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Crabe_fantome

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Tout ce qui a été posté par Crabe_fantome

  1. J'ai même pas l'impression d'être HS, se libérer c'est passer de prisonnier à homme libre, si ce n'est pas un changement qu'est ce qu'est? Oui je crois que je comprends. Mon père a été voir un addictologue pour arrêter l'alcool. Le médecin lui demande pourquoi il est là, il a répondu qu'il voudrait arrêter de boire parce qu'il emmerde tout le monde. Le médecin l'a raccompagné à la porte parce qu'il ne pouvait rien faire pour lui. Même si tu peux changer pour les autres, ça ne fonctionne pas tant que tu ne veux pas changer pour toi même. Je crois que ça rejoins ce que tu disais. Enfin quand je dis "changer" c'est en même temps se libérer de l'alcool. Il n'y a pas un changement radical non plus au sein de notre personnalité. Je pense que les gens ne changent pas dans le sens où il n'y a pas de changement profond. Si je me mets à boire ou à voler, ce n'est pas plus un changement que si j'arrête de boire ou de voler. Il y a les mêmes pensées mais elles ont un peu évoluées. J'ai toujours mes peurs, mes blessures, mes désirs... Ce que je peux faire pour me libérer, pour changer, c'est toi les accepter, soit les refouler. Mais si j'ai peur du rejet, j'aurais toujours peur du rejet. Je serais toujours le même. Je donnerais l'illusion de changer, de me libérer, en donnant l'illusion que je n'ai plus peur ou en ne laissant plus la peur me paralyser. Je reste admiratif ce travail de puissance de la volonté, au moins parce que j'en suis totalement dépourvu. Ce qui me sauve c'est ma candeur qui me préserve de tout ce qui pourrait me rendre accro. Et en contre partie je vis énormément dans le rêve. Je ne fais pas les choses. Et j'ai assez de chance dans la vie pour ne pas avoir à faire trop de choses.
  2. Je comprends mieux, ça méritait une explication. Après je crois que c'est le contraire: d'abord les gens s'enferment dans une pensée, et ensuite ils estiment que le monde ira mieux lorsque tout le monde sera du même avis et ils en font du prosélytisme. Mais la phrase "libérer les autres pour se libérer soit même" est double parce qu'effectivement on lit la phrase "libérer les autres" comme "je fais une démarche pour les libérer" et en même temps comme "je les laisse faire leur connerie". J'avais compris "libérer les autres" = "je fais l'action d'aller les libérer de leurs chaines" et effectivement ça me faisait bondir. Mais dans le sens "fais ta life mec" je suis d'accord à 100% parce que justement on ne peut pas "libérer les autres" de leurs chaines. C'est à eux de faire ce travail, au même que tu as fais ce travail pour te libérer de tes chaines. Et je suppose que personne n'aurait réussi à faire ce travail à ta place, surtout si tu n'étais pas prêt ou si tu ne le souhaitais pas. C'est un peu le thème de ce bouquin "le chevalier à l'armure rouillée" où l'histoire d'un chevalier qui passe son temps à sauver les gens malgré eux au point qu'il n'a même plus le temps d'enlever son armure de temps en temps. Et maintenant ce chevalier doit se sauver lui même et arriver à retirer son armure, par lui même.
  3. Crabe_fantome

    En vouloir à un mort

    Non effectivement les gens ne pensent pas à la loi en priorité. Mais rien de l'entendre pleurer ou de le voir s'approcher un peu trop près d'un précipice, tu vas naturellement y prêter attention. Tu ne penseras pas non plus à sa souffrance ou du pourquoi il fait ça ceci dit. On est conditionné pour protéger la vie.
  4. Crabe_fantome

