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Tout ce qui a été posté par January
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C'est la loi (et pour une fois qu'on la respecte, alleluia !) . A 14 ans un mineur est pénalement responsable. Mis en examen pour complicité d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Perso ça ne me pose pas de problème, ils sont sous contrôle judiciaire, l'instruction se poursuit.. Hermant : Le même chef d'accusation, sauf qu'il a... fourni les armes à Coulibaly. La peine ? 8 ans.
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Demain les chats - Bernard Werber
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Martinez: Je suis pas impliqué, ma sueur elle était bénie, je voulais pas être mêlé à un trafic d'armes, c'est dur de reconnaitre ses torts. Il faut que ce soit clair. Je voulais fonder une famille, quand je suis en garde à vue, ma petite fille elle a 4 mois. C'est tout ça qui fait que je cherche à minimiser. vraiment jusqu'à l'année dernière, dans ma tête je suis pas impliqué. Je veux pas que vous jugiez le mauvais homme. Je veux être jugé sur ce que j'ai fait et pas sur ce que j'ai pas fait. C'est pour ça que je veux que ce soit clair. 1er assesseur : on vous retrouve bien souvent sur ces histoires d'armes, vous apparaissez presque autant que lui, vous êtes même le 1er chez Karasular Martinez: C'est une prise de contact, mais c'est vrai que j'apparais souvent avec.. j'ai jamais transporté des armes de la Belgique à la France, ça c'est certain. Y'avait aussi le trafic d'héroïne, il y avait aussi cette compensation avec le trafic d'héroïne. Quand on va chez Catino, on sait qu'il garde de la drogue. Il nous montre les armes. J'ai dit à Abbad : "t'es sérieux là ?". on les a pas prises. Le 1er assesseur évoque les livres sur la religion trouvés chez l'accusé Miguel Martinez: Y'avait pas que ça, je tiens à le dire parce que.. 1er assesseur : c'est comme les trains qui arrivent en retard, on ne parle jamais des trains qui arrivent à l'heure. On va parler maintenant de la religion Martinez: ha enfin, moi ça me tient à coeur, ça fait 4 ans qu'on entend des choses sans les prouver. je comprends qu'un mec comme moi puisse attirer l'oeil, je fais 2 mètres, j'ai la gueule que j'ai... parce qu'on appelle ça une gueule, j'ai un une grande barbe. Et donc je suis pas stupide, je sais que je peux interpeller les services de renseignements, tous les voyants s'allument, je coche toutes les cases, j'ai la gueule du client. Même mon beau-père a douté (sur sa radicalisation) alors qu'il me connait depuis que je suis petit il m'a dit : 'j'ai l'impression que tu nous dis pas tout'. Ca m'a blessé qu'il puisse penser ça de moi. J'ai été parler avec mon oncle et ma tante, je sais que mon beau-père avait parlé avec lui, je leur ai expliqué. Je lui ai dit 'je t'ai pas caché que j'ai été à la Mecque'. Je fais 135 kilos à l'époque, tu crois que je vais aller faire des galipettes avec Al-Qaïda ? Le 1er assesseur: moi en ce qui me concerne, je n'ai plus de questions à vous poser. Martinez : Vous avez parlé du rapport du QER (quartiers d'évaluation de la radicalisation), ce serait peut-être bien de développer un petit peu dessus. Enfin, je veux pas vous dire ce que vous avez à faire...mon rôle c'était de récupérer le sac et de le mettre dans le camion. Une magistrate : Pourquoi c'est pas M. Abbad qui fait ça ? - M.Abbad n'était pas là déjà, il habitait pas là et je pense que la clientèle qu'il pouvait trouver c'était chez nous. Me Maktouf : qui vous a conseillé ces livres (sur l'islam radical notamment le récit du repentir de l'imam Mâlik ibn Dînâr ) ? Martinez : le livre du repentir on me l'a prêté. Me Maktouf : je sais que ce livre appelle au jihad contre les mécréants Martinez : si on ne recontextualise pas les textes, on comprend rien. Me Maktouf : qui vous a conseillé la lecture et le choix de ces livres ? Martinez : je vous rassure, c'est pas Coulibaly, faut être clair ! C'est quelqu'un de chez moi, un musulman de mon quartier, je pense pas qu'il soit salafiste non plus.. Avocat partie civile: à quel moment êtes vous associé à M. Abbad, et à quel moment vous lui rendez service ? Martinez: on était associé dans le garage. Moi je voulais pas d'armes. Je priais 5 fois par jour et je prie encore 5 fois par jour j'ai pas de problèmes avec ça. J'ai envie de changer de vie. Pour moi c'est une vie de merde, je veux pas élever des enfants comme ça, l'argent sale ne m'intéresse pas. je suis quelqu’un de reconnaissant, est-ce que c’est de la fidélité en amitié ? Je sais pas. Mais je rends service, je laisse pas un mec dans la merde, je suis comme ça. J'étais dans la merde il était là, Il était dans la merde j'étais là. Et là aujourd'hui, je suis là ici (dans le box).. Certes, j’ai fait un mauvais choix et je rendrai plus jamais 1 service comme ça à quelqu’un, mais à ce moment là, je me sens redevable. Il y l'histoire de la dette, il y a comme un devoir. un avocat de la partie civile l'interroge sur ses lectures sur l'islam. Martinez : je suis pas théologien, de mon point de vue, c'est une affaire de compréhension, de lecture. Les gens ne recontextualisent pas les textes. Le basculement où est ce qu'il se fait j'ai pas de réponse. C'est que par l'idéologie qu'on pouvait les convaincre, j'ai vu des gens partir en vrille, en sucette, qu'on a rattrapé, que nous avons rattrapé par la théologie, l'épreuve religieuse. Il faut apporter des preuves et un autre lecture. quand on lit les textes de manière brute, quand on fait du littéralisme (sic) sans prendre en compte le contexte historique, on ne peut que se mettre dans l'erreur. Le mec qui a très peu d'expérience, il est impressionné, c'est ça qui crée le terreau, sans mauvais jeu de mot, fertile, dans le radical. Et pour moi porter une barbe et un khamis ça fait pas de moi quelqu'un de radical. L'avocate générale s'étonne que Martinez se souvienne de la visite de Saïd Kouachi alors qu'il ne serait venu qu'un fois dans son garage accompagné une fois Tarek B. pour chercher des pneus. Miguel Martinez explique pourquoi il se souvient de la tête de Saïd Kouachi, qu'il n'aurait vu qu'une fois: ce qui me marque , c'est la tête du mec, il a pas une tête banale, un rebeu avec le teint mat, des yeux clair et une grosse bouche, c'est pas commun. Martinez répondant à une question de l'avocate générale : j'ai pas toujours eu une vie propre, j'ai un passé, je m'en cache pas. (...) C'est par parce qu'un ami continue à dealer et que moi j'ai arrêté que je vais plus le voir pour autant. Avocate générale : On a l'impression que M. Abbad fait faire le sale boulot par les autres. Martinez : Non... Ouais ça peut être vu comme ça. Mais je pense pas qu'il soit manipulateur à ce point-là. Avocate générale : vous dites qu'Abbad, en cavale, est capable de donner 5000 euros à Karasular Martinez il les a donnés pour investir et faire de l'argent.. Miguel Martinez s'étonne qu'aucune question ne lui soit posée sur sa religion. (...) Martinez: Ca fait 4 ans que j'attends, ça fait 4 ans qu'on sous-entend que je suis radicalisé et on me pose pas de question ? Qu'est ce que c'est que ça !
