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PASCOU

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Billets posté(e)s par PASCOU

  1. PASCOU

    Sentimental
    Poussant la porte tout en cherchant la lumière à taton  j' entrevoyais des formes dont la  lumière  venant du soupirail accentuait les contours.
    Les bruits de la rue sur les pavés , des talons qui renvoyaient l' image d' une jeune femme qui court.
    La lumière finit par me faire découvrir cet espace , des vieilles choses abandonnées et sans intérêt.
    Le propriétaire me laissait donc cet endroit pour stocker ce que je voulais.
    L' appartement au dessus m' était attribué et j' adore le quartier très vivant, piétonnier, des rues du moyen-âge qui attirent  les touristes de partout , des petits bars sympas où filles et garçons rient à pleine vie.
    Je chassais les toiles d' araignées,  balayais donc ma nouvelle propriété.
    En sortant, je laissais la porte ouverte pour aérer cet endroit sans vie sentant un peu le moisi .
    La rue, le soleil à la verticale éblouissait et forçait  à fermer les yeux.
    Dans la rue pavée en pente vers le château, un petit bar, je m' essayais à  la terrasse étroite et commandais une eau gazeuse au citron.
    De là je pouvais voir les deux fenêtres de mon nouvel appartement, puis mon téléphone sonna: 
    - allo!.
    Un copain qui me cherche.
    - t' es où ?
    - j' arrive, impossible de me garer dans ton quartier je tourne depuis 40 mn.
    - ok, je te commande un demi je suis au bar du château.
    Je regardais les gens passer comme des étoiles filantes , comètes de passage laissant leur histoire comme une traîne que j' oublierai pour d' autres.
    Puis les habitués, l' épicier sur le pas de la porte qui discute au travers de la rue avec le dernier boucher.
    La vie ordinaire dont je suis  le pivot, l' astre qui se déplace où des myriades de satellites plus ou moins gracieux gravitent ,  se renouvellent sans cesse.
    Je regarde l' élégance de cette fille haut perchée qui semble perdue...
    Mais mon pote arrive, s' assied , renverse mon verre.....
    - génial, ça commence bien, bon tu as garé ta camionnette où ?
    - sur la place près du tabac, les clés et les papiers sont sous le siège.
    - ok, merci,  demain j' ai des choses dans la cave à  balancer et ensuite je te la rends.
    - ok, bon j' y vais, je te laisse merci pour le demi,  savoure ton verre! ( En riant)
    Alors je quitte aussi la terrasse pour récupérer la voiture et me garer plus près.
    Le vieux boucher m' a autorisé à ranger cette dernière dans la court derrière sa boucherie , ce sera plus cool pour sortir les vieux trucs de la cave.
    Et la soirée se passe.

    Ce sont les bruits de la rue qui me réveillent,  j' ouvre la fenêtre, le patron du bar sort la terrasse tout en discutant avec le boucher.

    Le soleil est déjà haut et donne envie de bouger, je décide donc de commencer par vider la cave et garder mon après midi pour flâner dans les rues de la ville, le parc  peut-être ou alors profiter de la voiture pour aller au lac et me baigner..

    A la terrasse il y a une fille, sa tenue me fait penser à une guide ou quelque chose d' approchant, je scrute son insigne en me penchant un peu.

    Elle se tourne vers moi et pas trop fort mais bien senti quand même :

    - encore un pervers qui veut mâter .

    - absolument pas, je voulais voir votre insigne.

    - vraiment pourrie ta drague, pervers!

    Du coup je me penche sur mon café et regarde ailleurs un peu gêné.

    Puis je rentre dans le bar pour payer et je fiche le camp, la folle est toujours là, je l' ignore.
    Je passe devant  sans un regard, la rue avec ses maisons à colombages descend à  pic vers la place, je m' arrête chez le boucher pour lui dire que finalement je viderai ma cave aujourd'hui  ,  si ça  ne le dérange pas de squatter sa cour.
    Avec sa grosse voix qui résonne dans la boutique vide il me dit que non, du haut de son mètre quatre vingts un peu voûté et ses quatre vingt cinq ans  , le gaillard est toujours là, comme ces sculptures des marchands qui ornent les colombages et soutiennent le temps qui passent.
    Mon gaillard, ça  c'est  sa phrase quand je prends un steak:
    - un beefsteak bien tendre , et en me regardant, pour un gaillard qui mange bien.
    Puis on parle de mon aménagement,  il connait forcément toute l' histoire de la rue, la guerre, quand son visage s' assombrit et qu' il devient silencieux je vois presque défiler un temps que je n' ai pas connu.
    - bien qu' il me dit ,ce soir je te coupe un bon steak, et moi en l' imitant.
    _ pour un gaillard qui mange bien, et il tape ses mains sur son tablier blanc de ses grosses mains en riant.
    La boutique  résonne,  et me pousse dehors.
    Les clés et les papiers étaient bien sous le siège, et  je regagnais la cour du "gaillard" pour vider ma cave.
    La porte ancienne grinçait  et un peu dure à ouvrir , cette fois je trouvais facilement la lumière, le plafond n'était pas vraiment haut, je commençais par des vieux cartons, une vieille caisse en bois vermoulu, un vélo usé. Finalement moins de choses que j' imaginais débarrasser, aussi le plus encombrant un vieux fauteuil et une  grosse plaque en ciment dont je me demandais à quoi elle avait servi, bon elle ne gênait pas vraiment, et je la laisserai sur place, ça me fera un coin de stockage, le fauteuil je verrai plus tard.
    Après  un dernier coup d'œil  je quittais l'endroit, passant sous la voute en granit je baissais  un peu la tête  . Je quittais la cour en laissant et les clés sous le siège et la voiture. Dans la rue, j'appelais mon pote ,  s'il voulait il pouvait récupérer son utilitaire , le commerçant  est au courant.
    La rue et ses bruits, la terrasse et un verre après la poussière, tranquille.
    Mon pote me rappelle et derrière moi à une autre table, j' entends :
    - le pervers sans gêne, qui se croit chez lui.
    - je finis ma conversation en l'ignorant, sans me retourner.
    puis là j'entends
    - pas étonnant qu'il soit sourd à parler aussi fort dans la rue.
    Purée, c'est quoi cette nana, je prends sur moi pour ne pas me retourner et lui dire ce que je pense, quelle chiante!
    Puis c'est plus fort que moi, je me retourne et lui dis:
    .- tu m'aimes ou quoi pour me coller comme ça?
    - ppffff,  qu'elle me fait la bouche en cul de poule, non, mais t' y crois.
    Dans la soirée je suis revenu dans mon nouveau  quartier, après  cette journée  de juillet assez chaude, les touristes et les habitués cherchent un peu de fraîcheur,  des couples  se tiennent  par la main, des enfants jouent sur les marches de la boucherie dont le rideau est baissé. Un chat sort du soupirail  de ma cave, bon si il y a des souris pourquoi pas.
    il y a un peu d’ air qui remonte la rue, je sens l' odeur du restaurant  un peu plus bas vers le milieu du trottoir  gauche.
    En fait je me sens bien en me posant à  la terrasse  de mon bar préféré,  les petites tables en métal rouge sont un peu bancales et quelqu'un a  mis un carton à  bière  plié  en quatre sous un pied de la mienne. Finalement rien n'est  parfait sur les pavés  mais c'est  peut-être  aussi ce charme qui me fait revenir, ces imperfections qui font le monde parfait qu' est le mien.
    Puis mon téléphone  sonne, c'est  mon pote qui arrive, je récupère l' échiquier au bar et commence à ranger les pièces pour  une partie.
    Il arrive, met un coup de genoux dans un pied de table et fait tomber la moitié  des pièces,  ça, c'est  tout lui.
    La partie se déroule tranquillement,   une personne se plante au pied de la table pour suivre le jeu,  je tiens mon front dans ma paume  le coude posé sur le métal rouge ,je suis mon jeu, je sens que je vais faire mat au prochain  coup.
    Mais je vois les chaussures de la personne du coin de l' oeil, le pantalon , la veste et l' insigne de guide, inutile de monter plus haut, la folle.
    Au moment où je veux avancer mon cheval pour faire mat, elle sort:
    - Le cheval en B3 et la partie est gagnée et elle part.
    Et j' avance mon cheval et gagne.
    Et mon éléphant  dans un magasin de porcelaine s' exclame:
    - Le cheval en B3, elle avait raison.
    - tu es sûr  qu'elle  a dit B3, moi j' ai entendu bêta,  elle te connaît ou  quoi?
    Et nos rires montent dans la rue étroite  vers l' infini.
    Le lendemain matin, je me lève tôt, c'est jour de marché , les parasols et autres couleurs ont recouvert les trottoirs, et les commerçants s' agitent devant la journée de labeur qui commence. Des odeurs arrivent jusqu'à à ma fenêtre ouverte sur la rue principale qui se profile au bout de ma rue piétonne, c'est une rue large d' après guerre et les bombardements, aux trottoirs immenses ou les marchands se sont installés, comme chaque semaine, la vie reprend son lit occupé par des voitures garées en épis sagement le reste de la semaine.
    Je contemple un instant le spectacle ordinaire puis je sors sur le palier, prends l' escalier en bois aux formes jolies et me retrouve sur le trottoir me mêlant aux badauds devant les stands multicolores.
    Mon appartement est situé à l' angle de deux rues, la rue Baudrairie et la rue d' Embas , le haut de la rue d' Embas pour être précis  celle qui descend vers la place aux platanes majestueux,  rue qui se finit par une tour,,  vestige de  l' ancienne ville et ses fortifications,   porte de la ville.
    J' aime bien dire le haut de la rue d' Embas, comme un clin d' oeil à notre langue.
    Baudrairie, je crois que c'est un vieux mot qui dit la fabrication des buffets, bon pas certain.
    Bref je suis dans mon vieux quartier et c'est jour de marché.
     
