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January

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Tout ce qui a été posté par January

  1. Ton blabla n'est franchement pas mieux que le mien, t'es même pas engagé! Je suis française avec des valeurs bien françaises, et toi tu semble cracher là dessus. Que la France peut accueillir des étrangers, sous condition déjà qu'ils arrivent de façon légale, que leur situation soit vérifiable et vérifiée. Que l'intégration soit possible. Je suis fière que mon pays puisse accueillir des réfugiés. Mais tout ça doit être vérifié en amont et suivre une politique de délai justes mais fermes. Oui, je suis fière que la France, la mienne en tout cas, accueille des réfugiés, mais si bien sûr, il y a la façon de faire, pour le bien commun.
  2. Et vous à un moment donné il vous faudra admettre que la France n'établit pas de statistiques ethniques. Ca vous emm! ça hein ? Réjouissez-vous au contraire, vous seriez déçu. J'ai lu la synthèse entièrement ainsi que les éclairages complémentaires et les violences aux personnes. Et vous, vous avez lu quoi du rapport ? Ca ne sert à rien de stigmatiser "les étrangers", plus stupide ça n'existe pas. Au lieu de faire ça, interpeller votre gouvernement, depuis le bas de vos élus jusqu'en haut, demandez plus fermement à ce que TOUTES les personnes sur le territoire qui sont en irrégularité, ou délinquantes/criminelles condamnées, soient IMMEDIATEMENT reconduites à la frontière. Si ça déjà, c'était appliqué, hein ? Vous voyez bien que vos hurlements au racisme et au rejet à la lune ne servent à rien.
  3. Ce n'est clairement énoncé nulle part. Désinformation.
  4. Me Comte : La demande que je soumets est une demande portée par l'ensemble des parties civiles que je représente; Mme Verlhac, Mr Honoré, Mr Pelloux, depuis le début de ces débats, les parties civiles ont eu l'impression qu'une série de questions restaient dans l'ombre, que des lambeaux d'histoire ont été oubliés. Ces lambeaux d'histoire, si je prends les mots de Philippe Lançon, tournent autour de 2 questions centrales. Le 7 septembre, quand Christian D. (SDAT) a été interrogé, que savait-on des prémices des attentats et de la sécurité faite puis défaite des attentats de Charlie Hebdo. La question se pose sur les prémices de cet attentat. Il faut rappeler qu'à cette époque-là la France était déjà impliquée dans la coalition internationale qui luttait contre Daesch. Les prémices de l'attentat et les conditions de la protection levée de Charlie Hebdo amène mes clients à demander à votre juridiction de procéder à l'audition d'un politique. Celui qui me vient à l'esprit est le ministre de l'Intérieur, je veux parler de Cazeneuve. Il n'y a aucune polémique dans ce que je demande, l'intelligence des situations nécessitent que l'on gratte, que l'on comprenne. L'ancien ministre de l'Intérieur est devenu avocat et on peut le comprendre. Je vous demande monsieur le président d'ordonner la comparution de M. Cazeneuve afin qu'il soit entendu devant votre juridiction. Pour que l'on comprenne notamment les choses qui ont manqué en janvier 2015. Je n'ignore pas qu'une enquête parlementaire s'est déroulée sur ces questions. La vérité devant votre juridiction peut-être différente. Je vous demande d'ordonner cette comparution afin que tous ici puisse entendre, comprendre et mesurer. Régis de Jorna, président : Cela relève du pouvoir discrétionnaire du président. Me Szwarc, avocate de la partie civile s'associe à la demande de Me Comte . Me Barré : Mme Wolinski se pose beaucoup de questions et je m'associe à cette demande. AG : le parquet national antiterroriste avait une autre proposition à faire.On préférait plutôt vous proposer que les responsables opérationnels de l'époque soient entendus: un responsable de l'UCLAT, ('Unité de coordination de la lutte antiterroriste)un responsable du SDLP (Service de la protection, service de la Police nationale française) "et un responsable du renseignement de la Préfecture de Paris qui avait en charge la protection du bâtiment. Je pense que ces personnes auraient + de choses à apporter. Le président: Il sera répondu à cette demande. Me Comte : La proposition du parquet ne contredit pas notre demande. Me Saint-Palais: nous n'avons pas d'objection mais ces propositions doivent s'intégrer dans le planning de cette audience.