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Le 1er assesseur : vous avez aujourd'hui des évolutions assez sensibles sur un certain nombre de points, c'est des sables mouvants, de dénégations répétées. Miguel Martinez : Je vais vous expliquer, je suis là pour en finir moi.. 1er assesseur lit le rapport QER (quartier d'évaluation de la radicalisation) "Miguel Martinez a une attitude très correcte, il est souriant. Il n'a pas reconnu l'implication terroriste, se disant uniquement vendeur d'armes, ne supportant pas l'étiquette de terroriste. Martinez énervé : a aucun moment j'ai dit avoir vendu des armes, je pense que c'est une appréciation. Ca peut être que la conversation de couloir. 1er assesseur : vous demandez aux enquêteurs de la SDAT si vous deviez craindre pour votre sécurité en mentionnant les hommes de la Belgique. Pourquoi ? Que craignez-vous ? - oui parce que je les connais pas plus que ça. Je me demandais si je devais avoir une quelconque inquiétude. Je suis mort d'inquiétude en vérité. 1er assesseur : au cours de la perquisition au garage on trouve au bas d'une armoire les policiers trouvent un fusil de chasse, crosse et canon sciés. - on me l'avait donné pour le nettoyer, on a des bombes qui décapent bien. Je rappelle qu'on est dans les Ardennes et qu'il y a énormément de chasseurs. Le 1er assesseur : y'a pas de rapport avec la chasse... (...) on trouve aussi des lunettes de visée Martinez : Ca se trouve dans n'importe quelle armurerie 1er assesseur : dans le bureau du garage, sur une veste noir, une sangle noir avec une pièce amovible (..), sur une étagère, une petite boite en plastique avec 14 balles 9 mm. Martinez : ca va avec le 357 qu'on a retrouvé chez moi 1er assesseur : vous avez parlé de Saïd Kouachi en 3ème et 4ème audition, vous confirmez qu'il est passé à votre garage pour des pneus avec un individu que vous supposez d'origine marocaine et qui était dans la religion, employant des termes en rapport avec l'Islam ? vous dites qu'il est possible qu'il soit venu avec quelqu'un que vous identifiez comme Tarek B. L'accusé confirme et ajoute "je faisais des prix défiant toute concurrence". Martinez pense avoir vu Saïd Kouachi une fois. Tarek B. deux fois. Témoin sur Saïd Kouachi : J'ai trouvé qu'il avait un visage assez marquant parce qu'il avait des yeux clairs et une bouche épatée (sic)". Martinez : Abbad venait jamais avec moi en Belgique. Il pouvait pas. Ilavait sa peine à faire en Belgique. Abbad est dans la merde, il a besoin de faire du business pour se renflouer. Je vais chez Karasular,y'a tout chez lui. C'est la Belgique quoi. Le 1er assesseur : mais la 2e fois Abbad vient avec vous. Il avait plus sa peine à faire en Belgique ? Martinez: ha je sais pas. Je me suis pas posé la question 1er assesseur : vous dites d'abord n'être allé qu'une seule fois avec Abbad en Belgique, à la fin vous direz 5-6 fois. (L'assesseur veut comprendre pourquoi l'accusé reconnait aujourd'hui le transport d'armes et le "service" rendu à Abdelaziz Abbad) Miguel Martinez: Franchement, dans cette affaire, je veux pas être mêlé. En garde à vue je le cache car c'est pas mon business, j'ai pas gagné un euro. J'ai rendu un service. Je sais que c'est répréhensible ce que j'ai fait pénalement. certes j’ai caché jusqu’à aujourd’hui mais vous pouvez comprendre, et puis je sais que c’est minime, par rapport à l’attentat. Je suis un barbu, faut appeler un chat un chat, j'avais la barbe, je me retrouve en garde à vue. Après tout ce que j'ai dit ce matin je vais décevoir tout le monde autour de moi, ma femme, mon petit-frère, mes oncles, tantes, toute ma famille. Ca parait ridicule mais faut se mettre à ma place 2 minutes ! Quand je suis arrivé dans le bureau de la juge d'instruction Nathalie Poux la première fois, elle m'a dit 'bah ça tombe bien j'avais encore pas de barbu dans ce dossier'. Mon avocate était là, elle pourra vous le dire. Miguel Martinez se perd dans ses explications : donc je sais pu où j'en étais. Si je coupe à chaque fois ça va être difficile... Ha oui, j'avais chopé la haine contre lui. Je suis dégoûté qu’il (Karasular) m’implique dedans, j’avais chopé la haine contre tous les gens du dossier" (..) tout le monde sait que j’ai pas touché 1 euro dans cette affaire et que c’était pas mon business ! Martinez indique avoir revu Metin Karasular après janvier 2015: "il est au bout de sa vie le mec, il était perdu. il est en charentaises (...) J'étais persuadé qu'il était pas mêlé. Le mec on lui a mis Coulibaly dans les pattes il savait plus quoi faire. Je suis barbu, musulman pratiquant mais je veux à tout prix prouver que je suis pas dedans. On me parle de mouvance radicale depuis le début. On peut pas me reprocher de Karasular en me disant que c'est un mec radical. Quand il (Karasular) parle ça fuse dans tous les sens. Je vous le rappelle, vraiment, moi dans cette affaire je suis en panique. Martinez: le sac je l'ai pas ouvert, j'ai entendu un bruit de ferrailles" 1er assesseur: Ce sac il n'y avait pas besoin de le porter pour savoir que c'était pas des stups. Un témoin a dit que rien qu'à le voir ce sac, il a compris que c'était pas des stups. Tout le temps de la garde à vue et de l'instruction, j'essaie de m'en sortir comme ça. Pour moi j'avais changé, j'étais plus dans la délinquance. On avait un garage avec des projets, on voulait faire quelque chose de bien.
