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Tout ce qui a été posté par deja-utilise
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Je ne pense pas que ce Topic fera doublon avec d'autres déjà parus, car le fond du sujet n'est pas de rechercher les causes de la violence, mais bien de s'interroger sur la permissivité de son omniprésence dans nos quotidiens via différents vecteurs, qu'ils soient télévisuel, cinématographique, journalistique, aux travers des jeux vidéos, des dessins-animés ou des bandes dessinées, etc..., tout concourt à ce que nous soyons dociles et perméables à la profusion des sources qui diffusent des contenus violents, participant ainsi à une habituation par perfusion continue où que l'on porte notre regard, et ce dès notre plus tendre enfance. Autant nous sommes punissables/sanctionnés si nous libérons notre colère sur autrui, ou sur un bien mobilier ou immobilier, autant rien n'est vraiment mis en oeuvre pour endiguer ou enrayer cette immersion permanente, et donc les implications, conséquences ou retombées connexes, autrement dit nous avons essentiellement des moyens curatifs contre la violence, mais très peu pour la prévenir ! Certes l'éducation est censée s'en charger, mais elle est complètement dépassée par la masse impressionnante de sollicitations ou de stimulations dans lesquelles non baignons par un laisser-faire culturel, incompréhensible, pour ne pas dire intolérable ! Dans une société qui promulgue la paix, ne doit-elle pas aussi, se donner les moyens de prévenir l'émergence de la violence, son amplification, son conditionnement, sa banalisation, que de seulement l'interdire !?
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l'intelligence émotionnelle une base nécessaire pour aborder la philosophie ?...
deja-utilise a répondu à un sujet dans Philosophie
Bonjour, merci pour cet exemple plus parlant. J'ai plusieurs choses à te répondre, tout d'abord tu laisses entendre qu'un observateur lambda qui tombe sur une chose complexe comme la voiture y voit une conscience qui l'a provoquée, mais n'oublies-tu pas le facteur temps dans cette façon de voir, car si cet homme des bois on lui montrait en accéléré toutes les étapes franchies pour en arriver à cet objet compliqué, il serait sans doute moins stupéfait, de même si nous pouvions éventuellement voir se dérouler devant nos yeux ébahis la succession de cette complexification et de cet ordonnancement du monde qui nous entoure, et être dans ce cas moins circonspects ! Deuxième chose, non négligeable dans cette " histoire " ( = nos discussions ), l'on sait par exemple que les jeunes enfants ont tendance à personnifier, rendre les objets doués de volonté ou d'intention, autrement dit qu'ils sont comme vivants ou conscients, c'est donc une propension naturelle, et il n'est pas à écarter que beaucoup de personnes ne coupent pas vraiment avec ce genre de considérations. De même, puisque nous avons l'habitude quotidienne de nous rendre compte, que tout ce qui nous entoure a été le fait de quelqu'un, donc d'une conscience, on aura rapidement le réflexe de considérer que chaque chose est le fruit d'une volonté, par analogie irrépressible, ou dit autrement faire une projection anthropocentrique sur des objets qui ne sont pas issus de la main de l'homme, c'est-à-dire de considérer que toute chose ne peut être que la conséquence d'une décision, d'une action consciente, comme il en va de mêmes dans les affaires humaines ! C'était ma première objection, sous forme de biais psychologique. Autre point à étudier, puisque tu vois inévitablement l'action d'une conscience pour les phénomènes de la vie, car je suppose que cela te semble trop " gros " pour que la chance seule soit à l'oeuvre, et qu'en même temps sur l'autre topic tu dis sensiblement que ce qui est conscient n'est pas une machine, c'est donc, par renversement de la situation, comme tout ce qui possède une conscience n'est jamais fixé pour l'éternité, qu'il y a donc inévitablement du changement, des évolutions, comme dans ce que nous autres humains, conscients que nous sommes, nous changeons souvent les règles de nos vies communautaires au cours du temps ou de nos extensions extra-corporelles, rien n'est fixe dans tout notre petit univers ! Comment dès lors expliquer les régularités que nous observons dans la nature, les fameuse " lois " découvertes ou mises en évidence, si elles le sont pas une conscience, où se trouve son action dans le temps sur des phénomènes qui se répliquent inlassablement identiquement, comme le jour qui succède à la nuit " mécaniquement ", ou encore sur chaque expérience que nous faisons depuis des siècles qui sont toujours égales à elles-mêmes, tant soit peu que les causes en jeu soient les mêmes, les effets produits demeurent constants d'une expérience à l'autre ? Si conscience il y a, elle doit agir de manière à ce que son action soit perceptible dans ses effets, qui seraient des causes pour nous, or ces causes sont constantes/pérennes/inchangées !? **** Complément. L'ordre ou la complexité peuvent apparaitre spontanément ! Parfois il suffit de laisser attendre ( je rappelle à toutes fins utiles que l'homme a peu évolué pendant le plus clair de son existence et que les dix derniers millénaires, sa croissance tant matériels que corporelle devient exponentielle, ce qui signifie que des processus non linéaires existent, pouvant sacrément booster un petit écart de départ, jusqu'à le métamorphosé ). Nous avons le cristal, qui est une matière très ordonnée, sans aucune intervention, si ce n'est les lois physiques/chimiques. Nous avons aussi, cette petite expérience simple: de mettre dans un sceau du sable grossier avec des cailloux plus ou moins gros, il suffit d'agiter/secouer le sceau, pas nécessairement de manière cyclique, pour constater qu'au fur et à mesure que le temps passe, il y a une ségrégation en couche en fonction de la granulométrie des éléments ! L'ordre apparait à partir du désordre. La complexité est visible dans l'Univers par exemple, il y a un niveau de stratification très important ( des gaz intestellaires jusqu'aux super-amas de galaxies ), comme il y en a une à l'échelle de l'infiniment petit, et ce n'est là aussi pas dû à une instance consciente, on peut aussi la voir dans la chimie complexe minérale ou prébiotique, les différentes roches, les constituants du sol ( minéraux, cristaux ), ou aussi sur les astéroïdes. Ce qui veut dire, que ces petits phénomènes naturels, si ils sont laissés à eux-mêmes suffisamment longtemps peuvent produire toujours plus d'ordre, toujours plus de complexité, pourquoi pas par un emballement exponentiel aussi qui n'a pas laissé de trace exploitable car trop loin et trop rapide d'un point de vue géologique, jusqu'à ce que peut-être un seuil soit dépassé, changeant radicalement la donne ( comme par exemple lorsque l'on finit par dépenser plus d'argent que l'on gagne, on finit en banqueroute, alors que dans le cas contraire, notre vie continue son petit bonhomme de chemin, ou si notre système immunitaire fait face à une agression ou se fait submerger, on passe de en bonne santé à malade, avec les retombées que l'on connait ) !? Oui, je l'ai aussi signalé, il y une rupture, un phénomène émergent et donc irréductible, contrairement à ce que la méthode cartésienne nous enjoint à faire en science par exemple, en ce qui concerne la vie comme pour la conscience, nous ne sommes pas en