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deja-utilise

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  1. La métaphysique est une façon que nous avons d'aborder des questions qui n'ont pas de réponse à partir de nos autres compétences ou qui laissent perplexes. Et ce topic l'illustre lui-même assez bien je trouve. Toujours pour la même raison, que puisque nous sommes des êtres pensants, curieux, et que nous sommes en prise avec nos peurs, l'inconnu nous dérange, il nous faut réduire ces angoisses, et si le savoir que nous possédons n'est pas une aide suffisante, alors nous nous tournons vers d'autres possibilités, qui peut être la métaphysique, comme la foi, ou ne surtout plus réfléchir et donc s'occuper coûte que coûte et quel que soit le moyen, le plaisir du corps, de la chair, s'enivrer de n'importe quoi pourvu que notre cerveau soit distrait de ses préoccupations dérangeantes... Dans ces conditions, la métaphysique ne semble pas être la pire des solutions en fin de compte, car elle garde une composante de rationalité, le seul reproche direct que l'on peut lui adresser, hormis celui qui serait qu'elle soit elle-même inefficiente, est de se retrouver en pleine spéculation, mais comme dit sur un autre fil de discussions, à bien y regarder, nous le faisons pratiquement en toute chose, il semble donc que ce soit plus une question de proportion que de nature ! Un problème de dosage, comme il en existe un aussi dans la nourriture par exemple, trop de moutarde ou de sel dans le plat, et il devient rebutant ! On peut donc soit en user, soit la bouder, i.e. se convaincre qu'on n'y touche pas...
  2. Pour en revenir vite fait à cette notion de " bon sens ", j'ai eu aujourd'hui, je pense un meilleur exemple à proposer pour bien comprendre la position ambivalente de cette notion, comme cela existe également pour " l'éducation parentale ", où chacun sait de quoi il en retourne, mais où les règles sont pourtant différentes d'une famille à l'autre, si le terme générique est compris/entendu, son application en revanche est une autre paire de manches. Encore une fois, le bon sens ou l'éducation, on sait ce que c'est, à quoi ça renvoie, toutefois chacun le sien, la sienne concrètement, dans les faits. Tiens, il en irait de même avec " l'imagination " aussi pendant que j'y pense, l'imagination est une terminologie générique/générale/globale consensuelle, par contre, nous n'imaginons pas tous la même chose, ou même si il y des ressemblances, ce ne sera pas strictement identique, de quoi sacrément relativiser, l'idée ( assez objective ) et sa mise en application ( plutôt subjective ).
  3. deja-utilise

    Le combat

    Bonjour, Je t'en prie ! Ce n'est pas la préposition qui me pose souci, mais bien le sens retenu, " combattre un adversaire " ça n'a rien de gentil, c'est une mini guerre réduite à peut-être deux opposants seulement, cet adversaire représente le mal ou celui à même d'en faire, y compris à nous-même. Ils sont impropres dans la mesure où ils renvoient à quelque chose d'imagée, et non à prendre au pied de la lettre, avec toute la violence que l'on peut attendre. Explication un peu plus fournie par la suite, en essayant de distinguer le sens propre, des sens seconds/dérivés/figurés, par l'entremise de citations et de liens sur l'emploi du vocabulaire: se battre, battre, combattre et combat, voire adversaire. Pourquoi pas, je ne suis pas infaillible, ni un dieu ! Ce n'est pas la lecture que j'en ai eu dans les premières pages de fil de discussion avec l'autrice, par exemple et non des moindres: Raison pour laquelle, suite à ce passage, j'ai donné juste après la définition du mot " lutter ", qui était pour ma part plus approprié ! On remarquera la " signature " édifiante également ! Je crois que Blaquière a donné un exemple assez sympathique issu du monde du foot, en parlant d'un tir, tel " un boulet de canon ", oui ça me parle tout autant, mais ce n'est pas la réalité, juste une image; d'un autre côté si tu utilises l'expression " lutter contre les préjugés ", alors je n'ai plus rien à y redire en l'état ( qui n'est pas une image pour le coup, cela-dit en passant ), en revanche celle de " combattre les préjugés " je la nomme parodique, car il n'y a pas d'ennemi à battre, à frapper, à qui faire du mal, ni avec mes poings, ni avec un ustensile quelconque, ce n'est qu'une approche métaphorique, une extension de sens, qui me parle certes très bien, mais qui n'a rien à voir avec un conflit mettant en jeu mon intégrité physique, c'est donc en un sens figuré qu'il nous faut l'accepter ! C'est pour cela, que j'ai dit un peu avant à Querida, que ce n'est pas ce que vous dîtes qui me fait réagir, le sens est parfaitement compréhensible, mais ce qui est sous-tendu derrière, comme si il y avait un véritable combat pour détruire/neutraliser autrui ou une chose avec toute la force dont nous disposons. Par exemple, s'exprimer en disant " je hais les frites " est totalement compréhensible par tout un chacun, mais il est clair que je ne peux pas haïr des morceaux de patate cuits, la pomme de terre n'a aucune émotion, aucun sentiment et aucune volonté envers ma personne, je ne peux dès lors pas nourrir un véritable sentiment de haine contre elle ! Là aussi c'est imagé. De plus, dans mon dictionnaire Quillet, je trouve justement: " figuré: combattre contre les préjugés " Total, peut-être pas, mais de mettre l'autre hors d'état de nuire a minima, en prenant le dessus. I. A.− Lutte dans laquelle sont engagés deux ou plusieurs adversaires qui attaquent ou se défendent en faisant usage de tous les moyens dont ils disposent. Livrer combat; mener un combat; combat acharné, désespéré, sanglant; au plus fort du combat; perdre, fuir, faire cesser le combat http://www.cnrtl.fr/definition/combat 1Action dans laquelle on attaque et l'on se défend. 4 Par extension, lutte de forces contraires, physiques ou morales. Le combat des éléments. https://www.littre.org/definition/combat (Figuré) Toute sorte de rivalité, de débat, de lutte. https://fr.wiktionary.org/wiki/combat et dictionnaire encyco. Quillet perso attaquer: A.− [L'accent est mis sur la volonté de vaincre en réduisant l'adversaire] Porter les premiers coups, les premières atteintes à quelqu'un ou à quelque chose http://www.cnrtl.fr/definition/attaquer 1Diriger un acte de violence sur, engager un combat, une lutte. Attaquer l'ennemi. Attaquer une place. Des voleurs l'attaquèrent sur la grande route. https://www.littre.org/definition/attaquer Exécuter une action offensive contre un groupe, un pays, etc. http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/attaquer/6207 Assaillir par agression. https://fr.wiktionary.org/wiki/attaquer Il me semble que c'est suffisamment limpide pour ma part, et je pense que Blaquière ne sera pas contre non plus. Ceci n'est qu'une interprétation de ta part, mon seul et unique but est de faire comprendre pourquoi ça me faisait tiquer ! En ce qui concerne la question première du topic, j'ai déjà répondu et je suis allé à l'essentiel quand j'ai fait ce commentaire: et puis par la suite j'ai parlé d'amour aussi, mais je vais citer quelqu'un d'autre: Parce que l'amour est la substance même de la vie ... comme l'eau des montagnes descend vers l'océan . Modifié hier à 12:18 par S.A.S Oui je dirai que c'est une vision anthropocentrique de ce que font les animaux, car: Action des animaux que l’on fait battre les uns contre les autres. https://fr.wiktionary.org/wiki/combat En parlant des animaux. Combat de taureaux, de coqs. https://www.littre.org/definition/combat Si les animaux combattent, par extension de sens toujours, c'est par la volonté de l'homme ! Question subsidiaire: Les animaux dans la nature sont-ils des adversaires ( = ennemis ) ou simplement des rivaux, pour la femelle !? Je veux bien endosser l'extrapolation de mes commentaires en rebondissant sur vos propos, ils - les miens - étaient effectivement exagérés pour essayer de montrer leurs - les vôtres - insuffisances. N'en parlons plus, j'ai fait chou-blanc, autant pour moi ! Oui, et sans connaitre R. Girard, il semble que son " bouc émissaire " explique selon lui, la cohésion sociale, ceci couplé à son " désir mimétique " donne sa théorie de la culture, dont tu parles ? Le vice n'est pas uniquement issu d'un désir mimétique, même si je ne remets pas en cause son bien-fondé, il n'explique simplement pas tout. Le vice peut aussi être par exemple un élan naturel, vital qui excède la moyenne des membres, un écart trop important, tout comme la vertu, une régression/limitation de cette emprise par rapport au reste du groupe. À quoi servent les interdits ? Tout bonnement à vivre ensemble, en société, comme il existe des règles aussi chez les autres animaux sociaux. Là encore, quand je t'ai répondu, j'ai largement débordé des propos que tu as strictement tenu, mea culpa, ne t'en vexe pas, je ne te fais pas dire ce que tu ne dis pas, je ne fais que développer à partir des bribes que tu fournis, qui m'inspirent, sans plus ou autre raison/arrière pensée ! Enfin tout ceci n'étant pas le sujet principal, je ne t'importunerai pas davantage avec ces ramifications mono-dialogiques. Je ne dis pas que ça sert à rien, je dis que ce n'est pas très efficace/efficient en général, la prohibition ayant la fâcheuse tendance à exacerber l'appétence par exemple ! Ce n'est pas parce qu'une chose est transmise de génération en génération, qu'elle est nécessairement la meilleure, la plus judicieuse ( pensons à la religion quelle que soit sa forme, à la mécanisation des tâches tout azimut ou à l'abondance de la nourriture et son faible prix ) ! C'est celle qui a été retenue à un moment donné et la force de l'habitude se charge du reste. Même l'inceste n'est pas un interdit absolu, ni en tout lieu, ni en tout temps. A+
  4. deja-utilise