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22 octobre Miguel Martinez M. le 1er assesseur, ça fait longtemps que j'aimerais pouvoir m'exprimer. Ce sera court. J'étais associé avec M. Abbad dans un garage. Ca s'est passé super bien au début (...) ensuite il y a eu l'histoire du meurtre de Charleville dans lequel M. Abbad a été impliqué, on a dû se séparer. Il s'est retrouvé dans une situation difficile. J'étais seul au garage, je commençais à gagner bien ma vie. Lui Abbad était en cavale, on a recommencé à faire du business. Il m'a demandé si je pouvais passer au garage de Karasular, je m'y suis présenté. Au début il était un peu réticent. Karasular m'a dit qu'il faisait du pneu. On en vient à parler du business illégal, du stupéfiant, d'armes. Je prends son numéro, je repars dans les Ardennes, je vois M. Abbad, je lui dis que pour moi Karasular est un beau parleur, je sais pas si on en tirera quelque chose. Puis avec Abbad on y a été ensemble. Ils se sont mis d'accord sur une histoire de came. Abbad lui a donné de l'argent. Quand on y retourné, Abbad voulait la marchandise il l'a pas. On allait faire à Paris faire des affaires. On récupère le numéro de Polat. Ils ont été en contact avec Abbad. Un transport devait être fait. Moi Abbad et Catino on s'est vus en Belgique. Catino devait aller à Paris. J'étais au courant de ce qu'il y avait dans le sac. J'ai pris le sac, puis je voulais pas de ça chez moi, je l'ai mis dans le camion de Abbad. Il m'a dit que c'était de la merde, il m'a demandé si c'était possible de trouver quelqu'un. Comme Abbad ne vivait pas dans les Ardennes, il ne pouvait pas s'en occuper. Il m'a demandé de chapeauté michel pour le transport. Le 24 ou 25 novembre il est parti à Paris il est revenu. J'ai trouvé quelqu'un. Une semaine après Abbad me dit qu'il a des clients; Je prends le camion je pars. On arrive dans le quartier d'Orzy, je me gare, je donne les clés à Abbad. J'étais énervé que ce soit moi qui ai emmené ça. C'est pas mes affaires. On m'a ramené dans mon quartier parce que j'avais laissé le camion. Voilà comment ça s'est fini pour moi avec les armes M.Catino nous a présenté un vieux fusil de chasse et une carabine bizarre. J'ai regardé Abbad je lui ai dit: "t'es sérieux là ??". On se comprend d'un regard. Il décide de pas les prendre. On repart en voiture, moi ça me plaisait pas. Ensuite, chez M. Catino, j'ai dit que j'étais pas là mais en fait j'étais là. Je pensais qu'Abbad allait à plusieurs reprises pour réclamer son dû. La came n'arrivait pas. Concernant les armes, voilà ce qu'il en est.
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La cité de la joie - Dominique Lapierre
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C'est pour que tout le monde puisse jouer, qu'on revienne à plus d'une dizaine de participants comme au début
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Oui les gens oublient vite, et là aussi on va probablement ne plus parler de ça d'ici une quinzaine. Regarde, qui s'intéresse aujourd'hui au procès Hyper Cacher/Charlie Hebdo ? C'est dans l'air du temps. Pour l'hommage pas de souci, ça plus la légion d'honneur, les palmes académiques, je ne sais pas s'il n'y a pas encore autre chose. Ca, oui ça me gêne ces distinctions en pagaille. Autre chose : je trouve réducteur (et peut être dangereux ?) d'élever en symbole de la liberté d'expression, du courage, de la laïcité ou je ne sais quoi d'autre Charlie, Beltrame, ce professeur, c'est réducteur, tous ces sujets ne peuvent être évoqués uniquement par ce prisme. Et puis... les autres victimes, on n'en parle plus depuis longtemps.
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Moi je rejoins @frunobulax sur le sujet, on enlève ces rayons des magasins et ensuite ? Des épiceries dédiées ? N'est-ce pas encore plus communautaire ?
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Exactement, il y a de quoi se demander pourquoi ensuite ces jeunes sont si désorientés. Quand on me parle de colonisation, d'Algérie et compagnie pour justifier la déshérence des jeunes, désolée mais j'avoue que ça me fait bien rigoler !! Ras le bol de ces postures victimaires, il faut cesser d'encourager ça. Elever toutes les victimes au rang de symbole, est-ce que c'est vraiment judicieux ?
