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Tout ce qui a été posté par deja-utilise
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Nous sommes des êtres de mémoire, et d'anticipation, il est tout à fait normal de créer des liens chronologiques tant dans le passé, dans le futur que dans le présent, sinon il faudrait perdre cette mémoire, nous ne pourrions donc plus regarder en arrière et faire de projection. N'oublions pas que ce qui fait ce que nous sommes, est avant tout notre histoire personnelle! Nous sommes donc irrémédiablement tournés vers le passé, et non vers le présent, quoi qu'on veuille, en dise...
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Oui effectivement, on ne peut pas mettre tous les scientifiques dans le même bain, mais ils sont encore rares, à se faire violence et à lutter contre les préjugés, on commence tout juste à ouvrir les yeux, alors de là à ce que le grand public en vienne à revoir sa copie, il y aura encore de l'eau qui coulera sous les ponts. Tu sais aussi bien que moi, que l'on a cherché à apprendre aux singes un langage, des mots, puis de les assembler, avant de conclure que c'était presque impossible, ou très pauvre, on n'hésite pas à comparer un chimpanzé adulte à un enfant de 7ans. Donc non, il n'y a pas toujours volonté de vérifier un point particulier, mais bien de jauger les capacités simiesques et les comparer à celles humaines, puis de juger. Nous sommes tout simplement adaptés à notre environnement aussi artificiel soit-il devenu, comme l'est une loutre ou un termite, nous n'avons quasiment aucune liberté/latitude de faire autrement, si ce n'est de suivre le train en marche, pas plus qu'un manchot ou une fourmis, nous croyons pourtant fermement que nous avons ce pouvoir entre nos mains, mais nous sommes esclaves de nos modes de vie, interdépendants, comme un jeune enfant est dépendant/esclave de ses parents... Nous cherchons continument du sens à ce que nous vivons, l'homme n'aime pas rester sans explication, il préfèrera toujours une explication farfelue que pas d'explication, les tensions psychiques sont bien moins grandes dans ce cas. Dieu est le principe par excellence pour désamorcer les angoisses, d'autres notions peuvent s'y substituer ou le compléter, comme l'intelligence à toutes les sauces. Pourtant, je pense que seule une intelligence est capable de reconnaitre l'intelligence, je suis donc tout à fait sceptique sur les motivations profondes qui pousse à y coller cette notion à tout bout de champ, si ce n'est un effet de mode, que c'est plus "vendeur", dans l'air du temps, alors que n'importe qui est capable avec ses moyens de se rendre compte par lui-même, qu'il n'y a pas besoin d'invoquer une intelligence supérieure à la nôtre, si ce n'est qu'un artefact de notre esprit, resté coincé à un stade infantile, d'enfant qui attend la protection bienveillante d'un père, d'une mère. C'est sûr que la dure réalité est moins glamour, exaltante, ludique que le rêve, l'imagination ou le fantasme... Oui, avec un soupçon de misanthropie qui me reste coller à la peau par endroit! :smile2:
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Oui, l'intelligence permet une adaptation à son environnement, social ou autre, mais ce n'est pas l'unique moyen de s'adapter, l'extinction d'une espèce dépend grandement de son niveau de complexité organique, plus un organisme est simple plus il a de chance de s'adapter à des changements brutaux, ce qui ne serait pas notre cas, si nous devions connaitre la même aventure que les dinosaures, les fourmis entre autre nous survivrons sans aucun doute, elles sont déjà là depuis des dizaines de millions d'années ( 170 millions environ ) et elles ont survécu à la grande extinction du crétacé! On ne peut pas lutter éternellement contre sa biologie! Il y a nécessairement une limite, et pas toujours là où on s'y attendait...
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Réduire ou rendre synonyme vie et intelligence n'est pas une réponse satisfaisante, d'une part nous n'avons pas affaire à la même notion, et d'autre part, ça me semble presque anti-philosophique, entendu par là, qu'elle empêche un développement pourtant souhaitable et inévitable. Nous sommes donc d'accord que l'on ne peut pas en rester sur cette impression. L'intelligence est à la vie, ce que l'ordre est au hasard, une sorte d'organisation supérieure. Il ne faut pas prendre à rebours ce que j'ai dit, je relativise non seulement l'image subalterne de l'intelligence animale, mais aussi la prétendue si grande intelligence humaine, au lieu d'avoir des intelligences voulues comme incommensurables, nous n'avons plus qu'une relation d'échelle, ce qui est beaucoup plus réaliste et débarrassé de tout préjugé moral ou conditionné. L'erreur de la nature que constitue l'Homme, ne se situe pas au niveau de son intelligence, mais de l'usage qu'il en fait, puisque l'intelligence n'est qu'un outil d'adaptation perfectionné, nous en usons à mauvais escient parfois, comme je l'avais déjà signalé auparavant, ce sont précisément nos pulsions animales qui nous poussent à mal agir, en contradiction flagrante avec le fait de brandir sans arrêt notre intelligence comme supérieure. Je me répète, un comportement intelligent ne peut se réduire à une action isolée, ou à un morceau du processus de décision, mais à toute la chaîne en amont et en aval, y compris les résultats et conséquences de son usage et de son application, vu dans sa globalité, l'humanité n'est pas intelligente, du moins pas autant qu'elle le prétend. Nous ne sommes pas condamnés à vivre un mythe grecque, mais à assumer ce que nous estimons être de notre nature, il faut se comporter comme des êtres responsables, ce qui n'est pas indépendant de la notion d'intelligence, puisque nous affirmons être les organismes vivants les plus intelligents, alors nous nous devons d'agir en conséquence, de maitriser nos comportements bestiaux, et peut-être qu'à partir de là, nous pourrons nous voir comme différents des autres animaux, sinon il nous accepter la différence minime qui existe entre n'importe quel animal "supérieur" et nous. Et plus je regarde le comportement de mes semblables, et ce quelque soit le niveau d'organisation, le rang social, le domaine concerné, je vois de plus en plus des attitudes animales primaires, des réactions on ne peut plus animales travesties/maquillées par des gestes, des coutumes, des moeurs voilant la réalité la plus simple, nous sommes des singes, non pas évolués, mais revêtus de toutes sortes d'artifices, pour nous masquer la vérité première, celle de tout faire pour nous départir de notre condition animale, sauf que cette démarche est parfaitement superficielle, néanmoins elle semble amplement suffisante pour bon nombre d'individus, même intelligents, les apparences semblant donner l'illusion d'une réelle démarcation, je n'y vois que leurre, endoctrinement, aveuglement, biais cognitif, etc... Je n'ai rien soutenu de tels! Encore une fois, c'est que nous faisons de notre intelligence qui nous permet de juger, pas la qualité de celle-ci. Sans vouloir blesser ou offenser quelqu'un, il existe des autistes extrêmement intelligents, mais qui ont les plus grandes peines à vivre simplement, ou de s'occuper d'eux-même convenablement, il y a eu des génies qui se sont comporter comme des cons. Comme je le dis de temps en temps à l'un de mes fils, une grande intelligence c'est un peu comme une formule 1, si c'est un vieux pépé ou un novice qui est au volant, cela ne donnera rien de bon, d'autres arriveront à mieux avec un véhicule moins performant. Il faut savoir utiliser son intelligence, la gérer, en faire quelque chose, comme n'importe quel outre outil, il ne suffit pas de mettre un pinceau de luxe ou un violon stradivarius dans n'importe quelles mains pour que le résultat soit merveilleux, non, il vaut mieux une grande maitrise, du recul, de la sagesse, qu'un outil exceptionnel mal à propos. Ce n'est donc pas une question de demi-intelligence! Comme n'importe quel don, tout dépendra ce que l'on en fait... si mal utilisé le don se transformera ou sera vu comme une malédiction, un calvaire, dans l'autre ce sera une reconnaissance, une bénédiction.