     
     
  2. PASCOU

    Paradoxe
    C'est décidé, je vais écrire mes mémoires, allez, c'est parti.
    Mon stylo et hop j' attaque, bon il est où ce satané stylo?
    Je suis sûr de l' avoir vu ce matin, ou hier peut-être être mais ça c'est certain je l' ai vu.
    Non, pas dans la cuisine , pour faire quoi, hein, écrire une recette, quelle idée aussi de n' en avoir qu' un , la majorité en a plusieurs, enfin ça me semble logique.
    Tiens c'est quoi ce post it sur le frigo?
    Si tu cherches ton stylo petite tête tu l' as rangé dans le tiroir à couverts pour pas que les gamins jouent avec.
    Bon, je vais encore réfléchir un peu avant d' écrire mes mémoires...
  3. PASCOU

    Sentimental
    J' aime le silence et la campagne des matins de septembre.
    les moissons sont loin et la rentrée des classes sent les fournitures.

    C'est une nef où se perdent les pensées.


    Un pic rompt le silence..

     
     
     
  4. PASCOU

    Intemporel
    La terre labourée s' étend au delà de la vue.
    Derrière  la fenêtre une araignée refait sa toile  sous le vent d' est. 
    Les haillons comme les fibres du chapeau de paille se défont,  le vieil épouvantail monte la garde que des choucas ne respectent plus.
    Vieil homme décharné  qui mesure le temps qui passe. Droit comme les sillons qui n' en finissent pas, ombre longue du jour finissant .
    Seul.
    Toute la solitude du temps qui s' étire. 
    Quand ce n'est  plus toi que le vent frôle,  quand c'est  toi qui frôle  le vent.

    Quand sous tes haillons qui te découvrent renaissent les souvenirs.

    Libre .
    .........

     Te souviens tu quand nous dormions à  l' écurie,  fébriles, attendant la venue du poulain ,   de la jument grosse?

    Ta main serrant la mienne.

    Puis la vie , cette libération qui se dresse sur ses quatre pattes pour échapper à  la mort.

    Leçon  de vie qui faisaient à  l' unissons battre nos coeurs.

    T 'en souviens tu quand je frôle le vent?

    La paille, nos silences et notre joie.

     

     

     
  5. PASCOU

    Sentimental
    Vivement les beaux jours.

    Il pleut, il vente, on a eut cette tempête qui a cassé et déraciné les arbres majestueux,  aujourd'hui  encore le vent souffle et arrache les dernières feuilles,  la nature se recroqueville, les escargots se cachent, les insectes sont à l' abri, les grives et merles sont sous les pommiers se gavant des dernières pommes pour passer l' hiver.

    Au loin des tronçonneuses rappellent les hommes, les chiens dans la vallée et la chasse mène la meute au son des cornes.

    Puis le silence retombe, le silence  du mois noir (breton)où les jours sont les plus courts, et puis viendra  Noël  pour mettre fin à  cette torpeur, à  cette dépression du manque de lumière et égayer de ses bougies,  de ses contes nos yeux d' enfants, l' adulte finalement est un enfant qui joue les grands, chut, je veux encore croire au père Noël,  je déteste  que l' on puisse me dicter ma conduite, que l' on veuille détruire  ma crèche  et mes rêves d' enfant.

    Alors je préfère le silence de la nef de ma petite église, sorte de bateau retourné que des hommes ont construit de leur mains de leur espoir, de leurs peurs et leurs joies,  et même  quand je ne suis pas croyant, je veux croire aux hommes et pousser mes racines dans cette terre qui est mienne, je sais que je ne suis que de passage, je comprends  pourquoi cette chaîne dure depuis si longtemps elle est ce lien qui nous uni pour l' éternité. 

    Puis viendra le premier de l' an et l'espoir , ces ombres hivernales diminueront avec la lumière qui revient, parfois sur le sol immaculé par la neige du mois de février,  alors le soleil  réchauffera la nature engourdie et tout recommencera, le miracle de la vie.
  6. PASCOU

    Sentimental
    C'est un petit icône, comme un petit clin d’œil qui apparait dans l'angle gauche de ton téléphone, c'est un petit sourire qui t'invite au dialogue.

    C'est un clic sur un message qui te te met en lien avec elle, fil qui te fait sourire d'un air bête , c'est un message qui finit par des petits cœurs, des paillettes dans les yeux.