    Le combat

    P't être bien qu'il y en avait quand même des boulets, mais... pas dans le canon ! De là à savoir le nombre... ( c'était trop tentant, même si ma réplique ne fait nullement allusion au contenu du message )
  5. deja-utilise

    Le combat

    Possiblement, à la condition qu'il y ait une lutte acharnée, par tous les moyens à sa disposition, pour dominer ou faire cesser le trouble. Combattre étant la concaténation de battre et ensemble, on peut donc avantageusement revoir la définition de battre un peu plus haut, pour se rendre compte, que ça se passe avec des coups et/ou des armes, sinon directement, il y a aussi ceci, où le sens propre est le premier cité et/ou le plus fréquent: combat \kɔ̃.ba\ masculin Action par laquelle on attaque et l’on se défend. On avait bien pensé quelquefois à leur chercher noise et à les contraindre au combat individuel. Mais ils ne se séparaient pas, […]. — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921) Combat d’homme à homme. — Combat singulier. — Appeler quelqu’un au combat. Combat d’une armée contre une autre armée. — Combat à outrance. — Combat opiniâtre. Combat sur terre, sur mer. — Combat naval. — Livrer un combat. Action des animaux que l’on fait battre les uns contre les autres. Combat de coqs. (Poésie) (Soutenu) (Au pluriel) Guerre. L’art des combats. — Le dieu des combats. — Je chante les combats. Au milieu des combats. — L’honneur vous appelle aux combats. Jeux publics des anciens, où l’on disputait de force et d’adresse dans les différents exercices du corps. Combats gymniques. — Combat à la course, à la lutte. — Combat du ceste, de l’arc, etc. Les combats de gladiateurs offraient un spectacle barbare. (Figuré) Toute sorte de rivalité, de débat, de lutte. Combat de civilité, d’esprit, de générosité. — Le combat des éléments. (Figuré) Lutte des sentiments intérieurs, des mouvements opposés que l’âme éprouve. Il faut soutenir bien des combats pour vaincre ses passions. Il ne prit ce parti qu’après bien des combats. La vie de l’homme est un combat perpétuel. Soutenir le bon combat : Lutter pour une bonne cause. https://fr.wiktionary.org/wiki/combat combattre transitif ou intransitif 3e groupe (conjugaison) Attaquer son ennemi, ou en soutenir l’attaque. Les deux vaisseaux combattirent trois heures durant, […], jusqu’à ce que le crépuscule et aussi les nuages poussés par un vent de rafale les eussent dérobés à la vue. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 419 de l’éd. de 1921) Combattre à cheval. Combattre contre, avec quelqu’un. (Par extension) Faire la guerre. Combattre pour son pays. Combattre les ennemis de son pays. (Figuré) Lutter, tant au sens physique qu’au sens moral. https://fr.wiktionary.org/wiki/combattre I.− Emploi trans. A.− [Constr. dir.] 1. [Le compl. d'obj. dir. désigne un homme ou un animal] a) Lutter avec tous les moyens dont on dispose contre un ou plusieurs adversaires. b) Mener un combat contre, s'opposer à. 2. [Le compl. d'obj. dir. désigne une chose] a) Aller contre quelque chose, s'y opposer dans l'espoir de la modifier, la soumettre à sa volonté de manière radicale. b) Lutter énergiquement contre toutes espèces de maux. B.− [Constr. indir.] 1. Combattre contre (au propre et au fig.).Mener un combat contre, lutter contre 2. Combattre pour (au propre et au fig.).Lutter en faveur de (pour son pays ou pour faire triompher des idées, un idéal, etc.). II.− Emploi intrans. ou abs. A.− Au propre et au fig. Livrer un ou des combats. B.− [En parlant d'affrontement milit.] Participer au combat ou faire la guerre. http://www.cnrtl.fr/lexicographie/combattre
  6. deja-utilise

    Le combat

    Sans autre développement pour l'instant, mais en droite ligne de notre sujet: À l'inverse, la conception de René Girard a tendance à sacraliser la violence et à lui donner un sens qu'elle n'a pas. En donnant à un acte brutal et irréfléchi la signification d'un rituel ou d'un sacrifice Girard peut malgré lui être amené à justifier la violence de certains comportements . En voulant déceler la violence qui est à l'origine de la formation des communautés et qui rend possible la cohésion sociale (par l'exclusion du bouc émissaire), l'analyse de René Girard peut subrepticement a contrario civiliser ou rendre honorables des comportements asociaux ou violents. https://fr.wikipedia.org/wiki/René_Girard
  7. deja-utilise

