Scénon
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C'est peu ou prou la définition qu'on peut appliquer à la vraie gnose. Citons par exemple Grégoire de Nazianze: «Accordons-nous au moins pour parler d'une manière mystique [propre aux mystes, ou initiés] des choses mystiques et d'une manière sainte des choses saintes, pour ne pas jeter à des oreilles profanes ce qu'on ne doit pas livrer au public, et pour éviter que les adorateurs des divinités, les serviteurs des fables et des pratiques honteuses paraissent plus respectueux que nous, car ils donneraient leur sang plutôt que de livrer quelques mots à des non-initiés.» «Notre doctrine [...] veut être gravée sur de solides tables de pierre; elles seront gravées de chaque côté, puisque dans la Loi une partie est visible et l'autre cachée. Un côté des tables est destiné à la multitude qui reste en bas de la montagne, l'autre est destiné au petit nombre de ceux qui montent jusqu'en haut.»
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La gnose est la science de Dieu, donnée par l'Esprit Saint; mais je suis certain de l'avoir déjà définie ainsi.
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Nous sommes d'accord: ils oppose les vrais gnostiques à ceux qui se sont emparés des clefs de la gnose pour ne laisser entrer personne.
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Asseyez-vous, je vous prie, vous n'avez pas tout vu: la très catholique (sans ironie) collection Sources chrétiennes, par exemple, a publié l'ouvrage du brave moine Évagre le Pontique, intitulé Le Gnostique, où l'auteur explique comment les moines doivent s'efforcer de devenir, ni plus ni moins, des gnostiques.
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Je ne sais pas du tout, contrairement à vous, ce qu'Alain75 veut me faire croire; certainement pas que, selon l'Évangile, Jésus n'a pas dit cela, ni que ce n'est pas dit à la fin d'une parabole, puisqu'il m'a bien fallu vérifier cette citation qui me paraissait d'abord, et finalement à tort (mea maxima culpa, Alane), une plaisante invention. Qu'elle soit dite à la fin de cette parabole ne change rien à l'humeur très... euh... disons, “massacrante” de la phrase. Quant au fameux verset sur la paix que Jésus n'est pas venu apporter, oui, c'est un “classique” celui-là.
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En réalité, selon les textes fondateurs du christianisme et selon tous les philosophes chrétiens, c'est au contraire la gnose qui doit guider la foi. Toute religion a comme fondement et noyau la connaissance, par définition même. Les prophètes et les témoins, de génération en génération, sont ceux qui ont vu, entendu et touché. L'Église est faite de ceux qui croient à leur témoignage. De rien.
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Saperlotte! c'est un passage qui m'a complètement échappé dans le Nouveau Testament ! Je pensais que vous plaisantiez, mais non, pas du tout ! Merci.
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C'est comme vous voulez. Pour beaucoup de chrétiens mêmes, la gnose est universelle. En fait, c'est un peu comme si vous me disiez: parlons de la science astronomique! mais discutons-nous de la science astronomique en général, ou de l'allemande, de la française, de la russe? La science, c'est la science; ou: la gnose, c'est la gnose. Mais l'expression de cette gnose varie selon le milieu religieux dans lequel elle se manifeste. Bref, je me répète: c'est comme vous voulez.
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Vous me permettrez, je le sais, de ne pas être d'accord, fondamentalement. Vous tentez de justifier un fait, en partie, par son histoire (“Pendant des siècles, etc.”), alors que mon incompréhension porte justement sur le fait même, et sa durée n'arrange rien à mes yeux pour le justifier, que du contraire. Par ailleurs, il n'y a pas incompatibilité entre gnose et foi: pas de gnose sans foi préalable. Enfin, la gnose EST élitiste, bien évidemment. Tout le monde n'a pas la foi, encore moins de monde hérite de la science de Dieu. Quand on voit déjà de quoi est capable le premier venu avec des “gadgets” hautement destructifs, qui ne relèvent que de la science de l'homme, ce serait une folie de vouloir divulguer la science de Dieu, qui est infiniment plus puissante.
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J'aurais dit: c'est une chose que de dénoncer une prétendue science qui ne porte de la gnose que le nom, et de prôner la gnose dont sont héritiers ceux qui portent alors à bon droit le titre de gnostiques; c'en est une autre que de condamner la gnose, en tant que telle, et aussi tous ceux qui la recherchent et qui la demandent à Dieu.
