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January

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Tout ce qui a été posté par January

  1. Re-lis moi. p! t'es crispé cet aprem.. (faut que je remette le smiley ou ça va aller ?)
  2. Ah toi non plus t'as pas compris ? Va lire @Condorcet il a pigé tout de suite ce que je voulais dire
  3. @PloujOui je l'ai vu le sujet, et ? C'est pas "trop fort" vu les évènements côté islam ? Rien à faire : 300 ans de retard. Faut pas le dire c'est ça ? Exactement !
  4. Oui je l'ai vu ce week-end (net mais toi tu vas l'avoir sur Netflix). Franchement ce procès c'est un truc de fou. J'ai aimé les dialogues, joutes, (j'ai aussi bien rigolé des fois) la chute est tout bonnement énorme. Les acteurs sont bien, la mise en scène souffre peut être un peu mais sinon, c'est un bon film.
  5. Pendant que des musulmans se radicalisent, le pape François finalement dit que, bon, les homosexuels sont des enfants de Dieu, ils peuvent s'unir civilement et fonder une famille. Trop fort (pardon)
  6. Je recommande. Pas croyable.. Je ne connaissais pas cette histoire. C'est énorme.
  7. C'est la loi (et pour une fois qu'on la respecte, alleluia !) . A 14 ans un mineur est pénalement responsable. Mis en examen pour complicité d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Perso ça ne me pose pas de problème, ils sont sous contrôle judiciaire, l'instruction se poursuit.. Hermant : Le même chef d'accusation, sauf qu'il a... fourni les armes à Coulibaly. La peine ? 8 ans.
  8. Martinez: Je suis pas impliqué, ma sueur elle était bénie, je voulais pas être mêlé à un trafic d'armes, c'est dur de reconnaitre ses torts. Il faut que ce soit clair. Je voulais fonder une famille, quand je suis en garde à vue, ma petite fille elle a 4 mois. C'est tout ça qui fait que je cherche à minimiser. vraiment jusqu'à l'année dernière, dans ma tête je suis pas impliqué. Je veux pas que vous jugiez le mauvais homme. Je veux être jugé sur ce que j'ai fait et pas sur ce que j'ai pas fait. C'est pour ça que je veux que ce soit clair. 1er assesseur : on vous retrouve bien souvent sur ces histoires d'armes, vous apparaissez presque autant que lui, vous êtes même le 1er chez Karasular Martinez: C'est une prise de contact, mais c'est vrai que j'apparais souvent avec.. j'ai jamais transporté des armes de la Belgique à la France, ça c'est certain. Y'avait aussi le trafic d'héroïne, il y avait aussi cette compensation avec le trafic d'héroïne. Quand on va chez Catino, on sait qu'il garde de la drogue. Il nous montre les armes. J'ai dit à Abbad : "t'es sérieux là ?". on les a pas prises. Le 1er assesseur évoque les livres sur la religion trouvés chez l'accusé Miguel Martinez: Y'avait pas que ça, je tiens à le dire parce que.. 1er assesseur : c'est comme les trains qui arrivent en retard, on ne parle jamais des trains qui arrivent à l'heure. On va parler maintenant de la religion Martinez: ha enfin, moi ça me tient à coeur, ça fait 4 ans qu'on entend des choses sans les prouver. je comprends qu'un mec comme moi puisse attirer l'oeil, je fais 2 mètres, j'ai la gueule que j'ai... parce qu'on appelle ça une gueule, j'ai un une grande barbe. Et donc je suis pas stupide, je sais que je peux interpeller les services de renseignements, tous les voyants s'allument, je coche toutes les cases, j'ai la gueule du client. Même mon beau-père a douté (sur sa radicalisation) alors qu'il me connait depuis que je suis petit il m'a dit : 'j'ai l'impression que tu nous dis pas tout'. Ca m'a blessé qu'il puisse penser ça de moi. J'ai été parler avec mon oncle et ma tante, je sais que mon beau-père avait parlé avec lui, je leur ai expliqué. Je lui ai dit 'je t'ai pas caché que j'ai été à la Mecque'. Je fais 135 kilos à l'époque, tu crois que je vais aller faire des galipettes avec Al-Qaïda ? Le 1er assesseur: moi en ce qui me concerne, je n'ai plus de questions à vous poser. Martinez : Vous avez parlé du rapport du QER (quartiers d'évaluation de la