    Ce sont tous les mots que tu n'oses dire, c'est ton cœur qui s'emballe devant des réponses qui te touchent, des photos des vidéos qui te rapprochent parfois plus que dans l'intimité, c'est le contact de deux âmes qui se rejoignent , qui se frôlent qui se surprennent, c'est un ballet de lettres alignées qui dessinent les contours de l'amour que tu portes pour elle, c'est un instant magique qui te porte sorte de flottement dans les airs.
     
  7. PASCOU

    Rire.
    Hier matin je sus allé  dans le Finistère pour prendre du matériel  avec mon utilitaire.
    Puis zut, j' ouvre les portes et j' ai un sac de pellets, enfin pas tout à fait,  en fait j' ai récupéré un chat et il ne sort pas beaucoup, donc pour sa litière  je mets des pellets,  c'est  super.
    Puis quand je retire les crottes, et les pellets  je mets dans un sac vide, ferme avec une ficelle ,quand c'est  plein, je mets à  la déchetterie 
    Mais là  j' ai zappé,  heureusement,  sur le parking où  je suis il y a des grands bacs à  ordures, je mets dans un bac quasiment pplein et je repars.
    Puis coup de fil, je stoppe et je réponds,  la conversation dure un  peu.
    Je vois dans mon rétro  un type qui jette un sac poubelle, mais que fait il?
    Il récupère  mon sac, non j' y crois pas, il a flairé  la bonne affaire au prix des pelets.
    Je te dis pas la surprise quand il va verser ça  dans le poêle...
     
  8. PASCOU

    Humour
    Je passe le rasoir sur ma joue en grimaçant  un peu pour tendre ma peau délicate .
    Le rasoir dessine un passage dans la mousse blanche comme une allée  sous la neige, je reprends plus haut pour agrandir ce passage, mais là  la mousse reste.
    Le rasoir m' a abandonné, il ne coupe plus panne seche,  je regarde dans le  tiroir, rien , ça  c'est  bien moi, attendre le dernier moment pour réapprovisionner. 
    Bref, je tente avec les vieux qui restent sur le lavabo, mais rien !
    Je me regarde dans la glace , un coté  rasé,  l' autre pas alors pour mon rendez vous en dehors de me présenter  et uniquement de profil, je ne vois pas, bon c'est  vrai que sur l' oreiller tu ne dors jamais sur les deux oreilles...
    Je regarde le champ de bataille,  des rasoirs morts éparpillés  coté  garçon.
    Coté fille, j' ai deux lavabos, tout est en ordre clean, et là  je regarde dans les tiroirs, des chouchoux, des barettes, j' en essaie une, non ça  ne me va pas du tout.
    Et là  je trouve des rasoirs.
    Et je reprends donc ma tonte.
    Super, ça  rase super bien, et me voilà  tout beau, tout lisse et parfumé. 
    Je regarde donc la marque, c'est  la  même que les miens , sauf que et là  ça m' intrigue, vous aussi j' en suis sûr deux lames, sur les miens quatre  et là  je me questionne, je m' interroge, je me mets la lampe dans les yeux, tout doit être  dit.
  9. PASCOU

    Confiance.
    Il y a une chose qui dirige ma vie, c'est  la confiance, tu sais celle où  tu peux te reposer et où  l' autre peux se reposer.
    Une sorte d' aire de repos sur une autoroute.
    Les gens qui m' entourent sont ainsi  j' ai vécu  dans un milieu où  c'est  la règle indispensable.
    On compte chacun sur l' autre, une famille.
    La moindre entorse et le lien est définitivement rompu.
    Et l' exemple  le plus parlant pour moi, c'est  l' enfant.
    Avec  sa naïveté  il vient vers toi , sa confiance est totale, il n' a pas d' arrières pensées, tu le  protèges  naturellement  quel qu' il soit tu ne peux pas le trahir  alors qu' il te tend les bras.
    La confiance c'est  un enfant qui vient se blottir pour être protégé. 
    Comment peut on salir cette confiance, comment  trahir cette naïveté. 
    C'est  la question que je me pose.
    Mais pour vous la confiance,  c'est  important?
  10. PASCOU

    Détente
    Grève  oblige, ma petite voisine est venue avec son petit frère à  la maison mercredi,  comme jeudi école fermée. 
    On a joué un petits chevaux,  c'est  passionnant  donc ça  a  vite dégénéré,  et non ce n' est pas moi qui ai dit le premier:
    - joue gros caca.
    Et là  tout est parti en vrille, caca mou, gros boudin, zezette poilue etc...
    Si bien que pour calmer le jeu, j' ai mis:
    Ils étaient  pliés  de rire, moi aussi, oui parfois je suis un peu gamin .
    On a  dansé,  sur du rock il a dit le petit .
    Puis ça  a dérivé sur les mouches à  caca.
    Et donc je suis allé  sur internet pour leur expliquer le rôle  des mouches, en photos bien sûr 
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouche_à_merde
    En fait ils étaient très  intéressés, donc on a regardé 
    https://youtu.be/R55-7sofuYQ
    Et alors je leur ai appris à  zapper la pub, ils sont hypers rapides pour virer ces mouches à  merde.
    C' était  très  intéressant. 
    J' ai eu la maman le lendemain,  elle se marrait, ils racontent tout.
    Mais vous elles vous passionnent ces mouches. 
     
     
  11. PASCOU

    Sentimental
    La vie est curieuse, c'est  parfois ce petit fil agaçant qui dépasse de la pelote que tu tires et qui n' en finit  pas.

    La nuit est presque là  en ce soir de janvier, je n' aime pas cette période entre chien et loup la nuit tombe vite, sur la route les bas cotés sont instables, dangereux, la visibilité  réduite. 

    Et puis m' extirpant de mes songes une ombre surgit sur le coté,  un femme habillée en foncée,  peu visible sur la route dangereuse. 

    Je me gare sur l' entrée  d'un chemin de ferme et baisse ma vitre.

    - ma voiture est enlisée,  dit- elle j' ai voulu faire demi- tour sur l'herbe et je suis carrément  bloquée. 

    Je  descends  pour constater , en effet elle est bloquée,  mais pas trop profond, je la dévisage un peu , elle aussi, elle a un accent léger  qui me fait penser à  ma vétérinaire qui est Belge.
    Je vois qu'elle a tenté  de sortir de ce pétrin, des planches, des branches sous les roues, mais sans succès  apparent.Après  une brève  discussion et la nuit étant  quasiment  là,  on décide,  moi je recule sur le champ laissant les roues avant de ma camionnette  sur le bitume du chemin, et avec des sangles trouvées  dans ma voiture  on accroche sa voiture sur la boule de mon kangoo.Pour communiquer on baisse nos vitres, je tends la sangle en avançant un peu et lui crie d'avancer doucement  comme moi pour ne pas faire patiner les roues, et c'est  parti.La voiture suit et rapidement les roues avant se retrouvent sur le goudron du chemin, je l' entends crier sa joie,  je mets sur l' angoisse de rester bloquée en rase campagne sans téléphone cette exubérance. Je descends pour la rejoindre et récupérer mon matériel :

    - merci pour le coup de main me lance- t- elle et moi je sors une banalité finament très  protocolaire.

    - c'est  mieux qu' un coup de pied  c'est  sûr,  bon tout finit bien.

