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zenalpha

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Tout ce qui a été posté par zenalpha

  1. C'est possible. Entre nous, j'espère qu'on aura ces 3 lois de la robotique à la Asimov pour nous protéger de ces 'cerveaux positroniques'... J'y crois à ce surpassement pour la.... majorité des emplois de service. Maintenant Douglas Hoefstadter avait déjà fait ce pari d'une... émergence... dans 'les brins d'une guirlande éternelle' et celà n'est pas (encore ?) arrivé. La conscience n'a pas émergé des 'boucles étranges' des systèmes formels Mon petit doigt me dit qu'on sera dépassé dans tout ce qui est réductible à l'algorithme et .... c'est déjà très très vaste. Le 'deep learning' par réseau neuronal m'inquiète on ne va pas se mentir
  2. De ce point de vue, Alain Connes lorsqu'il évoque le mathématicien parle....de capacité analogique. Cette capacité d'analogie du ... mathématicien ... dépasse non dans sa ... capacité de calcul ... mais dans sa ... capacité d'abstraction ... n'importe lequel des algorithmes actuels. On a pas (encore ?) un 'ordinateur' conscient et encore moins un ordinateur mathématicien C'est.... riche de sens... Je reviendrai sur ce concept d'élégance et de beauté vue ... au regard des limites de notre démarche, qui sera ma contribution à moi... dans ce débat
  3. Hello @Kahler Je vais tenter une approche philosophique personnelle donc subjective, une thèse zenalphesque, à la fois sur ce qui manquent aux mathématiques et à la physique pour tenter de cerner le profil d'une discipline 2.0 Mais je me permets de penser, cette fois plus objectivement, que tu continues de réduire l'univers mathématique à cette partie congrue de la calculabilité, en la .... reduisant...a ce seul échafaudage calculable (ou par équivalence démontrable) qui ne sont que les 'autoroutes de la raison' Un Lichnerowicz penserait a peu près comme toi, un Alain Connes....pas du tout. Voyons un peu ce qu'en penserait Grothendieck dont le concept de 'topos' est sans doute le plus général et le plus unicitaire de toutes les disciplines mathématiques, logique incluse en la matière "A propos de votre image de l’homme ange et démon, je ne crois pas à cette dichotomie du bien et du mal. Je ne partage pas cette façon de voir ; il y a plutôt un mélange complexe de deux principes opposés. Si vous le permettez, je vais faire une petite digression philosophique concernant le mode de pensée mathématique et son influence sur la pensée générale. Une chose m’avait déjà frappé avant d’en arriver à une critique d’ensemble de la science depuis prés de deux ans : c’est la grossiéreté, disons, du mode de raisonnement mathématique quand on le confronte avec les phénoménes de la vie, avec les phénoménes naturels. Les modéles que nous fournit la mathématique, y compris les modéles logiques, sont une sorte de lit de Procuse pour la réalité. Une chose toute particuliére aux mathématiques, c’est que chaque proposition, si l’on met à part les subtilités logiques, est ou bien vraie ou bien fausse ; il n’y a pas de milieu entre les deux, la dichotomie est totale. En fait, cela ne correspond absolument pas à la nature des choses. Dans la nature, dans la vie, il n’y a pas de propositions qui soient absolument vraies ou absolument fausses. Il y a même lieu souvent, pour bien appréhender la réalité, de prendre en ligne de compte des aspects en apparence contradictoires, en tout cas, des aspects complémentaires, et tous les deux sont importants. D’un point de vue plus élémentaire, aucune porte n’est jamais entiérement fermée ou entiérement ouverte, ça n’a pas de sens. Cette dichotomie qui provient peut-être de la mathématique, de la logique aristotélicienne, a vraiment imprégné le mode de pensée, y compris dans la vie de tous les jours et dans n’importe quel débat d’idées ou même de vie personnelle. C’est une chose que j’ai souvent remarquée en discutant avec des personnes, que ce soit en privé ou en public. En général, les personnes voient deux alternatives extrêmes et ne voient pas de milieu entre les deux. Si mon interlocuteur a choisi une certaine alternative et que j’aie une vision qui se situe au-delà de celle qu’il considére comme bonne, tout aussitôt, il m’accusera d’avoir choisi l’alternative extrême opposée, parce qu’il ne voit pas le milieu." Grothendieck Ce concept de Topos, qui ne considère pas le tiers exclu, a au minimum deux enseignements extrêmement riches de sens. Le premier EST que le concept de vérité elle même, dont on sait que la plupart des vérités mathématiques, ne sont même pas des énoncés décidables en théorie récursivement énumerable grâce à Gödel...est un concept bien plus riche et subtil que notre perception dichotomique naïve. Connes propose des topos ou des paliers intermédiaires entre 'vrai' et 'faux' existent et il construit un système ou deux paliers intermédiaires sont constructibles donnant une réalité mathématique concrète à l'expression "être a 2 pas de la vérité" Et, de la même manière, le topos detruit