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Je pense que l'introduction de Wikipédia pourrait t'aider à mieux cerner la distinction, entre la matière que tu invoques et ce dont je parle, qui s'appuie sur elle, mais ne s'y réduit pas: La matière est ce qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Les quatre états les plus communs sont l'état solide, l'état liquide, l'état gazeux et l'état plasma. La matière occupe de l'espace et possède une masse. Ainsi, en physique, tout ce qui a une masse est de la matière. En l'occurrence, une onde n'est pas de la matière, mais une manifestation physique s'appuyant ou pas sur la matière, la lumière ayant une masse nulle et une dimension spatiale inexistante ( en tout cas bien en deça des moyens de détection ) elle n'est donc pas matière, qu'il faut entendre comme un élément physique constitué d'atomes, pas plus qu'une onde sonore/mécanique, qui ne véhicule pas de matière entre l'émission et la réception, alors que l'onde se déplace, c'est juste un ébranlement. Quand j'ai donné l'exemple des lettres en bois, il faut bien voir que suivant l'ordre de celles-ci, cela change notre façon de les percevoir, alors que les pièces de bois, faite de matière, n'ont pas changé, elles sont restées identiques à elles-mêmes. L'information sous forme de message ici dépasse la matière brute. Il ne faut pas limiter ta vision à la théorie de l'information de Shannon, dans le sens particulier de message a priori, en effet tout le corpus cherche à définir le moyen de transmettre l'information de façon non dégradée, c'est à dire, qu'il y a déjà constitution d'un message, que l'on essaie de définir, de préserver lors de son transfert, puis de sa réception. Or, je parle également de message a postériori, c'est à dire que le sens ne se fait qu'à la réception, et non dès l'émission, mais aussi d'informations qui ne possèdent ni sens à l'émission, ni à la réception, juste une perception, au moment unique de la coïncidence du vecteur et du capteur sensoriel, dit autrement il n'y a aucun message ni au départ, ni à l'arrivée. Si, si, tous nos concepts sont fortement liés à nos expériences de vie, qui dépendent de notre fonctionnement psychique de base et des entrées sensorimotrices de notre corps, ainsi que la mémorisation de souvenirs, d'idées déjà assemblées. Chaque concept peut être vu, comme la concrétisation de la théorie des ensembles mathématique, ou plus pragmatiquement comme un immense réseau tel Internet, les noeuds étant nos concepts, reliés à d'autres, et ainsi de suite, ce qui veut dire que le concept de chaise, qui n'est qu'une idée, n'a pas concrètement de pied, mais l'information elle est encodée avec cette image, il nous faut distinguer ce qu'est le vocable pour désigner le concept et ce que représente le concept, l'un n'est qu'une étiquette plus ou moins arbitraire, l'autre est un ensemble plus ou moins bien défini/fini de caractéristiques, que l'on retrouve pour tout objet se rapportant à ce concept, quitte à le modifier par la suite pour prendre en considération une nouvelle donnée. Ces données deviennent représentatives de l'objet ou de l'idée, notre cerveau recherche l'information pertinente, commune entres des objets disjoints, qui pourront être assemblés dans des catégories pareillement étiquetées. Par exemple, le concept de pomme, va se voir uni à plusieurs groupes, catégories, ensembles, reliés plus ou directement, la pomme est plutôt sphéroïde, elle a une couleur jaune, rouge ou verte, elle possède une queue/pédoncule, elle a également deux renfoncements, la surface est lisse et plutôt résistante en temps normal, l'intérieur contient un liquide non libre, des petites graines, c'est comestible, la chair est sucrée, tout ceci peut appartenir à d'autres objets, on va donc créer des rubriques communes, pour la forme avec ses écarts de la sphère, pour sa consistance juteuse et sucrée, pour sa constitution avec plusieurs graines dans une chaire recouverte d'une peau fine et lisse, etc.. Ces catégories pouvant être reliées à d'autres différentes en fonction de l'évolution du murissement du fruit, de sa fécondation jusqu'au pourrissement, la pomme va donc glisser de catégorie en catégorie, sans pour autant se départir de celle de "pomme", on ne fait que créé des liens supplémentaires avec cet ensemble, en y adjoignant d'autres ensembles, sous-ensembles, de plus certains sont rangés d'une manière à rendre compte de la chronologie des faits. Peu importe le processus physiologique sous-jacent, c'est ainsi que notre psyché fonctionne, elle traite des informations, et mémorise une partie des résultats et des faits y ayant conduit. À bien des égards, le cerveau se comporte comme un PC, ou plus vraisemblablement, c'est notre cognition qui a accouchée d'une pâle copie d'elle-même, ce qui permet donc de se rendre compte, que l'activité cérébrale n'est que manipulation de l'information, quelle qu'elle soit, message prédéterminé, hasardeux, le sens qui se fait après une prise de conscience ou simple perception, voire même une intuition, ou l'imagination, c'est que notre esprit fonctionne avec ses données emmagasinées plus qu'avec celles de son environnement immédiat dans ce cas. La justice est née de constats divers, qui s'appuient sur des expériences intériorisées, ensuite à partir des informations enregistrées, disons pures, notre conscience les manipule, les arrange ou lie certains concepts/idées ensemble, eux-mêmes établis antérieurement, comme on réalise une construction, par empilements/approches successifs/empiriques, la recherche de constances ou de divergences/écarts, à partir d'analogies, de comparaisons, de similitudes, permet de trier, d'ordonner, d'imaginer de nouvelles