    On se salue et chacun reprend son chemin, enfin pas tout à  fait, elle grifonne sur un papier son numero , son nom et prénom. La nuit est tombée,  la pleine lune redessine les arbres .Et le petit bout de fil agaçant  qui sort de la pelote est toujours là Il dépasse,  presque arrogant, et même  quand tu ne veux pas le tirer il s' accroche à un ongle et déroule sa pelote.C'est  ainsi que quelques jours plus tard j' ai retrouvé  mon enlisée. Enfin sa voiture, là  j' étais  sûr,  au milieu d' un parking, le dessin sur le coté  ne laissant aucun doute.J' ai attendu un peu mais personne que je reconnaisse ne fit son apparition. Je regrimpais dans ma camionnette et allais partir, mais baissant mon pare soleil je retrouvais le fil arrogant sous forme de papier,  avec un nom, un prénom et un numéro  de téléphone. Je composais  les chiffres  et mon léger  accent belge me répondit :
    - Allo ?
    - c'est  le coup de pied aux fesses, je suis sur le parking, j' ai reconnu la voiture.
    - un,  j' arrive,  sortant du coeur me perçait le tympan.

    Un jean's moulant lui allant bien, un ciré jaune,  des bottes comme pour aller aux crabes, la tête  sous la capuche , courbée sous le vent elle faisait un coucou à  ma vitre en agitant sa main aux doigts écartés. 
    - montez lui dis - je !
    - oui.
    Le vent s' engouffra dans ma voiture sous forme de tornade jaune et bleue,   pour les bottes là  c'est  une paire de manches, j' ai du mal à  définir,  un vieux rose, mais très  vieux alors.
    - ceinture. 
    - où  va- t- on?
    - boire quelque chose de chaud,  et en souriant, une objection?
    - non dit - t- elle en me fixant.
    Je garais  la voiture devant le  bar,
    -  un grand café pour moi, prenez ce que vous voulez, je passe à  la boulangerie et je suis là. Il restait deux pains aux raisins que la boulangère mis dans un sac en papier.Au café,  mon enlisée  attendait sagement,  lui tendant le sac en papier:
    - servez  vous.
    - merci j' adore , en ouvrant le sac.
    Puis elle se mis à  parler en mangeant elle me racontait ce soir où  elle était restée scotchée avec sa voiture, moi je décrochais  un peu en fait je connaissais puisque j' étais    là. Je regardais, ses lèvres,  jolies, un grain de raisin au coin, tremblant un peu comme par peur de tomber.
    - là,  lui dis je en portant mon doigt sur le coin de ma bouche et de l' autre lui tendant la serviette. 
    Mais elle balayait d' un revers de main et repris de plus belle.
    Je regardais son cou fin, une petite chaine en or et un petit coeur pendant au milieu de ses clavicules visibles.
    Au moment où  elle fit une pause pour reprendre sa respiration  je criais presque. 
    - améthyste, ayant retrouvé le mot que je cherchais.
    - what?
    - le petit coeur, c'est  une améthyste polie.
    - vous connaissez les pierres?
    - oui, par obligation.
    -par obligation vous travaillez dans ce milieu?
    - non pas du tout, en fait c'est  ma petite voisine qui connait bien, quand elle vient à  la maison, elle prend ma tablette  , m' explique les pierres,  moi je lui fais ses devoirs on s' instruit mutuellement. 
    - elle a qu' elle âge ?
    - huit ans et demi mais elle est grande, toujours selon elle évidemment. 
    - sinon vous faites de la peinture?
    - oui, comment vous savez ça ?
    - vos doigts , il y a un peu de bleu et de jaune sur deux d' entre eux,   je suppose que vous avez dépassé  l' âge  du coloriage et des feutres n' est ce pas?
    - en effet, je suis peintre  et elle rit , vous êtes  observateur ou alors je suis négligée.
    - non, pas du tout négligée puis le bleu et le jaune ne choquent pas avec votre jeans et le ciré  , c'est  bien assorti je trouve , au fait l' améthyste c' est la sérénité et la sagesse si j' ai bien suivi le cours, je pourrais vous décrire  ainsi?
    Elle allait me répondre mais mon téléphone sonna :
    - désolé lui dis- je en raccrochant, mon vétérinaire sera là  dans trente minutes, je dois vous laisser, désolé. 
    - je comprends.
    - je vous dépose à  la voiture et je file encore désolé  de partir comme un voleur. 
    Le magasin était  fermé,  le parking vide comme un quai de gare , désert. D' ailleurs ça  ressemblait à  ça,  cette gêne de se séparer  sans avoir jamais été  vraiment proches.
    Je la vis encore  un peu dans mon rétroviseur puis au premier rond- point elle disparue.
    La vétérinaire  était  là  pour le vaccin de mon âne et de mon chien, j' enfilais mes bottes et la suivais dans un champ détrempé par les pluies terribles des derniers jours. Ce ne fut pas très long avec ce temps froid et pluvieux, et je me retrouvais devant la cheminée un café  à  la main, mon chien allongé  sur le dos les quatre pattes en l' air me regardait  en remuant sa queue, balayant le sol façon  essuie-glace .Le reste de la journée  me parue sombre et ma foi assez triste. 
    Le temps avait changé subitement,  je payais le pain et un café,  j' adore ce lieu, café,  épicerie, boulangerie. J' aime regarder les gens, leurs conversations,  les plaisanteries aussi je m' assoie et pose ma tasse sur la table près de la fenêtre,  une table plus loin le vieil homme, toujours là,  même place, même jounal, comme un repère dans la vie routinière. 
    Alors je lance la conversation :
    - bonjour, les nouvelles sont bonnes?
    - pas vraiment je regarde les décès. 
    - ah! Je vois bon déjà  si vous ne voyez pas le vôtre,  c'est positif. 
    Et là  son visage change je crois qu' il va se fâcher et non, il rit et plaisante,  mais la cloche de la porte de l' épicerie retentit , d' où  je suis je ne vois pas qui entre, j' entends juste deux voix de femmes qui parlent en riant, je devine aux bruits qu' elle prennent des articles,  demandent du pain puis l' une d' entre elle :
    - tu veux un café ?
    - ah! oui tiens , et là  je sais qu' elles vont venir coté  bar, le vieil hommes lève  la tête , lui peut les voir d'où il est ,son visage au dessus de son journal , ses yeux au dessus des lunettes.
    ○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○
    Puis les deux jeunes femmes nous saluent avec un sourire et s' assoient .
    Je devine à  leur façon  de parler qu' elles sont amies, elles sont jolies, cheveux courts et cheveux longs, c'est  cheveux courts qui parle , de la pluie et du beau temps, mais surtout de la pluie.
    Moi, j' ai fini mon café,  ramasse mes clés , mon téléphone ,  vais partir  quand cheveux longs dit baissant un peu la voix et d' un ton grave:
    - tu sais que semaine passée Juju est restée  enlisée ?
    Et là  je repose mes fesses, mon téléphone ,  mes clés,  commande un autre café. 
    - nooon! Réponds cheveux longs, raconte.
    - et bien, elle voulait faire demi- tour mais sur l' herbe gorgée d' eau avec ce temps" de m..de,"   elle est restée  embourbée et la nuit qui tombait, heureusement un type est venue la sortir de là. 
    - la chaannnce! enfin je veux dire que le type se soit  arrêté pour sauver la princesse et elle rient , me jetant des petits regards en coin, moi je fais celui qui n' écoute pas , 
    Alors elles continuent
    -tu connais Julia! depuis elle me parle de lui, elle aurait voulu le remercier dans les règles,  mais ils se sont juste croisés et pas eu le temps de le faire comme elle aurait souhaité. En fait elle a son tel, mais peur de l' appeler, tu la connais.
    - oui, dommage et lui il n' appelle pas?
    - non, il est sûrement marié avec une harpie hyper jalouse et elles rient.
    Cette fois je prends mes clés,  mon Samsung  laisse la monnaie sur la table salue le vieil homme , les deux amies et quitte les lieux, la clochette retentit quand je pousse la porte, dehors un chien traîne.
    Je traverse la rue déserte  ,  regagne la voiture, mais au moment de démarrer  j' ai toujours à  l' esprit la conversation des copines, Julia.
    Alors je regarde sous mon pare- soleil,  pour vérifier  le prenom, mais le papier n' y est plus, je retourne  la cabine, mais rien je pense que sur le parking avec les portières ouvertes, le vent,  il a du s' envoler.
     Et je me rends compte que je n' ai jamais prononcé  son prénom et là  je m' enlise de honte.
    Alors je reprends mon téléphone et dans mes appels sortants, je recherche le numéro et y inscris Julia  et rajoute la  princesse  en souriant à  mon rétro .