radicalisation), ce serait peut-être bien de développer un petit peu dessus. Enfin, je veux pas vous dire ce que vous avez à faire...mon rôle c'était de récupérer le sac et de le mettre dans le camion. Une magistrate : Pourquoi c'est pas M. Abbad qui fait ça ? - M.Abbad n'était pas là déjà, il habitait pas là et je pense que la clientèle qu'il pouvait trouver c'était chez nous. Me Maktouf : qui vous a conseillé ces livres (sur l'islam radical notamment le récit du repentir de l'imam Mâlik ibn Dînâr ) ? Martinez : le livre du repentir on me l'a prêté. Me Maktouf : je sais que ce livre appelle au jihad contre les mécréants Martinez : si on ne recontextualise pas les textes, on comprend rien. Me Maktouf : qui vous a conseillé la lecture et le choix de ces livres ? Martinez : je vous rassure, c'est pas Coulibaly, faut être clair ! C'est quelqu'un de chez moi, un musulman de mon quartier, je pense pas qu'il soit salafiste non plus.. Avocat partie civile: à quel moment êtes vous associé à M. Abbad, et à quel moment vous lui rendez service ? Martinez: on était associé dans le garage. Moi je voulais pas d'armes. Je priais 5 fois par jour et je prie encore 5 fois par jour j'ai pas de problèmes avec ça. J'ai envie de changer de vie. Pour moi c'est une vie de merde, je veux pas élever des enfants comme ça, l'argent sale ne m'intéresse pas. je suis quelqu’un de reconnaissant, est-ce que c’est de la fidélité en amitié ? Je sais pas. Mais je rends service, je laisse pas un mec dans la merde, je suis comme ça. J'étais dans la merde il était là, Il était dans la merde j'étais là. Et là aujourd'hui, je suis là ici (dans le box).. Certes, j’ai fait un mauvais choix et je rendrai plus jamais 1 service comme ça à quelqu’un, mais à ce moment là, je me sens redevable. Il y l'histoire de la dette, il y a comme un devoir. un avocat de la partie civile l'interroge sur ses lectures sur l'islam. Martinez : je suis pas théologien, de mon point de vue, c'est une affaire de compréhension, de lecture. Les gens ne recontextualisent pas les textes. Le basculement où est ce qu'il se fait j'ai pas de réponse. C'est que par l'idéologie qu'on pouvait les convaincre, j'ai vu des gens partir en vrille, en sucette, qu'on a rattrapé, que nous avons rattrapé par la théologie, l'épreuve religieuse. Il faut apporter des preuves et un autre lecture. quand on lit les textes de manière brute, quand on fait du littéralisme (sic) sans prendre en compte le contexte historique, on ne peut que se mettre dans l'erreur. Le mec qui a très peu d'expérience, il est impressionné, c'est ça qui crée le terreau, sans mauvais jeu de mot, fertile, dans le radical. Et pour moi porter une barbe et un khamis ça fait pas de moi quelqu'un de radical. L'avocate générale s'étonne que Martinez se souvienne de la visite de Saïd Kouachi alors qu'il ne serait venu qu'un fois dans son garage accompagné une fois Tarek B. pour chercher des pneus. Miguel Martinez explique pourquoi il se souvient de la tête de Saïd Kouachi, qu'il n'aurait vu qu'une fois: ce qui me marque , c'est la tête du mec, il a pas une tête banale, un rebeu avec le teint mat, des yeux clair et une grosse bouche, c'est pas commun. Martinez répondant à une question de l'avocate générale : j'ai pas toujours eu une vie propre, j'ai un passé, je m'en cache pas. (...) C'est par parce qu'un ami continue à dealer et que moi j'ai arrêté que je vais plus le voir pour autant. Avocate générale : On a l'impression que M. Abbad fait faire le sale boulot par les autres. Martinez : Non... Ouais ça peut être vu comme ça. Mais je pense pas qu'il soit manipulateur à ce point-là. Avocate générale : vous dites qu'Abbad, en cavale, est capable de donner 5000 euros à Karasular Martinez il les a donnés pour investir et faire de l'argent.. Miguel Martinez s'étonne qu'aucune question ne lui soit posée sur sa religion. (...) Martinez: Ca fait 4 ans que j'attends, ça fait 4 ans qu'on sous-entend que je suis radicalisé et on me pose pas de question ? Qu'est ce que c'est que ça !