le concept d'espace comme toile de fonds "On avait l’habitude, comme le dit Grothendieck, de mettre l’espace à étudier sur le devant de la scène. On décrivait un espace topologique X comme un ensemble de points muni d’une notion de proximité qui est donnée par la classe des sous-ensembles ouverts (i.e. les sous-ensembles V pour lesquels il suffit d’être assez proche d’un des points de V pour être dans V). Ce que fait Grothendieck, c’est d’opérer un changement radical de point de vue. L’espace X n’occupe plus le devant de la scène. Grothendieck lui fait jouer le rôle de Deus ex machina, qui n’est pas présent, qui reste dans les coulisses. Les acteurs sur la scène sont les mêmes que dans les mathématiques ordinaires, ce sont les ensembles, munis de leurs structures familières, groupes, anneaux etc, etc, mais ils possèdent une variabilité nouvelle qui est due au topos et qui caractérise celui-ci. Ils dépendent d’un aléa. Ainsi, lorsque l’on travaille dans un topos, tout se passe comme si on manipulait des ensembles ordinaires, sauf que l’on ne peut plus appliquer la règle du tiers exclu, comme la situation dépend d’un aléa, on ne peut plus raisonner par l’absurde : il se peut qu’une propriété soit vraie pour certaines valeurs de l’aléa sans être vraie pour toutes. Heureusement, ceci n’empêche nullement d’appliquer tout raisonnement constructif qui n’utilise pas la règle du tiers exclu. Quand on travaille dans un topos, on peut faire toutes les manipulations usuelles, on peut parler de groupes abéliens, on peut parler d’algèbres, etc. Quand le topos est celui des faisceaux d’ensembles sur un espace topologique, ces constructions usuelles vous donnent les faisceaux de groupes abéliens, les faisceaux d’algèbres, etc. On dispose donc d’un outil conceptuel très efficace qui consiste à savoir, lorsqu’on travaille dans un topos, que tout se passe comme si on manipulait des ensembles ordinaires pourvu que l’on ne fasse que des raisonnements constructifs. En fait, quand on étudie les fibrés vectoriels sur un espace on prend vite l’habitude de penser à un fibré comme à un espace vectoriel variable, mais il s’agit làd’une variabilité très contrainte. Dans le cas des faisceaux d’ensembles et plus généralement des topos, on a la bonne notion de variabilité, celle dans laquelle toutes les opérations usuelles de la théorie des ensembles restent possibles." Alain Connes Les mathématiques ne ... sont pas ... un simple jeu d'écriture tel que Hilbert et les "reductionnistes des mathématiques" l'ont rêvé. Elles décrivent un univers riche de sens dont le paysage dépasse largement nos outils échafaudés pour la survoler. Et en tout cas, ma conviction est que Tegmark comme beaucoup de jeunes mathématiciens ont une "foi" sur la puissance de la démonstration mathématique qui en fait...se heurte a l'impuissance de notre capacité de conceptualisation. Le ver est dans le fruit dès cette approche formaliste mathématique et aussi dans l'approche réductionniste en terme de physique J'y reviendrai
  4. Je fais le lien parce que tu opposes realisme à ... solipsisme dans ton écrit Non seulement c'est faux mais ce serait moins....orienté...que tu évoques les autres conceptions épistémologiques disons....plus spontanément... Quant à ... l'interprétation d'Everett, il me semble aussi important d'utiliser ce mot qui est ... Interprétation...donc lecture par un sujet d'un formalisme...qui ne 'dit'...en soi...strictement...rien Rappelons...quand même...que le réalisme soutient une réalité extérieure isomorphe aux formalismes Mais autant cet isomorphisme relatif crève les yeux...dans un cadre limité...pour toutes les théories classiques...autant conclure pour la thèse d'Everett un multivers sur base de la simple lecture d'un formalisme strictement au pied de la lettre est d'une telle naïveté que ça confine a la sottise. C'est ... une thèse...et il faut être très...imaginatif... Absolument personne n'a mis en évidence même indirectement un multivers...et a un même phénomène, différents formalismes coexistent parfaitement bien... Notons par exemple que si la théorie des cordes par exemple débouche sur un univers branaire, personne n'a vu non plus une des sept dimensions supplémentaires et si, la théorie prédit un multivers, elle ne parvient même pas a rendre compte du modèle standard...de notre propre univers Disons qu'en ce2 on mettrait 20/20 en littérature mais 0/20 en maths