     
  12. PASCOU
    Un amour d'enfance
    Mon premier amour de jeunesse.
    Elle était jeune, je l'étais, c'est sur les bancs et dans la cour de la maternelle que j'ai fait mes premiers pas à deux en compagnie de Nenette.
    De son vrai nom Annette G.. En ses vertes années, c'est main dans la main que nous parcourions de long en large la cour goudronnée.
    Notre liaison fut cafetée à mes parents par des sœurs insouciantes et jalouses au cours d'un souper. Maman me regarda droit dans les yeux et me dit: c'est vrai Pascou ? Pour ne pas faiblir devant des sœurs contentes de leur pauvre victoire j'avouais.
    Alors des... :il est amoureux de mes deux sœurs mal embouchées, ce fût papa qui me dit :- et tu veux te marier avec qui Pascou? Avec Nenette répondis je fièrement.
    Devant le rire de mes parents je compris qu'ils acceptaient cette union et m'en trouvais soulagé pouvant enfin dire au monde entier mon amour de Nenette. Notre rencontre était née le jour de la fête de l'école Il y avait une petite représentation et je faisais partie du spectacle,blanche neige et les sept nains. Tout se passait très bien lorsque ma pelle en contreplaqué et sous les coups répétés de , eh ho eh ho on rentre du boulot se brisa . Toute la salle se mit à rire et moi à pleurer c'est blanche neige, enfin Nenette qui se prenant à son rôle vint, devant ma détresse et mon monde qui s'écroulait , me faire un bisou! La salle redoubla de ses rires.....
    Cette union dura jusqu’au jour jour la vie active nous appela et nous éloigna, elle école des filles coté est, moi école des garçons coté ouest.
    La rupture fut brutale et dévastatrice, je m'engageais immédiatement pour les croisades et c'est chaque mercredi que pendant des années je repoussais l’ennemi! Me protégeant de mes armoiries (un vieux couvercle de poubelle)contre les épées en noisetier qui tombaient drues en faisant un boucan d'enfer. Ces quelques années de guerre de quartiers à coup de pommes , de marrons et autres projectiles me poussèrent jusqu'aux frontières de l'adolescence. Puis ce fut comme un mauvais garçon qui rejoint le pénitencier que par un bel après midi de septembre je me retrouvais dans un pensionnat. Ces deux années de bagne me firent presque oublier Nenette. Quand le surveillant général fit la levée d'écrou et que je me retrouvais sur le trottoir libre comme l'oiseau , je me retournais en faisant un bras d'honneur à ce bâtiment lugubre . Mon baluchon à la main je rêvais de prendre le monde dans mes bras et de le conquérir,
    Pascou
  13. PASCOU
    La terre humide et noire collait à mes pieds nus, je courrais entre les bambous emmêlés frottant la peau.
    Je sentais qu'ils allaient me rattraper, m'efforçant de garder la tête froide bien que la panique commençait à s'insinuer, j'avais entendu les portières claquer et des gens crier dans ma direction.
    La nuit tombait et j'avançais chutant sur des racines et m'écorchant les pieds.
    Je savais qu'au bout il y avait une clôture que je devais suivre, la longer pour trouver la seule issue possible,
    La peur s'installait en moi démultipliant mes forces, je me doutais que c'était l'ultime combat je pressentais mon destin et le refusais obstinément.
    Enfin l'issue et et une lueur d'espoir,je dévalais dans le noir une pente , comme englué de leur présence ,pesante, collante et qui me nouait le ventre...Ils se rapprochaient dangereusement.
    Je sentais presque leur odeur, et comme un ronronnement curieux puis un sifflement dans la nuit ,strident et court puis de plus en plus long...
    Je tendais le bras pour étendre la sonnerie du réveil et repoussais mon chat qui me cachait le visage....
    Le soleil au travers la vitre était déjà levé.
    Curieux cauchemar.
    the end.
  14. PASCOU
    Puis subitement l'envie d'un café me fit me lever et me diriger vers le fond du hall de la gare. Des militaires discutaient en attendant leur train, sans doute en avance comme moi. La machine à café était bruyante, mais elle me fit toutefois un café. Mon gobelet à la main je regagnai ma place quand le coup de coude d'un énergumène attifé comme un as de pique me le renversa d'un coup. J’attendais ses excuses, quand je reconnus la Mouche, je failli éclater de rire .Il avait un bonnet trop grand pour lui, et des vêtements qui dataient un peu , je lui glissai à l'oreile:
    - t'as hérité les fringues de ton grand-père?
    - non, c'est pour ne pas me faire repérer !
    - ah !
    Puis plus fort :
    - oui monsieur le train pour Paris part bien dans dix minutes quai A , tenez si vous voulez j'ai là un dépliant avec les horaires de retour aussi.
    Et je le lui tendis avec à l 'intérieur le billet aller et retour pour Rouen. La Mouche me remercia finalement il était plus poli dans ce rôle que de façon générale.La gare s'était, avec l'approche du rapide, bien remplie et maintenant était en effervescence. Je pris la direction du quai A sans me retourner. Les hauts parleurs diffusaient un message incitant à s'éloigner du quai et annonçaient l'arrivée imminente du rapide en provenance de Brest. Je vis en montant que la Mouche était à l'autre bout de la voiture . Je trouvai une place dans le sens de la marche coté fenêtre, une femme âgée vint s’asseoir auprès de moi. Le train repartait. Les paysages défilaient et le bruit régulier du train sur les rails m'endormait . Ce matin j'avais quitté mon artiste tôt et je songeais maintenant à elle. . J'étais allongé sur la banquette d'un train après avoir quitté l'armée, cinq ans en Afrique. Je me souvins que j'avais un peu froid pour un mois de juillet, le contraste entre la chaleur africaine et l'humidité qui régnait à mon retour. J'avais fini par m'allonger sur la banquette puisque le compartiment était vide à cette heure et le train de Rouen peu fréquenté. A mon réveil , elle était en face et avait posé ses yeux noirs sur moi en souriant. Je m'étais redressé , un peu gêné, pour m’asseoir et remettre mes chaussures .Elle me dit :
    - vous parliez en dormant.
    - je n'ai pas dit de mal de vous au moins ?
    - non répondit elle en riant .
    - bien !.
    - vous êtes militaire ?
    - non , j'étais,je viens de quitter.
    - vous ?
    - un peu artiste , beaucoup galère.
    - ah ! On peut se serrer la main, enfin pour la galère.,
    - Claire se présenta- t -elle, Pascou lui répondis je.
    Le train freinait en faisant un bruit de ferraille, il arrivait en gare, ma voisine se levait se préparant à descendre. Posant une revue sur mon siège , je pris la valise de la vieille dame pour l'aider à quitter le train et pour rejoindre discrètement la Mouche près de la porte de sortie..
    - merci jeune homme, bon voyage! me dit elle en descendant sur le quai .
    La Mouche me confirma que j'étais en effet bien suivi, un homme deux places derrière moi en bordure d'allée et une femme de l'autre coté de celle ci. Faisant semblant de me tromper de place, je dépassais la mienne pour revenir sur mes pas et voir les têtes de ceux qui me suivaient. Un coup d'œil discret me suffit pour enregistrer mes pisteurs. Puis me rasseyant, je fis semblant de me plonger dans ma revue .Dans une heure nous devrions arriver à Montparnasse.Puis je repensais à ma rencontre avec Claire aux yeux sombres, ce jour là le train roulait dans l'autre sens en direction de st Lazare, Rouen st Lazare et sur une autre ligne. La proche banlieue défilait l'arrivée était proche. Le silence devenait pesant, c'est elle qui parla en premier:
    - ou allez vous sans indiscrétion?
    - Montparnasse.
    -Gare de Lyon.
    -et ensuite?
    -chez une tante dans le sud pour les vacances, huit jours, elle part en Amérique et je garde ses chats, passionnant n'est ce pas dit elle en riant.
    - oh! il y a pire.