    Le combat

    Très bien, et avais-tu remarqué que celle que tu as choisie est au sens figuré ?! J'en conviens tout à fait, et si tu as lu mes différentes interventions, ce n'est pas tant ce que tu dis, ni Petitpépin qui me fait réagir, mais bien la signification profonde du vocabulaire, je renie donc pas le fait que vous vous exprimiez correctement, à partir des définitions acceptées, alors que je conteste le lien essentiel entre le sens propre et ceux dérivés, qui ne sont que des images, et que donc, il n'y a pas de véritable combat, au sens premier, en toute chose où l'on use pourtant de ce vocable pour se faire comprendre. Comme il existe également une différence ici: Le lion dévore une proie. (sens propre) Mon frère dévore un livre. (sens figuré) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sens_propre_et_sens_figuré ou là: dans « Lucie tombe dans l'escalier », tomber est employé au sens propre ; mais dans « Lucie tombe par hasard sur sa meilleure amie », tomber est employé au sens figuré. http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-11584.php Je crois m'être antérieurement exprimé en partie à ce sujet, en disant que la notion d'effort ne va pas de paire, systématiquement, avec celle de lutte ou de combat. Certains prennent plaisir dans l'effort, voire dans une souffrance plus ou moins modérée ( le matheux ou le hacker ), or le combat ou la lutte sont en général des solutions de dernier recours car on ne voit pas d'autres issues ou possibilités, c'est-à-dire que l'on n'a pas le choix, le sportif pour revenir sur cet exemple, a parfaitement le choix de pratiquer ou pas son activité, il l'a voulu délibérément, c'était son intention, alors qu'une pulsion - de se défendre ou d'attaquer, par exemples - n'est pas régie par une intentionnalité, c'est quelque chose qui s'impose à nous. L'amour, et les sentiments en général, ne s'obtiennent pas par une lutte ou un combat; fuir la plupart de nos peurs n'est pas non plus un combat, comme la peur de l'ennui ou de la solitude, on ne les affronte pas, on leur trouve des moyens d'évitement, de ne pas y faire face; l'art de la séduction ou de plaire d'une manière générale, dès que nous ne sommes pas seuls, nous cherchons à être bien vu, bien regardé, bien jugé, et nous nous y employons ardemment, autant consciemment que par automatisme/habitude/machinalement, pour ce faire, nous affichons une image la plus positive possible au moindre coût psychique; s'adonner à ses hobbies, quels qu'ils soient n'est pas un combat, puisque nous l'avons décidé, nous nous y sommes engagés librement, quand bien même, ce ne sera pas facile; si nous avons des addictions et que nous ne voulons pas sombrer ou récidiver, on pratique l'abstinence, de ne pas être confronté à la tentation en n'étant pas en prise directe avec l'objet de convoitise, on évite la confrontation en amont; enfin pour terminer, on peut opter aussi, dans une situation difficile, de ne pas fuir, ni de se battre, uniquement être présent, tenir tête, avoir un comportement résilient, et pourquoi pas endurer le mauvais moment, sans révolte, sans s'enfuir, car on estime que c'est la moins pire des possibilités parfois ( par exemple l'enfant maltraité par ses parents, qui ne fugue pas, mais qui ne se venge pas, non plus, d'une manière ou d'une autre de son mauvais traitement sur ses géniteurs ), etc... J'espère avoir répondu à tes attentes, apluche.
  8. Bien le bonjour, mon propos n'était pas là, je ne disais pas que l'un s'applique à l'autre, je tentais par un parallèle, de te faire sentir, que le bon sens si il est une composante de nos êtres, comme l'amour peut l'être, comme la détection des saveurs, la notion de beau ou bien encore le bien et le mal peuvent l'être également, il n'en demeure pas moins, que nous ne trouvons pas à notre goût et malfaisant ou bienfaisant strictement les mêmes choses, d'une personne à l'autre, d'un lieu à l'autre, d'une époque à une autre ! Ce que j'essaie de dire, maladroitement sans doute, c'est que nous avons des attributs ou des sensations communes, mais que nous ne les employons pas pareillement ou sur les mêmes objets, et le bon sens, ainsi que les autres sus-cités, sont à la fois répandus/communs, mais en même temps relatifs et subjectifs. Prenons un exemple plus concret, un sujet qui m'intéresse au plus haut point, la beauté féminine, si nous sommes tous les deux hétérosexuels, que nous sommes par conséquent attirés par la gente féminine, et donc sensible à leurs beautés, cela ne veut certainement pas dire que nous aurons les mêmes canons esthétiques pour autant en commun ( la beauté féminine en commun, mais pas sur son application concrète sur telle ou telle femme ), vois-tu ? Et bien, il en va de même du bon sens ! L'idée ou le concept est partagé, au contraire de son versant pragmatique. Tout dépend à nouveau du système de croyances auquel on adhère, certains ne font plus confiance à la médecine traditionnelle, et se tourne vers des alternatives. Car effectivement, il faut à minima accorder sa confiance à une sorte d'autorité ou à une entité compétente et considérée comme légitime. De là on rejoint, ce que tu dis sur l'obscurantisme et les physiciens que tu as cités, tu ne reconnais pas une légitimité, ni une quelconque autorité sur leurs dires, te permettant donc de fait, de ne pas les rejoindre sur leurs théories, plus ou moins fondées et plus ou moins spéculatives. Imagine un instant, et ce n'est pas farfelu, que l'on découvre dans quelques décennies une action réparatrice sur les maux du corps par des éléments du lait, y compris sur le tabagisme, finalement, la croyance qui n'était pas fondée pourrait se révéler efficace, en tout cas mieux que de " pisser dans un violon ". Ce cas de figure se rencontre aussi bien dans un sens que dans l'autre, c'est à dire de croire que manger " bio " soit mieux par exemple, jusqu'à ce que l'on se rende compte pourquoi pas que le packaging a un impact nocif sur les produits alimentaires, par contamination involontaire et insoupçonnée !? Le système de croyances est bien plus omniprésent que tu sembles l'envisager... Cordialement,
  9. deja-utilise

    Le combat

    Vite fait en passant: La séduction ! Ce sera tout l'art publicitaire par exemple de donner envie, de séduire les consommateurs potentiels, il n'est point question de lutte, si lutte il y a, par similitude, ce sera au niveau des industriels derrière, la rivalité se situe entre eux, non entre le publicitaire et le client visé, là il y a tentative de séduire en quelque sorte, il ne faut surtout pas effaroucher l'acheteur en devenir, ce qui ne sera pas du tout la mentalité des finances publiques, i.e. le fisc, en revanche...
  10. L'idée n'est pas de dire que nous ne faisons qu'imaginer ce monde ou un autre, mais de constater, et uniquement le constater, qu'effectivement nous sommes là, présents, que notre environnement est soumis à des lois, qui plus est assez universelles, de ces faits on ne peut actuellement rien " intrapoler ", et encore une fois, toute autre configuration de notre Univers n'aurait pas abouti à ce même résultat, et donc personne pour s'en émerveiller ou s'en étonner, tout comme n'importe quel incident/dérogation dans la vie des mes ancêtres/aïeux, à quelque niveau que ce soit, n'aurait pas conduit jusqu'à ma présence. On peut certes penser que tout était écrit d'avance, et que fatalement je serais advenu ou se dire qu'il n'y a pas de finalité, d'aucune sorte, ni d'intention derrière tout ça, comme nous pouvons nous en rendre compte dans la nature terrestre, tout n'est que contingence, et par extrapolation et analogie, le calquer sur l'ensemble des phénomènes du cosmos.... Laisse moi alors essayer de te convaincre du contraire, si au lieu du bon sens, nous le remplacions par amour, chacun peut le rencontrer dans son existence, sous plusieurs formes, si l'essence même de l'amour est commun aux humains, il n'en va pas de même sur leur dévolu, sur les personnes qui sont concernés par cet amour, nous pouvons facilement le remarquer, nous n'aimons pas tous la même personne et fort heureusement, de même, si le bon sens est une capacité, une composante humaine, ses modalités d'application sont singulières d'un individu à l'autre ! Le bon sens n'est pas la logique, ou la vérité, il est relatif et subjectif, comme n'importe quel sentiment. C'est pour cela par exemple, que d'aucuns iront chez madame Irma se faire tirer les cartes ou se faire lire les lignes de leur main, cela fait indéniablement partie d'une normalité, par rapport à leur croyance spécifique, et donc couler de source, de même pour les guérisseurs ou autres magnétiseur, perçus comme une solution rationnelle - faire partie du déroulement du bon sens - aux soucis de certains. Attention à la signification des tournures phrasiques, si je peux me permettre, le bon sens n'est pas l'opposé du non-sens, ceux-ci ne renvoient pas à la même idée centrale, je peux dire que pour le premier il y a une intentionnalité, que l'on ne retrouve pas nécessairement dans le second, qui sera jugé sur pièce, en l'état, comme acte isolé. Ce qui veut dire, que si l'acte de boire du lait pour une toux semble effectivement un non-sens à première vue ou immédiatement, en interrogeant la personne qui s'exécute, on pourrait y se rendre compte in fine, qu'elle a fait preuve de bon sens dans son système de croyances/valeurs/connaissances, personne n'agit sans raison, aussi loufoques puissent-elles être à première vue. Ce qui serait absurde ou un non-sens, ce serait une personne qui contrevient à ses propres façons de penser par exemple, ou qui se contredirait en deux phrases consécutives, qui n'arriverait pas à donner du sens à ce qu'elle dit, pense, montre ou fait ! Bien à toi, D-U
  11. Bonjour Maroudiji, Ce sont bien sûr des questions redoutables, mais on peut tout aussi bien les tourner à " notre " avantage, par exemple, si les lois n'étaient pas stables ou suffisamment, tout serait très certainement chaotique, incompatible avec la vie, qui est une usine à ordonner, et si on ose imaginer qu'il n'y ait pas eu de loi du tout, alors, il n'y aurait eu personne pour s'en plaindre, jamais... Quelle était la probabilité que moi en tant qu'être j'existe, quel était le pronostic ? On pourrait sans trop d'erreur, estimer les chances de ma venue, à 0 ou presque... mais pourtant je suis là. Ce qui est difficile à appréhender c'est qu'une fois que l'évènement s'est produit, Moi ou l'Univers, d'en trouver toute la continuité, on pourrait presque dire la logique, mais c'est pratiquement impossible, n'importe quel imprévu aussi insignifiant soit-il aurait pu faire que je n'advienne pas, tout comme l'Univers: vertigineux ! Mais comme manifestement, nous sommes, il s'est produit des choses qui l'auront permis, et dans tous les autres cas, non, c'est perturbant, et pourtant c'est ainsi, que je le veuille ou que je m'en fasse une raison ou pas, et comme toute chose, la raison/rationalité a ses limites... J'oserai dire, chacun ses explications, qu'il trouve plus simples; le bon sens est la chose la mieux partagée disait sieur Descartes, il aurait dû s'empresser de rajouter, mais chacun le sien ! À la revoyure...
  12. deja-utilise

