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deja-utilise

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Tout ce qui a été posté par deja-utilise

  1. Bonjour, Je pense qu'il y a là collusion de principes, pourtant distincts ! Tout en restant dans le cœur du sujet, " peut-on se mentir à soi-même ", je dirais que ma position est plus pertinente que d'autres, en effet, malgré la désagréabilité de mes propos dans des oreilles sensibles, non seulement je ne mens pas à l'auditoire, mais je ne me mens pas à moi-même, puisque je dis justement ce que je pense ! Peut-on faire mieux ? Cette position n'est pas arbitraire ou farfelue, elle réclame même une bonne dose de courage, parce que je la tiens aussi Irl face aux gens et pas sous couvert d'anonymat forumique, comme l'explique très bien Michel Foucault en explorant la notion de " parrêsia " et celui qui en fait usage le parrèsiaste, de même que dans une perspective plus psychologique avec la notion cette fois-ci d'assertivité ! Dire ce que l'on a à l'esprit n'est pas faire preuve d'irrespect, ni insultant ipso facto, l'intentionnalité est prépondérante, certaines personnes méprisent autrui sous couvert de bienséance ou sur fond de discours policé, quand d'autres sont plutôt bourrus mais sous cette carapace, très avenant et même chaleureux. Il faut se départir des apparences, l'habit ne faisant pas le moine, esprit-critique et critique gratuite n'étant pas du même bois, en somme ! A minima, il faut faire ce à quoi on peut s'attendre dans n'importe quel " jeu ", à savoir respecter les dites règles du jeu, que le cadre soit les Mathématiques, les Sciences ou la Philosophie, pour la première ce sera la cohérence et la logique, pour la seconde ce sera les faits et l'adéquation du modèle, pour la troisième ce sera essentiellement la raison et accessoirement l'argumentation. Certes on peut toujours au handball s'amuser à shooter au pied dans la balle, rien ne l'empêche physiquement, mais on contrevient à l'esprit du jeu, sauf à ce que tout le monde soit d'accord de ne jouer qu'avec les pieds finalement, mais en ce cas, on fait du football et non du handball, n'est-il pas ? Enfin, pour répondre médiatement à un autre intervenant en postant ici, qui semble outré sur qui est ou n'est pas intelligent, il faut simplement avoir à l'esprit la courbe de distribution de l'intelligence, vulgairement le fameux QI, on voit donc une belle courbe en cloche - symétrique, centrée par convention sur 100, je pense que ce sont les termes employés qui dérangent et non la véracité logique de mes affirmations, en effet si en lieu et place de parler d'intelligence on se contentait de parler de gauche et droite de la courbe, ce serait moins anxiogène pour le lecteur peu rompu à la relativité des énoncés. Si donc, on prend la valeur 100 comme référence, alors on trouve autant d'individus à droite qu'à gauche de la courbe, tout le monde est content, " circulez, y'a rien à voir " dixit Coluche, toutefois, si on place le curseur au QI de valeur 130, alors on trouve facilement qu'approximativement 97% de la population se trouve à gauche et environ 3% à droite, c'est une réalité, un simple constat, c'est logiquement vrai et valide, ce que je fais, c'est que je donne des noms à la partie gauche et à la partie droite, et cela reste là encore sémantiquement vrai, ce qu'il y a à gauche du 130 est moins intelligents que la partie droite, c'est incontestable et indubitable, je finis par résumer toute cela, en disant que du point de vue des " supérieurs à 130 " les autres sont des " imbéciles heureux ", avec une certaine malice et provocation dans la formulation, mais ce n'est pas intrinsèquement faux, c'est tout bonnement relatif, bien que l'on crie au scandale, à l'affront ou à l'ignominie, ou que-sais-je encore ! Mais comme à l'accoutumée, au lieu de demander des explications ou des justifications, on s'insurge sans rien avoir compris, on donne son opinion ou plutôt son ressenti avec une forte charge affective...
  2. Bonjour, Moi aussi ! Est-il permis de répondre ? Si non, ne pas tenir compte de ce qui suit, si oui, alors... Ce n'est pas clair, mais on sent une détresse derrière les propos, que si je lis entre les lignes ou disons l'intention qui en serait la source, je dirais, qui a soutenu l'inverse dernièrement ? Oui ça je l'ai clairement compris il y a dix ans ! En revanche j'aimerais bien que l'on m'explique ce que c'est qu'une " philosophie vulgaire " ? En ce sens que lorsque l'on joue disons au football en amateur, sans prétention, est-ce que l'on ne respecte pas/plus les règles footballistiques conséquemment ? Est-ce que dans la section Science de ce forum, chacun est libre de raconter ce que bon lui semble à propos des Lois de la Nature sous prétexte que c'est un forum " sans prétention " ( i.e. non spécialiste ) ou ouvert à tous ? Ou je-ne-sais-pas, dans celle Histoire, de la refaire à son goût, selon ses appréciations personnelles ou ses lubies du moment ou comment ça l'arrange de voir les choses ? Il me semble que l'on ne peut pas plus faire ici l'impasse sur la Qualité et la Véracité que sur les autres sections des Sciences, Humaines comprises ! La quantité pouvant effectivement être optionnelle, j'en conviens. Qu'est-ce qu'il faut entendre par " philosophie de vie " ? Que chacun puisse pondre son avis sur à peu près tout et n'importe quoi, et qu'il n'y a rien à y redire ? Ne devrait-on pas alors changer le nom de cette rubrique, car si on n'appelle plus un chat un chat, mais qu'on appelle chat aussi le chien, le cochon, le pigeon, etc... ça n'a plus aucun sens, ni pour l'amateur, ni pour le profane, autant la renommer fourre-tout, je ne suis pas contre, du moment que ce que l'on y fait correspond à son étiquette, comme en Asile, je n'ai rien à y redire. Pour ma part et pour information, le béotien pour ne pas dire l'imbécile heureux n'est pas dépendant de cette rubrique philosophie, c'est un constat qui touche et concerne environ 97% de la population humaine, donc les membres de ce forum ne sont pas plus pris à parti que le reste de la population générale dans ma bouche, il n'y a aucune discrimination de mon côté, la stupidité humaine est partout et je pense que je peux pleinement l'écrire sans contrevenir au CGU, que ça fasse plaisir ou non de l'entendre, je ne suis quand même pas le seul à le penser ou l'observer... Dit autrement, la connerie fait pleinement partie de la nature humaine, c'est un domaine tout aussi sérieux de la connaissance de l'Homme que tout autre le concernant ( comme l'esprit critique, la post-vérité, le bullshit, le dogmatisme, les biais cognitifs et j'en passe ), on pourra pour s'en convaincre se tourner avantageusement p par exemple vers " Psychologie de la connerie " écrit à plusieurs mains - une vingtaine d'auteurs ! De rien ! Merci également d'entendre aussi la voix de la raison, indispensable dans toute entreprise philosophique digne de ce nom, quel que soit le niveau envisagé minimal, au même titre qu'on ne fait pas plus l'impasse sur la logique en mathématique... Navré pour mon intervention par-dessus cette " modération " préventive.
  3. C'est pourquoi il m'importe de trouver des gens qui veulent a minima zyeuter leurs lacets, de leur propre chef et non parce que j'en ai fait la remarque express, ou alors mon acte n'a été qu'une occasion/contingence dans leur cheminement déjà en branle par ailleurs.