  5. L'idéalisme n'est....PAS...du tout... le solipsisme. Pas plus que le constructivisme ni le structuralisme... De ce point de vue, il y a un ... 'trou scientifique' et en tout cas un 'gouffre épistémologique' profond du réaliste dans sa...'foi' profonde qui est...en effet...bien compréhensible vu sa formation mais plus que caricatural...osons...faux Il serait profitable de s'ouvrir aux sciences physiques elles mêmes pour se rendre compte du nombre de physiciens qui se sont extirpés du réalisme naïf Et par exemple, il existe une multitude de modèles différents de multivers...du modèle inflationnaire au modèle de...l'INTERPRETATION...d'Everett de la mécaniquequantique en passant par le multivers branaire de la théorie des cordes... Chacun peut y voir une forme d'élégance mathématique Personne ne peut imposer un réalisme quelconque de ces... modèles...a la...réalité (quand bien même est elle qualifiée d'extérieure) Là encore...imaginer que celà est une théorie....dite 'réaliste' de la physique quantique au sens rigoureux de ce qu'on appelle réalisme scientifique est ... au mieux ... carricatural voire maladroit voire même... disons le... faux C'est juste un modèle qui n'amène aucun apport a l'interprétation de Copenhague, a la théorie dite de decoherence (je parle de la théorie, pas du processus de decoherence...), ou encore du rôle de la conscience Bref, ça reste très très ... léger.. Personnellement je prends avec un relatif serieux l'hypothèse d'un univers mathématiques Mais avec un grand sourire la naïveté de penser qu'un modèle approximatif basé sur cette théorie serait...fructueuse Le formalisme strict me fait un peu penser au rôle d'un comptable dans le développement stratégique d'une multinationale Certains aspects lui échappent quand même un peu
  6. Rapidement @Persil-Fleur, je suis globalement d'accord sur le fait que sa théorie est....une simple ébauche... pleine de failles. Et qu'elle est de facto mal posée en particulier pour cette contraction simpliste de penser un monde 'objectif' en se retranchant derrière les mathématiques alors qu'un sous système appelé 'sujet' qui interroge...un système univers appelé 'objet'...ne peut pas s'émanciper de sa condition d'être....dans le système, totalement conditionné par sa construction de sous système et qui donne une évidente myopie de sous système. Si j'ai évoqué d'autres aspects de ses failles notamment concernant la calculabilité comme outil d'accès à ce système univers, j'aimerai développer une argumentation personnelle autour de cette idée centrale que tu as développée en argumentant sur les conséquences que celà a pour nos théories physique. Il se pourrait qu'on se trompe tous dans cette idée d'unification dite de théorie du tout qui est peut-être une théorie du toute illusion auto centrée.
  7. Vos émotions passent par Anna, par Alio, et par toute une série de pseudos qui ont en commun cette vulgarité naturelle de votre caractère fourbe et sans intérêt... Ceux qui sentent leur vulgarité tendent à la masquer par leur préciosité, leur artifice. Vulgaire n'est pas grossier Je suis grossier et je t'emmerde Mais tu es vulgaire au sens étymologique du terme, commun, dénué d'intérêt, d'une platitude désolante
  8. Hello Oui et plus largement à la mécanique quantique et encore beaucoup plus largement, je fais référence à la théorie de la connaissance : l'épistémologie. Le réalisme que tu considères presque comme allant de soi...ne va pas, comme allant de soi. On peut considérer cette hypothèse mais de très nombreux débats...OUVERTS demeurent ... ouverts Les théories sont en effet des approximations On parle de théories effectives Et cela pourrait même être un des principaux freins a une démarche d'unification Je ferais part d'une réflexion personnelle et forcément subjective quand j'aurais davantage de temps un de ces matins Je pense qu'on est victimes du même genre d'erreur collective qu'ont eu a affronter les grecs sur la nature de la réalité Un parti pris personnel que je développerai
  9. Je me souviens d'un topic débat sur la proposition de Stephen Hawking qui proposait une sortie philosophique entre l'opposition du 'réalisme' à 'l'idéalisme' par une conception dite de 'réelle dépendance'...peu compris il est vrai Plus 'fort' encore, il décrit un modèle ou c'est l'observateur qui fige dans les histoires quantique d'univers potentielles, celle qui est l'histoire classique que l'on connaît Un observateur co constructeur de la réalité Et je citais ces débats philosophiques sur l'impossibilité que ce 'realisme' sorte blanc comme neige de ce que, pour le moment, et sans démonstration de variables cachées alocales, la mecanique quantique a amené, notamment au travers des conférences de D'espagnat sur la réalité voilée. Et comment, d'un simple revers de main, vous actez ce réalisme comme la juste représentation de .... la réalité. Sur base..de quel fondement objectif ? Ok, je donne crédit à la pertinence du réalisme dit d'ailleurs...naïf...et me comporte en général 'COMME SI' une 'réalité extérieure' était totalement indépendante de notre regard. C'est assurément la démarche du physicien et probablement du mathématicien et beaucoup moins des neuroscientifiques par exemple et même de certains physiciens (cf Hawking entre autres et de nombreux autres...). Mais je vous trouve très rapides dans ce premier a priori
  10. La simple énonciation "je suis réaliste" est une forme d'oxymore
  11. C'est une question fondamentale beaucoup moins anodine qu'elle n'en a l'air 23eme minute Prévoir 15 min Un peu plus tard il évoque 1+1 différent de 2...:)
  12. 1+1=3 Encyclopédie du savoir relatif et absolu : définition de l'Amour.