mesure d'expliquer ou pire produire, ni l'un, ni l'autre, tout bonnement parce que l'on veut le faire à partir de ces éléments mis au jour dans chaque cas, comme si à partir de la chimie seule, la vie allait jaillir ou qu'en multipliant les neurones artificiels une conscience allait poindre le bout de son nez. On prend le problème à l'envers, il faut rester au niveau de la vie ou de la conscience pour avoir une chance de les comprendre, analyser sans fin puis tenter de synthétiser à partir de ce que l'on a retenu de leurs caractéristiques principales ou ce que l'on croit l'être, nous fait pédaler dans la semoule, on en est à peu près au même point finalement qu'au moyen-âge et les générations spontanées ! Mais encore une fois, essayer de donner une raison à ce jour à ces deux réalités, est une gageure, qui ne se résorbe intellectuellement qu'en se réfugiant dans la métaphysique ou la théologie, et leurs dérivées ! Toutefois, les scientifiques cherchent sans relâche à créer des passerelles qui rapprochent de plus en plus le monde inanimé de celui animé, bien que reposant sur des hypothèses vraisemblables ou des spéculations à la mode ( argiles, effets de surface ou sources hydrothermales ), mais qui ne tente rien, n'a rien... Cordialement, -
Ce que l'on appelle la ruse, l'arme des faibles. De quel point de vue te places-tu pour dire cela ? Si nous l'envisageons dans une perspective de survie, pour que la/une vie s'entretienne, on pourrait donc dire que tous les moyens sont bons, pourvu que l'organisme perdure dans son existence, le plus fort serait donc celui qui survit, qui a gagné, qui a battu l'autre, et si l'intelligence est la faculté de trouver une solution à un problème ( nouveau ), alors la ruse/triche est bien une preuve d'intelligence, non ? Ce qui te chagrine n'est-il pas d'ordre moral plutôt ? Ce n'est alors ni la victoire, ni l'intelligence qui est en cause, mais comment on y est parvenu par rapport à des règles consensuelles, sociétales, arbitraires !
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Je n'étais pas engagé dans l'échange, je ne faisais que rebondir sur l'expression "gagnant-gagnant " Il s'avère que j'ai fait une confusion entre win-win traduit en gagnant-gagnant et cet autre tit for tat équivalent à donnant-donnant en stratégie économique ( l'idée sous-jacente étant extrêmement proche ), mea culpa ! Pourrais-tu développer, j'ai peur de ne pas bien comprendre, après réflexion ? Est-ce la même chose que ce que j'ai dit, sur la valeur que l'on accorde à ce que l'on a gagné malgré tout dans cette apparente défaite ?
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C'est une expression populaire issue de la philosophie libérale. Même les socialistes passent à l'ennemi. Non, c'est tout simplement issu, de ce que Spontzy a dit un peu avant, le dilemme du prisonnier itéré, la stratégie " gagnant-gagnant " est celle qui surpasse toutes les autres sur le long terme ! ( d'après les simulations numériques sur d'innombrables essais, scénarios, modélisations ) Ce qui veut dire que l'on peut tous être les gagnants à ce type de jeu, que l'on pourrait retrouver dans le vraie vie si les conditions étaient remplies exactement, mais il y a souvent un petit malin pour modifier les règles, parfois de manière unilatérale ou insidieusement.
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Bonjour et bienvenue, Oui, une telle rubrique n'existe pas sur forumfr, à mon " grand " regret: * Oui et non ! Je te répondrai à l'inverse ou dans la continuité de ce que les autres forumeurs ont écrit: Si l'on y gagne en fin de compte quelque chose, comme la " force " dont tu parles, on ne peut pas dire que l'on avait perdu en préambule. C'est comme, si tu veux, l'altruisme, ça n'existe pas, c'est un mot que l'on comprend, qui fait sens, mais personne n'est véritablement altruiste, car il y a toujours un intérêt à faire ce que l'on fait, même si ça consiste à se sacrifier pour les autres, on le fait parce que l'on a la conviction de bien faire, et c'est une récompense en soi ! Ça ressemble donc plus à quelque chose comme les vases communicants, ce qui se passe d'un côté a un impact de l'autre, et permet au final une sorte d'équilibre - sauf plantage, imprévu -, on pourrait presque parler de troc, fait sciemment. On peut donc perdre ce qui est explicitement aux yeux de tous, mais gagner tacitement ou implicitement autre chose, peut-être même de plus grande valeur pour nous-même, il y a alors bien, des intérêts en jeu...
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Je n'en doute pas... à seize ans, il est peu probable qu'il ait redécouvert l'inconscient de but en blanc. Encore une fois, mon attrait ne se situait pas là, comme à l'accoutumée ce qui m'intéresse si je peux dire ainsi, c'est ce que ça suscite, éveille, provoque en moi, par rapport à ce que j'ai déjà dans mon escarcelle, et donc dans cette perspective d'autres interprétations sont possibles, même si elles ne sont pas authentiques, historiques, biographiques ou légitimes ( la deuxième composante de la question de l'auteur du topic, mine de rien ). N'étant que peu, voire pas porté par la poésie, tu comprendras que je vis les textes/extraits poétiques autrement que le ferait un amateur de poésie, bien que je me rende quand même compte de la qualité littéraire, de la culture et de la clairvoyance de ce jeune homme, à partir d'un extrait plus long ( fourni juste au-dessus par Swam ). Amicalement, D-U
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l'intelligence émotionnelle une base nécessaire pour aborder la philosophie ?...
deja-utilise a répondu à un sujet dans Philosophie
Oui il y a redondance des deux topics sur ce point, et j'avoue que j'aurais bien aimé que tu répondes aussi à quel " moteur " tu faisais plus précisément allusion, sur quoi il porte exactement dans ta problématique. " simple mouvement " est synonyme d'évolution ! On tourne en rond si je puis dire, ce que j'essaie de te dire, c'est qui si une chose est différente de ce qu'elle était un instant avant, c'est qu'il y a eu évolution, mouvement ( qui ne reste pas fixe ), d'une manière générale tout ce qui n'est pas égal à lui-même par transposition temporelle, est donc en évolution, en mouvement. Maintenant j'imagine assez bien que cela ne va pas te satisfaire, car il n'y a pas d'explication, juste un constat, et effectivement les hommes modernes répondront que ce sont les " lois " de la nature, enfin ce que l'on prend comme telles à défaut de s'y prendre autrement, ce n'est pas réellement une explication, puisque ça ne fait que décaler le problème plus loin ! Donc au final, au bout du bout, on ne sait pas pourquoi les choses sont ainsi, elles le sont et on peut les modéliser car elles sont suffisamment permanentes/régulières pour que l'on puisse le faire, voilà l'état actuel de nos possibilités ! Ce qui meut la matière, hormis le vocabulaire trompeur de lois, nous est donné, et comme pour toute limite de la connaissance, au-delà, chacun peut ensuite y mettre ce qu'il veut, car on rentre dans le domaine de la métaphysique ou autre, donc irréfutable pour reprendre un terme cher à certains scientifiques ou amateurs popperiens. D'aucuns y verront une main divine, d'autres le hasard, de la chance, ou une nécessité physique/logique par le biais des multivers ! Salutations, D-U -
l'intelligence émotionnelle une base nécessaire pour aborder la philosophie ?...