  4. Critiques tout-à-fait légitimes en l'état ! En aucun cas l'idée est d'avoir le dernier mot, pour le plaisir de la victoire sur l'autre dans une joute verbale, d'autant plus sur des sujets complexes, et parfois à composante subjective. Néanmoins, il faut savoir que chacun est biaisé dans le sens où il a naturellement et automatiquement une nette préférence pour ses propres idées que pour celles des autres, que l'on soit novice ou expert. Mais que cette propension soit omniprésente aussi bien pour le débutant que pour l'usager confirmé, n'enlève en rien que le sachant a plus probablement de bonnes raisons véraces de croire ce qu'il croit que le profane, bien que je reconnaisse un vilain penchant parfois vers la philologie bien plutôt que sur la raison rationnelle. Si il y a souvent une façon de conduire sa raison meilleure que d'autres, cela vient en partie du fait qu'il y a comme en géométrie une façon soit meilleure, soit tout simplement juste de construire telle ou telle figure, puis d'en faire une démonstration valide, puisque tout ne se vaut pas, en effet, que la personne soit intimement convaincue que 2 + 2 font 5, et que même une majorité de gens lui emboitent le pas, cela n'en fera pas une vérité pour autant, ce dans quoi baignent les conspirationnistes de toute trempe actuellement. Il est vrai qu'il y a normalement, du moins selon mon acceptation, une relation symbiotique entre le " maitre " et le disciple ", même si je n'affectionne pas particulièrement ce vocable, c'est-à-dire que l'un apprend de l'autre, mais la réciproque est vraie, la différence étant à rechercher peut-être plus du côté du quantitatif. Je n'ai pas peur de dire que ma fille depuis ses 10 ans m'a appris aussi des choses à sa façon, indirectement comme directement. Mon principal souci vis-à-vis d'autrui ne se situe pas ou très peu sur la quantité de savoirs emmagasinés, mais bien plutôt sur la qualité réflexive de mon interlocuteur, autrement dit, que cette personne n'ait strictement aucune connaissance préalable n'est pas reluctant pour moi, disons que c'est un plus, mais pas une nécessité comme d'être en mesure de conduire sa raison de manière appropriée. Après si mon/ma interlocuteur/trice ne supporte pas les remarques que je peux être amené à lui formuler je ne peux rien pour lui/elle, il y a pléthore de gens qui sont assez allergiques à toute critique - dans un sens mélioratif, qu'elle soit fondée ou non, en partie parce qu'iel n'arrive pas à s'en saisir ou à la comprendre, en effet, malheureusement la compréhension s'appuie bien souvent sur un entrelacement de connaissances qui n'est appropriable que de manière holistique et non par parties, compliquant la transmission ou le partage, mais je dirais que face à une personne de bonne disposition ou de bonne volonté, tout comme de bonne foi, alors l'échange peut être mutuellement constructif, à titre d'exemple, c'est ce qu'il m'arrive avec @Ambre Agorn en l'occurrence quand nous avons l'occasion de dialoguer sur l'espace Philo, cela fonctionne très bien parce que sa disposition d'esprit s'y prête à merveille ! Dans toute communication, il faut un émetteur et un récepteur, ainsi que le message, toute défaillance dans la chaine de traitement corrompt la communication, cela peut (pro)venir de celui qui le produit, de celui qui le reçoit, comme du message lui-même, voire un cumul de tout cela...
  5. Bonjour, j'attire surtout l'attention au-delà de l'ignorance simple et qui n'est pas à critiquer vertement en elle-même, sur toutes les formes de déni, qui servent à protéger l'ego de toute attaque ou remise en cause de l'estime de soi ou de l'image de soi, car il n'y a pas pas pire blessure que celle egotique, pouvant assez facilement conduire à toutes sortes d'erreurs, d'injustices, d'atrocités, y compris l'irréparable. Mais ce n'est pas parce que nous sommes tous prompts à nous mentir, sur ceci ou cela, que nous sommes aussi tous logés à la même enseigne ! Entre celui qui se croit omniscient et celle qui se trouve belle en étant difforme, il y a tout un monde d'écart, tant dans la nature du mensonge, que dans son extensivité ou dans son intensité, tout comme il existe aussi des différences notables par exemple dans le vol, on peut très bien être qualifié de voleur parce qu'on a pris un stylo bon marché sur son lieu de travail pour la maison, que pour avoir braqué une banque en étant armé. Bien sûr, être trop calé quelque part peut aussi parfois être contre-productif, ce phénomène porte un nom, celui d'hypercognition, que l'on peut facilement retrouvé chez le spécialiste de telle ou telle discipline, où il aura tendance à aborder le sujet à travers ce filtre automatique et presque irrépressible, par exemple, le psychiatre de voir un trouble psychique chez n'importe quelle personne qui viendrait le consulter, omettant par habitude/réflexe cognitif d'autres raisons ou difficultés non psychiatriques. Dire ce que j'ai à l'esprit et qui déplait au lecteur, pour une raison ou une autre, n'implique aucunement une quelconque réponse émotive de ma part, je m'exprime très froidement la plupart du temps, comme sur ce fil de discussions, l'émotivité étant à rechercher à mon sens chez le récipiendaire du message...
  6. Bonjour, je me risque à une réponse, qui risque fort d'être mal interprétée, disons que je le fais par courtoisie ou politesse. Je ne me souviens pas avoir revendiqué à un moment une quelconque mission pédagogique, au mieux, j'aide celle ou celui qui se sent lui-même investi d'une propension à comprendre le monde, je peux lui donner/fournir des jalons, des repères ou des références, mais en aucun cas je ne peux réfléchir à la place d'autrui, pas plus que je ne peux aller au petit coin à sa place ! Comme disait Confucius, celui qui se comporte comme un âne, il faut le traiter comme un âne, lui qui à cette période recherchait un disciple à former, qu'il ne trouva jamais, du moins à la hauteur de ses prérogatives. De plus, je ne pense pas que la pédagogie soit une compétence nécessaire à la pratique philosophique elle-même, sauf à être enseignant peut-être !? Pour ce qui concerne la bienveillance, il est à remarquer que nombre de philosophes n'ont pas été de cet acabit, que l'on songe aux cyniques par exemple, dont Diogène en est un illustre exemple. La vérité n'a que faire d'être aimable, et si la beauté est dans l'œil de l'observateur, il faut croire que la bienveillance sera dans l'esprit du lecteur, en effet, prodiguer des conseils ou des moyens pour s'élever me semble quelque chose de plutôt mélioratif pour le receveur, si tant est qu'il sache en faire quelque chose de constructif, et non de prendre la mouche comme c'est très souvent le cas, par vexation, en effet pourquoi mal prendre ce qui est de l'ordre du factuel ? Qu'y a t-il de malveillant à dire d'une personne qu'elle est plus petite qu'une autre, qu'elle est plus jeune ou plus vieille que d'autres, pourquoi alors ne pouvons-nous pas en dire tout autant des compétences ou habiletés, comme l'intelligence ou l'érudition, où est le mal !? Enfin l'humilité ce n'est pas taire ses capacités quand on les possède, au mieux c'est une forme de modestie, l'humilité s'oppose à la prétention, c'est-à-dire prétendre quelque chose qui n'est pas, il y a souvent amalgame entre lucidité et manque d'humilité là où cela ne devrait pas se produire, en quoi est-ce faire montre d'un manque d'humilité de dire que l'on a eu 20/20 à un devoir de math si c'est réellement/effectivement le cas, et que disons, tous les autres ont eu en-dessous de 10/20 ? Cette même personne peut par ailleurs être tout-à-fait consciente que cette excellente note est relative, et que si elle est en classe de seconde, être lucide sur l'idée que si on lui donnait un exercice de terminale S, elle échouerait à le traiter, elle ne ferait donc pas preuve " d'immodestie " ( entendre " non-humilité " ), n'est-il pas ?