  13. A tous Je serai (peut-être) moins présent pour un bon gros week end De retour mardi pour nos échanges que j'apprécie Après, on ne fait qu'exprimer des avis faut pas nous mettre d'inutile pression Dans tous les cas si l'univers est mathématiques autant choisir l'addition à la division lol
  14. zenalpha

    Etre jalousé(e)

    C'est vrai @Marzhin ce que tu dis. De l'ombre à la lumière, lequel des deux tu préfères ? Si en joueur j'aime sentir les flammes lècher mes pieds je ne ferai pas ceinture si elle la retire en remontant un peu vers mon coeur.
  15. L'émergence quantique où le système devient, là aussi..., bien davantage que la somme de ses composants Les transitions de phase dont les effets sont spectaculaires... J'évoquais ces 2 limites parmis d'autres dans mes critiques de la thèse de Tegmark... et essentiellement sur l'angle lié à notre capacité de les calculer. Le jeu de la vie est un peu sur ce modèle. L'ordinateur quantique qui est évoqué ici me rappelle un peu ce rapport évoqué entre un ordinateur et l'univers par asimov dans un roman... L'émergence de "la grande vérité" pourrait être marrante
  16. Conférence absolument ... passionnante mais je suis comme toi, je la reprendrai attentivement un peu plus tard.
  17. Oui, la théorie des cordes reprend assez aisément ce bestiaire des particules élémentaires qu'on va donc cataloguer puis découper au scalpel à coup d'enfoncement dans l'infiniment petit. Des particules exotiques ont été découvertes par milliers dans les accélérateurs. A la limite, a chaque jour...sa nouvelle particule... Et tu vois bien qu'une corde garde une dimension spatiale lui permettant de vibrer, en 10 dimensions certes, mais on garde ce principe de localisation. Dans le même temps, c'est surtout la théorie quantique des champs qui a structuré le paysage de la physique. Et dans cette vision l'élément fondamental n'est pas tant la particule mais le champ pénétrant l'espace et plus fondamental que la particule Par exemple, l'espace devient le champ gravitationnel, qui se courbe, ondule, se contracte... En fait l'unification se fait au travers de la quantification des théories classique au travers de cette représentation dite de quantification perturbative Cette représentation réalité = petite bille de matière est trompeuse... On l'a vu avec cet échange concernant la vitesse d'événements reliés par l'alocalité Bareau décline assez bien ton raisonnement dans big bang et au delà Qu'est la théorie des ensembles causaux ?