    Le combat

    Il ne sera pas nécessaire d'en recourir à une telle extrémité. Pour ma part, ce sont les extensions de sens qui se sont produits au fil du temps, qui nous empêchent de bien discerner ce dont on parle, on usant des mêmes mots pour décrire des phénomènes distincts. Si dans le vie de tous les jours, ce n'est pas handicapant, ou même ayant une quelconque incidence, il en va tout autrement quand on cherche à comprendre, à réfléchir au sens, à la signification de ce qui est dit, comme ici, en philosophie... C'est une bonne initiative que de rechercher la définition, ou plutôt l'étymologie des mots que l'on utilise. Je me suis donc soumis à ce jeu, et je ne suis pas déçu, ce qui ne sera peut-être pas le cas pour toi ( rappelant que la discussion tournait essentiellement sur la notion de se battre au départ, et que si les mots ont un peu évolué dans la conversation, l'idée défendue reste la même, ce que je récuse, quelle que soit la terminologie usitée ): https://www.littre.org/definition/battre 1Frapper avec divers instruments 2Donner des coups à quelqu'un, maltraiter 9Vaincre. Il a battu l'ennemi 17Lutter corps à corps. Se battre à coups de poings, à l'épée, en duel. http://www.cnrtl.fr/etymologie/battre//1 1. Mil. xies. « frapper qqc. à coups répétés » 2. 1165-70 « frapper qqn à coups répétés dans une intention hostile » https://fr.wiktionary.org/wiki/se_battre Entrer en conflit. Combattre, lutter avec des armes. Se frapper, échanger des coups. (Figuré) Se disputer. https://www.littre.org/definition/combattre 1Se battre contre un ennemi, soit qu'on attaque, soit qu'on se défende. Combattre un adversaire. Combattre les bêtes féroces. 2 Fig. Combattre les préjugés. Combattre l'hérésie. 3Combattre un mal, une maladie, y opposer les moyens qui peuvent en procurer la guérison ou en arrêter les progrès. 4 V. n. Livrer combat. 5Combattre contre, au propre et au figuré, lutter, engager, soutenir la lutte. Il combattit contre les ennemis. Combattre contre les tentations. Combattre contre la faim. https://fr.wiktionary.org/wiki/combattre 1 Attaquer son ennemi, ou en soutenir l’attaque. 2 (Par extension) Faire la guerre. 3 (Figuré) Lutter, tant au sens physique qu’au sens moral. http://www.cnrtl.fr/etymologie/adversaire 1. 1135 « diable » 2. 1155 « celui qui s'oppose à qqc. » 3. 1160 « ennemi » https://www.littre.org/definition/adversaire ÉTYMOLOGIE Provenç. adversari, aversari ; espagn. adversario ; ital. avversario ; de adversarius, de adversus (voy. ADVERSE). L'ancien français disait aversier et aversaire, tous deux réguliers, ayant l'accent sur la syllabe qui répond à la syllabe accentuée du latin, adversérius. Aversier signifiait souvent le diable, c'est-à-dire le grand ennemi. C'était une analogie, néanmoins c'est ce à quoi renvoie selon moi le sens premier de la lutte ou du combat à mener contre ceci ou cela. Je te répondais nominativement, certes, mais j'avais aussi dans le collimateur Querida, c'était en quelque sorte, une réponse collective à travers un message qui t'était adressé publiquement, donc visible et lisible par tous les protagonistes. N'as-tu pas soutenu, que tout était combat, et qu'en l'occurrence, renoncer à se battre, selon tes propos, aboutissait au suicide !? Je ne répondais pas spécifiquement à cette intervention de ta part, mais comme une sorte de synthèse de ce que j'avais à dire, concentré sur un seul commentaire, alors même que je me référais à plusieurs des tiens. Enfin, je ne sais pas si je suis bien clair. Un peu à tout, à toi, à Querida, à mon envolée lyrique aussi, emporté par ma fougue... Ben là il faut dire, que c'est la vraie guerre, que le terme est correctement employé, et donc, mes assertions ne s'y appliquent pas, elles ne concernent que les sens qui sont figurées/imagées/étendues ! ( notions de figure ou d'image auxquelles tu devrais être sensible, dans la mesure où tu en parles toi aussi sur ton topic, où tu dis justement l'impact qu'a l'image sur notre esprit ! ). Ce que je critique justement, c'est l'usage forcé, impropre du terme combat, et ses dérivés, là où il n'y en a pas véritablement, ce qui veut dire également, que je ne critique bien évidemment pas son usage à bon escient, entre autre, pendant une guerre ! Je cherchais à dire, à toi et en même temps et indirectement à Querida, que ce n'est pas la peine de mettre en place des interdits ( les 10 commandements ), ou des obstacles ( couvents, monastère, se faire emmurer ), pour tenter d'entraver les pulsions ou les envies diverses et variées, car le vice si je puis dire est en nous, la bête hideuse se cache à l'intérieur de nous-même, il ne sert à rien de se prémunir du monde extérieur par évitement seulement, car à la moindre possibilité, cette bête affamée se jettera dessus sans crier gare, pendant que notre vigilance est on-ne-peut plus faible, faute d'entrainement et par oubli de la conscience. Ce ne sont pas les autres ou le monde le souci, c'est une part de nous, de notre nature, ce n'est pas la nouvelle voiture de mon collègue de travail, ou la ravissante femme de mon voisin qui sont responsables ou coupables, ce n'est que moi, qui les désire, c'est donc à moi de faire un travail de fond, je peux certes fuir ces tentations mais sans pour autant renoncer à tout le reste, si je n'aime pas les jeux d'argent, pour différentes raisons, cela ne signifie pas que je doive éviter coûte que coûte de toucher à l'argent lui-même, je me détourne du vice sans nécessairement tout supprimer du même coup, de même ne pas désirer la femme d'un autre ne veut pas dire, ne désirer aucune femme, il faut avant tout faire la part des choses, la " facilité " étant de tout jeter en même temps, ou sans discernement, il me semble que le monde est plus subtil que ça, du moins à la hauteur de son propre éveil, de sa propre conscientisation, et effectivement quand ces derniers points font défaut, il faut mieux des règles strictes, comme on en met pour les animaux, soit par éducation, soit par des moyens matériels !
  13. deja-utilise