  5. Olivier M. capitaine de police "Christophe D. est devenu informateur du service. Il nous confirme le peu d'informations sur les activités de Claude Hermant. Il achetait des armes et les remilitarisait" Prsdt : Avec vous il parlait ? Nous on a eu l'impression ici que Christophe D. était sur une autre planète. Il nous a dit qu'il voulait balancer Claude Hermant, c'est à peu près tout. Pourtant, un informateur, ça parle, ça informe non. Témoin : A part une première information, Christophe D. nous a apporté rien du tout, ça partait dans tous les sens Me Antoine Comte : pourquoi en janvier 2015 vous radiez Christophe D. (informateur de la police) ? Témoin : entre l'inscription de et sa radiation, entre 12 et 15 rencontres ont eu lieu avec Christophe D. (informateur). Fin 2014 nous n'avons presque plus de contact avec lui. Il est radié en janvier 2015 par le plus pur des hasards. Me Simeray, avocat de Saïd Makhlouf: Dès le 16 janvier vous savez que les armes de Coulibaly sont passées entre les mains de Claude Hermant et le 20 janvier on l'interpelle dans le cadre de la procédure lilloise, c'est extraordinaire ! Témoin : De part les interceptions téléphoniques, les surveillances physiques on n'a rien.. ce qui va accélérer l'interpellation de Claude Hermant c'est l'interception par les douanes le 19 janvier d'une livraison d'armes au domicile d'Aurore J. (femme d' Hermant,dès le lendemain, il est interpellé dans le dossier lillois.
  6. Christophe D. (a été condamné à 4 ans de prison pour trafic d'armes dans la même affaire que Claude Hermant.) Témoin : Claude Hermant, je travaillais avec lui en discothèque et on se voyait à l'extérieur, comme tout le monde. Le président : comment les armes sont arrivées à Coulibaly, c'est que que nous voulons savoir... Christophe D. : Ca fait longtemps.. Le président : Oui mais vu les répercussions que ça a eu, ça n'est pas des choses que l'on oublie quand même non ? Christophe D. se décrit comme une "sorte de rabatteur" pour trouver des gens qui cherchaient des armes. "Au début on était en bons termes avec Claude Hermant..." Le président : Samir Ladjali ça vous dit quelque chose ? Christophe D. : oui la police m'en a parlé Le président: vous l'avez rencontré ? Christophe D. : non Le président : Tof ça vous dit rien du tout ? C'est pas vous ? La police vous a demandé si c'était vous et vous avez dit que les gens pouvaient vous appeler "cricri" ou "totof", ou "tof" Christophe D. : non Le président: "Mohamed Fares, vous connaissez? " Christophe D. : Non Christophe D. répond "non" ou "je sais pas" presque à toutes les questions. Le président : mais finalement, vous savez quoi ? On comprend dans les échanges qui suivent que Christophe D. est un rabatteur, il cherche des acheteur d'armes. Me Barré à l'attaque : il a reconnu Samid Ladjali sur photo. Il dit que non. Pourtant c'est écrit dans le PV. Me Barré : Monsieur vous l'avez signé ce procès verbal ! Si je l'ai signé c'est que je sais pas bien lire. Me Cechman : sur photo vous avez reconnu Abdelaziz Abbad. Vous avez dit : je l'ai déjà vu mais je ne sais plus où" Abdelaziz Abbad se lève, le témoin le reconnait. Mais le témoin dit ne reconnaître personne dans le box. AG : Vous avez dit plusieurs fois que vous aviez l'habitude de faire l'idiot pour ne pas répondre à la police. Est ce que c'est ce que vous faites en ce moment ? Vous ne vous souvenez de rien, même pas de votre surnom... Christophe D. : Moi j'ai jamais participé à une vente de Hermant. A toutes les question "je sais pas je sais pas"..... AG : saviez-vous si beaucoup d'armes ont été vendues à Samir Ladjali ? Christophe D.: D'après ce qu'on m'a dit oui (beaucoup) AG : Vous avez été désigné en procédure comment étant celui qui avait transmis un semi-automatique T33 Tokarev à Mohamed Fares. T33 qui finira dans les mains de Coulibaly. Christophe D. : J'ai jamais eu de T33 Les avocats le pousse dans ses retranchements, lui demandent s'il reconnaît quelqu'un. Non, il ne reconnaît personne..
  7. Me Saint-Palais: Nous avons entendu 2 gendarmes, agents traitants de Claude Hermant. Ils disent qu'Hermant avait une société qui avait pignon sur net et qui vendait des armes démilitarisées. Philippe P : J'ai appris très tardivement que les armes de Hermant se retrouvent dans les mains de Coulibaly. Je l'apprends par la presse. Quand Christophe D. me donne les informations sur le trafic d'armes d'Hermant, je ne sais pas qu'elles vont servir à ces attentats. Ce que je sais c'est qu'une arme ça sert à tuer. Me Saint-Palais : Le 4 avril 2015, Christophe D. vous téléphone dans les cadres des relations d'empathie avec lui. Vous lui dites: 'apparemment, je sais pas à qui il les a vendus.' et lui vous répond : j'ai vu passer ces armes là, et il vous parle d'une 'grenade donnée à un barbu'. Avez-vous communiqué ces informations à la juge? Philippe P : non. L'avocat de Said Maklhouf : Quand vous êtes entendu le 22 janvier 2015, vous parlez de Monsieur Hermant mais vous ne dites à aucun moment que Christophe D. vous a dit que Hermant importait des armes et les remilitarisait. Philippe P : C'est pas curieux, c'est clair. Je n'ai pas pour habitude d'évoquer l'origine de cette information alors que Claude Hermant est en garde à vue. Les magistrats sont au courant. Je ne l'ai pas précisé dans le procès-verbal.