deja-utilise a répondu à un sujet dans Philosophie
Veux-tu dire que nous buvons dans le même verre !? Non parce que si on a chacun un verre et chacun deux moitiés, ça ne fait pas pareils que si on un seul verre et deux moitiés à se partager, ceci d'une façon purement pragmatique, en revanche si des sentiments ou des émotions s'immiscent dans cet instant hypothétique pour se désaltérer, les choses pourraient encore évoluer autrement à n'en pas douter, et ce en fonction de l'intensité des liens engagés: Que ne donnerions-nous pas pour notre moitié après tout ! Timide comme je suis, je te laisserai prendre les devants pour trouver un sujet de conversation, et pour que j'oublie l'éventuel trouble germé de la comptabilisation des moitiés pour faire des entiers ou des heureux, on peut compter soit sur le contenu du ou des verres, soit effectivement sur l'attrait de l'échange verbal, soit encore sur un rapport/aspect non verbal ( 90% de l'échange tout de même )... Oui je l'ai compris... mais je reste un homme ! -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
L'univers, les étoiles, le jeu de la vie ( informatique ), la tectonique des plaques ou la météorologie ou la climatologie, la chimie minérale, la chimie prébiotique, etc... -
l'intelligence émotionnelle une base nécessaire pour aborder la philosophie ?...
deja-utilise a répondu à un sujet dans Philosophie
Il est sans doute vrai que je n'ai pas encore pleinement cerné ce qui te turlupine ! Oui, le vocable utilisé ne m'aide pas vraiment à savoir de quoi il retourne, est-ce le " moteur " même de l'évolution, celui de la vie tout court, celui de la reproduction ou le " moteur " à la complexification, voire à l'hominisation ? Car en l'état, je ne te cache pas que le simple fait dans ta question, d'employer le terme " moteur " oriente ostensiblement la réponse attendue ! C'est à dire qu'est-ce qui agit pour rendre compte de ce que l'on constate, et donc quoi ! Je n'ai pas vraiment parler de choix, car pour faire un choix il faut une conscience ou une volonté à le faire, en revanche une évolution peut fort bien être naturelle, physique, chimique, biologique, spirituelle, sans que celle-ci repose sur un choix, mais par simple mouvement temporel. C'est nous, en tant que sujet pensant et observateur, qui donnons un jugement de valeur aux processus naturels, mais au regard de la vie elle-même, sa seule et unique caractéristique fondamentale est de perdurer, de quelque manière que ce soit, tant qu'elle se maintient, c'est une réussite, si elle disparait, c'est un échec. Les notions de progrès ou de régression, se font par rapport à nos propres critères anthropocentriques, rarement d'un point de vue purement ontologique. Quand je te parle de fixisme, ce n'est pas en lien avec un conservatisme évolutif, mais ce qui s'oppose à l'évolution, comme par exemple le diamant est une matière qui n'évolue pratiquement pas avec l'âge, il est presque éternel, sa structure n'évolue pas, elle est fixée, rien de bouge, ne se transforme. Le " peut-être " était en lien avec le scénario probable que je t'avais construit, celui qui nous intéressait, celui qui avait réussi à franchir les barrages, les impossibilités, à résister à la mort, à la dégénérescence totale, et surtout celui qui nous permettait de mieux appréhender ce qui se passe en permanence mais dilué, brouillé, masqué. Il n'avait donc rien à voir avec une ignorance, mais une scénarisation possible de la réalité. Quand j'ai exprimé l'histoire entre la chirurgien et le patient, c'était au travers d'une machine et d'un système informatique, donc des programmes, qui pouvaient montrer des erreurs, avec des conséquences plus ou moins fâcheuses, ce n'était pas leurs consciences qui étaient en jeu ou en cause. Dans la mesure où la vie s'auto-entretient, qu'elle est comme autonome, disons qu'elle n'a pas besoin de notre intervention, de la cause humaine, dans cette autonomie, et bien comme dans n'importe quel système autonome qui exploite des informations, il peut se produire des accidents ou des incidents sur ces informations, sur le stockage, sur le décryptage, sur le traitement, sur la lecture, sur le copiage, etc, faussant donc les instructions du dit système et son mode opératoire qui était le sien, et qui pourrait devenir dorénavant le sien, sans retour probable en arrière. Il y a donc autant de hasard dans l'évolution de la vie, que ce qui se serait passé lorsque tu aurais recopié l'encyclopédie, copie qui aurait été elle aussi recopiée par un tiers, et ainsi de suite, la dernière version pourrait donc s'éloigner de l'originale, et ce d'autant plus qu'il y aurait de générations intermédiaires, et ce serait davantage réaliste si cette encyclopédie était comme Wikipedia, c'est à dire que si l'on pouvait l'agrémenter de nouveaux éléments à tour de rôle, on sent bien les dérives rapides que pourrait prendre une telle entreprise entre le premier jet et le dernier ! Le moteur à ses rajouts intempestifs ? Le transferts de gènes horizontaux ! ( qui échappent à l'hérédité, par exemple les virus qui s'incrustent dans les génomes, ou les plasmides véhiculé par des bactéries entre organismes vivants, les fusions symbiotiques, etc... ) C'est mieux ? -
Oui et j'apprécie ton épuration et le recadrage que tu opères, qui devraient faciliter la vie à tout le monde je suppose. Je te remercie de faire le lien avec mes autres interrogations, et en particulier celle-ci. C'est presque une redéfinition du vivant, non ? Et pour le dernier point, une caractéristique supplémentaire des animaux dits supérieurs ! En ce sens de ce que tu entends par " fondements " ( terme qui résonne un peu fort à mes oreilles, raison sans doute pour laquelle j'ai eu du mal à cerner ton propos antérieurement, d'autant plus que tu rajoutais " de notre présence ", laissant entendre quelqu'un ou quelque chose qui nous a fondé, pour que nous soyons ! Caractéristiques ou qualités n'auraient-elles pas mieux sonnées ? ), alors je te répondrai oui. Je suis d'accord, mais mon petit doigt me dit que des esprits mal tournés pourraient encore détournés ces principes autrement que de la façon dont nous les comprenons, et pervertissant ainsi l'idée première, un peu comme un système politique théoriquement bénéfique serait corrompu pragmatiquement par des hommes et femmes vils ! Et c'est bien ce qui nous guète Zeugma, on aura beau avoir la vision la plus pure et claire de notre condition d'animal social/politique/économique/informaticus/etc..., il suffira d'âmes de mauvaises volontés et influentes, pour enrayer et dépraver les bonnes résolutions de départ, nombre d'écueils et de freins attendent dans le virage, tous plus retords ou réfractaires les uns que les autres ! C'est l'esprit de l'Homme qui est malade, dénaturé, dès la base ! Tu rejoins donc les voeux de Comte, qui voulait que toutes les sciences soient au service de la sociologie, la science de l'homme ! ( même si il est allé un peu loin dans son engouement en voulant jusqu'à la création d'une " physique sociale " ! ) Sy U soune : )
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Bonsoir, d'un point de vue, cette fois-ci plus psychologique, on peut l'interpréter possiblement comme ça, en effet, cela peut résonner ainsi aussi. Il y a mon intimité, cachée, partielle, et le rôle que je joue ou que l'on me voit jouer, comme une brisure entre ces deux entités vécues soit de l'intérieur, soit de l'extérieur, et pourtant qui renvoient à la même et unique personne de ce monde.