    En vouloir à un mort

    Là on va loin. Déjà parce que depuis la nuit des temps la solidarité est une condition de survie: plus on est nombreux, plus on a de chance de survivre. C'est obsolète aujourd'hui mais c'est ancré en nous. C'est un réflex que de porter secours à quelqu'un. Il y a aussi cette impression qu'il y a toujours une solution à tout et qu'on va lui trouver quelque chose à quoi il pourrait se raccrocher, même si ce n'est pas le cas, on aura besoin d'essayer. Ensuite celui qui a envie de mourir n'est pas dans son état normal, il est en souffrance, et ça justifie qu'on l'aide. Enfin la loi française nous oblige d'une manière ou d'une autre à prêter assistance à quiconque serait en danger. Ne serait ce que appeler les pompiers ou la police. Pas question de se jeter à l'eau ou de monter sur le toit de l'immeuble parce qu'on va donner le double de travail aux pompiers...
  5. C'est doublement intéressant pour voir ce qu'on a pu en dire il y a X années et voir nos évolutions. Pour l'heure j'y vois un pouvoir sur l'autre que nous n'avons pas et qui serait la condition sine quo non de notre propre liberté, c'est à dire que la motivation est doublement égoïste: utiliser son pouvoir sur l'autre, pour nous libérer. Or je suis de plus en plus persuadé que les gens ne changent pas. Et qu'ils veulent changer c'est long et douloureux et qu'il faut une motivation sans borne. On sait que les couples où l'un est drogué ou alcoolique, l'autre n'arrivera jamais à le faire arrêter. Et je pense que c'est le même mécanisme pour changer son prochain. Regarde, rien qu'en politique si je soutiens Maurice Dumont qui de mon parti que j'aime plus que tout, Maurice pourrait battre sa femme, avoir un compte caché en Suisse, avoir volé l'argent des militants, je lui trouverais toujours des excuses. Et tout ceux qui chercheront à me libérer de Maurice renforceront mes convictions que Maurice est dans la vérité et qu'il dérange les salopards qui ne pense pas comme nous.
  6. Nan franchement je vais pas te juger là dessus Mais l'idée c'était que le passage de "maitresse" à "officielle" ça change pas mal de choses: maitresse, t'as les bons moments, les galipettes, les petits restos, les confidences... alors que officielle tu as les mensonges et du Picard. Une fois que tu te retrouves officielle parce qu'il a quitté son officielle, bah, bonjours les mensonges et Picard.
  7. Après la nature est bien faite: quand un mari fini par partir avec sa maitresse, la maitresse lui serre bien la vis parce que, pour toujours, elle va vivre avec un homme infidèle. Donc "heureux à tout jamais" c'est pas dit
  8. Crabe_fantome

    En vouloir à un mort

    Oui ou encore blâmer l'autre pour la culpabilité "si j'avais été là 5 minutes plus tôt... si j'avais pu entendre son appel... si j'avais su à quel point il était mal" etc. Quand on a le truc de l'enfant fautif, et donc responsable de tout ce qui peut arriver dans le monde, on va prendre la faute sur nous, et quand cette faute est trop lourde on peut en vouloir au défunt de nous faire vivre cette double culpabilité.
  9. C'était précisément notre sujet de conversation avec ma BFF hier soir: Le grand amour c'est la vision romantique, "il ne peut y avoir qu'une personne pour nous dans le monde entier, notre moitié". Mais dans les faits tu as raison il n'y a pas de grand amour, il n'y a pas de magie qui fait des rencontres incroyables ou de destiné. Mais renoncer au grand amour c'est tellement triste qu'on persiste malgré tout dans cette illusion. C'est aussi mignon que de croire au père noël. Le grand amour c'est un peu le père noël des adultes
  10. Crabe_fantome

    En vouloir à un mort

    Les gens concernés n'auront pas forcément le recul nécessaire pour mieux juger que ceux qui lisent ces faits divers dans les journaux. Là en l'occurrence c'est la fille du suicidé qui juge son père égoïste.
  11. Crabe_fantome

    En vouloir à un mort

    Je suis assez d'accord, il y a des gens qui veulent faire un appel à l'aide et une démonstration spectaculaire, une mise en scène délibéré. Choisir de s'ouvrir les veines c'est une mort lente, préparée et spectaculaire. Au même titre que celui qui va se pendre au milieu du salon pour être sur qu'on trouve son corps (espoir d'être sauvé?) Mais il y a aussi ceux qui ont un blanc et qui passe à l'acte comme ça: Je mets une chaise sur mon balcon et je saute du 9ème.
  12. Crabe_fantome