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Le président (il parle du prochain témoin, absent): : Je sais pas où il habite, je sais pas où il est parti, on va pas l'attendre 30 ou 45 minutes. (..) On va faire un mandat d'amener, ça marche bien les mandats d'amener en général... Le président lit le PV d'un témoin, Stéphane S. Le 1er Assesseur : il reste le témoin Nabil Y. Il s'était présenté cet après-midi mais il est reparti. Me Apelbaum : on peut l'appeler peut-être... L'huissier a précisé que Nabil Y. s'était d'abord trompé de tribunal, qu'il est ensuite venu, qu'il s'est senti mal et qu'il est reparti. Il viendra donc normalement un autre jour. Me Apelbaum: C'est pas mieux de l'avoir aujourd'hui ? Le président : un mandat d'amener à 19h20, vous l'avez pas à 19h30, ça marche pas comme ça. Me Chevais s'approche du micro. Il rappelle qu'il y a une minute de silence en hommage à Samuel Paty, à 19h30. L'audience s'arrête là.
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Je crois que j'ai presque achevé ma transformation C'est dingue comme la viande ne me fait plus envie, j'en mange une fois par semaine, quand encore l'année dernière, c'était tous les jours Et l'expliquer ? Eh bien je ne peux pas, je ne sais pas trop comment j'en suis arrivée là..
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Une soeur d'Abdelaziz Abbad Abdelaziz c'est tout pour moi. c'est un modèle. Il m'a toujours montré le bon exemple. Il m'a poussée dans mes études, dit de bien travailler à l'école. Abdelaziz c'est une personne gentille, il a toujours été là dans les bons et les mauvais moment. C'est pour ça que je suis là. Abdelaziz, c'est comme mon père. Je suis restée 4 ans avec Marouan H.. Il m'a fait beaucoup de mal. Il m'a même défigurée, j'ai même une cicatrice. Marouan, derrière le sourire de ce petit ange, c'est une personne mauvaise. Marouan ce qu'il a dit c'est insensé, c'est incroyable, c'est comme une petite vengeance en plus pour moi. Abdelaziz c'est un bosseur, c'est quelqu'un qui n'a pas peu de ce salir les mains. Le trafic de stups je pense que c'était pour avoir un bonus. Le 1er assesseur parle de la "magie de l'audience". Il relit les PV de la soeur d'Abdelaziz, qui avait dit qu'elle pensait que "Marouan n'était pas quelqu'un de mauvais" notamment. Le 1er assesseur rappelle aussi qu'à l'époque, la soeur d'Abdelaziz Abbad avait dit aux enquêteurs avoir entendu parler du trafic de stupéfiants de son frère Abdelaziz mais n'avoir jamais rien vu, "même pas un soupçon de boulettes". L'avocat général : vous avez dit que Marouan H. vous utilisait pour les stups ? Pour quoi faire ? La soeur d'Abdelaziz Abbad : Oui il m'utilisait parce que j'avais la voiture, je payais l'essence... L'avocat général ne comprend pas pourquoi elle n'a pas raconté tout ça avant la soeur d'Abdelaziz Abbad : je n'avais pas l'esprit de vengeance L'avocat général : bah vous l'avez là !! Le témoin s'agace sur les déclarations d'un autre témoin : C'est un pur mensonge. C'est une imagination totalement débordante. L'avocat général : je crois que c'est pas le seul.
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Jean-Luc Ploye, expert psychologue On est sur des traits de personnalité sans lien avec les faits qui nous occupent" précise le président (l'expert a vu Abdelaziz Abbad en 2016, alors qu'il est incarcéré pour une autre affaire). Abdelaziz Abbad est assez intelligent, malgré une difficulté dans sa scolarité. Il a été hospitalisé après un accident domestique. Il peut réfléchir avant d'agir, c'est l'inverse un peu de la psychopathie. Il organise par rapport à ça. Abbad va plutôt structurer, organiser les choses. il n'y a pas de lâcher prise, il s'expose très peu, il va livrer des informations de façon extrêmement brève. Je lui ai fait passer trois tests, c'est pas du marc de café. Un test par rapport aux frustrations d'abord avec de la BD et un autre. Chez Abbad il peut y avoir de la manipulation mais à un moment donné ça lui échappe (...) il est plutôt du côté de la maîtrise, plutôt que de l'éxécution. Voilà un homme qui est tout à fait adapté à la réalité. Il n'est pas fou. Il voit le même monde que nous. Il n'est pas suicidaire. Abbad s'adapte à la situation quelle qu'elle soit. Il a fait un business des stupéfiants, il n'est pas toxicomane. J'ai exclu cela. Je vais plagier Jean-Paul Sartre, pour Abbad, l'enfer c'est les autres. Il se victimise. Il n'a absolument rien fait (mais s'il l'a vu dans une autre affaire ???) il se positionne comme un petit délinquant (...) Il va avoir des mots pour les victimes. son mécanisme c'est un peu 'je me protège tout en pensant comme vous'. Dans la famille (les frères Abbad) c'est un peu 'on est tous victime de notre succès', Abdelaziz Abbad revendique la délinquance dans un succès. Il ne me parle pas du tout de sa famille Mr Abbad, il ne faut pas toucher à sa famille. Il est issu d'une fratrie de 9 enfants, donc 5 frères qui ont également des difficultés avec la justice. Abdelaziz Abbad a fait un lapsus, sur l'affaire de Charleville pour laquelle je l'ai vu , il a dit: 'Mon père et moi on nie notre innocence dès le premier jour". L'avocat général : Abbad vous a-t-il semblé impressionnable? Jean-Luc Ploye : non. Il n'est ni influençable ni manipulable. Et impressionnable, je ne crois pas. Hicham H. (frère de Marouan H.) Je sais vraiment pas ce que je fais là en fait. Je connais pas les accusés, je peux