  18. Les sciences de la vie sont aujourd'hui préservées de la "non raisonnable" efficacité des mathématiques à décrire et à expliquer le réel. Il n'est pas illogique que Tegmark l'élude, il ne possède aucune équation de la vie ni de la conscience, son hypothèse reste évasive. Finalement, on a quand même vu une mathématisation de toutes les disciplines pratiquées. La pratique des statistiques en particulier dans les sciences de la vie et en génétique notamment est peut-être le premier pas d'une mise en évidence de formidables régularités sans (encore ?) détenir...les clés de la causalité. Avec des milliards de bases dans l'ADN et 99.9% d'ADN commun entre individus, ce n'est pas a la portée du premier logiciel de mettre en évidence les corrélations significatives. Un nucléotide sur 1200 varie d'un individu à l'autre. Et les 'succès mathématiques' y sont limités En revanche Tegmark se lâche sociologiquement dans son life 3.0 imaginant différentes relations hommes machines qui me donneraient presqu'envie comme le grand mathématicien hari seldon de m'éprendre pour une petite androïde que je programmerai avec ma définition de l'amour. Ce qu'aucune femme ne pourrait supporter
  19. Oui et le problème principal est d'ailleurs qu'elle ne parvient pas à rendre compte de véritables prédictions opérationnelles...concrètes... Et qu'en revanche, elle a des liens plus ou moins directs directs avec le modèle inflationnaire, l'alternative du modèle branaire multidimensionnel, la M théorie, la super symétrie, la correspondance Ads/CFT du principe holographique.... Personnellement tout celà me fait rêver et c'est déjà pas mal. Mais je me demande si c'est la fonction première d'une théorie scientifique et si la mathematisation ou....les conséquences mathématiques qu'on applique à des modèles...n'aurait pas dépassé un stade où le produit est survendu bien que potentiellement hyper intéressant Attention au lien mathématiques physique qui ouvre des portes et est predictif... sous réserve d'être confronté a l'expérience Le lien théorie et physique suppose des aller retour sans lesquels le côté spéculatif doit rester bien en ligne de mire. Je suis "opposé" sur ce point a Bareau du haut de mon incompétence mais quand on est pur théoricien, logique de soutenir que les conséquences d'une théorie si elles ne sont pas falsifiables pourront l'être un jour... En attendant j'admire ces chercheurs Et s'il est évident que, parce qu'une théorie ne peut être démontrée vraie....vu que chacune a ses limites...dont il me plait faire l'analogie avec les théorèmes d'incomplétude de Gödel...la nature...en a certainement rien a faire du principe de falsification de popper Probable pour moi..que la vérité ultime...reste infalsifiable voire inatteignable Car selon le principe de Popper, je peux prétendre que ma thèse que Macron soit désintégré dans une heure par un missile russe rose avec une licorne verte posé sur l'ogive EST une théorie scientifique vu qu'il suffit d'attendre une heure pour le savoir. Je préfère nos "petites vérités personnelles indecidables" sur lesquelles nous argumentons idioties après idioties Elles font le charme de l'humanité
  20. Cette nuit quand bien sûr je dors peu, j'ai vu que Serge Haroche que j'admire citait concernant la mécanique quantique le célébrissime gödel escher bach - les brins d'une guirlande éternelle de Douglas Hoefstadter qui a longtemps été un de mes livres de chevet Sur ta thématique @Kahler, ce livre que j'ai perdu et racheté et qui coûte la peau du cul sur commande bien souvent est incontournable Prouvabilité, calculabilité, IA, conscience... Même s'il est dépassé reste incontournable La preuve a la 12eme minute Je conseille toujours toute la vidéo..en particulier pour toi @Persil-Fleur car cela illustre que ce principe de supperposition materialisé par cette expérience ne laisse que peut d'intérêt pour imaginer une vitesse a une particule alors que cette particule quantique occupe simultanément plusieurs positions dans l'espace dans plusieurs états... Au passage vu ce que tu as lu, je me doute bien que tu aies "des choses a dire" et c'est vrai que, du coup, l'échange en particulier avec @Spontzy sera toujours mutuellement enrichissant Il est fort le gaillard J'attends pour ma part avec intérêt tes analyses sur Tegmark