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Cela n'expliquerait pas, voire ne justifierait nullement, «que, de manière générale, l'Église ait condamné la gnose, en diabolisant ce terme, qui est pourtant purement scripturaire et que, ce faisant, ses représentants aient fait exactement, et à la lettre, ce que Jésus reprochait aux pharisiens, responsables religieux en leur temps: s'emparer des clefs de la gnose, chercher à empêcher que quiconque entre, et ne pas entrer eux-mêmes».
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Merci, Théia. DroitDeRéponse, nous en étions à la gnose condamnée par l'Église, à la fois du terme et de tout ce qu'il recouvre, mais nous pouvons aussi revenir au sujet principal: les écrits apocryphes, gnostiques ou non, et leur intérêt général; ou encore, en citer et commenter des extraits.
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C'est bien le terme «gnose» en lui-même qui a été attaqué, souvent et violemment. Quant à la valeur du platonisme ou du néoplatonisme, elle a été reconnue par de nombreux auteurs chrétiens, et pas des moindres; mais ceci nous éloigne sans doute du sujet.
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Les livres apocryphes ont très évidemment une portée spirituelle.
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Poursuivons donc le débat entre studios (flatté, merci, @hdbecon), en attendant la péro (terme argotique légèrement irrévérencieux qui me choque un peu sous votre plume, et par lequel vous désignez manifestement @Kutta , la péroreuse). @DroitDeRéponse , pour être plus bref que @Kutta (fastoche), je ne dis pas que tel ou tel écrit gnostique ait posé problème à tel ou tel Père de l'Église, mais que de manière générale, l'Église a condamné la gnose, en diabolisant ce terme, qui est pourtant purement scripturaire. Ce faisant, ses représentants ont fait exactement, et à la lettre, ce que Jésus reprochait aux pharisiens, responsables religieux en leur temps: s'emparer des clefs de la gnose, chercher à empêcher que quiconque entre, et ne pas entrer eux-mêmes.
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Parce qu'elle a condamné la gnose, presque tout au long de son histoire. (Bonne nuit !)
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Un passage qui me vient à l'esprit se trouve dans l'Apocalypse de Sedrach, le contenu en est purement “coranique”, si l'on peut dire: «Toi, tu as ordonné à tes anges de se prosterner devant Adam, mais celui qui était le premier des anges n'a pas écouté ton ordre et ne s'est pas prosterné devant lui; et toi, tu l'as chassé parce qu'il a transgressé ton ordre et qu'il ne s'est pas avancé vers l'œuvre qu'ont façonnée tes mains.»
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Gnostique est ce qui relève de la gnose. Pour réagir au message de Constantinople: oui, j'ai constaté parfois aussi une parenté entre certains éléments des écrits apocryphes et ceux du Coran.
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Selon la définition on ne peut plus “orthodoxe”, ou catholique, la gnose, c'est la science, un des sept dons de l'Esprit Saint.
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C'est généralement vrai, mais là où les représentants de l'Église se sont engagés sur un terrain glissant, c'est en condamnant certains de ces écrits apocryphes pour leur nature gnostique. (Bonjour à DroitDeRéponse au passage.) (P.S. Et va pour un petit jaune!)
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Réciproque. Pour entrer un peu plus dans le vif du débat, le terme «apocryphe», littéralement «caché», est en effet impropre, comme Encéphale l'a rappelé plus haut. Même dans La Pléiade, l'explication de l'origine précise de ce terme me paraît embrouillée. Il sert en tout cas à désigner tout écrit non canonique qui, par son titre, sujet ou auteur, pourrait être comparé à un écrit canonique (par exemple, Évangile selon Judas, Actes de Timothée, Apocalypse de Thomas, etc.).
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Oui, je l'avais compris, mais je n'en suis pas moins convaincu que les auteurs de ces écrits citent parfois des sources apocryphes. Et je suis heureux d'avoir été informé par vous de cette récente publication dont j'ignorais jusqu'ici l'existence. Sinon, idem pour ma mention de la Réfutation d'Hippolyte: ce n'est pas un ouvrage apocryphe, mais il arrive que son auteur cite tel ou tel texte apocryphe utilisé par les chrétiens dont il traite.
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L'Évangile de Suzanne? Un livre apocryphe dit de Suzanne? Vous m'apprenez quelque chose, je n'en ai jamais entendu parler. Où peut-on le lire?
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Au temps pour moi, je ne savais pas, merci de cette mention. Mais cet ouvrage ne contient pas autant d'apocryphes que celui que j'ai cité, moi. (Il faut bien commencer les hostilités du débat quelque part.)