combinaisons, qui deviendrons de nouvelles idées, de nouveaux concepts, et pourquoi pas des principes de vie. La logique telle que nous la connaissons, et contrairement à ce qu'affirme certains mathématiciens, nous vient en grande partie de nos expériences passées, répétées maintes et maintes fois, et dont certains principes dégagés demeurent inviolés, c'est à dire que l'agencement de nos idées issues d'expériences sensibles, ne souffrent pas de contradiction, et tant qu'il en sera ainsi pour chaque individu et pour la mémoire de l'humanité, nous considèrerons que ces lois sont universelles, pourtant la physique quantique a mis a mal ce que nous pensions solidement ancré, ou encore la logique floue qui prend en compte plus en détail la complexité de la réalité, à chaque fois, ce sera la réalité qui orientera notre façon de voir les choses, et d'en dégager des principes sur la base de notre propre fonctionnement cognitif. Les relations qui existent dans notre réseau de connaissance, n'a pas besoin de se référer à un objet précis, avec l'usage et le temps, nous pouvons aussi conceptualiser ces relations comme des objets que l'on peut imaginer réels, c'est parce que notre fonctionnement psychique est ainsi que nous pouvons abstraire les évènements réels, nous fonctionnons déjà sur des catégories et que nous manipulons, autrement dit nous jouons avec l'information et non plus des images réelles. Encore une fois, c'est la répétition de différents évènements sur différents objets, qui aura conduit notre cerveau à s'approprier les relations elles-mêmes, les relations entres les concepts intégrés, en de nouvelles structures mémorisées, pouvant faire l'objet d'un traitement avec des liens, des arrangements, particuliers. Et très tôt, dans notre développement nous en sommes capables, des nos premiers mois de vie, le petit d'homme cherche à analyser, à répertorier ce qu'il perçoit, appuyé qu'il est par son programme de base, de comparaison, d'analogie, de dénombrement... On pourrait presque dire que nous créons au fur et à mesure des strates de plus en plus abstraites, en dirigeant notre attention de plus en plus vers les relations entre les concepts, que les concepts eux-mêmes, comme l'algèbre le fait en mathématique, elle étudie les structures et relations entre objets mathématiques, plus que les outils ou objets mathématiques, qui eux sont autant de branches de développement "distinctes". Tout ce que l'Homme fait ( comment il le fait ), reflète/révèle en vérité notre propre fonctionnement intellectuel/cérébral/cognitif: tels l'ordinateur, l'informatique ou les mathématiques. Ce ne sont pas elles qui nous influencent, mais le résultat de notre aptitude particulière, résultats conditionnés aussi à la réalité, dit autrement nous filtrons la réalité, nous traitons les informations qui sont issues de la réalité.
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1- Pourtant dans ce débat, j'ai amené progressivement à l'idée que tout ne pouvait pas être transmis simplement, surtout si l'on souhaite que notre interlocuteur comprenne très bien ce que l'on veut dire, il suffit de voir par exemple, la discussion que j'ai avec Quasi-modo sur le topic "pensée universelle", ce qui est limpide pour moi, est manifestement difficile à appréhender pour mon interlocuteur, et c'est normal, mon idée qui a muri pendant très longtemps, qui a subi nombre d'attaques internes, d'améliorations, de précisions, de confrontation, de confirmations etc... ne peut pas sauter aux yeux de mon interlocuteur, pour qu'il fasse sienne, éventuellement cette idée, il faut qu'il se l'approprie, et donc qu'il évince ce qui le gêne, qu'il refasse un parcours, un cheminement personnel, qui le mène au même endroit. Et ceci prend du temps, d'autant plus que Quasi-modo, est une personne cultivée, perspicace, exigeante sur la rigueur, avec son propre caractère, ses propres aspirations/attentes, et qui veut comprendre, avec une telle personne, les choses en arrivent vite à se compliquer, ou alors si l'individu veut une réponse toute faite, c'est effectivement facile, simple, rarement quand il s'agit de comprendre profondément sur plusieurs niveaux d'analyse, de se l'approprier. Je m'efforce constamment pourtant de répondre à cet objectif, mais je sais que c'est une véritable gageur en général, à moins que nous soyons déjà d'accord avant même de décortiquer le problème. Néanmoins, en philosophie on cherchera toujours à aller au-delà de ce premier constat, ou tôt ou tard il y a désaccord, ce qui est bénéfique à plus d'un titre. 2- Une autre personne ici ( en philo ), avait dit sensiblement une chose identique, qu'un savoir devait être transmis, mais je ne vois aucune relation de causalité dans une telle assertion Erneste!? Nous n'avons pas de devoir moral de partager, ce qui est à nous, pas plus que le sportif de haut niveau ne doit révéler sa technique qui lui a permis d'arriver à ce stade. Cela dépend des motivations et leitmotiv de chacun, à quoi nous sert notre savoir, et de toute façon, il faut au préalable que celui ou ceux à qui on veut distiller ce savoir le désir ardemment, sinon ils n'en useront pas sciemment quand il ne leur sera pas totalement inutile. Le savoir peut être vu comme une arme, il n'est sans doute pas conseiller de le fournir sans précaution, pour de multiple raisons, car il faut aussi s'assurer quelles sont les intentions de l'auditeur. Dit autrement, il y aura transmission si un contrat tacite est engagé. -C'était une enquête sociologique? Je pense que tu es suffisamment mure maintenant en philosophie, tes réponses le laissent penser a priori, pour que l'on s'adresse à toi comme aux autres membres, alors prépare toi à répondre de tes écris dorénavant!