    - voulez vous m'accompagne dit elle en riant, enfin si vous n'êtes pas allergique aux chats?
    L'armée m'avait préparé à me battre, à garder mon sang froid en toute circonstance, cacher mes émotions, mais pas à ça.Je répondis une banalité:
    - j'ai un train!
    - dommage.
    Puis ce fût le silence, redoutable. On se quitta sur le quai de la gare difficilement, il y a des rencontres comme ça du hasard qui laissent des regrets, regrets de n'avoir pas choisi les mots, de penser une chose et d'en dire d'autres, plates et sans aucune valeur. Je la regardai s'éloigner figé. Puis elle disparue dans la foule. Je me dirigeai vers la sortie passant devant les casiers à bagages, je ne sais pas pourquoi, j'en ouvris un, y mis mon sac pour avoir les mains libres et me mis à courir vers le Métro, direction Gare de LYON.
    Mon train venait de passer Versailles -Chantier, ralentissait, l'arrivée en gare Montparnasse n'allait pas tarder.
  15. PASCOU
    Visages figés et mouillés, parapluies retournés aux baleines apparentes, le vent de ce 11 novembre longeant les douves du château traverse et la place et les hommes.Les gerbes déposées sous la plaque de ces enfants morts , volent au vent comme pour balayer un passé douloureux.Les cols sont remontés, les chapeaux tenus sous des mains glacées.La place du château semble comme une photo de Doisneau, figée malgré ce vent d'ouest poussant une pluie dense fouettant les visages exsangues.La cérémonie s'achève et les gens se dispersent , je me retourne face à l'école maternelle vide, je pousse la grille qui grince comme souffrante.Je la trouve si petite cette cour, si lointaine et pourtant.Je ne sens pas la pluie qui ruisselle dans mon cou.Les nuages sombres et bas semblent accrochés au préau ou il manque quelques ardoises. Je me réfugie à l'abri me retournant sur une cour déserte et sur mes souvenirs.Dans mes souvenirs, la cour était rectangulaire, en fait elle formerait plus un triangle rectangle avec le sommet coupé par un petit appentis, ancienne remise à charbon du temps passé ou le poêle à charbon trônait au fond des classes, enfin il me semble.La pluie ayant cessé, je me dirigeais vers le portail en fer forgé, lourd, me souvenant du jour ou je m'étais coincé le doigt en me balançant dessus avec mes petits camarades, du sang et des femmes qui accourent.Curieux comme les souvenirs remontent , le porte bagage sur le vélo de ma mère quand elle était en retard. De son rire et de sa joie, puis de ses:
    "- tiens toi bien Pascou!"
    Comment aurais je pu la lâcher ,ma joue contre son dos!.
    Mais c'est elle qui me lâcha, enfin le destin, quelques années plus tard.Laissant derrière moi la cour et mes souvenirs, je traversais la place à grandes enjambées, me retrouvant devant une bâtisse ancienne .Une petite cour dessinée par des murs en pierres surmontés de grilles rouillées, était commune. La porte était ouverte, étroite, donnant un escalier tout autant , montant de façon très raide en deux quarts de tour, Un porte sale au rez de chaussée donnait sur ce qui se prétendait un appartenant, une odeur de mauvaise cuisine et de crasse.De la musique , Brassens il me semble.Je cognais à la porte du premier et dernier étage, coté droit, aucune réponse poussais la porte sur une seule pièce, sur la gauche une cheminée ou quelques planches se consumaient en fumant. Dans le prolongement une fenêtre masquée en partie par une sorte de couverture épaisse accrochée à deux clous.Plus loin un évier en grès blanc à deux bacs, sur l'égouttoir un verre sale, une fourchette et un saladier ou un reste de riz était couvert de moisi .La musique s'était tue et seul le bruit sur les vitres troublait les lieux. Dehors la pluie tombait.Sur la droite un matelas posé à même le plancher de bois ou des moutons trainaient entre les lattes disjointes. De part et d'autre des sortes de tabourets ou petits bancs mais hauts, comme ceux de l'église ou on pose les cercueils, noirs, avec des objets divers posés dessus dont un poste radio, un paquet de cigarette ouvert sur une cartouche de Dunhil .Une lampe au bout de de deux fils électriques pendait de travers , couverte de merdes de mouche.Un fauteuil voltaire je pense, seul mobilier potable, je remuais le bois dans la cheminée, m'enfonçais dans le fauteuil et commençai à attendre patiemment.
    Mes pieds nus s'enfonçaient légèrement dans le sable semblant s'échapper entre mes orteils que je battais doucement.Le flux et le reflux me faisait perdre par moment l'équilibre à force de le fixer.L'eau salée en montant et descendant formait des arabesques et des motifs en encerclant mes pieds.Je reculai d' un pas pour ne pas mouillé le bas de mon pantalon, suivant la marée montante.Un chien arriva de loin sur la plage en jappant autour de moi il m'éclaboussait en tournant dans une ronde joyeuse Sortant subitement de mes songes, dans l'escalier étroit, les marches craquaient violemment sous le poids de quelqu'un qui montait d'un pas pesant et lent.Un courant d'air entra sitôt la porte ouverte .Se tenant sur le pas de la porte, l'air hagard, Joe Cocker, enfin c'est le surnom de celui qui me fixe.Faut dire que la taille, la corpulence et la tignasse faisaient penser à celui ci, qu'il écoutait en boucle.
    Et lui:
    "- mais putain, comment t'es entré ?
    - par la porte Joe, par la porte elle était ouverte .
    - merde, je perds les pédales ! "
    Curieux le contraste entre sa corpulence et son coté parano !Un jour qu'il fumait un joint , j'avais crié :
    - putain, les flics !"
    Pas eut le temps de faire ouf ,qu' il était déjà passé par la fenêtre comme un type qui n'a rien à se reprocher, s'était cassé le bras, faut éviter de sauter dans le vide quand on ne sait pas ou on atterri .Les jours suivants, même peut être bien les mois, il racontait son agression par une bande de voyous qu'il avait tabassé.
    - " Joe, il n' y a rien à voler chez toi ,Je cherche la Mouche ,tu l'as vu ?
    - je ne lui parle plus .
    - je ne te demande pas si tu couches avec lui, juste si tu l'as vu !
    - il traîne le soir dans un petit bar , dans la ruelle près des bains douches .
    - Je suppose que toi tu traînes aux bains douches ?
    - Ta gueule !
    - Et ton bras Joe?
    - Ta gueule! "
    Je me levai et décampai, Joe, c'était tout un poème.Je l'ai revu il y a quelques temps, je prenais un café à une terrasse en lisant le journal, quand sortant du bus, en jupe, un sac en bandoulière ,mon Joe !Et lui, tout heureux de me voir qui me saute dessus, avec sa dégaine de travelo sur le retour . Avec sa voix de ténor, génial pour passer incognito. Bonjour la dégaine !
    - " t'es en string la dessous Joe ?
    - ta gueule, toujours aussi con, tu payes un coup, je suis fauché !
    - ah! Le tapin ça eu payé ! "
    La nuit commençait à tomber et l'éclairage public de s'allumer, les rues étaient désertes avec ce vent même si la pluie n'était plus, ça n'incitait pas à flâner. Le café des voyageurs était ouvert, la terrasse en demi cercle vide .Je poussai la porte, au bar, les habitués. La patronne me faisait toujours la bise comme si j'avais encore vingt ans . Son mari lui m'évitait soigneusement, m'ignorant .Couilles molles, c'était son surnom !Tout ça remontait il y a une dizaine d'années, il était toujours au Pastis ce fainéant . Puis un jour qu'il avait picolé plus que de coutume il s'était embrouillé avec sa femme et s'était mis à lui taper sur la figure, là au bout du bar sous les yeux des clients. Et surtout sous mon nez, je lui avais dit calmement :
    - "Couilles molles ."
    Il s'était retourné vers moi, laissant sa femme Fanfan.
    - tu disais ? "