  9. Le 1er assesseur : vous avez aujourd'hui des évolutions assez sensibles sur un certain nombre de points, c'est des sables mouvants, de dénégations répétées. Miguel Martinez : Je vais vous expliquer, je suis là pour en finir moi.. 1er assesseur lit le rapport QER (quartier d'évaluation de la radicalisation) "Miguel Martinez a une attitude très correcte, il est souriant. Il n'a pas reconnu l'implication terroriste, se disant uniquement vendeur d'armes, ne supportant pas l'étiquette de terroriste. Martinez énervé : a aucun moment j'ai dit avoir vendu des armes, je pense que c'est une appréciation. Ca peut être que la conversation de couloir. 1er assesseur : vous demandez aux enquêteurs de la SDAT si vous deviez craindre pour votre sécurité en mentionnant les hommes de la Belgique. Pourquoi ? Que craignez-vous ? - oui parce que je les connais pas plus que ça. Je me demandais si je devais avoir une quelconque inquiétude. Je suis mort d'inquiétude en vérité. 1er assesseur : au cours de la perquisition au garage on trouve au bas d'une armoire les policiers trouvent un fusil de chasse, crosse et canon sciés. - on me l'avait donné pour le nettoyer, on a des bombes qui décapent bien. Je rappelle qu'on est dans les Ardennes et qu'il y a énormément de chasseurs. Le 1er assesseur : y'a pas de rapport avec la chasse... (...) on trouve aussi des lunettes de visée Martinez : Ca se trouve dans n'importe quelle armurerie 1er assesseur : dans le bureau du garage, sur une veste noir, une sangle noir avec une pièce amovible (..), sur une étagère, une petite boite en plastique avec 14 balles 9 mm. Martinez : ca va avec le 357 qu'on a retrouvé chez moi 1er assesseur : vous avez parlé de Saïd Kouachi en 3ème et 4ème audition, vous confirmez qu'il est passé à votre garage pour des pneus avec un individu que vous supposez d'origine marocaine et qui était dans la religion, employant des termes en rapport avec l'Islam ? vous dites qu'il est possible qu'il soit venu avec quelqu'un que vous identifiez comme Tarek B. L'accusé confirme et ajoute "je faisais des prix défiant toute concurrence". Martinez pense avoir vu Saïd Kouachi une fois. Tarek B. deux fois. Témoin sur Saïd Kouachi : J'ai trouvé qu'il avait un visage assez marquant parce qu'il avait des yeux clairs et une bouche épatée (sic)". Martinez : Abbad venait jamais avec moi en Belgique. Il pouvait pas. Ilavait sa peine à faire en Belgique. Abbad est dans la merde, il a besoin de faire du business pour se renflouer. Je vais chez Karasular,y'a tout chez lui. C'est la Belgique quoi. Le 1er assesseur : mais la 2e fois Abbad vient avec vous. Il avait plus sa peine à faire en Belgique ? Martinez: ha je sais pas. Je me suis pas posé la question 1er assesseur : vous dites d'abord n'être allé qu'une seule fois avec Abbad en Belgique, à la fin vous direz 5-6 fois. (L'assesseur veut comprendre pourquoi l'accusé reconnait aujourd'hui le transport d'armes et le "service" rendu à Abdelaziz Abbad) Miguel Martinez: Franchement, dans cette affaire, je veux pas être mêlé. En garde à vue je le cache car c'est pas mon business, j'ai pas gagné un euro. J'ai rendu un service. Je sais que c'est répréhensible ce que j'ai fait pénalement. certes j’ai caché jusqu’à aujourd’hui mais vous pouvez comprendre, et puis je sais que c’est minime, par rapport à l’attentat. Je suis un barbu, faut appeler un chat un chat, j'avais la barbe, je me retrouve en garde à vue. Après tout ce que j'ai dit ce matin je vais décevoir tout le monde autour de moi, ma femme, mon petit-frère, mes oncles, tantes, toute ma famille. Ca parait ridicule mais faut se mettre à ma place 2 minutes ! Quand je suis arrivé dans le bureau de la juge d'instruction Nathalie Poux la première fois, elle m'a dit 'bah ça tombe bien j'avais encore pas de barbu dans ce dossier'. Mon avocate était là, elle pourra vous le dire. Miguel Martinez se perd dans ses explications : donc je sais pu où j'en