  7. Bonjour, Effectivement, nombreux ici participent avec une insouciance extraordinaire, comme si les compétences spirituelles étaient identiques d'une cervelle à une autre, alors que pourtant pour quelque chose de plus visuel, tels les compétences sportives, chacun sent qu'il est nul, moyen, bon ou excellent dans tel ou tel sport, tout comme envers n'importe qui d'autre. Bizarrement il n'en va pas ainsi pour l'intellect, peut-être comme je l'ai expliqué ailleurs, que la cognition est toujours pleine d'elle-même, c'est-à-dire que d'être plein avec un dé à coudre, un verre, un sceau, une baignoire ou une piscine ne change pas l'impression/sensation de plénitude de son possesseur, dans tous les cas c'est relativement plein, mais en valeur absolue il y a des différences notables en terme de quantité totale des uns vis-à-vis des autres. On ne peut exclure, et il a de fortes chances, que la majorité des intervenants sont sous le joug de l'effet Dunning-Kruger, où non seulement celles et ceux qui ne savent pas, ne savent pas qu'ils ne savent pas, mais iels sont aussi incompétent·e·s pour juger des capacités de celles et ceux qui le sont quant à elles/eux ! Et pirement, iels se croient même aussi bon·ne·s voire supérieur·e·s aux gens qualifiés ! C'est à la fois lamentable et pathétique, mais bon, cela fait partie entièrement de la nature humaine, comme on peut le constater avec consternation quotidiennement... Cela va même malheureusement bien plus loin que ça dans la déchéance cognitive de l'Homme, certains se sont amusés à interroger des bacheliers seulement 1 an après l'obtention de leur diplôme, et force est de constater, que la grande majorité ne savaient déjà presque plus rien de ces trois dernières années d'études ! Il y a aussi, comme vous l'exprimez, confusion entre savoir - par cœur - et une certaine propension procédurale - peu ou prou éphémère - dans un contexte bien défini pour résoudre disons un problème cadré et épuré, et une véritable compréhension en bonne et due forme, c'est-à-dire d'être capable d'y faire appel de soi-même en tant que de besoin, dans un autre problème et/ou dans un cadre différent, ou pire, dans un autre domaine qui réclamerait une transversalité à cause de l'analogie ou de la similitude du problème. L'exemple que j'ai souvent en tête, c'est celui de l'inertie, si les élèves composent bon an mal an pour tenter de la garder en mémoire le temps de la leçon et des exercices associés, il est évident que le concept même d'inertie n'est pas approprié, ni intériorisé convenablement, puisque virtuellement personne n'attache ses bagages fourrés à la va-vite dans le coffre de sa voiture, il en va strictement de même avec les distances minimales de sécurité sur les routes ! Dit autrement, le savoir que possède les individus est d'ordre académique, abstrait ou théorique dans le meilleur des cas, et d'utilité quasiment nulle pragmatiquement pour le-plus-grand-nombre. Ils savent sans comprendre, c'est-à-dire, qu'ils sont plus proches de disques durs ou de ce qu'une I.A. est capable de faire mieux qu'eux. Ce qui ne semble pas empêcher de vivre, puisque l'immense majorité des humains fonctionnent sur le même modèle mental. C'est problématique uniquement pour celle ou celui attaché·e à l'alètheia et à une compréhension qui ne se limite pas à donner du sens aux évènements, i.e. une sagesse qui dépasse très largement les attentes et autres expectatives de la plèbe rompue/repue à un hédonisme basique ou archaïque, et en grande partie à visée sociale... Comme toute expertise, il faut y consacrer du temps, de l'énergie et des efforts, il se dit que pour atteindre un tel niveau, il faut 10 000h de pratique dans la spécialité, alors qu'ici on est bien plus dans la brève de comptoir, avec des affirmations/jugements à l'emporte-pièce qui parfois soulagent certainement son émetteur, mais n'en révèle pas vraiment l'intelligence sous-jacente, bien au contraire, exhibant bien plutôt explicitement une médiocrité devenue coutumière dans la sphère réseautique. D'ailleurs, la réponse fournie dépasse rarement la longueur d'une phrase, c'est prototypique d'une pensée ras-les-pâquerettes en général, engluée dans son versant émotionnel réactionnel... Oui. Quand d'aucuns auront compris que nous sommes incommensurablement plus influencés par notre ignorance que par ce que que nous avons, on aura là une prise de conscience qui marquera un point de départ seulement, à une aventure intellective sans fin et sans repos ! Comme je me plais à le dire à qui veut bien l'entendre: " Plus j'apprends et plus je sonde la profondeur de mon ignorance ! "
  8. Bonjour, Il y a tellement de limitations à l'entendement humain, que je crois qu'on ne devrait pas être étonné par son omniprésence, quel que soit le niveau d'analyse ou l'angle d'approche ! A minima, il faut le vouloir ( désirer connaitre la vérité, apprendre de nouvelles choses, avoir envie de se détromper ou reconnaitre la possibilité d'un fourvoiement ou de non maitrise, ne pas avoir peur de l'erreur, de la désapprobation ou de l'indésirabilité sociale, de voir la part obscure en soi peu reluisante ou ragoutante, de nos déterminismes, l'humilité comme état d'esprit, etc... ), tout comme de pouvoir le faire ( en avoir les habiletés, les connaissances, l'intelligence, l'introspection, la métacognition, la conscience des penchants, des heuristiques et autres biais qui pullulent en nous, des méthodes rationnelles assez immunisées contre la pensée magique ou des croyances diverses et variées, un esprit critique y compris vis-à-vis de soi, un esprit scientifique, ne pas sombrer dans la sur-confiance ou pire le dogmatisme, etc... ). La plupart du temps il n'est question ici que d'avis ou d'opinion de la part des forumeurs, ils ne se rendent pas compte qu'il n'y a aucune argumentation ou justification - bien construites - à leurs propositions en général, sans doute parce qu'ils ne savent pas faire autrement, mais cette incapacité est aussi ce qui les empêche de reconnaitre la légitimité et la crédibilité d'un raisonnement valide mais qui leur est étranger et donc inaccessible ou incompréhensible à leurs yeux, ils en restent à ce qui est à leur portée à savoir une approche uniquement sur des opinions ou des avis, tout est nivelé par le bas, étant dans l'impossibilité de prendre la hauteur ou le recul nécessaire sur leurs propres productions ou celles d'autrui mieux placés. Au même titre que l'on ne peut pas faire comprendre certaines choses à de jeunes enfants, car cela les dépasse de beaucoup trop, on est obligé d'en rester à leur niveau de compréhension, assez limité et donc falsificateur pour appréhender la complexité de la réalité. En France, les gens sont à la fois des quiches en sciences et en mathématique ( cette dernière étant fortement connectée avec le fait de raisonner juste ou correctement ), et sont même victimes de l'illusion de profondeur explicative, bourrés de préjugés et autres croyances intériorisées sans critique, d'intuitions ou de théories intuitives, il n'est donc pas aisé si ce n'est impossible de les rectifier ou de les dégauchir, car qui plus est, leur ego/fierté/orgueil par-dessus le marché s'en mêle, ils virent alors rapidement dans la réactance, sauf exception... Il y aurait tant à dire, que je ne peux faire qu'une introduction bien trop réduite et grossière !
  9. J'ai le sentiment que @anoésiotomie a du se sentir bien seul sur ce fil de discussions, incompris lors de ses interventions, pourtant bien ficelées et précises, beaucoup de gens n'arrivent manifestement pas à s'approprier les analogies discursives, les laissant perplexes, dubitatifs ou même irrités, revanchards... Courage !