  8. Philippe P. ancien patron du SDIG (Service départemental de l'information générale, ex-Renseignements généraux). "J'ai eu des relations avec Claude Hermant. et Christophe D. Je faisais des recherches dans les milieux de l'extrême-droite, dans les salons de tatouage par exemple, avec un effectif très réduit. Claude Hermant n'a jamais été un indicateur ou un informateur de mes services. je n'ai jamais abordé la vente d'armes avec Claude Hermant. J'ai été entendu en janvier 2015 après les drames de 2015 quand Claude Hermant est en garde à vue. Assesseur : Claude Hermant s'est présenté ce matin comme un homme de gauche... Philippe P. : Homme de gauche.. C'est un type intelligent, manipulateur. Homme de gauche, je ne sais pas très bien comment Claude Hermant qualifie la gauche. Pour moi évidemment Claude Hermant est quelqu'un d'extrême-droite la plus revendicative, la plus identitaire. Me Metzker demande au témoin, Philippe P. ancien patron des RG à Lille, s'il peut décrire La maison flamande, bar du nord. Philippe P : Se regroupait là-bas des jeunes un peu perdus, des suprématistes blancs. On pourrait qualifier ses clients de néonazis si on sait ce qu'est le nazisme. Quand j'entends qu'Hermant se qualifie d'homme de gauche... Me Metzker : Les fonctions de Mr Hermant au FN au service d'ordre? Philippe P : Je n'ai pas de contact avec le service d'ordre du FN concernant Mr Hermant. L'avocat général demande au témoin ce qu'il veut dire quand il dit que Claude Hermant était un "manipulateur" Philippe P. : Manipulateur, c'était sa façon de se présenter, un peu body builder, Terminator, baroudeur. Claude Hermant ne m'a jamais impressionné, il est venu prendre le café chez moi, il m'a un peu effrayé dans certains de ses propos parfois. Me Coutant-Peyre: Mr Hermant vous faisait des confidences ? Philippe P.: Monsieur Claude Hermant n'est pas un homme de confidence, c'est un homme d'intérêt.
  9. Ce matin j'ai commencé ça :
  10. Joel A. visio derrière le rideau Il est lui aussi gendarme. Il est cité en qualité de témoin, comme les autres, à la demande de la défense. Témoin : concernant cette citation, je suis un peu surpris. Je ne connais ni dans le fond ni dans la forme la procédure qui est jugée actuellement. (...) Claude Hermant c'était une source enregistrée de mars 2013 à novembre 2014. Me Coutant-Peyre demande des précisions sur le service du gendarme. Joel A. indique qu'il travaille à la SR Lille, qu'il s'occupe de la grande délinquance, criminalité organisée. Claude Hermant était une source. Il était aussi un des agents traitants de Claude Hermant. Me Coutant-Peyre lui demande s'il leur a donné des informations. Joel A. : Claude Hermant nous a donné des informations qui nous ont permis de démanteler un trafic d'armes de collections, des armes destinées à des collectionneurs. Me Coutant-Peyre : le problème que nous avons aujourd'hui est que le seul trafiquant d'armes identifié c'est Monsieur Claude Hermant. Avez-vous entendu parlé de la société AFG (la société slovaque)? Le témoin acquiesce, précise que les armes étaient démilitarisées. Me Coutant-Peyre : Ceux qui sont dans le box ne sont pas du tout concernés par AFG (la société slovaque qui a livré des armes démilitarisées) . Ici on aimerait savoir comment les armes de Claude Hermant sont arrivées à Coulibaly.... Joel A, gendarme: La source mène sa vie. Si elle fait des infractions, elle en a les responsabilités.
  11. Reprise d'audience et problèmes techniques La visio hurle à fond : VOUS ETES LE SEUL CONNECTE A LA CONFERENCE Alors on attend bien quelqu'un en visio mais le monsieur à l'écran n'est pas le bon... Le témoin est derrière un rideau. Ok... Voilà, donc, audition de Laurent B. Gendarme Il confirme que Hermant a été informateur et il explique qu'il ne sait pas trop ce qu'il peut dire ou pas puisqu'il est contraint par le secret défense. Maître Coutant-Peyre tente bien deux ou trois question, mais chaque fois le témoins lui oppose le secret défense.. Me Coutant Peyre :"Si a chaque fois que je vous pose une question vous invoquer le confidentiel défense"... C'est quand même un dossier ou il y a eu des morts ! " Me Coutant-Peyre : Monsieur Claude Hermant indique que votre service a été informé des multiples achats d'armes qu'il a fait et que les livraisons étaient en plus annoncées avec une pierre rouge ou verte près d'un magasin de sport. Témoin : c'est faux madame. - Alors il a fait ses affaires de son côté ? Témoin : Oui, c'est ça. Je dépose sous serment et je dis que c'est faux. - Vous savez, les serments des uns et des autres... (ça rigole en salle) - Oui mais le mien c'est le mien. Le témoin gendarme évoque une pièce d'identité au nom de Nicolas Sarkozette. "Que voulez-vous que je fasse avec une pièce d'identité Nicolas Sarkozette, je pense qu"il s'agit d'un faux ! " (ça rigole plus fort) Le témoin est bien en visio mais caché derrière un rideau. Et c'est un potin innomable, le président : Mais qu'est ce qu'il se passe derrière ce rideau ? On entend beaucoup de bruit ! Bon. Je reprends sérieusement : "Nicolas Sarkozette" est le pseudonyme d'une personne qui commandait des armes en Slovaquie chez AFG Sécurity Corporation. Ces armes étaient démilitarisées.