étais. Si je coupe à chaque fois ça va être difficile... Ha oui, j'avais chopé la haine contre lui. Je suis dégoûté qu’il (Karasular) m’implique dedans, j’avais chopé la haine contre tous les gens du dossier" (..) tout le monde sait que j’ai pas touché 1 euro dans cette affaire et que c’était pas mon business ! Martinez indique avoir revu Metin Karasular après janvier 2015: "il est au bout de sa vie le mec, il était perdu. il est en charentaises (...) J'étais persuadé qu'il était pas mêlé. Le mec on lui a mis Coulibaly dans les pattes il savait plus quoi faire. Je suis barbu, musulman pratiquant mais je veux à tout prix prouver que je suis pas dedans. On me parle de mouvance radicale depuis le début. On peut pas me reprocher de Karasular en me disant que c'est un mec radical. Quand il (Karasular) parle ça fuse dans tous les sens. Je vous le rappelle, vraiment, moi dans cette affaire je suis en panique. Martinez: le sac je l'ai pas ouvert, j'ai entendu un bruit de ferrailles" 1er assesseur: Ce sac il n'y avait pas besoin de le porter pour savoir que c'était pas des stups. Un témoin a dit que rien qu'à le voir ce sac, il a compris que c'était pas des stups. Tout le temps de la garde à vue et de l'instruction, j'essaie de m'en sortir comme ça. Pour moi j'avais changé, j'étais plus dans la délinquance. On avait un garage avec des projets, on voulait faire quelque chose de bien.
  10. 22 octobre Miguel Martinez M. le 1er assesseur, ça fait longtemps que j'aimerais pouvoir m'exprimer. Ce sera court. J'étais associé avec M. Abbad dans un garage. Ca s'est passé super bien au début (...) ensuite il y a eu l'histoire du meurtre de Charleville dans lequel M. Abbad a été impliqué, on a dû se séparer. Il s'est retrouvé dans une situation difficile. J'étais seul au garage, je commençais à gagner bien ma vie. Lui Abbad était en cavale, on a recommencé à faire du business. Il m'a demandé si je pouvais passer au garage de Karasular, je m'y suis présenté. Au début il était un peu réticent. Karasular m'a dit qu'il faisait du pneu. On en vient à parler du business illégal, du stupéfiant, d'armes. Je prends son numéro, je repars dans les Ardennes, je vois M. Abbad, je lui dis que pour moi Karasular est un beau parleur, je sais pas si on en tirera quelque chose. Puis avec Abbad on y a été ensemble. Ils se sont mis d'accord sur une histoire de came. Abbad lui a donné de l'argent. Quand on y retourné, Abbad voulait la marchandise il l'a pas. On allait faire à Paris faire des affaires. On récupère le numéro de Polat. Ils ont été en contact avec Abbad. Un transport devait être fait. Moi Abbad et Catino on s'est vus en Belgique. Catino devait aller à Paris. J'étais au courant de ce qu'il y avait dans le sac. J'ai pris le sac, puis je voulais pas de ça chez moi, je l'ai mis dans le camion de Abbad. Il m'a dit que c'était de la merde, il m'a demandé si c'était possible de trouver quelqu'un. Comme Abbad ne vivait pas dans les Ardennes, il ne pouvait pas s'en occuper. Il m'a demandé de chapeauté michel pour le transport. Le 24 ou 25 novembre il est parti à Paris il est revenu. J'ai trouvé quelqu'un. Une semaine après Abbad me dit qu'il a des clients; Je prends le camion je pars. On arrive dans le quartier d'Orzy, je me gare, je donne les clés à Abbad. J'étais énervé que ce soit moi qui ai emmené ça. C'est pas mes affaires. On m'a ramené dans mon quartier parce que j'avais laissé le camion. Voilà comment ça s'est fini pour moi avec les armes M.Catino nous a présenté un vieux fusil de chasse et une carabine bizarre. J'ai regardé Abbad je lui ai dit: "t'es sérieux là ??". On se comprend d'un regard. Il décide de pas les prendre. On repart en voiture, moi ça me plaisait pas. Ensuite, chez M. Catino, j'ai dit que j'étais pas là mais en fait j'étais là. Je pensais qu'Abbad allait à plusieurs reprises pour réclamer son dû. La came n'arrivait pas. Concernant les armes, voilà ce qu'il en est.