  10. Bonjour, L'absence de preuve n'est pas la preuve de son absence ! Si l'on remplace pour se donner une idée " sagesse " par " forme singulière de vie " dans la phrase au-dessus, il ne vient pas de contradiction d'emblée, laissant donc la place à son expression latente. Se savoir compétent dans un domaine, ne détruit pas en retour cette compétence, comme cela pourrait a contrario advenir avec l'humilité par endroits. Se savoir également intelligent ne contrevient pas à la faculté d'intelligence supérieure non plus. Le curseur ou la limite serait par définition, là où le sage enfreindrait la sagesse, par exemple là où il faudrait de la retenue il ferait preuve d'immodération, là au contraire où il faudrait faire usage d'autorité il serait timoré, ou encore se laisser berner sciemment par quelqu'un qu'il sait malhonnête dans l'instant présent en feignant de ne pas le savoir, etc... Être sage c'est aussi être lucide, d'ailleurs beaucoup de Philosophies reconnaissent qu'il faut en passer par le " Connais-toi, toi-même " d'une manière ou d'une autre, on peut donc dire que le sage doit même savoir qu'il l'est, si il pense pouvoir y prétendre, c'en est mécaniquement une conséquence quasi-logique ! Ne pas être au fait ou conscient de sa propre condition serait difficilement compatible avec la notion de sagesse. Le souci du partage, c'est que cela se fait à travers au moins deux protagonistes, l'émetteur et le receveur pour simplifier, il ne suffit donc pas que l'un soit sage, il faut aussi que le second le soit un minimum également pour pouvoir profiter du surplus du premier ! Les personnes orgueilleuses/fières, manquant d'humilité, egocentrée, dogmatiques et/ou conservatrices, multiplement biaisées, peu intelligentes, émotionnellement instables, intuitives, etc... ont bien moins de possibilités d'évoluer méliorativement que celles avec les traits exactement opposés ! On n'est jamais trop sage, au même titre que l'on n'est jamais trop intelligent ou trop bienveillant, il n'y a aucune raison de la garder jalousement pour soi, et ceux qui en profiteront par partage n'en seront que de meilleures versions d'eux-mêmes ! La sagesse si elle s'exprime individuellement, elle est malgré tout le fruit du collectif, car c'est par les autres que nous apprenons, seuls dès notre naissance nous ne serions que de vulgaires ver-de-terres, au même titre que la Richesse matérielle ou monétaire, si elle existe ce n'est que par le truchement/concours de tous ces autres, auxquels pourtant on ne prête plus assez d'attention et de reconnaissance pour cela, une fois parvenus ! La Sagesse n'appartient donc à personne en propre, par plus que la Connaissance, qui ne sont pour l'essentiel que des héritages, si tant est que l'on sache en faire quelque chose de noble et non pas comme souvent, complètement dévoyées pour ses propres fins et celles de ses proches...
  11. Chère Sirielle, je suis à nouveau pris la main dans le sac à te répondre en-dehors de la rubrique Philo, à ma décharge ton Topic était apparu dans les fenêtres à gauche de la page réservée à la philosophie. Étant d'un naturel curieux d'une part, soucieux des sujets que tu élabores d'autre part, et puis vu la nature même de ce type de sujet condamné à des joutes ad æternam, je me lance malgré tout, car j'ai plusieurs choses à en dire : De part la construction verbale de " a-thée ", on voit de suite son opposition avec le théisme, dont il ne peut pas s'absoudre, par définition même, tu as donc raison ( j'ai lu la première et la dernière page de ce fils de discussions ) quand tu dis que c'est une " doctrine ", car on peut résumer la situation comme suit, le croyant croit à un ou plusieurs dieux, l'athée lui ne croit pas en une telle existence, dans les deux cas, stricto sensu, ce sont des actes de foi/engagement, certes diamétralement opposés ! On aura ce même genre d'aporie avec l'apolitisme, c'est-à-dire qu'il faut recourir à au moins un acte politique pour s'en émanciper, à savoir celui de ne jamais en faire, c'est en premier lieu une action politique que de ne jamais faire de politique ! On peut essayer au-delà de l'approche par le logos comme supra, d'essayer de résoudre les difficultés par une autre disons scientifique, sauf que la Science ne s'intéresse qu'aux phénomènes, qui plus est reproductibles quand il est question d'expérimenter, mais le Dieu monothéiste par sa définition qualitative ( omnipotence, omniprésence, omniscience ) échappe au phénoménalisme pur et dur, il ne peut donc pas être un objet de Science, c'est même une situation ou un positionnement irréfutable car indécidable logiquement. Se rajoute une autre épine insoluble si tant est qu'on voudrait malgré tout le traiter comme un phénomène potentiel ou en puissance, c'est que l'existence de Dieu n'est pas du même acabit que de savoir si les licornes existent, mais se rapproche bien plus en substance de savoir si il y a des formes de vie extraterrestre, on peut résoudre le premier car le système étudié est " fermé " et donc limité en temps et en ressources de traitement, alors que le second se situe dans un système " ouvert " et donc indéterminé, dont il faudrait a priori un temps indéfini et des ressources indéfinies pour conclure ! D'un point de vue plus psycho-socialisant - ou pour répondre au " comment " de ta question - on pourra se tourner vers Raymond BOUDON avec son livre " L'art de se persuader " où l'on découvrira que l'on a toujours de bonnes raisons de croire/adhérer à ce que l'on croit/adhère ! De même, la plupart des gens, comme dit sur ton autre Topic, sont sous le joug du biais de croyance, c'est-à-dire qu'ils partent de la position qu'ils aiment/préfèrent/désirent/souhaitent pour ensuite ( tenter de ) trouver des justifications et des moyens d'en rendre raison - à eux-mêmes ou aux autres - avec plus ou moins de bonheur ou de succès ! Enfin, le duel croyant-athée est de même essence que celui entre système anti-vol et voleurs, l'un s'adapte à l'autre en réaction/réponse et ainsi de suite de manière réitérée, l'obstacle/frein/contrainte de l'un est contourné/déjoué par l'autre et réciproquement en retour, c'est donc sans fin... Il a été également montré par ailleurs, pour dire/dénoncer/décrier aussi la cohérence bancale des athées, que la plupart si certes revendiquent ou affichent une non-croyance religieuse, n'en demeurent pas moins sous le couperet de pensées mystiques/spirituelles ou superstitieuses et mêmes plus globalement sous la dépendance peu ou prou de pensées magiques dans leur cognition, inconsciemment ! C'est pourquoi, cela fait déjà belle lurette que je me définis comme a-croyant, car je rejette tout ce qui ne peut pas être rapporté à une liaison de cause-à-effet objectivement, dit autrement " c'est hors d'intérêt ". Bien à toi, D-U
  12. Bonjour, C'est une question qui mérite quelques explications, même si je ne prétendrais par en faire le tour, seulement en donner des points d'appui suffisamment globaux, fréquents et robustes. Tout d'abord, il faut que je parle succinctement de deux choses, la première c'est la psychopathie et sa cousine la sociopathie, que l'on peut résumer en disant que ce sont des " maladies mentales ", dit autrement une façon d'être au monde qui tend à faire directement ou indirectement du mal aux autres, la seconde concerne la dimension circonstancielle des actions, en effet il a été largement montré en laboratoire et Irl que le contexte ou la situation dictaient pour beaucoup nos propres réactions ( e.g. c.f.: " Un si fragile vernis d'humanité, banalité du bien, banalité du mal ", de M. Terestchenko ), où chacun de nous suivant les circonstances peut assez facilement basculer dans faire du mal à autrui ( pour s'en donner une idée, on pourra avantageusement visionner cette vidéo expérientielle et illustrative du phénomène sous forme de " jeu " ). À présent je vais un peu plus rentrer dans le vif du sujet, je donnerai 3 aspects ou propensions de l'humain à agir, en bien ou en mal: • Par apprentissage social, où se sont les mœurs/coutumes de notre milieu de vie global ou sociétal, ainsi que les Lois et autres règles tacites et implicites de ce qui est communément admis comme Bien ou Mal, c'est-à-dire, ce à quoi adhère le plus grand nombre, dans une sorte de " bon sens ", inculqué et diffusé dès la prime jeunesse, dit autrement, un decorum omniprésent dans la société. On s'en rend facilement compte en étant confronté à d'autres cultures d'ailleurs ou d'un autre temps. Pour de plus amples informations on pourra se référer à Adam Smith avant-gardiste, avec sa Théorie des sentiments moraux. [ on aura affaire dans cette perspective à la fois à un conditionnement ou mimétisme positif ( faire ) et négatif ( ne pas faire ), ce dernier pouvant recouvrir une dimension inhibitrice qui contrecarre pourtant