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Je ne peux m'empêcher d'y voir la description métaphorique de l'inconscient, de tout ce qui n'est pas conscient ( donc Moi ), où effectivement nous subissons de plein fouet l'émergence dans notre conscience de toute une agitation spirituelle, qu'un travail s'est produit en coulisse et que seulement nous en récoltons les fruits ! La véritable pensée se fait dans cet arrière monde de ma propre personne, et je ne fais finalement qu'en prendre conscience... Il y a un étranger en la demeure, dont je ne peux me départir, je le vois, je le sens, je le vis même, mais je ne m'identifie pas à lui entièrement, quelle drôle de sensation !
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Bonsoir, ce développement que tu as fait, me laisse plutôt l'impression d'une traduction poétique de l'auteur, sans m'aventurer à savoir si elle est authentique ou personnelle, j'en comprends néanmoins l'idée proposée, même si ce n'est pas celle qui fait écho pour moi à partir de la citation " Je est un autre ", d'autant plus que je ne connais absolument pas son producteur. Merci quand même pour l'échange.
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En fait c'est un je de mots tout ça. Mais serieusement, voila ma vision des choses, qui bien evidemment est celle que moi (je) perçoit, vu que je suis (suivre) ce moi qui pense. Parce-que "je pense comme je suis" tout le monde y croit, mais il y a une autre affirmation qui est, je pense là où je ne suis pas, et celle là elle me convient, tu vois? Et donc la question devient où est "je"? Qui est Je? Celui que je suis ( suivre) sans le savoir et qui effectivement participe du grand Autre. On peut nourrir le poisson moi, le faire grossir, mais il restera un poisson qui ne fera que perdre en agilité. Plutôt que de le gaver mieux vaut peut-être lui faire entrevoir qui il est, et quelle est sa place dans l'océan. Quelque chose comme ça. J'aimerais vous ( Ping et Hdbecon ) proposer une équivalence ( d'échelle ) entre, le Je et le Moi, et, l'Humanité et l'individu que je suis, car il y a le même type de rapports ou de relation dans le premier couple que dans le second. Le Moi fait partout d'un Tout ( Je ) plus grand qu'il ne maitrise pas, dont il est dépendant, qui le contraint, qui lui est en grande partie mystérieux et imposé, en même temps qu'il est un élément qui qualifie/définit ce Tout ! Il en va de même entre un individu et le groupe des humains auquel il appartient tout en entier. On voit donc bien qu'il y a mutuelle inclusion et une similitude entre les concepts d'un des deux couples ( Je et Moi par exemple ), ils se chevauchent, ils se recoupent, mais ne sont pas équivalents, semblables mais différents, une parenté/filiation manifeste en même temps qu'une singularité...
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l'intelligence émotionnelle une base nécessaire pour aborder la philosophie ?...
deja-utilise a répondu à un sujet dans Philosophie
Je vois ! Imagine que je te demande de recopier le contenu d'une collection de livres, comme l'encyclopédie papier Universalis par exemple, penses-tu pouvoir t'exécuter sans aucune erreur de retranscription ? Non, bien sûr, et bien, il en va de même dans ( ou dans le renouvellement d' ) une cellule, y compris une gamète ou lors d'une mitose, et si l'erreur tombe sur une partie " non-codante " alors ce n'est pas si grave, en revanche si elle tombe sur une partie codante, elle aura un effet, de imperceptible à rédhibitoire. Tu peux songer à une erreur dans un programme de sureté nucléaire, ou des futures voitures autonomes, dans la communication informatique entre les consignes manuelles d'un chirurgien et le patient qui se trouve à l'autre bout du monde trituré par des bras robotisés pilotés. Le moteur: " la faute à pas de chance ", comme toi lorsque tu recopies mal un mot, même si on peut avoir des pistes d'explications, comme la fatigue, ce que tu as consommé, un trouble psychologique/nerveux, un conditionnement anodin entre un son pendant la copie et ton cerveau, une maladie, une distraction, une pensée qui est venue se greffée dessus, etc... Pour les gènes, je t'en avais donné quelques unes. Maintenant ce que je peux te dire, c'est que les espèces telles qu'on les a définies jusqu'à présent, pourraient bien être sérieusement remises en cause, par la science, à commencer par l'holonbiotie, comme pour nous autres les humains, nous sommes autant déterminés par nos gènes que par nos hôtes en l'occurrence intestinaux ! Tous les êtres vivants sont en symbiose, soit une endo-symbiose, en plus d'une exo-symbiose inévitable, c'est à dire que nous sommes tous dépendants vitalement d'une ou plusieurs autres êtres vivants en nous ou en dehors de nous, ou ayant vécus en nous, et il en va pratiquement de même pour tous les êtres pluricellulaires, il n'y aurait qu'une grande chaine/filet du vivant, avec des mailles interconnectées par ci, par là... Et puis il y a l'épigénétique également... toute une histoire, un monde qui s'ouvre... -
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deja-utilise a répondu à un sujet dans Philosophie