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La conscience n'est pas spatialement déterminée dans le cerveau, mais il est manifeste qu'elle a bien lieu à cet endroit et pas ailleurs, sous la révolution française, vu le nombre de têtes coupées à la guillotine, on se serait rapidement rendu compte si les individus avaient repris leur vie après, ou lors d'accidents dû à nos activités contemporaines, n'importe quel organe peut être touché, mais c'est uniquement lorsque le cerveau est atteint qu'il y a une perte de conscience ou confusion mentale, ce qui ne veut pas dire que les autres parties du corps soient inutiles, au contraire ce sont autant de portes d'entrées pour des signaux émanant de ceux-ci. D'ailleurs, certaines personnes ont des cerveaux en gruyère ou presque complètement vide, ou unilatéral, et ils vivent quasiment comme tout le monde, c'est bien souvent pour quelques petits désagréments qu'ils consultent, et avec des examens approfondis, on découvre avec stupeur la constitution de leur cerveau, où certains devraient être morts, ou ne pas avoir la possibilité de parler, de voir, de comprendre, bref tout ce que l'on sait sur le cerveau est pratiquement faux, les fameuses aires de ceci ou cela, à cause de ces cas rares mais pourtant qui existent! Non, car il est réducteur de croire que ce que nous sommes n'est que la résultante de nos pensées, alors qu'elles ne représentent qu'une infime fraction de notre activité psychique, l'essentiel étant parfaitement inconscient, mais il y a tout de même des interactions dans les deux sens entre ces deux entités, conscience et inconscient, notre état conscient n'est là que pour subvenir à l'inconscient, seul véritable maitre à bord, nos pensés ne sont donc que des manifestations pour satisfaire la commande passée par l'autre partie, notre conscience n'est qu'un outil permettant de s'adapter plus rapidement et plus efficacement aux multiples contraintes de nos vies compliquées. La conscience n'étant que l'espace de travail, lorsque nous dormons nous sommes face à nous même, on ne peut plus vrai, loin de s'être évaporé pendant le sommeil, nous sommes au contraire en phase avec notre Moi, le petit moi n'étant plus nécessaire, puisque coupé du monde, et donc du besoin de s'adapter. La méditation, l'introspection ou l'auto-psychanalyse ( oui ça pique les yeux pour ceux qui n'en sont pas encore à ce stade ) nous permettent effectivement de retrouver plus ou moins furtivement notre Moi bien dissimulé, notre véritable identité, mais il ne faut pas avoir peur de ce que l'on risque de trouver, car tout n'est pas adouci ou édulcoré, comme par le truchement de la "censure", les choses sont brutes, effrayantes, sans morale toute faite, pas aussi héroïque qu'on se l'imagine, plus sincères... Et une fois ce travail amorcé, difficile de se sustenter de ce monde d'apparat ensuite, où tout n'est qu'illusion, tromperie, futilité, faux-semblants... chacun tenant un rôle, comme dans une immense pièce de théâtre, sauf que pour beaucoup c'est la seule réalité.
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Je vais vous proposer une approche originale qui pourrait relativiser nos points de vue habituels concernant la distinction homme-animal: Nous autres les humains avons un mode de vie qui favorise et amplifie certains traits, car nous nous sommes auto-domestiqués, autant si ce n'est plus que nos vaches à lait, nos pommes ou nos animaux de compagnie. Cela se joue sur trois axes principaux: - La sélection artificielle, autrement dit essentiellement sexuelle, qui aura favorisé certaines caractéristiques, plus favorables pour la vie en groupe/société. - Le cumul transgénérationnel de savoirs patiemment et laborieusement acquis et consigné, transmis. - L'élevage, pardon l'éducation, de nos enfants comme des bêtes de compétition. Ces trois effets se complètent et se renforcent mutuellement, ayant abouti à ce que nous connaissons. Lorsque l'on veut apprendre des compétences à des grands singes, les scientifiques font l'impasse sur cette évolution pluri-millénaire, pensant que leur intellect pourra en l'espace de quelques années retracer ce parcours évolutif, et donc conduire à quelque chose de semblable à nous en terme de compétences. Mais, à l'inverse, si nous prenons un humain seul et que nous le mettons dans la nature, et qu'il a la possibilité d'imiter d'autres animaux sauvages, saura t-il s'adapter rapidement ou s'adapter tout court, à tout point de vue!? Alors que les animaux restés sauvages ont aussi de leur coté évolués pour faire face, acquis des compétences pour cet objectif tant culturellement pour ceux sociaux, que individuellement, ou encore génétiquement par la sélection naturelle, pouvons nous croire un seul instant refaire ce processus tout aussi long que notre séparation des autres primates, en un temps extrêmement bref et par une seule tête? Non , et c'est ridicule de mettre des chimpanzés dans une telle situation, ce n'est pas respectueux, ni réaliste, au mieux on arrive à y décerner des qualités similaires, mais en les forçant à adapter un fonctionnement trop humain, si nous voulons véritablement connaitre leurs performances, nous devons le découvrir en s'y prenant autrement, en s'immisçant dans leur peau, ou en proposant des activités qui correspondent à leur culture, à leur besoins/motivations, de là nous pourrons découvrir leur véritables capacités, qui font appel aux mêmes processus mentaux, mais qui s'appliquent à des objets différents des nôtres, une culture différente. Nous avons eu exactement le même type de problèmes, lors de la période colonisatrice européenne, on s'y est pris comme des manches, pensant à tort, d'être en droit d'attendre que ces autres se comportent comme nous, pour pouvoir leur accorder une reconnaissance en fonction de nos propres valeurs, alors qu'une approche plus respectueuse, plus intelligente, auraient permis de voir ce qui crève les yeux à la grande majorité aujourd'hui, aussi bien scientifique que monsieur tout le monde. Ce n'est qu'une question de temps en fin de compte, notre génération n'est pas encore pleinement prête à le voir, demain oui, on passera certainement pour des arriérés imbus, comme tous nos prédécesseurs, toujours obnubilés à trouver une place maitresse/privilégiée à l'Homme, alors même qu'elles ne font que tomber de génération en génération, il serait grand temps, que l'être humain redescende sur Terre, pour se rendre à l'évidence, nous n'avons rien d'extraordinaire, si ce n'est un point de vue biaisé par notre appartenance à l'espèce humaine, nous sommes juges et partie.
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Ah mais, je ne contestais pas ta participation, j'y adjoignais un petit plus, en te répondant je m'adressais à tout le monde... Par contre, j'ai bien peur que la science n'a pas non plus pour tâche d'être didactique, puisqu'elle n'est aujourd'hui qu'accessible à des spécialistes, lorsqu'elle est à l'état brut. On peut tout vulgariser, mais à quel prix et dans quel but? Trop simplifier nous prive d'exercer pleinement notre raison sur la chose en question, et donc de faire inévitablement des erreurs ou des spéculations, sinon il faut faire confiance, mais force est de constater que la science est très mouvante. La philosophie est en ce sens plus sûr, car chacun peut encore vérifier par lui-même, se donner les moyens de le faire sans être dépendant des autres, d'institutions ou de financements. Non et oui, je ne suis pourtant pas spécialiste linguistique, mais dans un simple dico, il vient pour écrivain: personne qui compose un(des) livre(s). C'est sûr que Socrate ne répond pas à cette définition, comme sans doute encore un ou deux philosophes, mais sinon l'écrasante majorité doit être vue comme faisant partie de la catégorie écrivain, non!?