    En vouloir à un mort

    Deux choses opposées peuvent cohabiter à l'instar du Chat de Schrödinger: Personne ne peut être ridicule en affirmant que le chat est vivant ou qu'il est mort parce que ce sont des points de vue. C'est juste le changement de perspective qui peut apporter une vision alternative, et quelque part une libération. La jeune fille vit dans la colère, dans l'injustice, dans la peur, dans l'abandon parce qu'elle a ce point de vue unique: mon père est un lâche qui a préféré la mort plutôt que moi. Qui aurait envie de vivre avec ce point de vu et cette charge émotionnelle négative pour le reste de sa vie? Gâcher toutes ses rencontres parce que sa figure masculine l'a abandonné alors elle va estimé que chacune de ses rencontres va l'abandonner aussi. Et s'il reste, c'est qu'il va l'abandonné mais plus tard. Et s'il reste toujours alors je vais lui mettre la misère pour le faire partir et ainsi valider mon point de vue : oui, les hommes sont des lâches qui finissent toujours par m'abandonner. Et si en allant discuter avec des psychiatres, déjà pour elle pour évacuer sa colère, mais aussi pour discuter de la dépression: qu'est ce que c'est? comment ça fonctionne? c'est une maladie qui peut toucher tout le monde? on peut tout avoir, argent, femme adorable, enfants modèles et malgré tout avoir envie de mourir? Ces réponses lui apporteraient une compréhension sur les motivations de son père. Après je suppose que c'est une dépression parce que j'ai du mal à concevoir qu'une personne heureuse de vivre s'amuse à essayer de mourir.
  13. Ce n'est pas tout le monde qui se fait séduire aussi facilement. Ayant une sacré défense contre la séduction par exemple, je ne laisse pas une fille qui rit à mes blagues en se tortillant les cheveux entrer dans ma vie comme ça. Limite ça entraine des déceptions du genre humain et nous renforce dans notre situation de célibat. C'est aussi un truc à peser ce ratio bénéfices emmerdements. Célibataire on a une vie 90% fun et libre, si l'autre n'est pas à la hauteur des 100% il n'y a aucun intérêt à se mettre en couple. Attention quand même: quand on est dans une relation toxique qui souffle le chaud et le froid. Le prédateur va s'engouffrer dans nos failles, nous rassurer dans un premier temps, puis s'en foutre totalement jusqu'à ce qu'on montre des signes d'éloignement lui indiquant qu'il va devoir recommencer son travail pour nous raccrocher à la relation. Merci, c'est gentil
  14. Crabe_fantome

    En vouloir à un mort

    Rien que dans ta phrase tu proposes un jugement sanction "quelle sorte d'humains serions nous?" C'est à dire qu'on peut juger tout et n'importe quoi. Je t'accorde que c'est con, mais personne n'a dit que l'humanité est toujours finaude.
  15. Crabe_fantome