Merci pour ta réponse. Je ne comprends pas cette vue : comment expliques-tu que l'évolution s'oppose. C'est quoi, une intelligence, une intuition qui "s'oppose"? Qui décide le pourcentage dans le sens du progrès ou du recul ? D'un point de vue de sa signification, ce qui se meut l'est par rapport à ce qui est fixe ( ou considéré comme tel ), par exemple la chaise posée parterre est fixe par rapport à la Terre, ( quand bien même cette Terre n'est pas immobile ), à l'inverse les nuages se meuvent dans l'atmosphère par rapport au sol à l'aplomb. De même, ce qui évolue l'est par rapport à ce qui n'évolue pas, qui reste donc égal à lui-même indéfiniment, et le sens de ce changement n'a aucune importance, il peut très bien être subjectif, comme la notion de progrès ou de régression, ce qui importe de garder à l'esprit, est essentiellement l'idée de non fixisme, de non stagnation, de non constance, voilà à quoi s'oppose l'évolution, à la permanence, à la fixité. Mon propos ne fait pas intervenir d'intelligence, ni d'intuition, et le subjectif n'entrave/n'empêche pas le constat de non permanence, ce dernier n'intervient que pour juger de la bonne ou mauvaise direction selon ses propres critères. Partons de cela alors, supposons une collection de quelques individus, qui ont tous changé, et que ceux-là se trouvent coincés en autarcie quelque part, si ils ont un mode de reproduction sexuée, et que les deux genres sont présents, ils risquent fort de se reproduire entre eux, les amenant à se croiser, et par le jeu des échanges héréditaires, favoriser un des caractères ou quelques uns, dans un premier temps. Mais gardons à l'esprit que peut-être la cause des " transformations " initiales ne s'est pas tarie, et qu'elle continue d'oeuvrer sur plusieurs générations, sélectionnant au fil du temps quelques spécificités dans le groupe, ainsi de suite, s'accumulant petit à petit, à travers le brassage de ses membres/individus. D'un point de vue extérieur, en visionnant en accéléré ce processus, nous pourrions voir la dérive depuis le début, jusqu'au dernier instant, et si les modifications apportées sur le long terme ( toujours dans l'isolement ) finissent par devenir un obstacle à un éventuel croisement avec un autre groupe qui était resté semblable ailleurs à celui de notre groupe isolé, nous pouvons alors conclure, en disant qu'une nouvelle espèce est née ! Bien que l'interfécondité ne soit pas un critère absolu, c'est-à-dire que si la fécondation ne peut avoir lieu, nous sommes fixés, en revanche si la fécondation " forcée " fonctionne, on peut quand même être en présence de deux espèces, mais qui s'hybrident, dans ce cas, c'est en général plus difficile et subtile de reconnaitre la présence effective de deux espèces différentes, parfois on parlera plutôt de races, de variétés, d'ethnies, etc... Bien souvent ce forçage est du fait de l'homme justement ! Il nous faudrait donc regarder ce qui se passe naturellement entre ces deux supposées espèces, même proches anatomiquement, biologiquement ou génétiquement: imagine si l'on essayait d'hybrider un humain avec un chimpanzé, et que ça marche !? Que devrions-nous en déduire, en conclure ? ( Les nouvelles { espèces } tu ne les vois pas, parce que les mécanismes en action sont totalement asymétriques d'un point de vue temporel, comparativement à la destruction/disparition: par exemple il a fallu des siècles pour construire des cathédrales, mais il faudrait quelques secondes pour les détruire/anéantir par une bombe suffisamment puissante, de même, il faut un temps conséquent pour qu'une nouvelle espèce émerge, invisible sur une génération d'humains, mais un temps palpable/mesurable à notre échelle pour l'éradiquer, voilà ce qui t'est mystérieux ! ) -
l'intelligence émotionnelle une base nécessaire pour aborder la philosophie ?...
deja-utilise a répondu à un sujet dans Philosophie
C'est donc bien que les espèces ne sont pas fixées, non ? Et si elles ne sont pas fixées, c'est qu'elles... évoluent ! Ce n'est pas le même type d'évolution, elle est plus culturelle que " naturelle " ( = biologique ). Qui a parlé de progrès ? Je parle d'évolution ! Une évolution va aussi bien dans le sens d'un " progrès " que dans le sens d'une " dégénérescence ", puisque évolution s'oppose à ce qui est fixe, constant, non au sens de la modification. Quand j'ai parlé " d'erreur ", il fallait l'entendre comme ce qui ne correspondait pas à l'original, si sur une vingtaine de milliers de gènes pour l'homme, tu en as un qui a une autre conformation que celle de ses parents, il y a eu une erreur de transcription ou une modification à cause d'un élément quelconque ( rayon X, agent mutagène, radioactivité, chimique, et... ). Sinon je suis d'accord, nous jouons aux apprentis sorciers, nous devrions être moins pressés et assurer ce que nous entreprenons. L'un n'empêche pas l'autre, on peut être dans une phase de déclin, d'extinction, à cause principalement de nos actions inconsidérées, et en parallèle avoir les espèces qui évoluent, sauf que dans la nature, et non en laboratoire, cette évolution est très très lente, ou si elle est rapide elle concerne les êtres vivants les plus simples, comme les microbes, dont on entend parler depuis quelque temps ( résistance aux antibiotiques, aux vaccins etc... ), mais ils sont invisibles, donc on ne se rend pas compte, par nous-même, pour les autres plus gros ( avec des organes ), c'est beaucoup plus long, plus long que la vie d'un homme ! D'une certaine manière oui, mais différemment des mammifères, on sait aujourd'hui que les plantes communiquent entre elles, et qu'elles réagissent en conséquence, de même certaines plantes ne s'étouffent pas, ne " s'étranglent " pas, elles possèdent les moyens de se détecter elles-mêmes pour éviter de rentrer en conflit avec ses propres extensions, elles sont aussi capables d'émettre des substances qui attirent des prédateurs à ceux qui les agressent, par exemples. -
l'intelligence émotionnelle une base nécessaire pour aborder la philosophie ?...