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Bien sûr, cette façon de dire est plus juste par rapport aux écrits freudiens. Mais concrètement, la libido chez Freud tourne toujours autour de la sexualité ou en rapport avec elle, je peux donc faire facilement l'amalgame sans tromper la pensée de l'auteur. Par exemple ce qui est discutable, c'est de voir des phallus maquillés partout dans l'analyse des rêves, je crois aussi que les rêves, d'une part ne sont pas tous tordus/filtrés à ce point, et d'autre part, que les choses n'ont pas toujours une autre signification que ce qui se présente au rêveur, d'autant moins qu'aujourd'hui la sexualité n'est plus aussi tabou, ni sexiste, c'est à dire qu'il y a beaucoup moins de tensions psychiques, même si elles n'ont pas disparu.
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Merci de ce soutien intellectuel, je n'ai donc pas la sensation de brasser du vent. Le travail de Quasi-modo est utile, car il permet de tester la robustesse de l'assertion, et de pousser à préciser davantage, et ainsi de suivre le raisonnement jusqu'à ses derniers retranchements sans encombre, ou d'y trouver une petite faille qui ruinerait l'idée première. Par contre je ne saisi pas qu'elle pourrait ne pas faire l'unanimité, si j'arrive à montrer puis à démontrer sa véracité, pourquoi en irait-il autrement? Qui douterait que la cause se produise avant l'effet?
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Je dois m'exprimer comme un nigaud... Je vais donc tâcher de reprendre et développer différemment: Tout d'abord ce que j'écrivais précédemment n'est pas une critique, mais une affirmation, que si pensée universelle il y a, celle qui consiste à dire que toute pensée est un traitement d'informations en est une. L'information dont je parle est issue soit d'un message, d'un signal ou d'une perception directe ou indirecte. Les ondes radio de TV, de la radio ou des GSM, sont des signaux d'informations dont mon corps est insensible, sans outil j'y suis indifférent, par contre la vue d'une belle femme au détour d'une rue, déclenche une cascade de réactions en moi. Il ne faut pas réduire l'information à son homonyme du journal de 20h, elle est bien plus large. Quand je disais qu'elle ne suit pas les lois physiques de la matière, je parle du caractère proportionnel de celle-ci, alors que l'information dont il est question ne suit pas cette linéarité. Je prends un autre exemple, si je m'intéresse à la vitesse d'un corps, et que celui-ci se divise en deux pendant son trajet, la vitesse de chacune des parties ne change pas, elle ne sera pas plus dépendante de sa couleur, de son intensité ou de la nature de la matière. De même la vitesse de la lumière, qui est immatérielle, a un sens, signifie quelque chose, ou encore la vitesse d'une onde sonore, même si il n'y a pas de transfert de matière entre la source et le récepteur. On voit bien que la notion de vitesse, l'information de vélocité, ne suis pas les mêmes règles que celles qui gouvernent la matière, elle est donc d'une autre nature. Maintenant si je me tourne vers la température, nous remarquerons le même phénomène, à savoir que la température d'un objet n'est pas dépendant de sa taille, que je le fractionne ou pas, la température du tout ou des parties demeure identique, elle est indifférente à la nature de la matière, aluminium ou eau, de la couleur ou de la densité, de la gravité puisque le poids lui est proportionnel à l'intensité de l'attraction, mais pas la température. L'information de température n'est régi par les mêmes contraintes que la matière seule. Il faut aussi, bien distinguer, l'information du système, tous ces états internes, de l'information qu'il est susceptible de véhiculé, c'est à dire que des lettres en bois côte à côte, peuvent avoir deux types d'information, celle de l'organisation de la matière elle même, la position des atomes et des interactions qu'ils subissent, et la signification pour l'observateur du message que renvoie l'ordonnancement des pièces de bois. Alors, lorsque je dis que si on réduit la taille du support du message, on peut le voir comme tu l'as fait, on détruit le message lui même, là où je ne voulais pas en venir, mais malgré tout, on voit que si le texte lui-même est coupé en deux, alors nous ne sommes plus dans une loi de proportionnalité caractéristiques de la matière, ce qui confirme ce que je disais, ou alors on le voit comme une réduction homothétique, avec k différent de 1, et dans ce cas aussi, nous voyons bien, que le message reste intact, inchangé, intégral, alors que la matière subit des changements notables. Tout ceci prouve que l'information ( dans le sens de message pour le moment ) transcende son support matériel. Si une poussière atterrit dans mon oeil, celle dernière n'avait pas d'intention de le faire, elle n'est pas porteuse de message non plus, elle n'est pas un signal particulier, néanmoins, elle va déclencher chez moi une réaction, tout simplement par ce que je l'ai perçue, mon corps a traité cet objet, a été sensible à son interaction avec un capteur nerveux, un réflexe s'en suit de tenter de l'extirper. Cette insignifiante poussière aura eu plus d'effet sur moi, que les innombrables signaux radio qui traversent en permanence mon corps, alors qu'elle n'était pas porteuse de sens, elle a quand même initié une cascade de réactions internes, elle a engendré un traitement d'information. Une activité intellectuelle, comme une réflexion, une idée, une pensée ou un simple souvenir, peut se réduire à un traitement de l'information, peu importe son fonctionnement biologique réel, si on veut exclure ce processus, alors aucune de ces activités mentales ne peut se réaliser, c'est donc une condition nécessaire et suffisante, d'où mon affirmation de départ.
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Si la philosophie peut-être vue comme des "chemins" différents d'accéder à la réalité, pourquoi ne pas la voir dans ce cas comme une carte routière, englobant tous ces chemins d'accès, qu'y a t-il d'incompatible à suivre des voies différentes pour aller d'un point A à un point B? Ou de commencer un sentier commun qui diverge pour envoyer en C1, C2 ou en C3? Nos philosophes ne feraient-ils pas qu'apercevoir une face d'un polyèdre, et qu'il nous appartient de reconstituer le puzzle, peut-être pas si incohérent, antinomique qu'il n'y parait de prime abord? Derrière cette complexité qui se donne à nous, il y aurait un ordre qui nous échappe encore? Comme cela fut le cas quand Maxwell unifia sous un formalisme mathématique en 4 formules, toutes les lois sur l'électromagnétisme, qui au début était vu comme autant de phénomènes distincts, cela n'a pas été évident qu'il y ait un lien entre magnétisme et électricité, électricité animale et électricité voltaïque ou l'électricité statique, les boussoles et les courants induits, etc...