  12. J'ai pensé à complètement l'inverse, L'été meurtrier - Sébastien Japrisot
  13. Interrogé par Me Metzker sur ses opinions politiques, Claude Hermant répond : Je vomis les extrêmes, qu’il soient religieux ou politiques. Je suis de gauche et patriote. Mon père était mineur, communiste. Mon père était coron. J'ai été élevé dans l'amour des mineur, des ouvriers. Le pouvoir en place me convient très bien. Sachez que la maison flamande a été créée à la demande des services, ça permettait de rassembler des néonazis. Me Metzker : Vous avez été membre du service d'ordre du front national Hermant explique avoir assuré la sécurité d'une personne et précise : Je n'épousais pas les idées du Front National, j'étais bénévole. Claude Hermant explique avoir géré "des dossiers " pour l'ex DGSE en Afrique. Me Coutant-Peyre : Et puis ? quoi d'autre ? Hermant: C'est confidentiel défense, je suis désolé. Hermant explique avoir été source humaine pour les services de renseignements depuis 1994. Selon lui, il se livrait au trafic d'armes en tant qu'infiltré pour les gendarmes et les douanes. "Je n'ai pas fait ce boulot parce que je suis un policier raté ou parce que je veux faire comme James Bond . Nous sommes des milliers en France comme ça". Coutant Peyre : Pensez-vous avoir eu un traitement privilégié par rapport aux accusés aujourd'hui ? Hermant: Non. Mon avocat a demandé à cor et à cri que je sois dans le dossier. Me Casubulo, avocat de partie civile : Reconnaissez vous une responsabilité dans ces actes odieux, ces attentats ? Hermant: J'ai une responsabilité morale oui, intentionnelle non. Je me bats depuis 5 ans pour démonter qu'il y a pu avoir autre chose. Il y a eu des manquements. Me Coutant-Peyre : Vous avez expliqué que ces livraisons d'armes, vous aviez demandé l'autorisation à la Direction générale de l'armement. Vous en avez traces de cela? Hermant : Non c'était très borderline, il y avait un flou juridique. C'est par ce biais là que des dizaines de milliers d'armes sont arrivées de Slovaquie. Mon agent traitant a reconnu que ce flou juridique était une faille. Il ont dit qu'il fallait vite prendre le contrôle et boucher le trou. Me Saint-Palais au témoin: Pouvez-vous me confirmer que monsieur Ladjali n'a pas été condamné pour avoir vendu des armes ? Hermant: Non Me Saint-Palais : Samir Ladjali n'est pas poursuivi ici pour avoir vendu des armes à quiconque, il n'a pas été condamné à Douai pour avoir vendu des armes à quiconque. J'ai le début, vous, j'ai la fin, Coulibaly. Mais il me manque l'intermédiaire. Mon client est poursuivi pour avoir transporté les armes alors je vous le demande: connaissez-vous Monsieur Ramdani? Claude Hermant s'approche du box, dit que le masque le gêne pour voir le visage de l'accusé. Amar Ramdani ôte son masque. Claude Hermant répond :" Non je ne connais pas monsieur Ramdani". Claude Hermant répondant à une question de Me Pugliesi, autre avocate d'Amar ramdani: " Des armes illicites, j'en ai eu dans les mains par dizaines. Je ne prends pas toujours la précaution de mettre des gants". Me Puglies : J'ai lu à plusieurs reprises que vous indiquiez qu'il y aurait un trafic d'armes sur Charleroi. Dans le dossier j'ai vu Bruxelles Anvers. Vous confirmez que c'était des plaques tournantes pour les armes ? Hermant : Ca madame c'est connu depuis 30 ans. Si vous voulez des armes vous allez à Charleroi ou à Anvers, qui est en plein développement, si vous voulez des putes vous allez à Bruxelles... Me Chevais, avocat de la défense: Vous vendiez des armes, vendiez-vous aussi des munitions? Hermant : Non. Dans le cadre des infiltrations, c 'est déjà borderline déjà c'était vraiment pousser la chose. Me Chevais: Samir Ladjali était il selon vous un protégé ? Hermant : Quand j'ai vu comment il a été sorti du dossier... On se demande s'il y a pas des interêts quelconques, ou une protection. Me Chevais : Quels sont vos liens avec la police depuis votre sortie de prison ? Hermant : Je ne veux plus d'emmerdes je ne les fréquente plus. Ils ont essayé (la police) de me voir pour finaliser des dossiers à ma sortie de prison. Ils ont tenté de reprendre contact. j'ai dit non, j'ai pris ma retraite. le monde du renseignement est pour moi c'est terminé, mort, enterré. L'avocate des deux Belges dans le box (Metin Karasular et Michel Catino) demande au témoin s'il les connait. Les deux accusés se lèvent. Hermant les regarde et répond : Non je ne les connais pas L'avocate : je respire. Me Akorri, avocate de la défense : connaissez vous cet homme (Mohamed Fares dans le box) Hermant : Non nullement madame. Me Akorri : Le nom Mohamed Fares ca vous dit quelque chose ? Hermant : non je sais un temps qu'on était à Melun ensemble mais on ne s'est jamais croisé. l'administration a fait en sorte que l'on ne se croise pas. L'avocat de Said Makhlouf demande : Vous connaissez cet homme ? (il montre Said Makhlouf) Hermant : Non je ne connais personne dans le box L'avocat de Said Makhlouf : le nom Said Makhlouf ? Claude Hermant : Non. Me Ceynik : vous êtes un spécialiste des armes. Vous avez fait référence à la Kalachnikov de Coulibaly dans la vidéo. Vous avez dit qu'elle était courte. Vous avez dit avoir posé la question à Samir Ladjali. Hermant : J'ai posé la question à Samir Ladjali de savoir si c'est lui qui avait fourni cette Kalachnikov ou non. Me Akorri fait remarquer que le témoin n'a pas déposé spontanément, librement, que c'est le président qui lui a posé des questions directement. "C'est contraire au code de procédure pénale", insiste l'avocate citant l'article 341. Claude Hermant qui n'a donc pas été entendu librement , qui n'a pas déposé spontanément commente : "J'ai eu l'impression de revivre l'instruction lilloise".
  14. Le président interroge le témoin sur son activité actuelle. Hermant : je continue la vente de duvets, de gamelles... J'ai arrêté les ventes d'armes neutralisés et de tirs à blanc. Prsdt - vous ne vendez plus que des duvets... Hermant : oui à la rigueur quelque couteaux... Prsdt : on peut tuer avec des couteaux. Amedy Coulibaly avait des couteaux. Ca n'était pas des Opinel ou pour couper du saucisson. Hermant évoque les dépressifs qui vont chez Decathlon acheter un fusil de chasse et qui après tue leur femme avec. Il veut montrer qu'on ne peut pas accuser Decathlon qui n'y est pour rien. "On va pas reprocher à Decathlon de vendre des armes. Sinon, c'est un million et demi de chasseurs et de tireurs, à ce moment-là on est tous des tueurs de terroristes. Il fallait trouver des coupables et des fusibles, il y en a un devant vous. Ali Riza Polat se lève dans le box : T'es un ouf toi ! T'es un fou il y a des victimes là. Tu dis pas ça ! Le président demande à Ali Riza Polat de se calmer. Ali Riza Polat agacé : Il vient faire son cinéma ici mon frère ! Le président évoque la condamnation de Hermant, première instance, appel. Hermant fait remarquer que sa condamnation en appel a été alourdie parce-qu'il était proche de la sortie. Me Cechman : Vous nous avez expliqué que vous vendiez des armes à des chasseurs. Vous pouvez expliquer quel gibier chasse-t-on au 9mm et au 7.62. ? Hermant: aucun Me Cechman : Pourquoi n'avoir jamais dissous votre société ? Hermant : Mon épouse a maintenu ces rentrées d'argent. Quand j'étais en prison.. - Vous êtes sorti de prison maintenant Hermant: Ma société est en veille et en vente - Ha on ne l'a pas entendu ça à l'audience. Hermant : Il reste 6000 euros de stocks, il faut trouver quelqu'un qui rachètera la totalité.