deja-utilise a répondu à un sujet dans Philosophie
Et non Ping ! L'homme n'a rien d'unique, si ce n'est se le demander ! : ) http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/07/23/le-mensonge-chez-nos-amis-les-betes_4695561_1650684.html http://www.editionsarchipel.com/livre/mentir-pour-mieux-vivre-ensemble/ Mais surtout cette excellente vidéo, un documentaire diffusé en 2015 sur France 5: -
Re-bonjour Zeugma, ta réponse étant conséquente, je ne peux pas à mon tour tout développer, je ne m'arrête donc qu'à ce que je te réponds, mais là où il n'y a pas de réponse, c'est que je n'y vois rien à redire ou à rajouter pour le moment. J'essaierai de me souvenir de ce que tu m'as dit sur la distinction que tu opères entre opposés et contraires. J'ai répondu à Orbes-Claire récemment, où je donne plus de précisions, et un ou deux liens internes, sur ce qu'il faut entendre et comprendre de la " vision économiste du bonheur ". Ce qui ne veut pas dire, qu'il faudrait occulter toute autre approche, mais qu'elle me semble pertinente, dans la mesure où elle explique bon nombre de situations ordinaires, et embrasse une population non négligeable. 1-Ça n'a rien d'évident de mon point de vue, autant je comprends l'idée que la multiplicité des compétences favorise un résultat plus poussé, plus complexe, autant la coopération, c'est-à-dire l'entente entre individus, doit reposer sur bon nombre de références communes, comme le langage, la culture, des états d'esprit, des mentalités convergentes, etc... où chacune prise isolément n'est pas une grande entrave, mais mises bout à bout, cela peut être un frein à la collaboration, sauf si il existe un moteur puissant qui permet un temps l'entente entrepreneuriale forcée, comme l'esclavagisme, l'argent, un besoin que l'on ne peut pas satisfaire par ses propres moyens, une pression sociale ou étatique, mais dans ce cas, ce n'est pas réellement une coopération, mais un processus d'intérêts mutuels, même si ils sont inégalitaires, que ce soit un plus grand bénéfice, ou une moindre perte. 2-Le clone n'était pas à prendre au pied de la lettre, mon ami, mais dans le sens quotidien, comme on peut le voir dans la stratification économico-sociale des personnes, elles ne souhaitent pas se mélanger, ni avoir affaire les unes avec les autres, c'est parce qu'elles y sont contraintes d'une manière ou d'une autre, en psychologie, on parle volontiers de groupe d'appartenance, même si je crois que la psychologie n'est pas une discipline qui bénéficie de tes louanges/appréciations. Ce doit être possible, effectivement, mais pas systématique. Aparté: La réalité individuelle n'est-elle pas un peu plus complexe, dit autrement, que sur certains sujets les gens seront dans un sens, et sur d'autres domaines, les mêmes personnes verront les choses à l'inverse !? Je suis désolé, mais cela ne me parait pas clair, non ce que tu dis, mais ce que ça signifie ! 1- Comment expliquer dès lors, le plaisir à faire plaisir ? 2- Mais le plaisir est du même acabit, il est désiré pour lui-même, le moyen n'est qu'un " accident ". Tu voudrais aussi dire que le bonheur part de besoins et le plaisir d'envies ? Ne peut-on pas avoir envie d'être heureux et prendre plaisir dans certains besoins ? 3- Il me semble que l'on veut prendre plaisir également pour lui-même, à partir de la connaissance d'un bien, par exemple celui d'élever son esprit, ou ses compétences, qui représentent le bien en question, et avoir grand plaisir quand cette élévation devient subitement mesurable ou la compétence acquise visible, je me permets de te donner un exemple personnel: j'ai voulu il y a quelques temps, trouver par mes propres moyens une méthode pour construire un pentagone, sans m'aider d'aucune façon de la littérature ou de connaissances préalables, le plus vierge possible, j'ai dû mettre plus de cinq année avant d'y parvenir, puis j'ai pris un grand plaisir aussi à démontrer que cette méthode était juste, et non approximative comme cela avait été longtemps le cas. C'est certes extrêmement modeste, il n'y a aucune nouveauté sans doute, aucune révolution, mais une grande satisfaction sur l'instant, et la compréhension est pour moi l'un des plus grand bien qui puisse être donné ! Sur ce point, nous ne nous entendons pas, on dirait bien. Si je souhaite du mal à une personne, mais que je ne passe pas à l'action, ce mal est bien d'origine morale, et il n'est pas le rejet d'un bien, ni le résultat d'un manque, il est présent pour lui-même, il peut être dû à un mauvais geste, une mauvaise parole de l'autre, ce qu'elle représente d'immonde ou ce qu'elle a fait, même à une autre personne. Exemple connexe: le dégoût n'est pas non plus la réaction du rejet de quelque chose de bon, ou le manque inassouvi d'une chose bonne, il est bien une réaction directe à ce qui nous écoeure, sans détour, médiatement ! Peut-être, mais qui sont-ils au juste, ces fondements ? Tu veux dire que l'on accepte cette présence, qu'on l'embrasse toute entière, non que l'on choisisse cette présence, et dans ce cas, il n'y a plus de difficulté. ( Voilà qui est plus clair, à ceci près, que le " quelle " que tu avait introduit renvoyait plus à quoi, qu'à pourquoi ) Je suis d'accord quand même. Pas d'accord, ce n'est qu'un problème de vocabulaire, car en dehors d'une société dite civilisée, il y a naturellement la notion de territoire, et la propriété n'est qu'une formalisation d'un procédé naturel, certes qui introduit sans doute des injustices, mais pas qualitativement différente de celle du " plus fort " ou du " plus malin " pour défendre son territoire, qu'il soit individuel, clanique ou sociétal. Elle n'a fait que prendre la coloration de la culture, avec ces propres critères de fonctionnement sociétaux, plus formels dirons-nous. Toute liberté a un coût Zeugma, tu le sais aussi bien que moi, c'est aussi vrai à l'état de nature, si nos ancêtres se sont battus contre des prédateurs, c'est qu'ils craignaient pour leurs vies, leurs libertés, de vivre comme bon leur semblait, au même titre que les autres animaux, chacun voulant mettre à exécution sa puissance de vivre. Nous sommes toujours dépendants d'un environnement, et donc prisonniers de celui-ci, qu'il soit naturel, artificiel ou un mixte des deux, mais il est vrai que c'est une fumisterie de faire croire aux gens qu'ils le sont, c'est bien le fait de véhiculer une telle croyance, sous couvert d'une législation ou d'une monstration tonitruante, qui est critiquable, non de ne pas être libre complètement ! Peut-être pas, tout dépend de la valeur que l'on accorde à la chose possédée ! L'interchangeabilité permet par exemple de s'affranchir de cet esclavagisme intellectuel. C'est-à-dire que cela dépend à quoi sert ce que nous possédons, et la facilité d'avoir un équivalent ! Ce qui n'empêche nullement ce que tu dis, car je suis d'accord, contrairement à celui qui a dit ça, et dont j'ai oublié le nom ( Rousseau peut-être ? ), nos droits et devoirs sont nés du choix de vivre en communauté, et ce sont leurs seules raisons d'être. Ceci constitue notre différence la plus crue ( mais je ne suis pas fâché pour autant, hein ! ). L'inconscient n'est pas qu'une simple divagation de certains esprits, et il ne peut pas se réduire à un simple oubli de la phase consciente de notre esprit, ou un décalage temporel. Nous pouvons être influencés par des évènements ou des choses qui ne passent pas par la case consciente, c'est par exemple la cas des images subliminales, même si leur emploi n'est pas à la hauteur des espérances. De plus, pour celui qui sait s'écouter, s'observer, et prendre le temps de l'analyse, de l'introspection, il est assez évident, que notre cerveau capte des informations qui ne transite pas par la conscience, et qui sont pourtant traitées en ayant un impact non nul sur nos réactions, parfois ce sera un simple bruit anodin, innocent, un parfum, une combinaison d'images, une situation similaire à une autre qui va enclencher tout un processus d'enchainement d'idées, de connexions dont on n'a pas la maitrise, ni conscience, en revanche on en subit le fruit, par l'apparition de pulsions, d'envies, d'un malaise soudain, d'un déséquilibre psychique, etc... Une expérience pas très ancienne a permis de montrer que même à l'état de non veille, nous pouvions apprendre, en l'occurrence pendant notre sommeille, où des sujets ont été victimes de leurs apprentissages nocturnes, par l'association d'une odeur désagréable et d'une musique nouvelle, puis ils ont été soumis à l'audition conscience de ce morceau qu'ils ne connaissaient pas, et ont majoritairement répondu, qu'ils ne l'aimaient pas, et réciproquement de mémoire, avec une odeur agréable. Notre cerveau est parfaitement capable de traiter des informations à l'insu de notre plein gré, il le fait aussi pendant l'état de veille, c'est un véritable centre de traitement de l'information, et je pense même que ne faisons que nous focaliser consciemment sur environ 5% de ce que l'on reçoit, tout le reste passant sous la détection de notre radar... L'aspect thérapique pose effectivement d'épineuses questions, et il y a une sujet dédié à cette problématique, où nombre d'intervenants se sont exprimés à ce sujet: Je n'ai jamais été un patient pour un thérapeute, en revanche j'ai pratiqué l'auto-psychanalyse, je ne peux donc décemment pas dire que ce soit une esbroufe, encore une fois, là où c'est problématique, ce serait sur la prétendue capacité à faire du curatif, je reconnais volontiers que c'est très compliqué, qu'il y a à boire et à manger, qu'il y a eu des abus, des dérives, mais tâchons de ne pas jeter l'eau du bain avec le bébé, malgré tout. Dit comme ça, je te rejoins globalement. À n'en pas douter, mais l'énigme qui reste et que je t'ai posée ailleurs, c'est de savoir si tout le monde le veut, et dans le cas contraire c'est plutôt mal engagé pour y remédier. Effectivement c'était très long, je suis obligé de " bâcler " mon intervention, mais je ne t'en veux pas du tout, bien entendu. À bientôt...