une volition qui serait naturelle ou innée bienveillante/bonne ] • Par contingence locale, i.e. éducative ou par expérience peu ou prou (mal)heureuse, celle ou celui qui nait dans une famille particulière, où la bonté ou a contrario la violence règne en maitre en son sein, produira plus probablement, un individu ayant pris cette coloration, de même celle ou celui qui aura vécu des traumatismes ou une " révélation " se comportera en conséquence. Quand on a interrogé les personnes qui ont porté secours à des gens d'obédience juive pendant la seconde guerre mondiale en France, où la collaboration était promue, elles ont simplement répondu que cela leur avait semblé naturel, parce c'est comme ça qu'elles avaient été éduquées. À l'inverse le fils d'un père ivrogne et violent a bien des chances de devenir lui-même maltraitant envers ses propres enfants dans les deux tiers des cas. • Par principe moral auto-dicté ou auto-décrété, cette fois-ci, c'est la Raison qui prend les commandes, et la personne s'impose une ligne de conduite avec cahin-caha les réussites qui lui seront dévolues, Kant serait un illustre exemple avec son impératif catégorique ! Ce sera alors un humain qui a choisi de vivre selon des vertus qu'il a placé tout en haut de ses priorités axiologiques, peut-être même avant sa propre préservation, on pourra songer à présent à Socrate qui n'a pas cherché à échapper à son jugement et à sa condamnation pourtant inique, même quand l'occasion s'est présentée. Peut-être plus proches de nous, on pourrait sans doute citer les moines tibétains ou des disciples scrupuleux/zélateurs de Bouddha, plus spécifiquement la plupart des veganes répondent aussi à une telle prise de décision de vie, mettant en péril les habitudes, les entendus sociaux et/ou dictats de " bienséance " de la majorité dictatoriale aveuglée...
  13. Bien le bonjour à toi, permets-moi de développer ce point si tu veux bien: Le souci de la compassion, qui repose nécessairement sur l'empathie d'une manière ou d'une autre, c'est qu'elle est toujours partiale ! I.e. qu'il y a toujours une borne ou une frontière délimitant un " nous " et un " eux ". En effet, si l'on regarde, bien que les préceptes anciens s'appliqueront mal ipso facto à l'ère moderne, ce qui s'est passé en Grèce antique avec les philosophes, considérés comme sages pour certains, c'est qu'ils ont été tout-à-fait capables non seulement d'accepter, mais même de défendre et de souscrire à des idées que l'on considère aujourd'hui comme barbares ou archaïques, à savoir: l'esclavage, la soumission féminine et son rang inférieur à tout point de vue, l'infanticide ( " exposition " et abandon ) et de guerroyer à-tout-va y compris par " jeu " avec les gladiateurs, par exemples. Une compassion/empathie partiale est tout aussi problématique, par essence, qu'une indifférence sur le plan moral et éthique, cette mise à distance dont parle l'auteure de cette page, n'est pas une preuve de sagesse, mais bien un moyen de tendre directement vers le bonheur tant recherché, en faisant une certaine économie ! C'est que je dénonçais un peu avant comme stratégies d'évitement ou d'aveuglement volontaire, comme cela a été brillamment montré avec La soumission à l'autorité dans les expériences de S. Milgram et consœurs, où justement la soumission - la non-résistance - est d'autant plus grande que la distance d'avec la victime est plus grande, qu'elle soit géophysique, " fraternelle ", visuelle/tactile, idéologique, ethnique, etc... et la proximité avec le donneur d'ordre plus étroite, il en va similairement avec le Conformisme. Le sage n'est pas à l'abri des(de tous les) préjugés/préconceptions de son époque manifestement, au même titre que les autres " hommes ".
  14. Bonjour Sirielle, j'ai lu rapidement les différentes réponses à ton Topic, jusqu'à ta précédente intervention. Je me dis par ailleurs et indépendamment que tu as toutes les qualités pour être ici " animatrice ", cela dit en passant. Je pense, pour répondre à tes différentes interrogations, qu'il faudrait aller voir ce qui rend les gens heureux en premier lieu, les principaux facteurs ou sources ! Au risque sinon, d'être victime du matching bias dénoncé par J. Evans, en voulant répondre à partir seulement des données de l'énoncé ! Je donne quelques liens qui permettra d'en prendre la mesure, à la fois locale et plus générale: https://www.ipsos.com/fr-fr/qui-sont-les-plus-heureux-au-monde https://www.ipsos.com/fr-fr/quatre-francais-sur-cinq-se-declarent-heureux https://www.insee.fr/fr/statistiques/1281414 https://www.insee.fr/fr/statistiques/7666879?sommaire=7666953 https://www.ipsos.com/fr-fr/les-francais-sont-ils-heureux https://www.ipsos.com/fr-fr/le-bonheur-cest-lautre https://www.ipsos.com/fr-fr/le-bien-etre-une-recherche-quotidienne https://ourworldindata.org/bonheur-et-satisfaction Et pour le plaisir, un passage de l'Éloge de la folie d'Érasme: https://www.google.fr/books/edition/Éloge_de_la_folie_d_Erasme/GSNQAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=erasme+eloge+folie&printsec=frontcover De ces différents sondages, on peut aisément constater que la sagesse, sous une forme ou une autre n'y intervient pas, on peut en revanche constater une omniprésence des sentiments et autres affects, ainsi que des considérations disons matérialistes comme la santé, l'argent également ou sa position hiérarchique. Dans le 4ième lien à la question 4 par exemple, on peut lire que seuls 11% des individus considèrent que " contribuer à améliorer le sort des autres " apporte du bonheur, alors qu'ils sont à la question 6, 35% à penser à " la satisfaction d'avoir rendu quelqu'un heureux " rend soi-même heureux. Le " relationnel " ou la socialisation - réelle/concrète - semble jouer un rôle prépondérant dans la satisfaction ou le bien-être au quotidien. Ce n'est pas tant la Sagesse en elle-même qui pourrait conduire à se sentir malheureux, mais à mon sens, son association avec une certaine sensibilité, en effet, comme l'a écrit Crabe-fantôme, les stoïciens entre autres pouvaient nourrir( rechercher) une certaine indifférence aux malheurs, le leur comme celui d'autrui. Hume qui a été un très grand philosophe n'a pas eu peur d'écrire: " Il n'est pas contraire à la raison que je préfère la destruction du monde entier à l'égratignure de mon petit doigt ", Adam Smith dit quelque chose de tout-à-fait similaire dans la Théorie des sentiments moraux. Si donc, on possède à la fois quelques lucidités et en étant assez/suffisamment réceptif aux maux en soi et en-dehors de soi, alors on ne peut que sombrer dans le pessimisme, la morosité, l'écœurement, l'abattement et même une forme de dépression chronique, qu'il faudra porter comme une croix sauf à avoir recours à des stratégies évitantes, comme le déni, faire l'autruche, se recentrer sur soi-même, la méditation de pleine conscience, dévaluer ou hiérarchiser les individus ou les évènements, éteindre ou restreindre sa sympathie ou son empathie, rationaliser, etc... En revanche, il a été montrer à mainte reprises, en l'occurrence par N. Gauvrit et F. Ramus, que les personnes plus intelligentes étaient en général plus heureuses que celles moins bien dotées, ce bonheur inclut à la fois une satisfaction matérielle et une satisfaction subjective, car si on dissocie les deux, les résultats peuvent être moins significatifs ou clairs, d'où d'ailleurs les résultats des différents sondages entre " relationnel " et " biens ", car ceux qui réussissent, y arrivent parce qu'ils nourrissent aussi une certaine ambition, réalisation qui dépend de facteurs personnels, comme l'intelligence, mais aussi de facteurs chances situationnels/contextuels et de " provoquer " la chance comme d'être au bon endroit, au bon moment avec les bonnes personnes, ce que l'ambitieux recherche inlassablement... D'où la question suivante: peut-on être intelligemment ambitieux pour réussir et en même temps sage et désintéressé ?
  15. deja-utilise