    En vouloir à un mort

    Je que si, le suicide est égoïste, mais je voudrais réhabiliter l'égoïsme pour éviter qu'il soit porteur d'un sens négatif ou péjoratif. On se met en couple par égoïsme, on fait des enfants par égoïsme etc. C'est dans notre nature de faire les choses selon nos désirs, nos envies ou nos besoins. Je ne me mets pas en couple par altruisme par exemple. Ainsi, si je souffre d'une dépression, ma maladie fait que plus rien n'a d'importance et je ne vais penser qu'à ma souffrance. C'est égoïste et en même temps c'est la maladie qui me fait penser ainsi. Et c'est peut être une piste quand l'enfant survivant cherche à comprendre le geste d'un parent qui s'est suicidé. Il peut se focaliser sur "ce salaud m'a abandonné en ne pensant qu'à sa petite gueule" et forcément qu'il y a de la colère et de l'injustice, ce qui est vrai. Mais il peut aussi faire un pas de coté et analyser la situation sous l'angle de la maladie et réaliser "ok mon père n'était plus lui même, il s'est suicidé parce qu'il était malade, ce n'était pas contre moi". Et ainsi faire la paix en elle, et avec son père, par exemple. @Gouderien note aussi un élément important: la colère et la haine sont toujours un lien, une connexion avec ceux qu'on a pas envie d'abandonner. Tant qu'on déteste notre père, il est toujours avec nous dans nos pensées. D'où l'idée d'essayer de faire la paix, au moins pour s'en débarrasser ou de le laisser partir.
  16. Beaucoup de chose font que les relations ne durent pas: l'inconstance des sentiments, l'addiction à l'intensité des premiers temps qui incitent à renouveler, les facilités de rencontres, la libération des moeurs, l'indépendance financière etc... J'ajouterais aussi un élément tiré du livre de Francesco Alberoni "Le choc amoureux" disant que les histoires d'amours naissent de ce moment où on est dans le besoin de rencontrer quelqu'un. Ce moment où on est beaucoup plus attentif aux autres autour de nous (alors que si on est pas dans le besoin, personne n'existe autour de nous), et désormais ce moment où on va s'inscrire sur des sites de rencontres. La rencontre est biaisé dès l'instant où mon besoin prend le pas sur ma réflexion et où finalement entre 2 ou 3 choix je vais prendre la meilleure ou la moins pire, et donc débuter une histoire d'amour qui n'aurait jamais dû se faire et qui dont est destiné à foirer. Ce qui peut être une motivation quand on a la phobie de l'engagement.
  17. On a tous une conception différente de la vie, mais on a pas tous un jugement pour l'estampiller digne ou indigne.
  18. Retirer de la dignité à quelqu'un qui fait un autre choix de vie concernant son propre bonheur? Et donc penser que notre choix est digne, alors que celui de l'autre est indigne. C'est un peu méprisant quand même non?
  19. ça reste une bonne question: pourquoi méprise t'on? On sait que ça n'apporte pas grand chose à notre bonheur, alors pourquoi le fait on?
  20. Ce qui se joue ici c'est deux visions du bonheur représenté dans "La flute enchantée" avec les deux protagonistes, Tamino le sage en quête d'absolue et Papageno l'amoureux de la vie. C'est compliqué de savoir qui est heureux ou comment il est heureux et personne d'autre que nous sait ce qui nous rend heureux. Mépriser le bonheur de l'autre, vulgaire ou arrogant, n'apporte pas grand chose à notre propre quête de bonheur.
  21. Pour qu'on leur fiche la paix, les punaises balancent une belle puanteur. Moi je leur parle de mon ex, c'est encore plus efficace
  22. Ma perception a évolué sur cette question de "choisir" notamment depuis que je voyage. Je ne choisis pas entre deux femmes, mais entre deux chemins. Et le choix se fait, peut être comme toi finalement, non par analyse mais par une impression, ou un sentiment. Parfois c'est juste un petit rayon de soleil qui éclaire ce sentier de forêt abandonné qui va faire basculer mon coeur en sa faveur, alors que j'étais assis depuis 20 minutes en mettant mon cerveau en pause, les yeux dans le vide, le cul sur mon rocher. Aujourd'hui plusieurs femmes autour de moi pourraient être un choix, mais ce serait un choix par défaut parce qu'aucune ne me fait vibrer. Et je sais que je pourrais en choisir une au hasard et que je finirais par m'attacher et peut être développer des sentiments. Mais je ne veux pas ça: Je veux un coup au coeur rien de moins. Les gens pensent que devant trois chemins tu dois en choisir un. Et bien non, on peut n'en choisir aucun et continuer sa route sur un chemin qu'on fabrique à coups de bêche et de machette à travers les bois. Oui c'est un sacrifice de nos besoins de sexe et d'affection, mais trop de couples sont fabriqué sur ces échanges de besoins. Des couples qui n'ont en commun que des besoins de ne pas être seul, d'avoir du sexe, de l'affection, de la sécurité. Je voudrais sortir de tout ça et je dois payer le prix pour ça. Et peut être qu'il y aura une rencontre, ou pas. Mais ça ne sera pas une rencontre pour combler un besoin. Je ne dis pas que je tiendrais toute ma vie comme ça, mais pour l'heure je me sens en harmonie avec moi même sur ce chemin.
  23. La concurrence fonctionne dans le monde animal afin d'avoir la femelle la plus belle ou l'homme le plus fort. L'amour n'a pas de concurrence, même ce truc de polyamour je n'y crois pas une seconde. Pour moi s'il y a une hésitation entre deux ce sera peut être entre deux situations confortables ou peut être même entre une situation confortable et un amour, mais jamais entre deux amours. Aussi pour moi il n'y a pas de mérite, il y a un don ou un coup de chance et on tombe amoureux de quelqu'un. Ainsi si l'amour de ma vie va voir ailleurs, soit elle a des besoins de chaire, soit son amour pour moi n'est plus, soit les deux. On a ce point commun sur le forum de ne pas être ce qu'on parait, ce qui n'est pas plus mal. Tu caches mieux ta sensibilité que moi C'est facile à attraper parce que tu es au moins 30 fois plus grande que lui. Mais gare à tes doigts, ça pince ^^
  24. Mais comment je rêve de te voir un jour en colère Là on a une Sirielle qui pèse le pour et le contre, dans l'analyse froide, on est dans le parrain où tu dis au mec attaché que tu vas buter "ce n'est pas personnel, c'est juste du business".
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