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Certainement, mais une question me vient, la philosophie a t-elle vocation à être pédagogique? Puis à quel public s'adresse t-elle, ou doit-elle être popularisée, au point d'en perdre sa moelle? D'un point de vue purement illustratif, explicatif, pour donner du savoir, de l'information, la pédagogie peut toujours être concise, au risque d'en oublier la compréhension, l'intellection, ce que font très bien par exemple les revues de vulgarisation du savoir scientifique, nous sommes au courant par cet intermédiaire, mais nous ne pouvons pas toujours dire que nous avons compris le phénomène, juste pris connaissance de son existence et des résultats, tout ceci de façons assez simple et courte. Si l'on veut accéder à un niveau de compréhension, il nous faudra fournir bien plus d'effort, car après les apparences, nous devrons plonger dans les arcanes de la complexité du problème, cela demande sans froid, persévérance, rigueur et motivation pour le sujet, ce qui à n'en pas douter n'est pas dans les moeurs actuelles, trop empressées à s'affairer sur le culte exclusif du corps... ou du ludique à toutes les sauces!
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Il faut voir Freud comme un pionnier, il a bien sûr sacrément débroussailler note vision sur la psyché humaine, mais je ne considère pas que toutes ses théories soient entièrement exactes, où que tout doit être rattaché à un désordre sexuel, il y a d'autres pulsions assez fortes, et qui sont indépendantes de celle libidineuse, même si elle prend une place particulière, et une grande, dans nos réactions/comportements. L'attachement n'est pas toujours à caractère sexuel, puisqu'il existe aussi au niveau trans-espèces, comme avec les expériences de Konrad. Sinon d'un point de vue psychanalytique, Jung me semble plus réaliste, quant à la diversité des pulsions.
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Non, les deux ne se valent pas, ils sont complémentaires. Tu es assez intuitive dans ton approche et je ne peux te le reprocher, l'étant moi aussi. Si tu veux la raison n'est qu'un moyen et l'intuition la source, la création, l'un ne pouvant aller sans l'autre, tout du moins en philosophie, car nous savons depuis longtemps que nos sens nous trompent, y compris notre instinct, notre intuition, il nous faut donc en faire appel également à la raison pour s'assurer que l'on emprunte la bonne voie. Il ne faut récuser ni l'un, ni l'autre, et même si ça n'a rien à voir avec notre affaire, ce serait comme de vouloir que l'oeil prédomine sur le toucher ou l'inverse alors que les deux sont utiles et participent à notre appréhension globale du monde. Il n'y a pas à choisir, mais à jumeler. Je peux l'entendre, par contre garder une idée pure pour soi, n'est pas aisé, sans la conceptualiser, car on risque de l'oublier sitôt que l'on songe à autre chose, de plus, on a très souvent besoin de la partager, et là, le langage prends tout son sens, ce qui oblige, puisque le langage est faillible et les protagonistes aussi, à toujours préciser sa pensée, pour avoir l'assurance, que l'autre ait bien saisi où se situait notre propos, et comme les pertes sont inévitables et les approches pas toujours identiques, nous seront conduit pour être précis/rigoureux à davantage développer, à approfondir, à répondre aux interrogations légitimes de notre interlocuteur qui n'est pas nous, qui n'a pas suivi notre cheminement de l'intérieur, qui se positionne ailleurs, avec d'autres impératifs, d'autres attentes, d'autres besoins, d'autres interrogations, d'autres visions, etc... Cette complexité de l'interaction se retrouve aussi dans l'échange, même pour un sujet simple, car il y a peu de chance que l'on soit parfaitement d'accord, ce qui n'est pas non plus des plus intéressant, là où cela le devient, c'est lorsque les approches divergent. Un monde de clones n'aurait rien de réjouissant, le challenge de la différence est autrement plus "excitant", en tout cas pour ceux que cela ne rebute pas. Il n'était pas question de sentiments, mais de pensée, de réflexion ou de cognition, et cet exemple certes mathématique, était là pour mettre en lumière qu'un problème simple peut être redoutable, comme celui de " qu'est-ce que la vie et ses corollaires? ", où aucune réponse, même compliquée n'est satisfaisante et encore mois complète. Mais même des questions plus concrètes concernant les affaires humaines peuvent prendre des tournures de casse-tête, " quel serait le meilleur système politique? " où des réponses détaillées et complètes existent, sans faire l'unanimité, comment mettre cela sous format de simplicité," sans perdre l'essence de la problématique?
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Pas dans le sens que je lui donne, ce n'est pas uniquement synonyme de message, c'est à dire de capter des signaux quels qu'ils soient, et quel que soit le support ou le vecteur, ou dit autrement tout ce qui excite une entrée, qui induit une réaction. Quand je suis piqué par une aiguille, et que je sursaute, c'est un traitement de l'information, il n'y a point de message dans la piqure elle-même, et l'aiguille n'a pas de finalité à me piquer, elle est, et la rencontre de cet objet et de ma peau concoure à produire une réaction interne, si ma peau était plus épaisse et dure, ou moins innervée, je n'aurais pas cette sensation, je ne capterai pas d'information, pas de stimuli. Le mot information recouvre plusieurs sens, ce qui peut être trompeur effectivement, ce n'est pas celle de la théorie de Shannon, bien qu'elle la contienne aussi. C'est mieux, plus clair?
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Je répondrai plus tard plus en détail, mais pas trop, à ton message, pour l'heure: Finalement tu fais déjà de la philosophie en procédant ainsi, tu émets des hypothèses que tu cherches à valider, tu critiques ( pas dans le sens se plaindre ) les commentaires des autres, tu émets des réserves, des doutes, pratiquement toute la panoplie du philosophe, ce n'est donc pas si hermétique que ça! Le vocabulaire ne doit pas être un obstacle, sache par exemple, que j'ai beaucoup de mal à lire Kant, je trouve ses idées géniales, mais son style indigeste, j'en prends donc connaissance par des traducteurs ou des vulgarisateurs, y a pas de honte à cela! Et comme dirait Nietzsche, sans pédanterie ( hein! ), il faut aussi savoir ruminer les(ses) idées.