  15. Claude Hermant indique qu'il a toujours eu des armes démilitarisées. Il précise que c'est Samir Ladjali qui a remilitarisées. Hermant : les huit armes sont passées par notre société mais nous ne les avons pas remilitarisées. Nous avons eu un an de surveillance par quatre services différents. Soit je suis très très bon, soit ils sont très très cons ! Bornages, balisages, filatures, surveillances devant nos commerces. 14 mois de surveillance pour néant. Je n'ai pas été dans le local remilitariser les armes. Quand je repère l'arme à côté de Coulibaly, c'est quelque chose qui fait pas plus de 45 cm, (...) Quand j'ai vu le modèle spécifique de Kalachnikov, là j'ai posé la question à Samir Ladjali. Quand je vois cette vidéo posthume de Coulibaly je remarque le gilet de Coulibaly, c'est un gilet a été pris dans un cambriolage, il y a eu dépôt de plainte, nous savons qui a fait ce vol. Les armes j'en fais ce que je veux, quand je veux, où je veux. Qui serait assez bête pour laisser des numéros de série sur des armes ? Il y a eu un dérapage, voilà où on en est. Pour moi c'était facile d'effacer ce numéros, alors pourquoi je ne l'ai pas fait ? Le président : vous ne vous êtes pas présenté spontanément le 9 janvier 2015 quand la photo de Coulibaly a été diffusée ? Claude Hermant s'est présenté en avril 2017 après un appel de la police. Hermant : J'ai retiré de la rue des tonnes de milliers d'armes, des tonnes de munitions. C'est écrit dans le dossier. Le président : Prsdt : Malheureusement pas les huit qui ont fini entre les mains d'Amedy Coulibaly... Claude Hermant dit avoir eu qu'une seule rémunération sur les armes de 2000 euros. Le président relève qu'il a fait aussi des bénéfices en achetant des armes à un certain prix et en les vendant à un autre prix. Hermant : j'ai payé des taxes, des impôts ! Hermant, ancien indicateur des douanes et des gendarmes, précise à la cour qu’il faisait remonter des infos aux militaires pour faire arrêter des criminels. Président: Et quand ça rate, ça fait 17 morts !! Votre activité délinquante ne date pas de Coulibaly, elle remonte bien avant. Décembre 2013. [...] On peut tuer en étant terroriste, on peut tuer en étant braqueur aussi. Une arme ne tue pas que dans le cadre terroriste. On est d'accord ? Hermant : On est d'accord. Le président lit une déposition dans laquelle est indiqué que Samir Ladjali voulait des armes pour des braquages. Hermant : Sortez moi mes avoirs criminels s'il vous plaît ! Prsdt : Pardon ?? Hermant : Ils sont à zéro ! Prsdt : vous dites que c'est Samir Ladjali qui remilirarisait les armes ? Hermant : Je ne sais pas Prsdt : en tout cas c'est pas vous ? Hermant : Non Prsdt : Vous vous décrivez comme survivaliste. c'est quoi ? Hermant : Un survivaliste c'est pas un débile comme disent certains. un survivaliste c'est quelqu'un qui prend les précautions nécessaires pour éviter les dangers. Un pompier est un survivaliste, un policier est un survivaliste. Un survivaliste c'est pas un branque qui attend dans son jardin que le calendrier maya s'arrête. Prsdt : Alors.. ce qu'on trouve en perquisition quand même. Accessoires de police notamment, brassard.. Claude Hermant : Oui mais on trouve tout ça sur Internet. Je suis collectionneur d'écussons, d'insignes et d'uniformes. Prsdt : 470 armes sont passées entre vos mains. c'est une vérité judiciaire. Hermant : Non c'est une vérité belge. Je peux pas vous laisser dire ça. Faut que je m'insurge. Je peux pas laisser faire. il y a trop de souffrance dans cette salle. Lille a merdé, les services ont merdé. Il devrait peut-être y avoir d'autres coupables dans ce box mais ce n'est pas moi. (on a bien compris que toute la stratégie de la défense repose sur la responsabilité de l'état)
  16. Prsdt : Ca vous fait quoi d'être devant cette cour d'assises en sachant que vous avez eu entre les mains des armes des armes qui ont servi à tuer? Hermant : Il n'y a pas une nuit sans que j'y pense. C'est un énorme loupé. Je suis toujours gérant de la société Seth outdoor. Comment on peut m'expliquer que je suis trafiquant d'armes et que j'ai toujours mes sociétés ?? Il y avait possibilité d'arrêter ces attentats, par moi et monsieur Christophe D. Ces armes étaient tracées. Prsdt : Pourquoi vendez-vous des armes ? Hermant : je vends pas que des armes, je vends des duvets, des gamelles. Prsdt : Vous êtes conscient qu'avec ces armes là on peut tuer ? Hermant : Je réponds à la demande de milliers de chasseurs, de tireurs. Quel est le but final d'une arme ? Hermant : Le but final d'une arme ça dépend de son possesseur et de celui qui va s'en servir. Prsdt : et de terroristes aussi. Les fusils d'assaut en général, les chasseurs il y en a assez peu qui s'en servent. Un fusil d'assaut ça peut atterrir dans les mains d'Amedy Coulibaly. Rappel : Connu comme une figure de l'extrême-droite dans la région du Nord: Claude Hermant, ancien indicateur des douanes et des gendarmes est à la barre. Il est interrogé sur les armes qui ont fini dans les mains de Coulibaly et qui sont passées par ses mains. Il explique qu'à l'époque il y avait un grand flou juridique sur les armes. Un grand nombre de personne ont profité de ce flou juridique pour commander des armes.
  17. Claude Hermant est arrivé. Prsdt : Ca ne vous gêne pas d'arriver en retard ? C'est à la cour d'assises de vous attendre ?! Vous arrivez avec 1h15 de retard. Claude Hermant : Je présente mes excuses à l'assemblée et à la cour. Je suis parti à 5h30. Il y avait des bouchons.. Prsdt : Il est 10h45 à quelle heure étiez-vous convoqué ? Claude Hermant : 9h30.