    je restai silencieux , il se mit à me brailler dessus, son visage rouge s'approchant du mien. Le café était devenu silencieux, les derniers mots entendus étaient , belote et …restés en suspend des joueurs de cartes derrière moi. Sur mon tabouret haut perché mon visage se trouvait maintenant à hauteur de celui du patron de bistrot. Je n'ai jamais aimé entendre crier, à la maison mes parents expliquaient sans le faire. Je me souviens du jour ou j'avais voulu taper le chien m'ayant complètement détruit un modèle réduit de voiture, une Renault quatre chevaux offerte par mon oncle. Papa m'avait attrapé le bras au vol et crié :
    "- Non Pascou ! "
    On ne frappe pas le chien, et puis il m'avait expliqué que le chien ne faisait pas mal, pour lui ce n'était qu'un objet sans importance. Me montrant comment le reprendre d'une voix ferme mais sans violence .Je voyais se balancer devant moi comme une grosse pivoine rouge de colère .Je n'entendais plus rien, juste les mouvement de sa bouche à l'odeur fétide qui devait hurler, puis sa main esquissa un geste contre moi, j'esquivais le coup, détendis le bras avec force et précision, au centre de la pivoine sur sa grosse truffe de connard, je vis presque les pétales s'éparpiller comme les feuilles mortes en automne. Sa bouche s'ouvrit si grand qu'on aurait pu voir le fond de son slip. Il tituba en reculant et s'affala dans les caisses de bouteilles vides derrière le comptoir et disparu un moment.Le sang coulait un peu de son gros blair quand il se releva aidé par Fanfan pour la forme .D'un doigt vengeur et menaçant, il me cria:
    "- t'es tricard ici, dégage ."
    Je finissais tranquillement mon verre sans bouger, sa femme lui dit d'aller là haut se nettoyer , il obtempéra profitant de l’échappatoire et je ne le revis plus, il devait cuver. Au bar, ça jasait un peu.Je serrai la main de la Fouine qui venait d'arriver !
    "- ça va fit il ?
    - oui, toi ?
    - oui bien ,tu es revenu dans le coin ?
    - je cherche la mouche .
    - ah !pas vu, il te doit du blé ?
    - non, comme ça , on va se faire un billard, c'est ouvert je crois ?
    - ok !Je vais te mettre la raclée, billard français ?
    - oui
    Puis on sortait, la nuit était tombée cette fois.La Fouine, c'était un ami de toujours. Deux trois rues à pied et un autre bar. La salle de billard était à l'étage, on payait à l'heure et d'avance . Le patron prit la commande et nous laissa monter. Il n' y avait personne, les trois billards étaient libres, un billard américain, mais je n'aime pas trop, un billard Russe je crois mais pas certain et le billard français ou billard carambole du fait qu'il se joue à trois boules ou billes, une blanche et deux rouges, le but jouer avec la blanche et caramboler les deux rouges, ça fait un point. On peut aussi compliquer le jeu en jouant sur la bande. La fouine était excellent à ce jeu, faut dire aussi qu'il passait du temps.On carambolait en silence, pour l'instant c'était son tour.
    Puis, c'est lui qui parla en premier :
    "- tu te souviens Pascou quand les week ends on pariait au billard, c'étai le bon temps, non ?
    - oui, on se marrait bien à rouler tous ces types."
    En fait on squattait le billard le vendredi soir en attendant que le bar se remplisse et que ça monte pour jouer.Il y avait toujours des pigeons pour venir se mesurer, moi je jouais normalement mais la Fouine lui il savait retenir ses coups et donner l'impression de les rater mais de peu.Les types pensaient nous battre et pariaient souvent peu au début , puis de plus en plus. Alors quand on sentait que le moment était venu, on misait une somme plus importante, que souvent les autres doublaient. Puis la partie commençait et c'est là que la Fouine entrait en jeu, il les laissait nous distancer un peu puis remontait doucement d'une main assurer en disant, je suis meilleur quand j'ai un peu picolé. Et il finissait toujours par gagner de justesse. Les types souvent en plus nous remerciaient pour la partie et nous payaient un verre .
    "- j'imagine la tête de ta mère si elle avait su.
    - oui, déjà caramboler, mais en plus tricher, la honte.
    - finalement moi je suis clean dans ces coups là .
    - complice ,non ?
    - De toute façon il y a prescription ! "
    Et il me mit la raclée au billard, on prenait un verre au bar quand il me dit :
    "- tu sais que la grande Véro est revenue ?
    - je n'en savais rien, elle crèche ou ?
    - Ah !oui ,je te vois venir, mais honnêtement je n'en sais rien."
    Puis on se quitta sur le trottoir. La nuit allait être froide, quelques voitures roulaient encore, une bande de jeunes sortant d'un café parlaient bruyamment en se bousculant, onze heures sonnaient à l'église Notre Dame quand je descendais la rue du centre. Je ne sais pas si je devenais parano mais une voiture était en stationnement pas loin de l'endroit ou j'allais, deux ombres à l'intérieur mais je ne distinguais rien avec cette nuit sombre. Je me dis que je verrai bien demain. Le petit immeuble était ancien, je poussai la porte cochère donnant sur la rue, une cour intérieure donnait sur plusieurs petits bâtiments dont un ancien atelier.La lumière de celui ci éclairait celle ci en dessinant des figures contrastées. Je m'approchai des vitres, et le nez au carreau, je regardai à l'intérieur.Un vieux pull à col roulé trop grand pour elle, penchée sur son travail, depuis quelques jours elle s'activait pour un client, une sorte de tableau, enfin je suppose. J'entrai sans bruit et mis mes mains sur ses yeux en arrivant par derrière sur la pointe des pieds.Elle sursauta un peu mais se prit au jeu :
    - c'est qui ?
    - un inconnu "
    Elle se retournait et se plaquait contre moi, je sentais son corps contre le mien et l'envie de l'embrasser.Me repoussant gentiment, elle sourit, son client s'impatientait!
    - purée il fait froid ici .
    - je sais mais je n'ai pas réussi à allumer le poêle .
    - veux tu que j'essaie ?
    - oui, j'en ai encore pour une heure ou deux .
    - tu restes cette nuit ?
    - oui !
    L'atelier était une ancienne menuiserie, il restait quelques outils sur une étagère, un poêle et des planches dans un coin.Je mis du papier journal et des petits morceaux de bois dans le Godin en fonte , craquai une allumette, jouai sur la trappe et le poêle se mit à ronronner.La regardant évoluer, je compris ce qu'elle faisait.Elle avait construit un cadre en bois avec un fond en contre plaqué , les bords faisaient je pense trois centimètres de haut.Un mètre cinquante sur soixante dix environs pour la taille du cadre.Puis elle avait passé au pinceau une sorte d'huile de lin ou quelque chose comme ça.Déposé en s'y reprenant plusieurs fois de la quincaillerie, des vis , des boulons, enfin des objets que son client devait vendre, puis enduit le tout encore d'huile de lin.Ensuite elle avait coulé sur le tout du plâtre , et là elle démoulait l'ensemble avec délicatesse, c'était la troisième tentative.Cette fois ce ne fût pas un échec,la fibre de verre ajoutée au plâtre sûrement. Avec l'huile de lin, ça donnait une sorte de patine au plâtre qui n'était plus blanc, comme des motifs, genres de hiéroglyphes des temps modernes, c'était très réussi. Heureuse, se retourna et vint m'embrasser longuement.
    - on monte à l'appart me dit elle ?
    Je la pris par la taille ma main sous son pull sentant sa peau douce et chaude.
    Nous étions dans la cour.
    L' escalier était sombre, la minuterie faisait un bruit sec en se lançant puis celui d'un balancier.On ne croisa personne dans celui ci. J'aimais bien son appartement, il était comme elle, reposant et feutré, c'était une île ou je venais m'échouer.Ces yeux malicieux me regardaient et je perdais tout sens des réalités. Le matin nous surpris enlacés. Les petits déjeuners étaient calmes, comme après la tempête.Je la regardais en silence, elle écoutait le mien.
  16. PASCOU