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Il ne faut pas confondre un parcours initiatique avec une finalité, comme si les quelques règles apprises aux échecs étaient suffisantes pour gagner à tous les coups, il faudra innover, se dépasser, expérimenter, etc... De même, dans n'importe quel sport, il y a un passage quasi-obligé des pratiques optimisées par les générations précédentes, et la tâche du sportif sera de trouver le moyen de les dépasser, de se dépasser. L'apprentissage est donc un moyen et non un but, alors que d'obtenir des médicaments/traitement de son médecin est l'objectif intermédiaire en vu de la guérison, aucun dépassement n'est envisagé, prévu, ni amélioration du traitement, la patient est en cela totalement dépendant du sachant, alors que l'apprenti philosophe ne recherche pas de suivre une position dogmatique, figée, une doctrine, mais s'y frotte pour pouvoir progresser lui-même. Il serait prétentieux, je pense, de se targuer d'avoir entièrement saisi un auteur, ne serait-ce que soi-même, lorsque l'on relit ses écrits anciens, on ne voit plus aussi clairement le pourquoi du comment de nos propos. Il n'empêche pas que l'on puisse s'inspirer des pensées des autres, mêmes si nous ne sommes pas exactement là où il voulait nous emmener, et quelque part c'est tant mieux, car cette inspiration pousse plus loin la réflexion, plutôt que de tourner en rond, et même si certains arrivent à parfaitement décrypter le philosophe, il cherchera la rigueur de son exposé, si il y a possibilité de l'étendre, de le transposer à un autre sujet, de l'analyser en détail, si une faille ne s'y ait pas glissé, une limitation, etc... Je suis bien d'accord avec toi, mais on s'éloigne sensiblement du sujet même du topic.
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Oui. Il suffit d'observer les enfants qui grandissent, et tu verras, que la complexification de leur vision du monde est parfaitement corrélée à celle de leurs esprits en développement. Par exemple dans les dessins animés du style Dreamworks ou Disney, il y a souvent deux niveaux de compréhension, un pour les enfants accessible aussi aux adultes et un que seuls les adultes comprennent "normalement", il n'y a qu'à demander ensuite à l'enfant comment il a compris tel ou tel passage, il ne répond qu'en fonction de ce qui lui était accessible avec ses capacités. Il en va de même pour les adultes, lorsque l'évènement/phénomène à comprendre dépasse de loin leurs possibilités, ils ramènent autant que possible à leur niveau tronqué d'explications, comme un enfant, il n'y a pas de rupture entre un adulte et un enfant, juste une complexité croissante, qui ne s'arrête pas avec la majorité, enfin pour ceux qui le souhaitent. Essaie de faire le lien avec le sport pour t'aider à saisir, si tu veux, est-ce que n'importe qui peut atteindre n'importe quel niveau facilement, ou parce qu'il en a simplement envie ou le désir. Ne sens tu pas qu'il y aura besoin d'entrainement, de travail pour arriver à un résultat, pourquoi en irait-il autrement pour la cognition, qui partage les mêmes effets que les muscles, plus on la travaille, plus elle devient forte, moins on la travaille plus elle s'atrophie. Rien ne vient sans effort, sauf exception! Un autre indice: on cherche a, b et c entiers, tel que an+bn=cn avec n entier > ou = à 3, l'énoncé est très simple, et pourtant, au mieux aujourd'hui après presque 4 siècles d'efforts acharnés des mathématiciens, et seulement un dizaine d'années que celui-ci est prouvé, on est au mieux à 108 pages de démonstrations condensées!!! Comme quoi il faut se méfier des apparences trompeuses de simplicité... As tu songé à te lancer dans l'informatique ( programmation ) ou dans une partie de jeu d'échecs, s'en aucune prise d'information au préalable? Crois tu qu'il suffise de vouloir pour que les choses adviennent? Crois tu encore au père noël? Tous nos savoirs, 99%, nous viennent en héritage, du cumul de l'humanité, qui aurait la prétention d'avoir la science infuse? Dans ce cas, pourquoi refuser d'apprendre des autres? T'es tu éduqué(e) tout(e) seul(e)? Qui semble suffisant ici? P.S.: le ton n'est pas méchant, mais provocateur, en réponse à ton commentaire, merci d'en tenir compte.
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Préfères tu un doux mensonge à la cruelle vérité? On ne doit pas regarder au même endroit, car on est loin d'un gavage, vu l'étendue des programmes scolaires, et encore moins culturel, où alors il faut l'entendre comme E.LECLERC avec son enseigne, entre les magazines féminins, les Pif et Hercule, les films en DVD, la musique et les jeux vidéos, quelle belle affaire cette culture à deux francs six sous! C'est à dire que culture rime avec distraction ludique, très peu pour moi. Quel raccourci! C'est que tu n'as pas compris la démarche philosophique, peu importe ton statut social, la grosseur de ton compte en banque. Il doit il y avoir des philosophes issus de familles aisées, comme d'autres de familles modestes, mais c'est bien à la hauteur de leur pensées qu'ils seront estimés, que le langage soit un obstacle parfois je n'en doute pas, et si ta curiosité t'as poussé jusque dans des livres de droit ou de mathématiques, qui sont autrement moins accessibles, personne ne juge pourtant de l'embourgeoisement de leurs auteurs!? J'attends ton argumentation... Personnellement je vois fréquemment des tas de gens avec un ego bien développé et un esprit extrêmement simple.
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Ce qui nous préoccupe ici, n'est pas de trouver des mots simples pour exprimer une opinion, ou le fruit d'une réflexion longue et personnelle, mais bien de montrer ce cheminement! Sinon cette discipline se résumerait à un concours d'idées ou de préjugés, comme il en existe tant dans d'autres domaines. Le déroulement de la pensée, peut être long et ambigu, d'où la nécessité de clarifier davantage, ce qui alourdit la teneur du message. Au même titre que si on regarde une carte de France grande comme une main, et qu'avec son doigt on pointe son lieu de résidence à distance, cela demande peu d'informations, tant pour l'émetteur que pour le receveur, par contre sur une carte beaucoup plus grande, il nous faudra préciser pour que la personne localise l'endroit sur la carte sans se tromper, et plus nous voudrons être juste, plus nous choisirons une carte qui se rapproche de l'échelle 1, et plus nous serons obligés de détailler et donc d'allonger notre discours. Maintenant, si certains ici, pensent que la philosophie, c'est comme le patient qui va voir le médecin avec des remèdes prêts à l'emploi, ils se trompent lourdement. Non, pour continuer la similitude, ce serait plutôt d'endosser l'habit de médecin/chercheur soi-même, et de trouver un remède, et cela demande du temps, du travail, de la rigueur, et de gratter aussi loin que nécessaire, etc... et donc d'abord une phase d'initiation plus ou moins longue selon l'individu, comme n'importe quel "art". La philosophie réclame une participation active, ce n'est pas une distraction pour l'esprit, mais une activité intense de celui-ci, quand on se tourne vers la philosophie c'est pratiquement par besoin, comme de manger ou dormir, en aucun cas ça ne peut être superficiel, mais toujours profond.