  18. 1er octobre Il est prévu l'audition de 14 personnes aujourd'hui, notamment Hermant, mais beaucoup manquent à l'appel. Me Witt en début d'audience se plaint de la hauteur des micros. Ceux de la cour sont ok, les leurs (défense), non. Cela engendre des problèmes de sons, de compréhension. Elle demande à ce que soit résolution ce souci afin de ne pas en arriver à une violation des droits de la défense. Le président explique que Patrick Halluent, témoin, n'est pas présent aujourd'hui pour son audition. Ce ressortissant belge a servi d'intermédiaire. Il commandait des armes slovaques démilitarisées et les revendait à Claude Hermant (qui lui les remilitarisait). Il n'est pas là à cause du Covid et des restrictions en Belgique. Il a déclaré dans un mail à la cour : "Si je venais à me déplacer dans une zone rouge et que j'étais contaminé, ce serait à ma charge. Etant une personne à risque avec des risques de comorbidité, je ne viendrai pas témoigner à la cour d'assises de Paris". (Lorsque les témoins sont à l'étranger la cour n'a aucun moyen de les forcer à venir..) Donc la question est : on lit sa déposition simplement, ou .. on le fait venir - impossible - on le fait en visio ? Me Chechman fait une sortie : "Pour un trafiquant d'armes s'enquérir de la morbidité de ses concitoyens je trouve ça drôle je vous demande de ne pas passer outre ! Ce témoin sera entendu en visio. Prsdt : Claude Hermant est en voiture, dans les bouchons, à 10 kilomètres de Paris. Il a indiqué qu'il ne pouvait être là à l'heure. La cour va devoir attendre. Et du coup, suspension d'audience..
  19. Oups j'me suis endormie... Indice n°2 : Virée en couple
  20. C'était ça, j'avais compris le truc au début p! de mauvais auteurs. L'autre elle te balade en te faisant faire un rond et un autre rond et finalement, PAF ! (et y a pas du tout de surprise) c'était ce qui n'était même pas planqué au départ comme scénario puisque t'as pu l'imaginer à la cinquantième page ! Restons calme... Oui parce-que jeter un bouquin contre le mur ça va, mais pas la kindle.....
  21. Me Clémence Witt, l'avocate de Christophe Raumel, s'adresse maintenant à l'enquêteur : "quelle est l'ambiance au cours des premières gardes à vue à la SDAT ? L'enquêteur : l'ambiance elle est très tendue. Même pour nous, ça fait une semaine qu'on travaille là-dessus. Me Witt rappelle que Christophe Raumel n'a pas demandé d'avocat au début de sa garde à vue. Il a aussi pleuré face aux enquêteurs. Elle rappelle aussi que son client n'avait qu'un seul téléphone au nom de sa mère qui payait les factures. "Le 19 janvier 2015, Christophe Raumel va détailler tous les achats effectués avec Willy Prevost pour Amedy Coulibaly. Il donne ça avant ou après que vous lui présentiez la vidéosurveillance ?" L'enquêteur : il me semble que c'est avant. Me Clémence Witt : Au total, peut-on dire que le 19 janvier 2015, à l'issue de sa garde à vue, l'intégralité des faits commis par Christophe Raumel sont établis ? L'enquêteur : oui c'était le cas Me Witt : on savait donc déjà ce qu'a fait mon client. Savez-vous combien de détention a fait mon client ? 39 mois de détention provisoire et huit mois sous surveillance électronique. Christophe Raumel comparait libre. Il encourt 10 ans d’emprisonnement pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes de droit commun, sans caractère terroriste. Il lui est reproché avec Willy Prevost d'avoir participé à l'acquisition d'un véhicule Renault Mégane, à l'achat de trois gilets tactiques, de deux couteaux, de deux gazeuses lacrymogènes et d'un taser, en stockant ce matériel à son domicile, en faisant enlever le tracker d'une moto Suzuki dans un garage, en sachant que ce matériel et ces véhicules étaient mis à disposition d'Amedy Coulibaly et destinés à commettre des crimes. L'audience se termine avec Me Coutant-Peyre qui demande à l'enquêteur si l'ADN de Polat a été retrouvé sur la moto Suzuki ? La réponse est non.