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Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Dans les sociétés ultra-modernes, oui. Je partage tout à fait cette vision, que j'ai plus ou moins donnée implicitement dans ma réponse d'avant. Encore une fois, oui. Apparemment ! Entre autres. Voilà plus précisément le point d'achoppement ! " tant que je gagne, je joue ! " Voilà la devise tacite que chacun exécute, or nous devrions privilégier une mûre réflexion et savoir s'abstenir, voire même endurer que d'emprunter des chemins incertains ou séduisants ! Autrement dit, peser ce qui est bien et mal, à l'instant et pour l'avenir, et surseoir sur l'efficience si besoin est... Ce processus ne cherche pas, il n'y a aucune intentionnalité ou volonté unique ou univoque, je me suis sans doute mal exprimé, il est ( devenu ) désirable aux yeux des acteurs qui s'en servent, tout bonnement, car ça coïncide avec quelque chose qui se trouve en eux, ça rentre en résonance. Oui, une réduction à nouveau, ou aussi une perte de repère, voire de valeurs primaires, substituées par tout un florilège de valeurs secondaires, plus arbitraires les unes que les autres. Car ça rejoint ce que tu disais un peu avant, c'est l'efficience, et donc la maitrise de l'environnement, qui pousse au sur-contrôle, à l'aseptisation de tout inattendu naturel, comme encore une fois une sorte d'inertie du mouvement initié par nos lointains ancêtres, pour se protéger de leur environnement, telle la flèche qui rate sa cible et continue sa route, et s'éloigne inexorablement... Nous avons raté le coche et nous continuons sur notre lancée inlassablement, car nous avons pourtant suffisamment de connaissances, de moyens et de biens matériels pour vivre pleinement heureux, à l'écart des vicissitudes extrêmes de l'existence... y a t-il encore possibilité d'arrêter cette réaction en chaine pour l'ensemble des individus, et prendre enfin notre temps... de vivre sereinement ? Si chacun en prend la mesure, y compris les décideurs ou les personnes influentes, possiblement ! Mais le voudront-ils/elles ? -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Bonjour Zeugma, désolé pour le délai de réponse. Je ne peux pas suivre l'exubérance de ton investissement, où tes idées ( intéressantes ) prolifèrent, presque chacune de tes remarques pourrait demander un développement spécifique, j'en suis rendu à ne faire que rebondir sur les quelques points qui nous éloignent, et je sens venir un début d'anicroches, si j'ose dire, après avoir été longuement sur la même longueur d'ondes, mais c'était prévisible ! Non que je développerai une quelconque animosité bien évidemment, mais il n'est pas impossible que nous rentrions dans une phase de " dispute ", je songe présentement à l'inconscient ou à la psychanalyse, mais qui correspond davantage à une autre de tes réponses sur un autre topic... Oui. Remarquons toutefois, que ce trait n'est absolument pas propre à cette erreur de jugement dont tu parles, mais un attribut humain tout simplement, la course au progrès, à l'amélioration travaille depuis que l'homme est homme, que cela concerne des idées, des concepts, les arts ou tous les vices et autres plaisirs, voire l'escalade de la violence. En bref la comparaison et la quête de se distinguer des autres nous suivent à la trace depuis le commencement de l'humanité, indépendamment des développements artificiels de nos vies. Ceci est vrai avant tout, dans nos relations aux autres, dans notre perception de notre environnement, et pas exclusivement dans l'artificialisation du monde que nous construisons, c'est à dire, dès notre interaction avec ce monde justement. Oui, sur ce point nous avons été d'accord. Oui aussi, mais en quoi ce serait une spécificité de notre jugement erroné vers l'artificiel, n'est-ce pas ce qui meut le monde entier, dans tout ce qu'il entreprend !? D'une manière générale, les pêchés capitaux, ne sont pas apparus avec le dérapage vers notre mode de vie artificielle actuel, ils ont toujours été là, en nous, n'est-ce pas eux qu'il faut pointer du doigt, qui nous poussent à mal agir, et à faire, bien à propos, des erreurs d'aiguillage, de prendre des voies qui semblent être des cul-de-sacs. Il ne faudrait pas confondre les effets, les objets en place ou les méthodes employés, avec les ressorts premiers de nos actions, la course au progrès avec les proportions que nous lui connaissons, est motivée par des forces obscures, qui tapissent nos âmes depuis bien longtemps, il nous faut rechercher ce qui produit cette fuite en avant, non se focaliser sur la fuite elle-même, comme il en irait de même dans une analogie de plomberie, constater et dénigrer les fuites d'eau sur nos canalisations domestiques, n'est pas ce qui va résoudre le problème de fond, qui pourrait être une surpression hydraulique, on voit combien dérisoire serait de limiter les extensions de tuyauterie tant que l'on n'aura pas identifié le mal, initiateur des troubles. Il me semble que ce n'est pas tant l'artificialité qui nous empêche de rompre cet enchainement vicieux, mais bien plutôt des considérations économiques mondiales, qui elles-mêmes recouvrent celles de domination étatique, de détention du pouvoir, de garder sa souveraineté, par peur de l'autre, et donc de sa nature imprévisible et irascible, que nous pouvons contempler en nous-même également ! On pourrait dire que c'est avant tout un problème de confiance insoluble. Nous nous entendons sur ce point depuis le début. Oui, parce qu'il faut le voir comme un phénomène convergent ou même émergent. C'est le cumul de toutes nos petites actions qui semblent hasardeuses, qui finit par produire un mouvement général, comme il en va de même pour la température dans un bocal emplit de particules individuelles, chacune suit une trajectoire particulière, mais l'ensemble conduit à une homogénéisation à grande échelle. Ce qui me fait dire depuis un moment déjà, que nous ne vallons guère mieux qu'une