    Le combat

    Voilà effectivement, en tout cas, dans le cadre du sport. Mais n'oublions pas, qu'il n'y a pas d'intention hostile non plus, au contraire la rivalité sportive nécessite un ou des alter-ego en permanence, on ne peut donc pas les " faire disparaitre " ou les réduire à néant, " au silence ". Oui, et cela a déjà fait polémique, et il s'est posé la question d'un hymne sportif différent de celui national, jugé trop guerrier ou agressif, incompatible avec l'esprit sportif, qui attend du respect, du fair-play, du conformisme, une " violence domptée/cadrée ", etc... Tout à fait, mais le danger est de faire plus qu'une similarité de langage dans leurs emplois respectifs, d'y voir un processus analogue, voire identique, alors que les fondements sont différents, y compris les expectatives. Ce serait comme confondre une comédie de théâtre avec la vraie vie, ou ce qui se passe dans un jeu vidéo de " guerre " et un champ de bataille véritable, par facilité ou commodité, et peut-être par fainéantise on use de la même terminologie, car les apparences sont semblables, le langage usuel ne s'encombre pas de la rigueur du vocabulaire des mathématiciens, soucieux d'éviter les quiproquos ou les ambiguïtés, nous nous utilisons un lexique existant que nous transposant sans peine à une autre activité, c'est plus économique, plus rapide, et terriblement efficace pour un usage ordinaire, mais insuffisant lorsque l'on veut dépasser ce stade, et même gênant. C'est bien une tournure d'esprit, que de voir des combats qui se jouent partout. Et pour reprendre un exemple de Blaquière sur le jardin, d'aucuns pensent que l'on lutte, ou on se bat contre les mauvaises herbes, que ce soit au potager ou dans le jardin d'ornementation, mais en réalité, ce sont des jugements qui nous sont inspirés arbitrairement, par notre désir tourné d'une certaine manière, et on croit pouvoir le justifier, comme au potager, pour préserver les ressources aux " bonnes " plantes, alors que l'on sait aujourd'hui, le malheur de retourner la terre, de défricher pour avoir, même très localement, une monoculture, détruisant les symbioses naturelles, dégradant les qualités de la terre et ses innombrables habitants, artisans inlassables de décomposition ou de vecteurs aux nutriments, à l'établissement d'un équilibre, aux échanges mutuellement profitables, etc... Encore une fois, la lutte, c'est un décret que l'on s'est mis seul dans la tête, et éventuellement par mimétisme non réfléchi, par habitude en somme... Maintenant, il me faut répondre à mon autre interlocuteur, et je t'invite à en prendre connaissance également.
  14. deja-utilise

    Le combat

    Peut-être que ce n'est tout simplement pas de l'amour, juste de répondre à une pulsion instinctive, comme ça l'est de respirer, de manger, de boire ou de dormir. D'ailleurs la plupart des joutes entre mâles s'arrêtent bien avant la mort ou même une blessure handicapante, on va malgré tout parler de combats en cet endroit, comme on parle du chant des baleines ou des oiseaux, par commodité langagière et par ignorance de quoi l'on parle, tout bonnement ! Pour ma part, ça reste un abus de langage, ou alors, il faut le garder comme quelque chose d'imagé, qui nous parle sans être rigoureusement exact. D'ailleurs si on regarde, et cela fera le lien avec ce que je vais répondre à Petipépin, l'étymologie première du terme combattre, ou mieux ( se ) battre, on pourrait même réserver l'emploi à la race humaine !
  15. deja-utilise

    Le combat

    Petitpépin, Il me semble que là aussi le terme adversaire ne soit pas approprié, nous avons certes la fâcheuse tendance à tout tourner en compétition, en compétitivité ou " de se mesurer à ", mais cela ne renvoie pas à la même notion ou idée. Même dans la boxe, la finalité n'est pas d'exterminer un adversaire, ni de le traiter réellement comme tel, ce n'est pas un ennemi à abattre, le vocable si employé est imagé, métaphorique, parodique, le " combat " de boxe en l'occurrence est un prétexte à autre chose, raison pour laquelle il y a d'autres types de sport, où le processus n'est pas agressif vis à vis d'un autre ou des autres participants, à l'inverse lorsque l'on mène un véritable combat, il n'y a pas d'autre intention que la recherche de la destruction, de la mise hors d'état de nuire, d'anéantir tout ou partie ce que l'on prend pour une menace, en général un sentiment de haine se fait ressentir plus ou moins prononcé, alors que dans une compétition sportive par exemple, hormis exception, ce n'est pas ce sentiment qui se fait jour, c'est soit une recherche de fierté, de contentement, de satisfaction, un besoin de reconnaissance, d'être adulé, de réussir, de se dépasser, etc... et pour ce faire, il faut donc quelqu'un ou quelque chose à dépasser, à surpasser, d'en être le plus " fort ", victorieux, ce pourquoi il y a des classements, des mesures. De même, si le voisin a telle chose, et que je me mesure à lui, j'aurais la mauvaise manie de vouloir faire mieux que lui, avoir plus et le montrer, cela semble renvoyer à notre place dans la hiérarchie, nous sommes toujours enclins à rechercher une meilleur place, et de faire en sorte de ne pas redescendre, d'où la surenchère permanente en tout lieu et tout temps ! Dit autrement, nous désirons, par nature, une place de choix dans l'échelle sociale, groupale ou clanique, d'avoir une valeur et qu'elle soit reconnue par autrui, il n'est donc pas question de détruire, ou de faire disparaitre les autres, et leurs jugements, dont nous avons justement besoin pour mesurer notre place, ce que nous valons au sein de la société, ce serait sinon comme un spectacle sans spectateur, si nous considérerions le public en véritable ennemi à faire disparaitre, nous avons tout simplement besoin du regard des autres pour nous sentir à notre place, raison pour laquelle la lutte ou le combat, appliqués à tout et à n'importe quoi, n'en sont pas véritablement, mais un simulacre/parodie/comédie seulement ! ( l'intention et le sentiment très négatif associé n'y étant pas ) La peur n'évite pas le danger, dirais-je ! Car tout se joue, non pas à l'âge Playskool, mais dans la tête ! On peut certes tenter de tarir ou s'extraire de toutes les sources qui donnent envie, et/ou on peut aussi apprendre dans une certaine mesure à ne pas succomber, à devenir moins sensible à la tentation, mais pour cela, il faut au préalable apprendre à se connaitre et à reconnaitre ses failles, ses faiblesses, puis en accepter le poids, enfin se donner les moyens de vivre avec, parfois faire quelques petits faux pas, la vie n'est pas une ligne droite qu'il suffirait de suivre, elle se construit pas après pas, sans destination connue d'avance... Le problème donc, ce n'est pas l'extérieur, c'est nous-même ! Il ne sert donc à rien de s'emmurer, car l'esprit l'est déjà dans la boite crânienne, on ne fait que rajouter une couche en quelque sorte, peu utile ou efficace, raison pour laquelle il y a eu des dérives sur les pratiques sexuelles de certains religieux reclus par exemple. On ne peut tout bonnement pas se fuir nous-même, pas plus que je peux me débarrasser de l'ombre qui me suit ! : )
  16. deja-utilise

    Le combat

    Ce serait comme dire que l'eau calme peut souffrir de turbulences sans que cela ne change sa nature/qualité même ! L'eau est soit calme, soit agitée, ce qui signifie que la paix n'est telle que tant qu'il n'y a pas de conflit, d'agressivité ou d'hostilité, dans le cas contraire, nous ne sommes déjà plus en paix, mais dans l'amorce d'une dégénérescence de cette paix... donc dans une lutte pour rétablir ce début de déséquilibre, sauf à avoir fait le nécessaire en amont, pacifiquement, pour ne pas s'orienter vers cet état déjà instable, conflictuel !
  17. deja-utilise