rien vous apporter.. Le président : Vous connaissez même pas Monsieur Abbad ? Hicham H: Non Le président : Même son nom ? - non Le président rappelle à Hicham H. que son frère a été le petit ami de la soeur d'Abbad.. Hicham H: il y a eu du bordel devant chez mes parents à la séparation (entre Marouan H. et la soeur d'Abdelaziz Abbad) Le président : pourquoi il y a eu du bordel ? Hicham H. : je saurais pas vous dire pourquoi Le président : vous saviez qu'Abbad faisait dans les armes ? Hicham H.: non je savais pas du tout Le président: vous dites pourtant aux enquêteurs 'selon la rumeur les frères Abbad étaient en mesure à fournir des armes à qui souhaitait en acheter'... vous avez peur de témoigner ? Hicham H. : déjà il y a cette crainte et après il y a la rumeur, les on dit Le président : C'est quoi la crainte aujourd'hui ? Hicham H. témoin : D'être là - c'est pas la crainte plutôt qu'une fois reparti on vous dise "mais qu'est ce que tu as dit" au procès ? - non pas du tout. Le 1er assesseur : vous aviez livré une autre anecdote, vous avez dit avoir croisé un des frères Abbad dans une boîte de nuit. Vous dites qu'il avait fait des réprimandes à votre frère (Marouan H.) comme si c'était son supérieur hiérarchique Avocat général la rumeur (sur le fait qu'Abbad vendait des armes), c'est qui, quoi ? Votre frère ? Hicham H.: c'est d'autres personnes du quartier. Je sais pas dans les quartiers, les stades de foot.Quand il se passe des trucs comme ça, ça parle tout de suite.
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Teddy L. (il est détenu, en visio) Donc moi, en 2015, Sandy C. m'a téléphoné en pleurant pour que je vienne l'aider, que des gens avaient caché de la drogue et des armes chez elle. je suis venu j'ai pris les armes (trois P38 et un fusil) et je les ai vendues. Le 1er assesseur : Aziz Abbad, vous le connaissiez ? Teddy L :"Des fois j'achetais de la drogue rien de plus. Le témoin indique qu'il a aidé Sandy C. notamment parce qu'il y avait son petit garçon chez elle. Ce monsieur a été aussi l'ex-petit ami de Sandy C. Teddy L. : moi Sandy quand je suis arrivé chez elle, y'avait que deux ou trois armes, deux P38 et un fusil de chasse, les autres armes je les ai pas vues.Elle m'a dit que quelques jours avant Nabil Y. était venu chercher une Kalach notamment. AG : dans quel état étaient les 3 armes que vous avez trouvées chez Sandy C. et vous avez revendues ? Teddy L. : elles étaient pas du tout rouillées, elles étaient à roulettes, vernies. Le fusil de chasse était vraiment tout neuf. Me Margaux Durand, avocate d'Abdelaziz Abbad, pointe que le témoin a parlé de 3, puis 2 armes. Elle lui demande dans quel état étaient les armes. Teddy L. : les 2 pistolets (il dit s'être trompé en disant qu'il y en avait 3) n'étaient pas nets
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Tu sais bien le pourquoi de mon post. Il ne représente que l'opinion suivante : Stop aux titres putaclic. On voit bien que ça pourrit tout vu le nombre de personnes qui répondent à côté du sujet. Moi, je n'ai pas encore répondu au sujet. Et c'est pas bien la peine quand l'auteur part du postulat "cours sur le voile"
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J'ai édité le titre. EN AUCUN CAS IL N'EST QUESTION DE "COURS SUR LE PORT DU VOILE." Stop aux raccourcis pour faire bondir, merci. Le 9 octobre, dans le cadre de son programme scolaire, cette enseignante a donné un cours sur l'égalité des rapports entre l'homme et la femme. " Elle a évoqué le principe de laïcité et la limitation du port du voile dans l’espace public.
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Sandy C. Elle pleure en racontant qu'à son insu, des armes et de la drogue ont été cachés chez elle. C'est son compagnon qui à l'époque a proposé à Abbad de cacher les armes chez eux, sous la baignoire. Sandy C. dit avoir été menacée par le petit frère de l'accusé, Mustapha. Elle dit aussi que ce dernier l'a violée. "Après ça je suis partie une semaine, j'avais trop peur" dit-elle. Sandy C. indique que le viol a été mentionné aux enquêteurs de la SDAT, mais qu'il n'y a pas eu de suite. Sandy C. : 3 jours après, ils sont venus chercher les armes, ils ont mis de la drogue à la place. ils faisaient que ça, des navettes. Ils prenaient, ils venaient, ils repartaient". Elle indique n'avoir vu "que deux fois Abdelaziz Abbad. Sandy C. avait dit aux enquêteurs que le sac qui avait été dissimulé dans la salle de bain contenait une dizaine de petites armes. Elle avait également trouvé trois armes longues enroulées dans un tapis sous son lit. andy C. sur les armes cachées dans le sac sous la baignoire dans la salle de bain " Elles étaient pas mal. Elles étaient belles. Elles étaient pas anciennes." Avocat général : Vous dites qu'ils faisaient les navettes, et qu'ils échangeaient les sacs d'armes avec la coke. Vous connaissiez Mustapha et Abdelaziz - Aziz comme vous l'appelez- Abbad avant ? Sandy C. : non je les connaissais pas. Avocat général : vous vous souvenez à quelle période ce sac a été déposé à votre domicile ? Sandy C. : je sais plus.. au mois d'août je crois. Non à l'automne. Après j'ai été placée en foyer. Me Margaux Durand, avocate d'Abdelaziz Abbad : vous avez dit que ces armes étaient belles. En garde à vue, vous avez dit qu'elles avaient l'air anciennes, que c'étaient des vieux modèles. Sandy C. Je suis pas une spécialiste des armes, nouvelles, anciennes.