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En quelque sorte oui, mais as tu lu et compris le développement ultérieur que j'en ai fait, pour (dé)montrer que l'information ne pouvait pas se réduire à son support matériel!? ( aucune marque de pédanterie, de ma part, hein! ) Oui à le relecture, je peux comprendre ce qui te chagrine, quand je parlais de réduire la taille, en l'occurrence par deux, c'était l'étendue spatiale, la grandeur du texte, la police, pas le message lui même ( si on veut être rigoureux dans l'exemple, on pourrait considérer la matière sous forme d'atomes et les lettres par exemple sous forme de pixels plus ou moins dense, et réduire la taille du message en deux, consisterait à diviser le nombre de pixels du message par deux ) d'ailleurs si on divise l'information en deux, ce n'est pas comparable à la matière non plus, puisque deux morceaux de cuivre issus d'un seul bloc, demeure identique à lui même, ce sont d'autres grandeurs qui changent, pas sa nature. Tout cela pour faire comprendre que modifier le support de l'information, ne change pas l'information, qu'il y a un découplage à opérer. J'espère avoir été plus clair ou rigoureux dans ma démonstration. Ce que je montrais, c'est que ce qui se produit pour la matière, le support de l'information, ne se produit pas pour l'information elle-même, et donc, qu'ils sont de natures différentes, comme dans la miniaturisation des composants électroniques qui n'entrave en rien la qualité de l'information, ( tant que les effets quantiques restent minorés ).
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Pour faire ultra court, ce qui n'est pas mon habitude et chacun en conviendra: Les choses apparaissent simples aux esprits simples, et plus compliquées aux esprits complexes! À méditer, bien sûr, sinon ce n'est plus de la philo...
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Ah bon! Peux tu me dire à quel moment? Pour ma part, je ne vois rien de contradictoire dans ce que j'ai avancé et ce que le texte tente de nous montrer. Oui j'ai lu succinctement le texte, qui me fait surtout penser à un argument masqué par un esprit créationniste, emprunt de divinité, qu'il avoue à demi-mots lors d'un passage. Il doit il y avoir confusion sur le terme matérialiste je crois. L'information est étrangère à la notion de matière, même si elle y est concomitante d'une certaine manière. Démonstration: La matière subit un certain nombre de relations causales lorsqu'une variable change une autre valeur/dimension/grandeur change également a minima, par exemples, si je divise la matière que j'ai en deux, d'autres paramètres subissent ce changement, comme le poids ou sa longueur, qui est également divisé par deux, si je projette un faisceau lumineux que je divise en deux, l'intensité lumineuse chutera en proportion, si je change de matière en troquant du cuivre contre du plomb, des paramètres physiques ou chimiques changent également. Maintenant, reprenons ces variations au sujet de l'information, divisons la taille du message ( ou son représentant ) par deux, l'information contenue n'a elle pas été divisée par deux, elle est restée identique, si l'information est projetée sur un écran et que l'intensité lumineuse en est réduit de moitié, le contenu informationnel n'a toujours pas changé, enfin de changer de support, passer d'une information véhiculée par de la lumière ( visuel ) ou par un son ( sonore ), ne change pas non plus la charge informationnelle. Ce qui prouve que l'information ne partage pas les propriétés de la matière, elle n'est donc pas matière elle-même. Néanmoins comme n'importe quel "étant" il doit se montrer à nous d'une manière ou d'une autre, si il n'utilise aucune matière il doit utiliser un vecteur immatériel comme une onde électromagnétique ou sonore, qui ne seront détecté que par l'interaction avec de la matière, il ne faut pas faire l'amalgame entre le vecteur et le support, d'une part, et l'information elle-même, qui n'est pas non plus simplement de l'énergie, mais une sorte d'énergie particulière, disons ordonnée, qui fait sens, dans le cas contraire si il n'existe aucun moyen de percevoir "l'étant" même indirectement c'est comme si il n'existait pas, il faut donc qu'il agisse ou qu'il interagisse directement ou indirectement, et donc qu'il vienne d'une manière ou d'une autre à la rencontre de la matière, ce qui permet de le "matérialisé", d'en prendre connaissance, de mettre en évidence sa réalité. L'information est de ce type, elle ne se réduit pas à la matière ou à l'énergie, ni au vecteur, ni au support, mais se concrétise à nous par leurs intermédiaires, elle est quelque chose qui transcende la chose qui la matérialise. Encore une fois, une pensée est nécessairement dépendante d'un substrat même si elle ne s'y réduit pas, comme l'information, ce qui fait qu'une pensée ne peut advenir que si quelque chose se meut, par l'entremise d'informations reçues, puis traitées et enfin fournies/transmises/exploitées, sans cela aucune idée d'aucune sorte ne pourrait jaillir, car le pensée la plus abstraire, entendu comme dépouillée de ses considérations bassement matérielle, n'en demeure pas moins qu'un traitement adéquat ou pas de signaux perçus, sans cela l'esprit tournerait à "vide", l'organisme ne pourrait s'adapter, comme un ordinateur programmé pour telle tâche et dont on ne fournirait aucune entrée, aucune donnée à travailler, rien ne se produirait à la sortie, ou un automate/automatisme quelconque autonome à qui l'on couperait tous ces capteurs d'entrée deviendrait incapable de rester autonome, et si sa perduration dépendait d'une action automatique qui lui était dévolue, alors il en viendrait à être hors service définitivement. Ces informations peuvent être des souvenirs, des états intérieurs, ce qui peut laisser croire, que la cognition peut faire l'économie de nouvelles données, mais une analyse régressive, rétro-active, nous montre qu'au commencement, l'enfant ou l'individu a besoin d'obtenir des informations pour son propre développement, aussi bien dès sa naissance, que dès sa conception, les cellules ne se développent pas anarchiquement, mais suivre une ébauche de plan, qui se définit au fur et à mesure de son exécution, c'est à dire au fur et à mesure que les informations arrivent/grandissent/se multiplient. À quel que moment où nous coupons l'arrivée des informations, nous créons un dysfonctionnement plus ou moins délétère, ou d'une perturbation des activités intellectuelles après maturation sur le plan cognitif uniquement. La seule chose que nous percevons du monde, notre réalité tangible n'est autre qu'un immense agrégat d'informations liées les unes aux autres, c'est pour cela qu'il nous est philosophiquement difficile de faire la distinction objective entre l'état de veille et le sommeil, puisque notre activité est tout simplement la même.