  21. Je pense quand même @Persil-Fleur et même si tu es dans l'humour que @Spontzy est particulièrement ouvert sur le sujet de l'auto critique avec ce doute raisonnable qui est propre au scientifique possédant du recul. J'ai montré rapidement l'origine mathématique de la théorie des cordes et j'aimerais refaire ce lien plus direct avec ce sujet. Parce que, nous l'avons survolé, la seule manière de respecter certaines invariances nécessaires a été d'introduire a priori, sans jamais les avoir vues ni verifiées des dimensions supplémentaires. 26...puis...9...puis...10, une dimension de temps et 9 dimensions d'espace, une variation de dimensions au gré de l'évolution de la théorie toujours en relation à des incohérences mathématiques Une seconde fois les mathématiques imposent pour la cohérence du modèle des postulats qui ne sont issus ni de l'observation ni de l'intuition. Kaluza et Klein avaient déjà proposé cette idée qu'à petite échelle, l'espace puisse posséder une dimension supplémentaire circulaire en chacun des points en 3d dans l'espace qui nous est familier La théorie des cordes reprend cette idée car bien sûr vibrer dans deux dimensions laisse des degrés de liberté moins fort qu'en 3 dimensions et plus de dimensions encore impliquent de la même manière beaucoup plus d'autres possibilités de vibrations. L'une des équations fondamentales de la théorie des cordes (liée a cette exigence d'invariance) exige cependant et après bien des variantes finalement écartées 9 dimensions spatiales plus une de temps. J'en reparlerai peut-être...mais le fait que ces dimensions soient des postulats qui ne sont pas expliqués par le modèle lui même mais comme la simple conséquence de sa cohérence fait partie de mes critiques fondamentales... Il faut...un espace a 10 dimensions pré existantes sans savoir d'où elles viennent... En gravitation quantique à boucles encore plus complexe mathématiquement, non seulement il ne faut pas postuler de dimensions supplémentaires mais l'étoffe même de l'espace temps est conséquence du modèle... Bref...cet enroulement des 6 dimensions supplémentaires d'espace de la théorie des cordes a pour conséquence la mise en évidence d'un espace supplémentaire dit de "Calabi Yau" Et la...la forme précise et la taille de ces espaces a des conséquences profondes sur le mode de vibration des cordes et sur les propriétés des particules On parle de 10p500 possibilités !!! Ce qui fait de cette théorie une théorie mathématique très....versatile...totalement capable de déterminer tous les types de lois possibles et imaginables, polymorphe et adaptable a toute situation Les théoriciens des cordes, on le verra, on retourné cette critique de théorie chewing gum atique... en considérant que chaque combinaison débouche sur un univers spécifique Le multivers et j'y reviendrai peut-être... Un retournement dont l'avantage est de rendre compte du formidable ajustement des constantes physique et des conditions initiales nécessaire et constaté sur lequel ici le hasard cosmique d'un grand loto dans le multivers propose une solution Mais...tant que rien ne vient l'etayer, cette versatilité est pour moi davantage une faiblesse qu'une force. D'ailleurs j'ai d'ores et déjà deux énormes doutes sur des prédictions de la théorie des cordes. La supersymetrie qu'elle prédit quand aucune partiicule supersymetrique n'a été mise en évidence... Une conjecture argumentée qui predit qu'aucun de ces 10p500 espaces ne peut-être un espace De Sitter qui est en gros un modèle d'univers comme le notre en expansion Je n'ai même pas pu encore développer le concept de branes qu'il faut absolument que j'aborde afin de comprendre d'autres axes de recherche visant à les mettre en évidence Pour le moment sans résultat Une prochaine fois...
  22. Attention, toutes les théories n'ont pas le même statut concernant leur capacité à "toucher" la "réalité" et ces deux mots mériteraient d'être largement approfondis... Et il est bien évident que la thèse d'un univers mathématique est spéculative. J'ai parlé à la fois de mon intérêt et de mes réserves Lui donner un crédit sans borne est du même acabit que de la jeter d'un revers de main... Comme... la théorie des cordes... J'aimerais juste ici à évoquer ses grands principes, ses conséquences et ses limites en quelques lignes Elle est justement née au départ d'une démarche où la théorie est née d'une intuition mathématiques et malgré mon intérêt toujours présent, il se pourrait que cette théorie reste une formidable théorie mathematiquement élégante et denuée de toute réalité physique Un peu ce que reprocherait @Persil-Fleur a Tegmark tout en citant des recherches expérimentales au CERN visant a entériner cette théorie des cordes a l'arrêt ces dernières années. En 68...Gabriel Veneziano...du CERN...s'évertue à comprendre la force nucléaire forte â partir des collisions de particules Il découvre une liaison fascinante entre la fonction bêta d'Euler et...les données collectées avec une extraordinaire precision. En plongeant d'abord dans les équations, avant toute représentation mentale du phénomène (contrairement a la relativité par exemple), il reconnaît dans cet agencement de données un lien avec une formule mathématique, purement mathématique, élaborée des siècles plus tôt... Rien de "physique" a priori auquel se raccrocher... En 70, Nambu, Nielsen et Susskind montrent que si la force forte entre deux particules était dû a un minuscule brin de cordes, alors