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Marouan H. Je connais Abdelaziz Abbad, et Miguel Martinez. Abbad est le frère de mon ex-copine. Avec Abbad j'ai vendu des stups. Martinez, je le connais pas plus que ça, c'est un gars du coin. Abbad dit que je lui ai présenté un des Kouachi, ça c'est pas vrai. En fait il essaie de remettre les choses sur moi. Moi je lui ai présenté des gens qui voulaient des stupéfiants. Ali Riza Polat s'énerve. Le résident : monsieur, Polat, vous vous calmez. Vous restez taisant sinon vous allez sortir du box ! Marouan H. continue : Moi les Kouachi je les connais pas, je leur ai jamais parlé, je les ai peut-être aperçus. (Les embrouilles avec Abbad) Tout est parti de la séparation d'avec sa soeur, il a eu la haine contre moi, c'est pour ça que je me retrouve ici. C'est aussi par rapport à des stupéfiants que je lui avais pas payé. Et j'ai flirté avec sa copine. Le président : C'est quoi sa copine ? Marouan H : J'ai flirté avec sa copine Le président : ha, ça a causé quelques difficultés ? - Oui.. Marouan H. pense qu'Abdelaziz Abbad a fait tout cela par "vengeance". "C'est un faux témoignage" ajoute-t-il. Aux enquêteurs, Marouan H avait dit qu'Abdelaziz Abbad avait "la rage" contre lui parce qu'il était sorti avec sa soeur, qu'il a couché avec la copine d'Abbad, et que ça c'était "mal fini avec sa soeur". Le président : Vous avez dit que par rumeur vous saviez que des armes se vendaient au garage d'Abdelaziz Abbad. c'est quoi cette rumeur ? Marouan H. : on vit dans un quartier, tout se sait, tout le monde parle. Je peux pas dire si c'est vrai ou pas, j'ai pas vu d'armes (...) moi j'ai jamais entendu Abbad parler d'armes. Le président : vous dites pourtant, pour vous dédouaner, "pour moi à Charleville, si les Kouachi avaient voulu avoir des armes, les premières personnes qu'ils seraient allés voir, ce serait les Abbad". Marouan H. : J'ai eu peur, il y avait des menaces à l'époque. Je le redirai pas aujourd'hui. J'ai pas vu d'armes, je peux pas le certifier. Le président : vous craigniez quoi à l'époque ? Marouan H. : des menaces d'Abdelaziz Abbad, à cause de tout ce que j'avais fait Le président: vous dites qu'il y a une rumeur de ventes d'armes au garage de Miguel Martinez et d'Abdelaziz Abbad Marouan H. : Il y a des rumeurs mais je l'ai jamais vu (Abbad) avec une arme. Le président : on comprend que vous n'étiez pas en bons termes avec Abbad, qu'il vous faisait peur. A un certain moment (fin 2014) vous avez quand même de nombreux contacts avec Abbad Marouan H.: bien sûr il me harcelait pour ses sous, 4000€ pour des stups Le président au témoin: et puis ça s'est arrêté tout d'un coup, début janvier 2015 Marouan H.: j'avais plus de téléphone. Aux enquêteurs, Maouan H. avait dit ne pas avoir d'explication à cela. Le président : depuis 2017, vous avez été inquiété, menacé ? Votre déposition, vous craignez des représailles après ? Marouan H. : un petit peu mais on est là pour dire la vérité. Et puis vous, ça va pas vous inquiéter plus que ça que je sois menacé.. L'avocat général : sur la rumeur de trafic d'armes au garage d'Abbad et de Martinez, pourquoi parlez-vous de cela aux policiers ? Marouan H.: J'ai dit tout ce que je sais, ce que j'avais entendu. J'ai bien précisé que c'était ce que j'avais entendu dans la rue. Me Apelbaum : Abbad n'a jamais reconnu formellement que la personne qui vous accompagnait était Saïd Kouachi. c'est ce qu'on vous avait dit ? Marouan H. : moi on m'a dit qu'Abbad avait dit que je lui avais présenté les Kouachi Me Apelbaum : ça n'est pas le cas.. Vous étiez pas bien en garde à vue, vous vous tapez même parfois la tête contre les murs.. Marouan H.: bien sûr j'étais pas bien, j'ai perdu mes deux emplois... Me Apelbaum: on vous présente les choses d'une certaine façon en garde à vue. Abbad a dit que la personne qui vous accompagnait avait des lunettes, une moustache, un béret et un bombardier. Marouan H.: c'est du grand n'importe quoi. Abbad n'aurait pas reconnu Saïd Kouachi alors qu'il a habité en face de chez lui Saïd Kouachi pendant 15 ans? Faut arrêter-là. Me Apelbaum : Mais c'est Kouachi que vous avez ramené ce jour-là et qu'aurait vu Abbad Marouan H: Non, c'est Omar Le témoin dit qu'il était venu avec cet homme, qu'ils ont été voir Abbad pour des stups. Je ne comprend pas pourquoi Abdelaziz Abbad a dit qu'il (Omar) "ressemblait à Saïd Kouachi.