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    Bonjour, Et bien, j'emploie le terme " passion " pour désigner tout processus qui n'est pas le fruit de la raison ou de l'entendement, dès lors ce besoin de sécurité ou d'habitudes n'est pas le fruit d'un raisonnement, c'est quelque chose qui s'impose à nous, nous utilisons notre intellect pour y répondre ou y tendre seulement. Nous sommes dotés de deux grandes tendances psycho-comportementales générales: la quête de plaisir et l'évitement de la souffrance, de ce fait la recherche de sécurité, de paisibilité, de prévoyance, de non-incertitude, etc... découlent directement de ces deux grands leitmotivs fondamentaux ! La raison n'a trop rien à voir là-dedans en ce qui concerne leur genèse. Pratiquement tout peut nous amener à nous découvrir, aussi bien par le versant positiviste, que par l'entremise du négativisme de nos choix, de nos expériences, etc... Il est bien connu populairement que " c'est par l'erreur que l'on apprend ". Il nous faut quelque chose de supérieur pour en tirer parti, je dirais une vertu qui nous servira de guide, au-delà du principe de plaisir et celui de la peur, car les tendances que tu évoques au-dessus sont issues des mêmes besoins compulsifs, des mêmes volitions psycho-physiologiques, il nous faut donc un critère pour les discriminer extérieur à elles-mêmes, ce n'est que le point de chute qui semble différent, mais si on écoutait les acteurs eux-mêmes, ils se pourraient qu'ils s'y complaisent aussi bien pour les uns que pour les autres, si tant est que cela leur fait du bien sur l'instant. Les deux doivent donc être cadrés par la raison, qu'elle soit " positive " pour le développement personnel ou non, il nous faut voir bien plus que large que notre individualité, notre moi, ce qui est positif pour soi peut être délétère pour quelqu'un d'autre, pour notre entourage, pour notre milieu de vie, pour le reste de la flore et de la faune, etc... Et puis, le " connais-toi, toi-même " comme dit antérieurement ne marche pas si bien que ça, puisque l'humain est peu doué pour l'introspection, il aura tôt fait de trouver une pseudo-cause à ce qu'il vit, à ce qu'il croit être ou devoir être, qui n'a rien à voir dans la chaine de causalité physique, uniquement dans son auto-récit, qui fait certes sens pour son auteur, mais qui n'explique absolument rien dans la réalité. Sans compter notre incompétence à reconnaître, identifier, prévoir les raisons de nos réussites et nos succès passés, présents et à venir, là aussi nous sommes archi-nuls dans l'élucidation des causes, car trop centrés que nous sommes sur notre individualité, comme ça l'est culturellement en occident, en oblitérant complètement tout ce qui nous influence et nous détermine de par l'extériorité: notre environnement de vie, à commencer par toutes les interactions sociales, on a tendance sous nos latitudes à s'octroyer des " gains " par ses efforts et mérites uniquement, alors qu'en réalité, ce n'est que le résultat du hasard, de la chance, d'être au bon endroit, au bon moment avec les bonnes personnes, avec les bonnes informations et le " bon profil ", comme l'a par exemple merveilleusement mis en évidence Gérald Bronner avec l'expérience micro-sociologique du succès des chansons inventées de toutes pièces pour l'occasion, celles qui réussissaient n'avaient trop rien à voir avec leurs qualités intrinsèques ! Il y avait une imprévisibilité quasi-totale de la gagnante, autrement dit un bruit bien supérieur au signal... ( c'est tout-à-fait valable pour un individu, bien que pour ce dernier, armé de la rationalisation, il aura la fâcheuse tendance à vouloir rendre raison de cela, même si l'explication est en somme toute farfelue, ce sera mieux pour se rassurer que pas d'explication du tout ).
  16. deja-utilise