    Terrain vague...
    J' aime bien voir le soleil se lever, bon en ce moment ce n' est pas top,  c'est  plus 7h en attendant que celui ci nous revienne.

    Sinon je me lève très  facilement surtout quand je suis excité par un projet,  d' un bond même à  5h, pas de problème,  c'est  ce que j' ai à  faire qui détermine mon sommeil, et cette fatigue d' une journée  bien remplie me met au lit.

    Aujourd'hui c'est  dimanche je vais préparer tranquillement  ma journée  de demain, je suis déjà pressé  de retrouver  une copine pour un projet commun, une création commune,  il y a comme une communion avec certaines personnes, comme une sensation de se connaître sans jamais s' être rencontrés,  le hasard nous guidant là pour une raison ignorée. 

    C'est  comme un levé de soleil en hiver, la chaleur entre êtres  humains, l' amitié,  la complicité,  les rires et les joies partagées, c'est  parfois juste une éclaircie entre deux nuages, un soleil printanier qui réchauffe discrètement,  c'est  parfois brûlant ce contact sur la peau, ce sont des moments de sincérité qui peuvent être  éphémères parfois qui se lèvent  chaque jour.

    Bon je m' égare, j' arrête là  sinon je vais voir sans bouger le soleil se coucher.

     
  17. PASCOU
    Le lendemain, c'est vraiment par hasard que je retrouvais la Mouche, en pleine négociation magouille je pense.
    Ma main sur son épaule le fit se retourner d'un bond.
    - merde, préviens tu m'as foutu la trouille!
    - tu aurais des choses à te reprocher, j'y crois pas?
    - alors?
    - écoute la mouche, je vais avoir besoin de toi !
    - j'ai pas de fric si c'est ça.
    - non rassure toi et ce n'est pas non plus sexuel .
    - oui, et bien je ne vois pas .
    - pas grave essaie de me suivre, et tu comprendras.
    - ok !
    - voilà j'aimerais que tu me suives .
    - oui, je ne suis pas complètement sourdingue, j'ai entendu .
    - t'as entendu mais rien compris, je te demande de me suivre, de me filocher, de me filer , de me coller au train, de me talonner, tu piges ?
    - ah ! Là je te suis mais je ne vois pas pourquoi, , tu as peur de te perdre ?
    - c'est ça, non j'ai l'impression que je suis suivi depuis quelques temps et j'aimerais bien savoir par qui .
    - ah ! D'accord, donc si j'ai bien suivi je dois suivre ceux qui te suivent, s'ils te suivent ?
    - mardi matin je prends le train pour Paris puis Rouen, je t'achèterai un billet, le train de7h45 .
    - et pour manger, parce que le sandwich SNCF...
    - t’inquiète je te filerai ce qu'il faut .
    Nous étions partis d'accord, la Mouche avec ça tête de musaraigne passait toujours incognito, et pour ce qui est de filocher, c'était dans sa nature, toujours à fureter,tout savoir et rien payer !
    la gare, une sale haute ou les voix résonnent, des bancs ou des étudiants chahutent , des sacs posés au sol. J'ai toujours aimé ces endroits de brassage entre ceux qui arrivent, souvent gais et ceux qui partent parfois tristes, parfois heureux, les aurevoirs et les adieux.
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