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AG : Dans l'une de vos gardes à vue,la 3e, vous reconnaissez avoir fait des démarches pour Marouan H. et l'homme ressemblant à Saïd Kouachi. Là, vous mettez les pieds dans le plat. Abbad :Vous vous servez d'une phrase de garde à vue pour dire ça Me Apelbaum à son client : Votre rapport à la religion qu'est ce que c'est ? Abbad : aucun, à part faire des fois la prière, parfois le ramadan AG : le 3 janvier 2015, vous n'avez aucune connaissance du passage de M. Polat et de Coulibaly au garage de Karasular ? Abbad : aucune (Abbad est aussi allé au garage de Metin Karasular) le 3 janvier 2015 Me Apelbaum à son client Abdelaziz Abbad : Qu'avez-vous appris à l'audience sur Saïd Kouachi ? (..) - c'est pas possible que j'ai pu rencontrer Saïd Kouachi. De ce que j'ai appris ici à l'audience c'est que c'est un mec très discret, qu'il ne sort pas de chez lui, qu'il reste dans le cercle familial Apelbaum : Ne répondez pas avec vos yeux monsieur Abbad, il n'y a que moi qui peut vous voir. Ces armes, elles n’ont pas pu finir entre les mains des terroristes ? - Jamais de la vie. C’était comme un boulet à mes pieds ce sac Me Margot Pugliese, avocate de Miguel Martinez : c'est sur le fondement de vos déclarations que Miguel Martinez a été placé en garde à vue. Tout était cohérent dans vos déclarations ? - Non Me Pugliese : dès que vous parlez de Martinez en garde à vue, vous dites qu'il a une grande barbe, qu'il porte le khamis (en bas de chez lui) qu'il a changé depuis sa sortie de prison Abbad: oui je l'ai trouvé beaucoup plus posé, sympathique et sérieux Me Pugliese : Il était radicalisé Mr Martinez ? Abdelaziz Abbad: non sinon je n'aurais jamais travaillé avec lui Me Coutant-Peyre: cette histoire de sac d'armes, il n'y a rien. Elle repose sur vous et plus ou moins sur Mr Catino qui dit qu'il ne sait pas ce qu'il y avait dans ce sac. On parle d'armes "rouillées". Vous êtes sûr de ça ? Abbad: oui. Si quand même il y a du monde qui les a vues ces armes. (...) moi ça m'arrangerait de dire que ça venait pas de votre client. Me Coutant-Peyre: vous parlez d'un sac d'armes, ces armes sont parties je ne sais où et ont été jetées à la fin dans une rivière. Personne ne les a vues ces armes. un témoin dit que vous êtes dans le monde du trafic de stupéfiants, vous êtes d'accord avec ça ? Abbad: oui Me Coutant-Peyre : Mais vous n'êtes pas dans le trafic d'armes ? Abbad : Non L'accusé Ali Polat s'énerve dans le box. Il lance à Abdelaziz Abbad en face de lui, dans l'autre box : Tu vendais des armes 6 mois avant sac à merde ! Abbad à Polat : arrête de pleurer dans ta cagette là (...) Me Coutant-Peyre, avocate d'Ali Riza Polat: Mon client est toujours révolté.. Abdelaziz Abbad: Qu'il se révolte contre lui-même, qu'il arrête d'insulter les gens un petit peu
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Mais c'est ça ! J'me suis dit mais...WTF ??
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Je veux bien qu'on critique la méthode d'abattage mais là c'est pas du tout ce qui est invoqué. Et bien entendu quand ce sont nos entreprises qui exportent des milliers de tonnes de poulets halal vers l'Arabie saoudite, là, magique, c'est plus un sujet ! Dans le débat c'était lunaire, "ouii euh.. on sait la religion de celui qui va se servir ici ou ici.." sérieux vous pensez à ça vous, quand vous voyez des gens au rayon halal ? Portugais ? Asiatique je sais pas ? Qu'est ce qu'on pense de moi avec mon chariot plein de produits "Reflets de France"
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Notre ministre de l'intérieur est choqué de voir des "rayons communautaires" dans les magasins... « J’ai le droit d’être gêné. C’est ça la République, a rétorqué le membre du gouvernement. Je comprends très bien les boucheries halal (répondant aux règles alimentaires musulmanes, N.D.L.R.), les boucheries casher (répondant aux règles alimentaires juives, N.D.L.R.). Je ne critique par les consommateurs mais ceux qui leur vendent quelque chose. Je comprends très bien que la viande halal soit vendue dans un supermarché, ce que je regrette, ce sont les rayons. Pourquoi faire des rayons spécifiques ? » Immédiatement sur une antenne radio, un débat s'engage : Faut-il supprimer les rayons de cuisine communautaire dans les hypermarchés ? Sérieusement ? Eric Ciotti en rajoute une couche : L’existence de rayons halal « traduit cette lente et certaine dérive communautaire, cette pression communautaire ». https://www.ouest-france.fr/politique/gerald-darmanin/ca-me-choque-gerald-darmanin-critique-les-rayons-de-cuisine-communautaire-des-supermarches-7023784 Vous, vous en pensez quoi ?