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    Bonjour, Je ne connais pas précisément et encore moins dans le texte, l'Odyssée d'Ulysse, au mieux j'en ai vu des parodies cinématographiques. J'en comprends toutefois l'idée. Est-on réellement en mesure de lutter contre nous-même ?: https://www.babelio.com/livres/Bohler-Le-Bug-humain/1123843 La raison n'est-elle pas l'esclave la plupart du temps de nos passions, bien plutôt !? D'autant plus à l'heure de la post-vérité ( e.g. Se distraire à en mourir, toujours d'actualité et plus que jamais à l'heure d'Internet et des réseaux sociaux ). Si il y avait, généreusement, 1 sage pour 1000 fous qui arrive à s'émanciper de ses propres dictats psycho-neuro-physiologiques et du conformisme ambiant, est-ce que cela changera quelque chose(?), écoute t-on la voix du sage ou de la majorité ? Je suis effectivement une commère qui s'en prend au genre humain dans son entièreté, à cette erreur de la nature , et ça blesse forcément l'orgueil des concernés et il y en a pléthore, des légions entières même...
  17. deja-utilise

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    De l'avis des spécialistes et je suis d'accord, il y a dans l'Éducation Nationale au moins actuellement encore deux écueils grotesques, même si ce ne sont pas les seuls loin s'en faut, mais au moins en lien avec notre conversation présente, c'est que nos enfants ne sont jamais explicitement instruits sur la gestion des émotions d'une part, et d'autre part, ils ne sont jamais introduits aux rudiments de la psychologie et plus particulièrement les biais psychologiques les plus importants, qui influent grandement à côté des émotions sur leur façon même de penser et de réfléchir, et donc d'aboutir à une conclusion ou des résultats. Notre cervelle si elle était comprise comme un appareil de mesure, on aurait alors tôt fait de se demander, si elle est juste, fiable, fidèle, sensible, précise, robuste, etc... comme tout appareil de Métrologie, ce qui n'est jamais, ô grand jamais fait ou entrepris, au grand dam des futurs citoyens qu'ils seront, malheureusement encore à l'image de leurs parents une plèbe béotienne se gaugeant dans l'hédonisme, le divertissement et/ou le rire dès que l'occasion se présent, comme le rappelle merveilleusement bien Érasme ( anti-philosophe selon mon acceptation ) dans L'éloge de la folie ( en cours de lecture ), pestiférant contre les philosophes - malheureux en tout - et (r)appelant au contraire à la philautie et de s'abandonner/adonner à la Folie omniprésente...
  18. deja-utilise