    Le combat

    Manifestement, tu n'arrives pas à concevoir que l'on puisse être acteur de sa vie, sans sombrer dans la combativité ! Ce qui est à mes yeux, une erreur, par focalisation/restriction. Est-ce que le mathématicien qui fait face à une difficulté, se retrouve en guerre contre l'équation qu'il n'arrive pas à résorber ? Non, c'est justement cette non facilité qui le fascine, qui l'attire, réussir là où tant d'autres échouent ou peinent ( en plus de son inclinaison pour cette discipline ), mais il n'est pas en croisade pour autant, c'est l'essence même de son engouement, il est dans l'attente d'une question retord, qui sera " digne " de son investissement, et il aura les plus grandes joies à résoudre ce qui l'aura justement entravé, c'est un challenge, un dépassement de soi, non un combat ou une lutte pour asservir, faire front ou s'approprier je ne sais quoi. De même, et pour répondre à ce que j'ai avancé un peu avant, l'amour n'est certainement pas quelque chose qui se conquière, on ne peut pas forcer les choses, cela ne dépend pas uniquement de nous, et encore moins de notre combativité, ce n'est pas quelque chose que l'on décide, mais qui s'impose à nous, il n'y a pas d'ennemi à abattre ou à faire capituler, il y a certes une part de chance, une part interactive, et parfois d'augmenter/moduler ses chances d'occurrences mais sans garantie aucune; lorsque l'on décide de faire un enfant, nous n'avons aucune certitude qu'on aimera, réellement, cet être à venir, et ce malgré le poids des normes sociales actuelles ou le regard des autres, nous en avons eu bien souvent le désir, et mis les moyens, mais on ne peut pas savoir à l'avance la réussite de cette entreprise, pas plus que l'on aime immanquablement tous les membres de sa famille, ou que n'importe quelle rencontre finisse en amitié ! Il y a donc quelque chose qui est au-delà de simplement se battre ou de lutter pour ou contre. Après, il y a des personnes qui ont mis tellement d'attentes ou se sont investies corps et âme dans une union potentielle, que ça les rend plus que malheureux de ne pas obtenir satisfaction ( mythe, idéologie, légende, inconscient collectif ), sans oublier ceux qui sont fortement déçus par celle ( = union ) qu'ils consomment, ça n'a rien à voir avec un combat, c'est de l'ordre du vécu, de l'inadéquation entre les expectatives et la réalité, on ne peut pas vivre ses rêves ou ses fantasmes par notre volonté sur autrui, il faut et il suffit de tomber sur la ou les bonnes personnes, non de les transformer ou leur imposer nos vues, ce qui peut très bien ne jamais arriver, rien n'est joué d'avance ni à l'instant T ni par évolution temporelle, il n'y a pas non plus d'équilibre cosmique à rétablir, certains pourront malheureusement connaitre " l'enfer " toute leur vie...
  18. deja-utilise

    Le combat

    Je ne connais absolument pas Cioran, mais je peux avancer sans peine que vivre l'amour, c'est comme sortir des ténèbres ou s'en éloigner assez, ou encore découvrir la lumière, cet élan d'amour revêt plusieurs visages différents, ce peut être l'amitié, l'amour d'un parent, d'un membre de sa fratrie, celui envers ses enfants ou être amoureux, ce ne sont donc pas les occasions qui manquent, en société, pour s'extirper d'un pessimisme, qui semblent boulimique chez certains, il suffit donc de casser le cercle vicieux, d'arrêter de tomber dans un puits sans fond toujours plus noir, en s'ouvrant ou en devenant réceptif à l'amour, si tout ce qui était laid ne devient pas beau pour autant, il perd en tout cas de son intensité " maléfique ", et alors en arrive à être suffisamment neutre, transparent pour ne plus qu'on s'y focalise comme auparavant. J'ai très jeune, soutenu qu'il fallait connaitre le " pire " pour apprécier le " meilleur " - et je dois dire que j'ai été particulièrement gâté par la vie pour bien mesurer, pour pas dire endurer, le pire - mais il est vrai, qu'il semble difficile par la suite de se départir d'une tournure d'esprit qui nous a aigri trop longtemps, sauf à contrebalancer par une force positive, captivante, envoutante, séduisante, etc... comme l'amour quelle que soit sa forme ! Quand d'autres succomberont à une suractivité sportive, à des boissons alcoolisées, ou autres stupéfiants, des hobbies machiavéliques comme les jeux d'argent, à des addictions diverses et variées... pour tenter de combler ce puits... sans fond !
  19. deja-utilise

    Le combat

    On peut bien évidemment voir les choses sous cet angle très particulier, mais pour ma part, ce n'est qu'une approche imagée, qui n'est pas à prendre au pied de la lettre, uniquement de faire sentir ce que l'on cherche à signifier, comme une métaphore, mais pas aussi marquée. Si ce que tu dis a bien une réalité, n'est pas virtuel, ça ne veut pas nécessairement dire que l'expression consacrée, elle, soit en parfaite adéquation sémantique avec le réel. On comprend l'idée, où l'on veut en venir, mais ce n'est qu'une image. Le but premier de l'école est de fournir un enseignement, qui sera utile pour l'individu dans la société dans laquelle il vit, pour qu'il y trouve sa place et y ait un rôle constructif de préférence, ou du moins de cohésion. De l'amener progressivement de son statut à un autre, plus adapté à l'état actuel de la vie sociétale, il refait en raccourci l'évolution de l'espèce humaine en accéléré, sur des bases fondamentales et qui jalonnent notre " progrès " ( celui de l'humanité ). Mais la maladie, les accidents, la mort sont naturels, c'est le refus de l'homme de succomber à ces évènements, qui le pousse à se créer des adversaires à combattre, et il s'y prend tellement bien, qu'il en vient soit à créer des monstres ( microbes résistants aux antibiotiques par exemple ) ou au contraire à devenir sensible à ce qui était inoffensif, allergie, infection par excès de propreté et donc de non confrontation avec les bactéries, champignons ou virus. Tout comme le progrès technique ou technologique, loin de nous délivrer des maux qui nous accablaient, nous en crée de nouveaux, maladie cardio-vasculaire, obésité, manque d'exercices physiques, manque d'ensoleillement, empoisonnement divers et variés par la chimie, ou dit autrement, quand le " combat salvateur " devient lui-même nuisible ! Lubie, maniaquerie si cela en devient un combat. Ce peut être une simple activité, qui plus est, humaine, au même titre que d'autres moeurs humaines, voire de conditionnements fondés sur des apriori de bonnes intentions, mais non justifiées. Il n'y a pas de logique naturelle à préférer l'ordre au désordre, ou la propreté à la saleté, ce sont des orientations culturelles accidentelles. On peut aussi dire, que ces contrevenants combattent à leur manière la société également. Mais en fait, chacun cherche à tirer le meilleur parti de la situation, à optimiser ou à diminuer les inconvénients, comme n'importe quel organisme vivant, qu'il soit cellulaire, un organisme entier, ou une collection d'individus en interaction coopérative, bref d'agir autant que faire se peut, pour son bien propre, et une société est une sorte de méta-organisme qui cherche à défendre ses propres intérêts, comme un principe de moindre action dédié au monde vivant, et tel qu'on peut le voir pour les cours d'eau qui dévalent les hauteurs pour se déverser dans les mers, chaque coulée se fraye un chemin vers un point plus bas et par accumulation et répétition, nous avons un mouvement d'ensemble. Manque de coopération/cohésion à cause de l'appât du gain ou d'intérêts égocentriques, chacun oeuvre dans son coin, le tout saupoudré de réglementations de régulation ou de protection, conduisant à jeter ou à ne pas exploiter faute de débouchés intéressants ou par gaspillage, voire par responsabilité vis à vis de la loi. Les acteurs étant tellement subdivisés, comme les responsabilités le sont aussi en proportion inverse du nombre d'intervenants, qu'il y a une désolidarisation, une décohérence sociale, donnant des aberrations, laissant croire que chacun est condamné à se battre. Dans une micro-société, ce genre de problématique n'existe sans doute pas, il faut juste chercher à se nourrir à partir de ce qu'offre la nature, ce n'est pas à proprement parler un combat, mais une nécessité, comme il est nécessaire de respirer pour que notre élan vital ne nous rappel pas à l'ordre vigoureusement, nous y sommes poussés par une force qui n'émane pas de notre volonté ou de nos desiderata, ou encore d'une contrariété, mais bien d'un besoin impérieux, c'est notre propre corps qui quémande ! On ne lutte donc pas contre quelqu'un ou quelque chose, mais on cherche à répondre à un appel intérieur, qui plus est douloureux si on n'écoute pas assez bien. C'est le principe même de la vie, dépenser de l'énergie pour s'entretenir, s'auto-maintenir, c'est inévitable, sans énergie, rien n'est possible ! Combat ou pas. N'exagérons rien quand même. Certes, il y a des malheureux et en grand nombre, mais n'oublions pas que nos critères d'occidentaux ne sont pas universels, que des gens peuvent être heureux en étant très pauvres/démunis par rapport à nos critères. Encore une fois, si combat il y a, c'est bien souvent et avant tout dans la tête que ça se joue... ! Nous voyons facilement dans ce cas de la fumée, là où il n'y avait aucun feu, hormis celui que nous allumons en nous alarmant ainsi. Le fait que la vie sur Terre ne soit pas paradisiaque, n'implique pas d'y voir une guerre des tranchées à tous les coins de rue, même si ça existe aussi réellement, personne n'a promis une vie facile, sans heurt, dès notre venue au monde, nous apprenons l'existence de la douleur et de la souffrance, et ça fait partie de la vie, c'est le revers inévitable de la médaille, si l'on veut pouvoir jouir, on peut aussi souffrir, puisque nous sommes sensibles, une vie sans aucune sensation, bonne comme mauvaise donc, est aussi enviable que celle d'un circuit électronique, gardons-le à l'esprit.
  20. J'abonde dans ce sens, j'avais aussi remarqué ce phénomène. Je me dis que nous avons, en général, machinalement, d'abord des opinions ou des convictions, quelles qu'elles soient, et qu'ensuite, on cherche à les justifier, à les argumenter, à tracer une voie postérieurement qui permette d'aller d'où l'on est, au point avancé intuitivement, et plus le temps passe, et plus nous cherchons à renforcer ce passage, à multiplier les accès, à agrandir le sentier, afin que le trajet soit le plus immédiat possible, tout en minimisant ce qui pourrait nous en détourner, jusqu'à un point de non retour possible... Autrement dit la raison est au service d'une autre instance de notre personnalité et non l'inverse, tel qu'on se l'imagine ou s'enorgueillit habituellement, tout comme l'intelligence l'est également pour accéder à nos désirs/besoins/envies. Nous ne sommes pas aussi nobles d'esprit qu'on le croit, qu'on veut bien le penser, nous arrivons à nous mentir, à nous illusionner sur le processus qui nous permet d'assoir nos idées arrêtées/acquises/préconçues ! Nous nous jouons la comédie, comme nous le faisons avec autrui, voire collectivement, c'est bien pour cela que le plus difficile est de regarder les choses en face, aussi peu reluisantes puissent-elles être de nous-même, puis de faire un travail dessus, de tri, de refus, de remplacement ou d'acceptation, d'être déjà pour commencer sincère avec soi-même, authentique, puis par extension, avec les autres, le plus vertueux n'est pas ce que l'on veut bien présenter, la façade que l'on expose à la vue et que l'on a bichonné/lustrée, mais au contraire de nous montrer aussi avec nos défauts, nos tares, nos vraies pensées, sans jeu de rôle, etc... avec respect, et réciproquement vis à vis d'autrui, ce qui ne veut pas dire qu'il nous faille être ami avec chacun pour autant, juste savoir entendre, écouter, sans jugement ou comparaison, tolérer sans forcément accepter ou faire siennes d'autres visions.
  21. deja-utilise