colonie de fourmis ou de bactéries, alors même que nous nous gaussons de notre supériorité, nous n'agissons au final aussi bêtement que les animaux les plus simples. Notre intelligence n'arrive pas à trouver une parade à nos comportements grégaires, animalesques, et que nos conditions d'existences actuelles, industrielles/commerciales/artificielles donc, ne sont qu'un mode d'expression singulier de ces pulsions vitales, nos usines, nos commerces, nos outils ou autres gadgets ne sont que des amplificateurs de nos comportements incohérents, désorganisés, désordonnés ou peu matures. Ce n'est pas l'intelligence qui pose problème, mais au service de quoi elle travaille/oeuvre ! Quelle instance malicieuse, vicieuse la détourne à ses fins, et comme nous avons tous les mêmes travers, nous y sommes insensibles, nous ne voyons pas l'effet cumulatif et amplificatif de nos intérêts, qui se recoupent en partie. Tu le dis régulièrement toi-même, la volonté doit accompagner nos actions, l'intelligence est incapable de réguler ou d'orienter quoi que ce soit, elle n'est que le moyen pour parvenir à certains résultats escomptés, mais la volonté à maintenir une voie privilégiée, doit elle aussi être influencée par ce que j'appelle notre sensibilité, garante normalement de nous préserver de la destruction individuelle, collective ou spéciste, c'est-à-dire de prévenir d'emprunter une mauvaise route. En résumé, la sensibilité ( devrait ) évite(r) certains caps délétères et propose(r) des chemins plus engageants, pendant que la volonté force à ne pas y sombrer et donc à suivre d'autres pistes plus prometteuses, et l'intelligence de donner de quoi y parvenir. Est-ce véritablement un choix, ou d'avoir succomber à nos motivations bestiales/animales sans autres considérations, celles de dominer, de maitriser, d'égaler Dieu ? Ce que j'appellerai plus volontiers, des non-choix, puisqu'il n'y avait rien en contre-partie, aucun fléau de l'autre côté de la balance, aucune autre possibilité envisagée, mise en opposition ! ( car pour choisir, il faut qu'il y ait au moins deux alternatives ! ) Nous l'avons dit à plusieurs reprises, ce que fait la science ne corrobore pas ce que monsieur tout le monde fait, elle ne peut se substituer à notre propre vie d'individu, il nous incombe de faire ces fameux choix, et écouter notre coeur, notre intuition, notre sensibilité, est une des seules voies possibles pour équilibrer les dérives de l'ultra-rationalisme réducteur ambiant. Peu importe ce que dit ou met en évidence la science, en dernier recours c'est nous qui en usons ou pas pour vivre de telle ou telle manière, elle n'a aucun pouvoir décisionnelle, elle n'est qu'un outil, qu'il convient d'utiliser comme tel, les choix c'est à nous de les faire, j'ai beau avoir une voiture qui monte à 200Km/h, c'est pourtant moi qui vais ou pas appuyer sur le champignon et enfreindre ou pas des règles que d'autres ont fixé, ou que je me suis moi-même fixé, où l'on voit bien l'outil qu'est l'automobile d'un côté et ce que la collectivité ou l'individu cherche à faire avec, selon certains règles extérieures à la conception de la voiture ! Entre autres, oui. Mais adjoignons-y aussi un auto-conditionnement, ce que Skinner appelle un conditionnement opérant, de part les divers supports d'informations ou de divertissements, comme par exemple la moralité sous-jacente des films télévisuels ou cinématographiques, autant d'archétypes insidieux qui tirent les ficelles dans l'ombre, à l'abri d'une prise de conscience, un peu comme les images subliminales en quelque sorte. Nous ne sommes que des marionnettes, stimulées par des conditions extérieures, la plupart du temps, mais il est tout aussi manifeste, que de vouloir couper ce cordon ombilical fait terriblement peur, de s'affranchir du " bien " commun, c'est un saut dans le vide assez vertigineux, loin du confort douillé et complaisant de la normalité ! Qui ose véritablement se positionner face à toute l'humanité et ce qu'elle revendique, sans le savoir vraiment, depuis la nuit des temps !? Bien dit ! Bien à toi, D-U -
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deja-utilise a répondu à un sujet dans Philosophie
Presque ! Puisque l'on a découvert la contraception, c'est qu'une autre force nous pousse à copuler, et ce ne sont pas les gènes égoïstes, mais sans doute des neurones dopaminergiques, donc le plaisir, et quelques autres circuits hormonaux, on pourrait presque dire: pas d'hormone, pas de sexe ! C'est un peu ce qui se passe avec les bonbons chez les jeunes enfants, tant qu'ils n'y ont pas goûté, ils n'ont aucune addiction, en revanche lorsque la curiosité les a poussée à en manger, s'ensuit une irrésistible envie d'en avoir d'autres par la suite, c'est-à-dire que leur corps a pris plaisir avec les friandises, et il va donc chercher à reproduire cette sensation agréable ! ( les hormones sexuelles enjoignent à l'action débridée, et une fois un acte sexuel consommé dans la panoplie des essais erratiques en tout genre, les circuits de la récompenses poussent à récidiver ce type de comportement à caractère sexuel ) ( les petites enfants qui ont leurs gènes fonctionnels, ne sont pas des " obsédés " sexuels, contrairement à ce qui se passe à partir de l'adolescence et l'explosion hormonale ) -
l'intelligence émotionnelle une base nécessaire pour aborder la philosophie ?...
deja-utilise a répondu à un sujet dans Philosophie
Bonsoir Swam, D'un point de vue évolutif ou reproductif/accouplement ? Vu de quoi le monde de demain sera fait, je crois qu'il ne faut pas s'arrêter à ce genre de peccadilles. Personnellement, je suis pour le dimorphisme sexuel, qu'il soit corporel, spirituel, comportemental, vestimentaire, psychologique et contre l'androgynie. Mais cela ne veut pas pour autant dire que ce soit binaire, du tout ou rien, on gagnerait à garder des différences pour l'attirance, et à promouvoir des ressemblances à des intensités différentes pour jouer sur le long terme.