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    Je me permets de rajouter, en dépit de certains, que je pense que l'on peut rendre compte de ces phénomènes, par ceci: d'une part, par le biais de croyance ( où l'on part de la conclusion puis on cherche une justification à celle-ci, un raisonnement à l'envers en somme ), puis il se rajoute pour y parvenir deux autres biais, en lien avec la mémoire, le bais de disponibilité et le biais de représentativité, tous deux mis en évidence par D. Kahneman et A. Tversky, économistes cogniticiens.
  19. deja-utilise

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    J'avais aussi conscience que cette notion d'intentionnalité pouvait d'une certaine manière être étendue en-deçà du niveau conscient, je dirais alors qu'il nous faudrait seulement changer de vocabulaire pour la désigner suivant les cas: volition, pulsion, propension, aspiration, leitmotiv, instinct, conditionnement, préférences culturelles, goûts, etc... Les sources ultimes de nos actions et de nos pensées étant diverses et variées, la plupart du temps en connexion profonde avec nos émotions !
  20. deja-utilise

    Commérage

    Bonjour @Crabe_fantome mon intervention n'aura pas pour but de " critiquer " ce qui a été écrit précédemment, mais plutôt de le compléter un peu, car je pense que l'approche précédente ne traite que d'un cas spécifique, et comme dit à plusieurs reprises pendant le fil de discussions, il y a d'autres aspects, d'autres finalités/usages et d'autres modalités au fait de commérer. Ainsi comme dit antérieurement, et justifié par des apports extérieurs à " ma petite personne " ( à destination d'autres forumeurs ), le commérage peut revêtir aussi une dimension positive en soi, c'est-à-dire vis-à-vis du contenu, quand la plupart du temps d'après ceux qui se sont penchés plus avant sur la question il serait même neutre, sans flatterie et sans médisance en somme. Ce qui trompe, c'est que la part négative y est deux fois plus présente que celle positive, et comme par ailleurs celle neutre est indifférente pour tout un chacun, on aura alors tôt fait de ne retenir que la part péjorative, puisque l'humain y est de surcroit bien plus sensible, lié à l'aversion et donc démultipliant son effet ressenti, ce qui explique fort bien la focalisation sur le commérage négatif au détriment de sa version positive, et même neutre pourtant la plus courante. D'autre part, " l'intentionnalité " n'est pas tout, d'autant comme on l'a vu dès le début du Topic, que certain·e·s s'en sont cru·e·s exempté·e·s ou affranchi·e·s, cela signifie tout bonnement qu'iels n'en ont pas conscience - d'en faire ou d'y participer ( qui n'a jamais vociféré contre une figure politique auprès de ses connaissances !? ), et ce qui est inconscient se passe de toute intentionnalité de la volonté, on peut donc fort bien faire du commérage sans s'en rendre le moins du monde compte, et donc sans une visée bien identifiée, qu'elle soit morale, améliorative, groupale ( C.f.: kinship ), conformisante/normalisante, ou autre, c'est de l'ordre de l'automatisme social, du discours phatique pour le dire techniquement ! P.S.: Puisque ce que j'avais écrit le week-end dernier a été supprimé pour je-ne-sais-quelle raison, je vais rééditer la dernière intervention que j'y avais faite et pourtant en lien direct avec le commérage, même si je ne l'avais pas explicité à ce moment-là, à savoir ce qui " terrifie " le plus les humains en général - psycho-sociologiquement: • De paraitre ou se montrer moins intelligent • De paraitre ou se montrer moins moral • Que l'on offense ou entame d'une manière ou d'une autre notre " estime de soi " ou " image de soi " Et il faut bien le dire, le commérage peut menacer/alimenter directement ces craintes les plus primordiales ou primaires, ce qui expliquerait son rejet systématique public de l'avis de tout un chacun, quand bien même tout le monde peu ou prou y œuvre de sa personne en privé...
  21. deja-utilise

    Commérage

    Bonjour, En ce cas quelle autre alternative, si la Science n'est pas perçue comme la mieux placée ? S'en remettre à un forumeur forcené, est-ce mieux, vraiment ? Tous les théoriciens du complot et autres conspirationnistes, platistes, etc... vont être ravi de penser que leur avis vaut autant si ce n'est mieux que des experts, c'est ainsi la porte ouverte à tout et n'importe quoi, comme on a pu largement le lire en large et travers pendant ces 9 pages ! Ce qui est plutôt dangereux à l'heure actuelle, justement, c'est la tyrannie du Moi, de croire que l'on est soi-même forcément mieux placé que des spécialistes, c'est la définition même de l'hubris d'une certaine manière, rapportée à l'ego.
  22. deja-utilise

    Commérage

    Bonjour bien évidemment, ici, on ne se rendra pas compte de l'aporie d'une telle proposition, en effet, il y a deux possibilités qui dans les deux cas peuvent facilement conduire au dénigrement par un esprit malin, de mauvaise foi ou malveillant, c'est ce que j'appelle " une mise en situation d'échec " ! Qu'éventuellement je donne une explication personnelle, et on aura tôt fait de crier à la subjectivité, à l'anecdotique, à une vision égocentrique, étriquée ou locale/restreinte, etc... Que j'opte pour créditer mon propos en m'appuyant sur la Science, et on pourra me rétorquer que je manque d'assurance, de personnalité, de vécu personnel, d'esprit de finesse, de bon sens, etc... C'était donc l'échec assuré quoi que je dise ! Bravo, vous êtes une bullshiteuse de grande envergure, au même rang qu'un certain Donald Trump, la post-vérité est manifestement votre terrain de prédilection... Il y a autant d'écart intellectif entre un enfant de 7 ans et vous-même, qu'entre vous et moi ! Essayer de temps à autre d'enclencher votre cortex préfrontal, afin d'éviter de vomir de telles billevesées, finalement vous ne dépareillez pas beaucoup des autres intervenants tout aussi raz-les-pâquerettes ou handicapés cognitifs. Je ne vous salue pas ! ( remarquez le paradoxe qui vous fait écho )
  23. deja-utilise

    Commérage

    Oui " If gossip is so wrong, why do people do it? You might tell yourself that you do not engage in gossip, but are you sure? On average people spend 52 minutes per day gossiping (Robbins & Karan, 2019). Novelist Joseph Conrad once said, “Gossip is what no one claims to like, but everybody enjoys.” " https://positivepsychology.com/positive-gossip/ Robin Dunbar, Grooming, gossip and the evolution of language, Londres, Faber and Faber, 1995.
  24. deja-utilise

    Commérage

    " Women engage in more neutral gossip than men; otherwise, both genders engage in gossip similarly. Gossip is usually neutral, but negative gossip is twice as common as positive gossip. [...] Positive gossip includes prosocial behaviors that increase group cooperation and decrease selfishness. Gossip strengthens social bonds and helps to resolve conflicts. It informs us about social norms. Not all gossip causes harm, and most of the time, it is neutral. " https://positivepsychology.com/positive-gossip/
  25. deja-utilise

    Commérage

    On ne peut trouver/voir ce que l'on ne cherche pas ! Pourtant en utilisant tout bêtement le moteur de recherches Google pour le travail scientifique, et en tapant dans la barre " positive gossip ", on trouve pléthore de résultats pour l'expliciter ! https://scholar.google.com/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&q=positive+gossip&btnG= Cela se passe de tout commentaire... bien que si des universitaires/chercheurs " s'embêtent " à faire la distinction entre le commérage positif et le commérage négatif, ce n'est certainement pas par pur exercice rhétorique, n'est-il pas !? Accessoirement pour rappel, si tant est que cela ait été lu supra: " L’influence est également une manière de gérer sa propre réputation en descendant les autres à travers un commérage négatif et en se promouvant par le commérage positif " https://books.openedition.org/pupo/15400?lang=fr
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