    Le combat

    L'évitement ou l'indifférence vis à vis d'une personne en particulier, peuvent effectivement être mal perçus, mais ce n'est pas le " geste " qui est agressif, mais la réaction de colère qu'ils déclenchent éventuellement chez l'autre. Toutefois, je ne réduisais pas mon propos à une personne susceptible effectivement C'est semble-t-il, plus un problème de vocabulaire, on ne peut pas véritablement se battre contre soi-même ( comme se mettre Ko, ou se foutre une rouste ) , on peut être indécis, dans une période de troubles, ambivalent, en conflit intérieur entre différentes instances psychiques, dans une position inconfortable, inharmonieuse, désagréable, pas plus que mon triceps se bat contre mon biceps. http://www.cnrtl.fr/etymologie/combattre https://fr.wiktionary.org/wiki/combattre Si l'on fuit, c'est que le calcul estimatif, nous intime de le faire, car notre instinct nous dicte que les conséquences seront moins nocives que d'insister, non qu'elles seraient nulles, c'est un choix économique ou stratégique si on veut, pour nous préserver, éviter une plus grande perte/peine. Sans vouloir être un empêcheur de tourner en rond, si je comprends parfaitement l'idée défendue, c'est en revanche la terminologie employée qui me dérange, lutter ou se battre, n'a pas de connotation positive, il y a toujours un prix à payer, c'est comme les promotions, on ne gagne jamais d'argent à en dépenser, c'est juste une moins grande perte, mais jamais un gain net ! De même, si l'on se bat, on y perd quelque chose, et donc globalement ce ne peut pas être positif, ou alors localement, à l'endroit où porte notre regard seulement. La violence dont tu parles envers soi, je l'entends comme un conflit, un déséquilibre interne, psychique, et à cause du mal-être qu'il engendre, nous cherchons à le résorber, car nous notre " nous " n'est plus harmonieux, il oscille sans pouvoir se positionner, prendre parti, ou dit autrement se polariser, comme l'humain aime tant le faire habituellement, ceci expliquant sans aucun doute cela, une vision dichotomique où l'on choisi un pôle, un camp, un côté, et lorsque ce choix tranché ne se fait pas, il y a malaise, inconfort, désagréments, engendrant frustration, colère et emportement ou instabilité intérieure comme extérieure... Il n'est pas nécessaire de se faire violence, sachant que la plupart du temps, notre raison n'est pas de taille contre les adversaires qu'elle pense identifier comme tel, après la fuite ou l'évitement, vient aussi l'acceptation, ou la résignation, le désordre peut déjà venir du fait de croire que c'est notre part conscience qui choisit, qui oriente, qui manage notre personne, alors que c'est tout ce qui se passe derrière le décor, en background, notre " moi " n'est que la face visible, la surface de l'eau, l'arbre qui cache la forêt ! J'entends bien tes propos, et je ne suis pas contre l'idée derrière, mais pour ma part, ce n'est pas de l'ordre du combat, ce à quoi tu fais allusion, se battre implique combat et donc une forme de violence, mais il y d'autres façon de traiter un problème justement que de recourir à une lutte ou de se battre, les actions que nous menons en nous-même ou vers le monde, ne sont pas des combats positifs, ce sont d'autres choses, la prise de conscience qui peut se produire en psychologie ou en psychanalyse est une voie possible, une meilleur connaissance de soi ou des autres peut amener à réviser sa position ou sa vision, ce qui corrélativement conduire à retrouver un équilibre, parfois un simple point de vue, ou un angle d'attaque différent en viennent à bout ou évite un passage à l'acte, physique ou psychique, économise une dépense d'énergie inutile et qui laisserait sans cela des traces émotionnelles qui ne sont pas non plus sans conséquences ultérieurement, rien n'est gratuit, y compris ce qui se passe dans nos têtes. Tout comme par analogie, on peut lutter contre le courant et tenter de remonter la rivière, et donc s'épuiser, ou se laisser porter par lui et se diriger vers la berge obliquement. De même, face au vent ou à un séisme, mieux vaut éviter les structures qui tentent de résister, en opposant une force plus grande, ou d'être le plus rigide et dur possible, mieux vaut la flexibilité, tel le roseau qui fléchit mais ne rompt pas ! Ce peut être un conflit intérieur que de choisir, mais ça ne signifie pas pour autant que cela corresponde à un combat, l'inconfort ou le désagrément induit, n'est pas du même ressort que de faire front à ce que l'on estime être soit une agression, soit non tolérable/acceptable sans réagir. Parfois, il n'y a pas de bon choix à faire, ni présentement, ni plus tard, le plus important c'est d'être le moins perturbé possible il me semble, d'encaisser/subir un moindre mal pour en éviter un que l'on estime bien pire, y compris dans ces conséquences anticipées, même pour quelqu'un d'autre. Comme le rappelait Dompteur de mots, je crois sur un autre fil, on peut aussi faire en sorte de vivre ce que l'on est, et donc de ne pas faire de choix qui nous trahissent, en quelque sorte, toutefois si l'on peut véritablement parler de choix, lorsque l'on répond à, ou suit, sa propre nature...
  22. deja-utilise