les processus quantique que Veneziano s'acharnait a comprendre serait mathématiquement décrit par la formule d'Euler Ce brin élastique fût baptisé corde. Malheureusement...un examen approfondi montra que cette explication manquait de précision quand..la chromodynamique quantique "traditionnelle" et...sans corde, parvenait à décrire parfaitement lesdites données. Ça démarre mal, en 74, la théorie est mort née... J'ai alors 6 ans, honnêtement, je ne m'en souviens plus lol Mais...ma naissance a l'intérêt pour la physique naîtra avec un petit article dans le magazine de ... pif le chien quelques années plus tard sur...la théorie des cordes Arggg naissance de zenalpha ! Schwartz et Scherk interviennent... Les équations quantique révélaient que, cette théorie des cordes moribonde, predisait une particule inhabituelle en abondance dans les accélérateurs, une masse nulle de spin 2. Un des aspects qui avait été mis en évidence dans la gravitation quantique naissante...c'est que la gravité, dans cette logique de physique des particules (je deviendrai davantage un relativiste et j'expliquerai le pourquoi...) prédisait l'existence de gravitons...de masse nulle...et de spin 2 Les compères proposèrent que la théorie née de l'interaction nucléaire forte devienne...le premier cadre théorique de la force gravitationnelle. Le graal. Malheureusement encore...la théorie des cordes malgré cette prédiction intéressante restait...farcie d'anomalies emplies d'incohérences mathématiques Dans les années 80, j'ai 12 ans et je suis déjà un grand physicien de salle de bain quand Michael Greene entre en scène Et c'est en 84 que le jackpot prometteur m'emporte dans l'esperance Ces deux là prouvent que ces incohérences peuvent être levées a Aspen dans le Colorado avec un calcul fondateur pour cette théorie. Et si on en croit la théorie qui....evoluera beaucoup et j'y reviendrai, toutes les familles de particules, electrons, muons, tau, neutrinos de ces particules, quarks u, c, t, d, s,b mais aussi toutes les particules messagères des interactions dont la force forte, faible, électromagnétique et gravitationnelle sont la conséquence de la vibration de ces cordes au niveau ultramicroscopique et en vibration, une corde non ponctuelle avec une extension dans ce qui est caractérisé aujourd'hui dans 10 dimensions. Mon train arrive suite au prochain épisode... On comprendra un peu les limites de cette théorie et ses conséquences cherchees dans les accélérateurs (ou pas) J'arrive à quai
  23. Je partage ta vision sur l'approche reductionniste, même si j'apprécie Tegmark. Une approche qui n'a pourtant aucune autre correspondance ni candidate sérieuse dans l'efficacité qu'elle a amenée et sans doute pour un long moment encore dans ce qu'elle amenera rationnellement dans la compréhension de notre monde.... Je profite de ma pause sandwich pour simplement amener mon futur pitch sur la théorie des cordes et sur mes remarques personnelles sur cette magnifique théorie des cordes par un questionnement. Pourquoi le réductionnisme a-t' il été... si efficace ? Et tu t'aperçois qu'à cette question, il y a deux réponses 'philosophiques' donc subjectives... Premièrement. ..les systèmes physique sont linéaires, ce qui signifie qu'un système demeure efficace à partir du moment où son cadre est défini précisément, peut être isolé, et a partir du moment où on peut prédire de ses composantes élémentaires qui constituent les inputs de la théorie l'ensemble de l'évolution du système. Le tout est globalement égal à la somme de ses composantes élémentaires ou est conséquence directe de ce système isolé des autres composantes La force électromagnétique entre deux constituants n'a qu'à être sommée pour retrouver les caractéristiques du champ Pourtant...la 'réalité' donne une limite systématique à cette démarche. Dans l'infiniment petit, l'infiniment grand, l'infiniment dense, l'infiniment chaud.... C'est par exemple le cas mis en évidence...pour le moment...entre la mécanique quantique et la relativité. Il y a une rupture des lois. C'est le cas en théorie du chaos où la moindre perturbation a des conséquences indéterminables même si théoriquement déterministes. C'est le cas des mecanismes dits de transitions de phase... Le second point concerne ce principe de localité. Il est directement relié à la causalité Si une pomme qui me tombe sur la tête necessitait d'intégrer l'ensemble des systèmes imbriqués qui existent dans l'univers, la complexité serait indepatouillable... En fait, la terre, la lune, le soleil, les forces nucléaires, électromagnétiques...TOUT concourre à expliquer la trajectoire de la pomme... Mais comme la seule et unique gravité terrestre va influencer la trajectoire de cette pomme à 99.999%, nous faisons abstraction du reste...et donc ce système a priori complet à cette échelle dérape complètement à une autre échelle de causalité...