  11. La cité de la joie - Dominique Lapierre
  12. C'est pour que tout le monde puisse jouer, qu'on revienne à plus d'une dizaine de participants comme au début
  13. Oui les gens oublient vite, et là aussi on va probablement ne plus parler de ça d'ici une quinzaine. Regarde, qui s'intéresse aujourd'hui au procès Hyper Cacher/Charlie Hebdo ? C'est dans l'air du temps. Pour l'hommage pas de souci, ça plus la légion d'honneur, les palmes académiques, je ne sais pas s'il n'y a pas encore autre chose. Ca, oui ça me gêne ces distinctions en pagaille. Autre chose : je trouve réducteur (et peut être dangereux ?) d'élever en symbole de la liberté d'expression, du courage, de la laïcité ou je ne sais quoi d'autre Charlie, Beltrame, ce professeur, c'est réducteur, tous ces sujets ne peuvent être évoqués uniquement par ce prisme. Et puis... les autres victimes, on n'en parle plus depuis longtemps.
  14. Moi je rejoins @frunobulax sur le sujet, on enlève ces rayons des magasins et ensuite ? Des épiceries dédiées ? N'est-ce pas encore plus communautaire ?
  15. Exactement, il y a de quoi se demander pourquoi ensuite ces jeunes sont si désorientés. Quand on me parle de colonisation, d'Algérie et compagnie pour justifier la déshérence des jeunes, désolée mais j'avoue que ça me fait bien rigoler !! Ras le bol de ces postures victimaires, il faut cesser d'encourager ça. Elever toutes les victimes au rang de symbole, est-ce que c'est vraiment judicieux ?
  16. Le président (il parle du prochain témoin, absent): : Je sais pas où il habite, je sais pas où il est parti, on va pas l'attendre 30 ou 45 minutes. (..) On va faire un mandat d'amener, ça marche bien les mandats d'amener en général... Le président lit le PV d'un témoin, Stéphane S. Le 1er Assesseur : il reste le témoin Nabil Y. Il s'était présenté cet après-midi mais il est reparti. Me Apelbaum : on peut l'appeler peut-être... L'huissier a précisé que Nabil Y. s'était d'abord trompé de tribunal, qu'il est ensuite venu, qu'il s'est senti mal et qu'il est reparti. Il viendra donc normalement un autre jour. Me Apelbaum: C'est pas mieux de l'avoir aujourd'hui ? Le président : un mandat d'amener à 19h20, vous l'avez pas à 19h30, ça marche pas comme ça. Me Chevais s'approche du micro. Il rappelle qu'il y a une minute de silence en hommage à Samuel Paty, à 19h30. L'audience s'arrête là.
  17. Je crois que j'ai presque achevé ma transformation C'est dingue comme la viande ne me fait plus envie, j'en mange une fois par semaine, quand encore l'année dernière, c'était tous les jours Et l'expliquer ? Eh bien je ne peux pas, je ne sais pas trop comment j'en suis arrivée là..
  18. Une soeur d'Abdelaziz Abbad Abdelaziz c'est tout pour moi. c'est un modèle. Il m'a toujours montré le bon exemple. Il m'a poussée dans mes études, dit de bien travailler à l'école. Abdelaziz c'est une personne gentille, il a toujours été là dans les bons et les mauvais moment. C'est pour ça que je suis là. Abdelaziz, c'est comme mon père. Je suis restée 4 ans avec Marouan H.. Il m'a fait beaucoup de mal. Il m'a même défigurée, j'ai même une cicatrice. Marouan, derrière le sourire de ce petit ange, c'est une personne mauvaise. Marouan ce qu'il a dit c'est insensé, c'est incroyable, c'est comme une petite vengeance en plus pour moi. Abdelaziz c'est un bosseur, c'est quelqu'un qui n'a pas peu de ce salir les mains. Le trafic de stups je pense que c'était pour avoir un bonus. Le 1er assesseur parle de la "magie de l'audience". Il relit les PV de la soeur d'Abdelaziz, qui avait dit qu'elle pensait que "Marouan n'était pas quelqu'un de mauvais" notamment. Le 1er assesseur rappelle aussi qu'à l'époque, la soeur d'Abdelaziz Abbad avait dit aux enquêteurs avoir entendu parler du trafic de stupéfiants de son frère Abdelaziz mais n'avoir jamais rien vu, "même pas un soupçon de boulettes". L'avocat général : vous avez dit que Marouan H. vous utilisait pour les stups ? Pour quoi faire ? La soeur d'Abdelaziz Abbad : Oui il m'utilisait parce que j'avais la voiture, je payais l'essence... L'avocat général ne comprend pas pourquoi elle n'a pas raconté tout ça avant la soeur d'Abdelaziz Abbad : je n'avais pas l'esprit de vengeance L'avocat général : bah vous l'avez là !! Le témoin s'agace sur les déclarations d'un autre témoin : C'est un pur mensonge. C'est une imagination totalement débordante. L'avocat général : je crois que c'est pas le seul.