    Le combat

    Ha ! Etrange cheminement que le tien...je ne peux répondre à la place de Querida mais je n'ai pas ressenti cette notion dans son discours. Pour moi, le bonheur, le bien-être, la paix sont ou peuvent être en effet des causes de combat, de combattre, de lutter pour les obtenir et les maintenir....je n'y vois aucune décadence mais bien au contraire un aspect positif (et il n'y en a pas tant que ça) , une aspiration positive de l'humanité, des civilisations, une réelle (bonne) cause pour laquelle se battre pour tous, pour chacun et pour soi-même (sans arme si possible, mais au niveau des nations, c'est moins évident ..) mais, reconnaissons une utopie, une très belle utopie mais une utopie, du moins en référence à l'Histoire. Je ne pense pas que Hdbecon disait que c'était les propos de Querida, mais que cela en était l'implication, la conséquence ! Si l'on voit un combat partout en toute chose, et que c'est la manifestation première et légitime de la vie, alors la paix, l'harmonie, la quiétude, le bien-être ou le bonheur sont des manifestations contraires à l'essence de la vie, telle qu'envisagée par l'auteure, puisque aux antipodes de cette notion de lutte ou de combativité, ce qui nous donne une vision aporétique. L'évitement ou la fuite ne sont pas des démarches agressives, et pourtant elle peuvent conduire à ce bien-être, à cette paix au moins intérieure, voire au bonheur tant soit peu que l'on rencontre d'autres individus sur la même longueur d'onde, tout n'est pas affaire de lutte ou de combat, encore une fois, on travaille pour vivre mais on ne vit pas pour travailler, on peut faire la guerre pour la paix, mais la paix n'impose pas de faire la guerre, i.e. on peut faire la paix sans faire la guerre !
  23. deja-utilise

    Le combat

    # Voilà le mot est lâché, maintenir l'équilibre, et non lutter ou combattre pour l'équilibre, il n'y a rien à anéantir ou à amoindrir mais uniquement de tenir un certain état, ce serait comme confondre l'attaque et la défense ! # Le terme usité peut prêter à confusion, mais une résistance aux changements est une propension, une capacité, une caractéristique qui permet de définir ce qu'est un système à l'équilibre, qui ne varie pas ou peu autour d'un état moyen, cela ne veut pas dire que le système est engagé dans une bataille avec un adversaire, mais que sa constitution lui permet en réaction de garder une constance malgré les dérangement ou autres perturbations venant contrarier cette stabilité, si on prend un autre exemple non biologique pour mieux le saisir, en reprenant l'ustensile comme le bol, si l'on y place une noix, on dira également que la forme du bol permet de résister aux perturbations du fruit qui se trouve, celui-ci reste quasiment coller au fond du récipient malgré les mouvements que l'on pourrait faire pendant son transport, cette configuration offre donc une résistance au changement/aux perturbations, c'est donc un moyen imagé pour expliquer un phénomène, il y a là aussi, ni raison, ni intention, ni volonté à résister, on le constate par expérience, comme la barre de fer résiste à mes efforts pour la tordre, mais ce barreau ne désire rien, c'est simplement sa constitution qui le rend ainsi, en revanche lorsque je vois une barre de chocolat derrière la vitrine du pâtissier, je dois réellement résister à la tentation, j'y dépense de l'énergie en quelque sorte par choix. Les combats dont il est question, se trouvent avant tout dans notre tête, car nous avons une conception préfabriquée de ce que devrait être notre vie, par rapport au référentiel que nous côtoyons depuis notre enfance, mais vivre c'est aussi se dégrader, souffrir, n'avoir pas de chance, être malade, seul, mourir prématurément, il n'y a pas de critères/mode d'emploi écrits dans le marbre de ce qu'est la vie ou comment la consommer, la seule chose qui fasse l'unanimité, c'est que vivre c'est être condamné à mourir... Il suffit de regarder d'autres espèces animales exister, pour se rendre compte, que chacune d'elle s'y prend à sa manière, en fonction des ses propres contraintes environnementales, de son patrimoine héréditaire, et que ces notions d'amour, de travail ou de relations sociales prennent d'autres colorations ou n'existent tout bonnement pas ailleurs ! C'est peut-être aussi, ce pourquoi il nous est inaccessible, car il n'est pas impossible que nous le détruisions par le simple fait de forcer à le posséder, comme on ne peut pas contraindre une personne à nous aimer véritablement ! Il ( le bonheur ) est sans doute concomitant à un état d'esprit, qu'il nous faut découvrir, et non le provoquer sans discernement ou d'insister aveuglément, comme le gros bêta qui tape avec son marteau sur son truc dès qu'il ne marche pas, alors que ce qui se trame lui échappe complètement. Individuellement sûrement, mais collectivement, c'est quand même une histoire qui prends racine il y a plus de 3 milliards d'années... Et nos enfants emportent une part de nous-même avec eux, nous survivons d'une certaine manière, tant par nos gènes que par ce qu'ils ont intégré de nous dans leur éducation, dans leur souvenir !
  24. deja-utilise

    Le combat

    Un apprentissage qui n'est pas facile, n'équivaut pas à lutter ou à combattre, car il n'y a pas d'autre but que l'accomplissement de l'action, tout ce qui est pénible n'a pas vocation à faire de nous des guerriers en puissance, la pousse des dents ou leur chute n'est pas plus un combat, c'est juste un stade évolutif biologique à passer, qui n'a pas de raison particulière, c'est ainsi, cela aurait pu être autrement comme pour d'autres animaux. Apprendre une nouvelle langue est d'autant plus pénible que l'on est âgé, on peut y voir une lutte de prime abord, envers soi-même qui plus est, mais c'est juste se donner les moyens d'obtenir de nouvelles possibilités, et cette acquisition n'est pas gratuite, elle a un coût, plus important sur le tard, car le remodelage de nos connexions cérébrales est moins flexible que dans notre plus tendre jeunesse, quand notre réseau était encore relativement vierge. Combattre ou lutter, signifierait que nous sommes contre et que nous nous y opposons vigoureusement, or, c'est exactement l'inverse qui se produit, nous ne luttons pas pour apprendre à marcher, à faire du patin ou du ski, mais nous y sommes poussés par l'envie, le désir, la curiosité, le mimétisme, le besoin, etc... Une pulsion qui veut se dépasser, aller de l'avant, comme la vie dépasse le désordre, le chaos, l'anarchie, le hasard stochastique, elle organise, elle va au-delà du comportement de ses propres constituants livrés à eux-mêmes...
  25. deja-utilise

    Le combat

    Il semble qu'il y ait une difficulté sur l'emploi soit du vocable combat soit sur celui de lutte, car avoir une résistance ou une opposition sur un objet physique ne renvoie pas à l'idée de se battre contre ou avec quelque chose ou quelqu'un, c'est simplement une direction que prend tel phénomène physique ou naturel, et qui nous agrée ou pas ni change rien ! Toute force n'est pas à combattre ou le combat contre une autre, cela peut être l'expression des lois de la nature à ce moment là, en ce lieu. Maintenant, pourquoi on dit lutter contre le vent, tout simplement parce qu'il y a une volonté, une intention qui en a décidé autrement, que de le suivre, nous avons donc une action psychique décidée qui souhaite aller contre un mouvement qui contrarie ses projets, et met donc en oeuvre des ressources corporelles pour y parvenir. Dit autrement, pour qu'il y ait lutte ou combat, il faut au préalable une raison à cet engagement, un élément moteur au passage à l'acte. Deux électrons qui s'opposent, ne font pas preuve de combativité, c'est une projection antropocentrique, les électrons ne veulent rien, n'ont rien décidé, n'ont rien mesuré avant d'agir, ils réagissent tout bonnement à leur nature et il n'y a pas d'autre issue possible, leurs propriétés étant fixées d'avance, ils ne font qu'y répondre " mécaniquement ", " par la force des choses ". Ce qui signifie que lorsque l'on parle des fléaux d'une balance, on dit volontiers qu'ils s'opposent, que le mouvement de l'un est antagoniste de l'autre, mais c'est purement mécanique, par réaction due aux lois de la physique, en réalité le plateau de gauche ne déclare pas la guerre à celui de droite - et réciproquement - ne cherche pas à résister, il ne fait que suivre un mouvement, et il n'y a rien d'autre à rechercher, aucune raison, aucune volonté, aucune intention, uniquement le principe d'action et de réaction !
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