  24. Le hasard ou la nécessité ? Alors qu'Aristote ressentait une finalité dans l'ordre des choses, une dynamique téléologique où l'existence d'un phénomène se rapportait à son utilité dans le système, le reductionnisme scientifique a amené une révolution, dotant au hasard dans le temps une forme de prépondérance Et dans nos cerveaux, un arrêt du temps s'est presque effectué en référence à cette guerre des esprits entre un dieu tout puissant poussé chez nous par la religion judéo chrétienne et...le déterminisme presque déprimant du marquis de Laplace d'un univers mécanique qui, une fois créé, est tel une machine automatique parfaitement réglée. Le hasard l'a presqu'emporté pour une émancipation religieuse...et...en rapport aux connaissances du 19eme siècle Il ne faut pas nous mentir, le hasard suggère une évolution presque naturelle, marquée par des circonstances exceptionnelles mais expliquée par le passage du temps et le nombre d'iterations d'expériences et d'événements dans l'univers. Alors que la nécessité suggère un réglage extrêmement précis, délicat, un schéma de cohérence global qui suggère le plan. Cette idée là n'a pas trouvé de solution unique pour un seul univers Il est quasi certain aujourd'hui que le réglage extrêmement précis des lois physique et des conditions initiales de la singularité quantique a une implication logique Soit un multivers presque infini de mondes et d'univers parallèle dont l'être conscient qui en émerge ne peut que s'étonner Soit un réglage extrêmement intelligent de l'univers unique qui répondrait alors à un plan pour une finalité (intelligence extérieure) Soit une relation entre conscience et réalité extérieure qui conditionnerait un lien entre l'observateur et la réalité extérieure en coconstructeur de celle ci sur base d'idealisme Soit un univers conscient de lui même capable d'auto evoluer vers un principe de complexité, un univers intelligent, "vivant" Comprendre l'univers, c'est forcément se comprendre soi même Et dans cet univers je suis mon seul univers
  25. Oui @Persil-Fleur cette expérience est un très très grand classique extrêmement connu et que j'ai aussi cité ici à de très très nombreuses reprises. Il y a comme une escalade mentale dans ce domaine des sciences physique, si on ne considère que lui. Concernant la gravité, la gravitation universelle que tout le monde appréhende, la relativité restreinte que ton exemple illustre ou tu perds selon moi plus de 90% du monde (si ce n'est davantage, c'est la première fois qu'il faut violer ses certitudes...), la relativité générale ou tu perds 30% de ceux qui ont suivi jusque là, Concernant les autres forces, la physique des particules avec la mécanique quantique et toutes les disciplines de la physique quasiment... ou tu perds encore 90% des survivants sur les grands principes Et quand on s'intéresse de près aux modèles de gravitation quantique tels que la théorie des cordes, la gravitation quantique, aux modèles de multivers ou de branes (ta référence aux expériences du cern), reste peut-être 1 personne sur 1000 a avoir suffisamment digéré les notions...de base...juste pour pouvoir suivre de quoi il en retourne... C'est bien souvent le sujet même, l'enjeu, la question posée elle même qui n'est pas comprise. Alors je ne te parle même pas de l'univers holographique, du multivers ni autres représentations exotiques, dont l'univers mathématique proposé ici car à ce niveau ... peut en ressortir d'énormes gloubi boulga... Et je me limite bien souvent à juste reprendre les gros contre sens. En fait, tout ce que j'énonce est juste du basico basique qui ne demande pas de flirter avec les plus grands esprits même si j'aime les survoler, les cotoyer dans leurs écrits...mais qui n'est vraiment pas non plus de très haut niveau... Depuis que j'ai 8 ans je m'intéresse de près a ces sujets. Et j'en ai rencontré des étudiants qui ayant résolu 3 équations ont pensé avoir tout compris en dégueulant des contre sens plus gros que l'éléphant du couloir n'ayant encore rien digéré Pour reprendre ton exemple, tu as de relatifs bons ingénieur capables de résoudre des problèmes techniques relativistes de base, au delà de mes propres capacités car hors de ma profession et de mes intérêts et qui pensent que c'est lié à un simple problème optique ou d'horloge sans avoir pigé la révolution de cette théorie sur l'espace et sur le temps. Tu parlais de théorie des cordes. C'est une parfaite illustration du sujet, parfaite. Ce soir dans le train j'en parlerai et puis ma foi, c'est à prendre ou à laisser... Mais jamais je ne m'avance sans déjà avoir pu tourner des milliers de fois ma langue dans ma bouche. Il se peut que j'en ai déjà digéré les principes et les enjeux avant que l'étudiant en doctorat de cosmologie spécialisé dans les galaxies naines n'ait même mangé son premier bledina Donc oui, il peut y avoir et parfois plus encore de joyeux trous du cul dans les explications qui sont parfois proposées sur ces sujets. Je conseille vivement d'enormement lire les acteurs eux mêmes qui sont d'une clarté et d'une humilité tout a fait humainement incroyable Un bol frais.
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