  19. Jean-Luc Ploye, expert psychologue On est sur des traits de personnalité sans lien avec les faits qui nous occupent" précise le président (l'expert a vu Abdelaziz Abbad en 2016, alors qu'il est incarcéré pour une autre affaire). Abdelaziz Abbad est assez intelligent, malgré une difficulté dans sa scolarité. Il a été hospitalisé après un accident domestique. Il peut réfléchir avant d'agir, c'est l'inverse un peu de la psychopathie. Il organise par rapport à ça. Abbad va plutôt structurer, organiser les choses. il n'y a pas de lâcher prise, il s'expose très peu, il va livrer des informations de façon extrêmement brève. Je lui ai fait passer trois tests, c'est pas du marc de café. Un test par rapport aux frustrations d'abord avec de la BD et un autre. Chez Abbad il peut y avoir de la manipulation mais à un moment donné ça lui échappe (...) il est plutôt du côté de la maîtrise, plutôt que de l'éxécution. Voilà un homme qui est tout à fait adapté à la réalité. Il n'est pas fou. Il voit le même monde que nous. Il n'est pas suicidaire. Abbad s'adapte à la situation quelle qu'elle soit. Il a fait un business des stupéfiants, il n'est pas toxicomane. J'ai exclu cela. Je vais plagier Jean-Paul Sartre, pour Abbad, l'enfer c'est les autres. Il se victimise. Il n'a absolument rien fait (mais s'il l'a vu dans une autre affaire ???) il se positionne comme un petit délinquant (...) Il va avoir des mots pour les victimes. son mécanisme c'est un peu 'je me protège tout en pensant comme vous'. Dans la famille (les frères Abbad) c'est un peu 'on est tous victime de notre succès', Abdelaziz Abbad revendique la délinquance dans un succès. Il ne me parle pas du tout de sa famille Mr Abbad, il ne faut pas toucher à sa famille. Il est issu d'une fratrie de 9 enfants, donc 5 frères qui ont également des difficultés avec la justice. Abdelaziz Abbad a fait un lapsus, sur l'affaire de Charleville pour laquelle je l'ai vu , il a dit: 'Mon père et moi on nie notre innocence dès le premier jour". L'avocat général : Abbad vous a-t-il semblé impressionnable? Jean-Luc Ploye : non. Il n'est ni influençable ni manipulable. Et impressionnable, je ne crois pas. Hicham H. (frère de Marouan H.) Je sais vraiment pas ce que je fais là en fait. Je connais pas les accusés, je peux rien vous apporter.. Le président : Vous connaissez même pas Monsieur Abbad ? Hicham H: Non Le président : Même son nom ? - non Le président rappelle à Hicham H. que son frère a été le petit ami de la soeur d'Abbad.. Hicham H: il y a eu du bordel devant chez mes parents à la séparation (entre Marouan H. et la soeur d'Abdelaziz Abbad) Le président : pourquoi il y a eu du bordel ? Hicham H. : je saurais pas vous dire pourquoi Le président : vous saviez qu'Abbad faisait dans les armes ? Hicham H.: non je savais pas du tout Le président: vous dites pourtant aux enquêteurs 'selon la rumeur les frères Abbad étaient en mesure à fournir des armes à qui souhaitait en acheter'... vous avez peur de témoigner ? Hicham H. : déjà il y a cette crainte et après il y a la rumeur, les on dit Le président : C'est quoi la crainte aujourd'hui ? Hicham H. témoin : D'être là - c'est pas la crainte plutôt qu'une fois reparti on vous dise "mais qu'est ce que tu as dit" au procès ? - non pas du tout. Le 1er assesseur : vous aviez livré une autre anecdote, vous avez dit avoir croisé un des frères Abbad dans une boîte de nuit. Vous dites qu'il avait fait des réprimandes à votre frère (Marouan H.) comme si c'était son supérieur hiérarchique Avocat général la rumeur (sur le fait qu'Abbad vendait des armes), c'est qui, quoi ? Votre frère ? Hicham H.: c'est d'autres personnes du quartier. Je sais pas dans les quartiers, les stades de foot.Quand il se passe des trucs comme ça, ça parle tout de suite.