  22. L'assesseur : Vous avez rappelé que Prevost avait fait état au cours de sa garde à vue du fait qu'il était menacé et qu'il avait été frappé par Amedy Coulibaly. Ceci a été livré à la toute fin de sa garde à vue,à la fin de sa 10e et dernière audition. A ce moment l'enquêteur vient de lui demander s'il a quelque chose à ajouter. On se demande pourquoi il n'a pas parlé de ces menaces et ces coups avant. Me Cechman, rappelle que Willy Prevost ne s'est pas présenté spontanément à la police après les attentats. Elle estime que l'évocation en garde à vue des menaces et coups notamment est peut-être arrivée au bon moment. L'avocate générale précise que quand Willy Prevost et Christophe Raumel font les achats dans la boutique de Montrouge, ils prennent des précautions. Ainsi, le 30 décembre 2014, alors que des policiers se trouvaient dans le magasin d'équipements militaires d'USCM Montrouge, les deux hommes ont renoncé à y rentrer. Ils ont attendu que les policiers partent pour pénétrer dans le magasin et faire leurs achats pour Amedy Coulibaly. L'avocat de Said Makhlouf : Sait-on quand le taser acheté par Willy Prevost et Christophe Raumel a été remis à Amedy Coulibaly ? L'enquêteur : c'est imprécis, tous les achats effectués par Willy Prevost et Christophe Raumel - taser, gilet tactique, gazeuses, couteau - auraient été remis à Amedy Coulibaly le 4 ou le 5 janvier 2015. Me Levy, avocat de Willy Prevost : Monsieur Prevost n'a jamais envoyé d'argent à Amedy Coulibaly quand il était en prison. (...) Mr Prevost indique qu'il a été frappé en 2009-2010 par Amedy Coulibaly à l'aide d'une date de base-ball. Il a été établi qu'il a été victime d'une agression à la barre métallique. Vous avez dit que monsieur Coulibaly pouvait être violent ou inquiétant. Ca ne vous semble pas des euphémismes ? L'avocat lit un extrait du compte-rendu médical de Willy Prevost: fractures aux poignets, dans la région occipitale.. Peut-on avoir une relation amicale avec une personne qui vous a fait ça? Dans quel état d'esprit on se retrouverait à ce moment là? L'enquêteur : Christophe Raumel a dit qu'ils avaient une relation amicale... Me Levy : Concernant la garde à vue, sur la question de l'islam et du rapport de Mr Prevost à la religion : On lit dans le réquisitoire définitif qu'il a une vision rigoriste de l'islam. Cela se base exclusivement sur la remarque qu'a faite Willy Prevost à la femme du vendeur de la Scenic quand ils l'ont achetée. Elle était alors en petite tenue (en short). Willy Prevost a contesté être musulman et a contesté les déclarations de la vendeuse de la voiture. Me Levy : Je voudrais venir à un moment un peu ... difficile à savoir : l'identification d'Ali Riza Polat par Mr Prevost. On a un PV de la SDAT du 21 janvier 2015. A la fin de sa garde à vue, Monsieur Prevost aurait décrit Mr Polat comme quelqu'un de corpulent, d'origine turque ou kurde demeurant avenue () Il a suffi aux enquêteurs d'aller sur les pages blanches pour le retrouver. La juge d'instruction a dit à Willy Prevost qu'il avait fait le choix, de parler, d'aider à la manifestation de la vérité. Confirmez-vous que Willy Prevost à l'issue de sa garde à vue vous a donné des éléments qui ont aidé à la manifestation de la vérité? L'enquêteur : C'est certain.
  23. Christophe Raumel est converti depuis 2009 et pratique dit-il une religion modérée. Il dit être contre toute action violente. Pour Willy Prévost, la situation n'est pas aussi claire. Il a nié être converti alors que des éléments laissent à penser qu'il est converti depuis 2013. Le président : Vous dites que Willy Prevost va rendre des services à Coulibaly, l'achat du gilet tactique, le couteau, le taser.. Vous avez parlé de colis livrés chez sa soeur vers septembre 2014. La livraison est où? L'enquêteur : A Nantes, chez la soeur de Willy Prevost. La consigne était de ne pas les ouvrir et de les rapporter dès que possible. Finalement elle va les ouvrir. Il y a trois colis. Il y avait une paire de jumelles et un sac de couchage notamment. La soeur de Prevost ramènera les colis en région parisienne. Le 6 décembre, une commande de couvertures de survie est faite depuis Paris et livrée trois jours plus tard. Willy Prevost ne dit pas que c'est lui qui passe les commande et ne dit pas que c'est pour Coulibaly. Il dit juste à sa soeur de réceptionner les colis. Il passe les commandes pour Coulibaly de son plein gré. Willy Prevost fournit aussi une voiture, soi-disant pour Boumedienne, il est aussi l'interlocuteur du vendeur de la renault retrouvée près de l'hyper cacher. On reparle brièvement de Polat qui a un surnom "fils de pute de Bombardier" parce-qu'il roulait à fond sur un trajet, accompagné de Prevost et Raumel. Polat réagit : "n'importe quoi !". Il y a dix interrogatoires de Willy Prevost. Des comportements sont notés sur certains PV parfois quand les enquêteurs le souhaitent. Ces mentions figurent à de nombreuses reprises sur les PV de Prévost et est noté qu'il pleure plusieurs fois au cours des auditions. A la 2e audition WIlly Prevost dit: "qu'il ne veut pas parler, qu'il n'est pas un terroriste". Est noté également qu'il s'énerve, qu'il jette sa chaise en disant que ce n'est pas un terroriste. L'assesseur : A la 6e audition est noté aussi qu'il se met à pleurer. Qu'avez-vous compris de ces manifestations ? L'enquêteur: Ce qui le fait pleurer je pense c'est la gravité des faits,le fait qu'il soit impliqué par sa proximité avec Coulibaly.
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