il était question de gérer ses sentiments par des comportements. Comme on gère l'argent. On peut agir sur ses sentiments et agir en fonction de ses sentiments. Le dysfonctionnement dans la gestion d'un sentiment ne provient pas que de troubles de la personnalité, il peut provenir aussi de l'intensité du sentiment, de son importance et du contexte personnel et environnemental. Il est plus difficile de gérer ses sentiments par exemple s'ils sont traumatisants, confus ou envahissants, si on est affaibli, malade, indisponible ou surmené.
  15. Notre comportement dépend entre autres de nos sentiments et de notre conscience mais ceux-ci ne le dictent pas totalement, il dépend aussi de notre libre arbitre et du contexte environnemental. Si je développe un sentiment amoureux je peux choisir de le réfréner ou de le faire croitre, de le servir de différentes façons ou de le refouler en fonction de mon libre arbitre associé à ma conscience et à l'influence environnementale.
  16. Un sentiment peut se moduler consciemment, il est le prolongement du ressenti et de l'émotion, leur perception cognitive. A partir d'un ressenti amoureux je peux moduler des sentiments positifs, négatifs ou les deux selon ma personnalité et la maîtrise que j'ai de mes sentiments et de mes émotions. Le sentiment amoureux n'inclut heureusement pas nécessairement la violence mais celle-ci peut s'y greffer selon la personnalité de celui qui est amoureux.
  17. Des divergences, en ne se connaissant quasiment pas, on en a déjà eu de nombreuses même si ça ne nous empêche pas de pouvoir discuter. Par contre encore une fois mes propos sont déformés: je ne prétends pas que la violence fait partie de l'amour, ça peut en être plutôt une déviance, mais que l'amour peut être le mobile de la violence, ce qui est différent. Je crois que quelqu'un d'amoureux peut devenir violent s'il gère mal ses sentiments amoureux et qu'il y est trop attaché, voire qu'il en abuse, par fanatisme amoureux.
  18. Il ne faut pas confondre amour, couple et mariage, ce sont des notions différentes bien qu'elles soient liées. La formation d'un couple ou d'un mariage ne sécurise pas forcément, ça peut même insécuriser effectivement. C'est pourquoi je précisais auparavant qu'il est important de favoriser l'autonomie individuelle. Mais l'amour peut sécuriser, surtout s'il est bien exprimé. Il est possible d'avoir un certain contrôle sur une personne, d'être son garde-fou par exemple réciproquement avec accord mutuel implicite, mais ce n'est pas l'intérêt principal d'une liaison et il ne faut pas en abuser. D'après moi expérimenter une liaison n'est pas prendre le risque de souffrir de la rupture, c'est mettre en péril cette liaison qui l'est. Et être trop chaste est risqué aussi.
  19. En réalité il est naturel de pouvoir souhaiter et s'assurer que ce qu'on aime soit en sécurité, y compris s'il s'agit d'une relation conjugale à laquelle on tient par amour.
  20. La peur est une réaction naturelle de confrontation à l'insécurité, elle est censée elle aussi servir l'amour à travers la sécurité, provoquer un comportement sécurisant.
  21. S'il a seulement peur de se retrouver seul il peut toujours se trouver un colocataire ou aller dans un lieu public, rien ne l'oblige à s'attacher particulièrement à une personne. Considérer quelqu'un comme "l'objet de ses plaisirs", c'est l'aimer d'une certaine façon, ce n'est pas le haïr ni le mépriser ni y être indifférent. Quant à souffrir d'un deuil douloureux, là encore il ne peut être provoqué que par la perte de l'objet de son amour. Qu'il y ait dans le mobile la peur de perdre une personne aimée, n'empêche pas que cette peur exprime la valeur que l'on place dans cet amour et dans cette relation aimée. Il faut demander à Xor.
  22. C'est votre approche du concept, mais généralement les gens amoureux le sont parce qu'ils aiment la personne dont ils sont amoureux et éprouvent du désir physique pour elle.
  23. La racine du mot amoureux ne vous évoque rien ou si peu? Effectivement il s'agit d'un désaccord relativement peu important.
  24. Non je ne doute pas un seul instant qu'il est question d'amour bien que différents sentiments et émotions puissent être mêlés si ce n'est qu'en revanche comme je l'ai déjà précisé il ne s'agit que d'une part, importante mais partielle, des violences conjugales. Certaines violences conjugales ne sont pas du tout motivées par l'amour ressenti pour la victime, j'en ai bien conscience. L'amour n'est pas que "vouloir le bien de l'autre", c'est aussi un ressenti et une attirance entre autres. "Vouloir le bien de l'autre" c'est plutôt de la bienveillance. Or il est possible d'être amoureux sans être bienveillant.
×