  20. Teddy L. (il est détenu, en visio) Donc moi, en 2015, Sandy C. m'a téléphoné en pleurant pour que je vienne l'aider, que des gens avaient caché de la drogue et des armes chez elle. je suis venu j'ai pris les armes (trois P38 et un fusil) et je les ai vendues. Le 1er assesseur : Aziz Abbad, vous le connaissiez ? Teddy L :"Des fois j'achetais de la drogue rien de plus. Le témoin indique qu'il a aidé Sandy C. notamment parce qu'il y avait son petit garçon chez elle. Ce monsieur a été aussi l'ex-petit ami de Sandy C. Teddy L. : moi Sandy quand je suis arrivé chez elle, y'avait que deux ou trois armes, deux P38 et un fusil de chasse, les autres armes je les ai pas vues.Elle m'a dit que quelques jours avant Nabil Y. était venu chercher une Kalach notamment. AG : dans quel état étaient les 3 armes que vous avez trouvées chez Sandy C. et vous avez revendues ? Teddy L. : elles étaient pas du tout rouillées, elles étaient à roulettes, vernies. Le fusil de chasse était vraiment tout neuf. Me Margaux Durand, avocate d'Abdelaziz Abbad, pointe que le témoin a parlé de 3, puis 2 armes. Elle lui demande dans quel état étaient les armes. Teddy L. : les 2 pistolets (il dit s'être trompé en disant qu'il y en avait 3) n'étaient pas nets
  21. Tu sais bien le pourquoi de mon post. Il ne représente que l'opinion suivante : Stop aux titres putaclic. On voit bien que ça pourrit tout vu le nombre de personnes qui répondent à côté du sujet. Moi, je n'ai pas encore répondu au sujet. Et c'est pas bien la peine quand l'auteur part du postulat "cours sur le voile"
  22. J'ai édité le titre. EN AUCUN CAS IL N'EST QUESTION DE "COURS SUR LE PORT DU VOILE." Stop aux raccourcis pour faire bondir, merci. Le 9 octobre, dans le cadre de son programme scolaire, cette enseignante a donné un cours sur l'égalité des rapports entre l'homme et la femme. " Elle a évoqué le principe de laïcité et la limitation du port du voile dans l’espace public.
  23. Sandy C. Elle pleure en racontant qu'à son insu, des armes et de la drogue ont été cachés chez elle. C'est son compagnon qui à l'époque a proposé à Abbad de cacher les armes chez eux, sous la baignoire. Sandy C. dit avoir été menacée par le petit frère de l'accusé, Mustapha. Elle dit aussi que ce dernier l'a violée. "Après ça je suis partie une semaine, j'avais trop peur" dit-elle. Sandy C. indique que le viol a été mentionné aux enquêteurs de la SDAT, mais qu'il n'y a pas eu de suite. Sandy C. : 3 jours après, ils sont venus chercher les armes, ils ont mis de la drogue à la place. ils faisaient que ça, des navettes. Ils prenaient, ils venaient, ils repartaient". Elle indique n'avoir vu "que deux fois Abdelaziz Abbad. Sandy C. avait dit aux enquêteurs que le sac qui avait été dissimulé dans la salle de bain contenait une dizaine de petites armes. Elle avait également trouvé trois armes longues enroulées dans un tapis sous son lit. andy C. sur les armes cachées dans le sac sous la baignoire dans la salle de bain " Elles étaient pas mal. Elles étaient belles. Elles étaient pas anciennes." Avocat général : Vous dites qu'ils faisaient les navettes, et qu'ils échangeaient les sacs d'armes avec la coke. Vous connaissiez Mustapha et Abdelaziz - Aziz comme vous l'appelez- Abbad avant ? Sandy C. : non je les connaissais pas. Avocat général : vous vous souvenez à quelle période ce sac a été déposé à votre domicile ? Sandy C. : je sais plus.. au mois d'août je crois. Non à l'automne. Après j'ai été placée en foyer. Me Margaux Durand, avocate d'Abdelaziz Abbad : vous avez dit que ces armes étaient belles. En garde à vue, vous avez dit qu'elles avaient l'air anciennes, que c'étaient des vieux modèles. Sandy C. Je suis pas une spécialiste des armes, nouvelles, anciennes.
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