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Le 1er assesseur : Aujourd'hui M. Abbad, vous vous expliquez calmement et je vous en remercie. Ca n'a pas été toujours le cas. En garde à vue, il y a des mentions relatives à votre comportement, vous vous vous énervez, vous vous emportez. Ce matin on décortique tout ce que vous avez pu dire en garde à vue et à l'instruction. Les différentes auditions, vous en dites toujours un petit plus pour ce qui vous concerne vous. N'y a-t-il pas dans vos déclarations de garde à vue de plus en plus une implication que vous reconnaissez ? Abbad: Pour moi je raconte une histoire de droit commun. les histoires de terrorisme je m'associe pas à ce genre d'affaire. Dans ma tête je suis loin de ça (des affaires de terrorisme). Je suis en prison déjà depuis un an et demi (pour une autre affaire) et on me dit que j'étais prêt à commettre un attentat en vue de commettre des trucs de chez pas quoi terroriste ! J'allais faire quoi ? Faire exploser ma cellule ?! J'ai expliqué pourquoi j'ai eu des contacts avec Polat, Catino et Karasular. Mais j'ai eu le malheur de dire que peut-être il y avait une personne qui ressemblait à Saïd Kouachi. Voilà après, c'était fini. Après j'apprends que Polat connaissait Coulibaly, mais ça je l'apprends après. Assesseur : vous avez acheté les armes à Karasular. Enfin... si j'ai bien compris Abdelaziz Abbad: oui en fait c'est une avance sur les stupéfiants Assesseur : j'arrive pas à comprendre quand vous dites le nom de Kouachi que c'est pas grave du tout. Comment vous pouvez imaginer qu'en prononçant le nom de Kouachi ça va rien entrainer ? Tous les policiers vont avoir les oreilles qui se dressent. - c'est comme ça que ça se passe. Toutes les images à la télé j'ai cru reconnaitre ce mec. Je m'en souvenais car c'est la toute 1ere fois qu'on venait me demander des armes. J'aurais dû mentir ? Me Cechman interroge l'accusé sur les bornages de lignes téléphoniques et évoque une ligne, le 07 33, qui borne à Roubaix, puis un autre jour à Charleville-Mezières. - tout ce que je peux vous dire sur le Nord, c'est que j'ai jamais fréquenté le Nord. Lille, Roubaix, j'ai jamais fréquenté là-bas. Nous c'est plutôt Paris, par là. Le 0733, c'est pas moi qui me l'est procuré. Me Cechman : le 07 33 toute activité est cessée le 7/01/15 Abbad: La manière dont vous dites ça! (il imite l'avocate) le téléphone est éteint, l'autre il harcèle pour ses sous et voilà. Le téléphone est là mais éteint. La messagerie marche jusqu'au 5 février. Me Senyk, avocate de la partie civile, interroge sur le jour où Abbad a vu Marouan H. et "la personne qui ressemblait à Said Kouachi". Abdelaziz Abbad : on va arrêter de dire la personne qui ressemblait à Said Kouachi parce que déjà c'est pas possible. oOn en parle depuis ce matin des interrogatoires. Y'a de tout dans les interrogatoires. Il fallait leur donner un petit peu de pain (aux enquêteurs) pour qu'ils me laissent tranquille, j'ai dit des choses qui étaient pas forcément vraies. Me Korchia : vous dites aux enquêteurs qu'on vous a demandé des armes et que vous avez une liste précise d'armes, que vous avez été voir Karasular. Me Barré,avocate de la partie civile : pourquoi vous avez dit aujourd'hui que c'est pas possible que le monsieur qui était avec Marouan H. était Saïd Kouachi, qu'il fallait qu'on arrête de dire en parlant de lui, "le monsieur qui ressemblait à Saïd Kouachi ?" Abbad : depuis que j'ai vu dans le dossier la photo de Saïd Kouachi quand il est mort, j'ai compris que ça pouvait pas être lui que j'ai vu. Sur la photo où il est mort il a une barbe elle est comme ça (il décrit avec ses mains une grosse barbe) (...). c'est pas possible parce que moi quand je l'ai vu mi-décembre (cette personne qui ressemblait à Saïd Kouachi), il avait pas de barbe, il a une petite moustache, un béret, des lunettes. En quelques semaines, sa barbe a pas pu pousser autant. Me Barré: vous dites en garde à vue "j'ai déjà croisé Said Kouachi avec Tarek B. devant le taxiphone, il avait une barbe" Abbad : si c'était lui... c'était un barbu. Pour moi c'est une personne lambda. je sais pas si c'est Kouachi ou pas !
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21 octobre Abdelaziz Abbad Le président : Il y a des versions diverses dans vos déclarations, on trouve un peu tout et son contraire. Vous dites le 7 juin 2018 "les déclarations de garde à vue c'est une chose, il y a des choses vraies et des choses fausses dedans mais les faits sont les faits." Vous dites "au vu de la collaboration que j'ai eu avec les enquêteurs j'aimerais au moins avoir cela" (il demandait en l'occurrence à rester dans la maison d'arrêt de Charleville-Mézières). Quelle est votre position aujourd'hui? Qu'est ce qui est vrai, qu'est ce qui est faux ? Abdelaziz Abbad: J'ai compris que je m'étais incriminé tout seul. Dès que j'ai sorti le nom de Saïd Kouachi, ils m'ont plus lâché avec ça. J'ai dit que j'avais pu le croiser. Après, ils n'étaient que là dessus. Le président : Karasular et Catino sont en Belgique, des lignes françaises sont localisées dans la région de Charleville-Mézières. Il y a des contacts fréquents notamment avec des personnes proches de vous. On va mettre un nom sur cette ligne qui est la votre. On va dénombré 47 contacts avec Ali Riza Polat sur une période assez ramassée, 24 contacts avec Catino et des contacts avec Metin Karasular tout ça dès fin novembre. Le 3 janvier 2015 vous bornez au garage de Metin Karasular. Cette date intéresse les enquêteurs. On sait que le 3 janvier, Ali Polat et Coulibaly vont rencontrer Karasular. On veut savoir si vous participez à cette réunion. On sait aussi que vous avez une ligne partagée avec Miguel Martinez, le 21 49 Abbad: non c'est 07 33 le président : oui excusez-moi c'est 07 33. Quels sont les rapports entre M. M. (l'ami de votre soeur) et vous ? Abbad : Rien il me prenait des stupéfiants, il n'y avait pas de souci. Après à cette période hivernale, il a commencé à manquer de respect vis à vis de ma petite soeur. Prsdt : Et ce monsieur vous doit aussi 4000 euros Abbad : Mr M. me devait aussi 4000 euros, pour les stupéfiants. Il est comme tout le monde, il a quelques petits clients qui viennent... Quand ils viennent m'interpeller dans ma cellule, ils me disent c'est l'affaire Charlie Hebdo. moi je sais pas comment c'est arrivé. Dès sa 1ere audition, Abdelaziz Abbad a dit que vers novembre ou décembre 2014, un prénommé Marouan H. qui sortait avec sa soeur était venu à Revin avec un individu portant des lunettes de vue et un béret et lui demandait des armes. Abdelaziz Abbad , qui fait dans les stups, avait dit aux deux hommes qu'il ne faisait pas dans les armes et leur conseillait d'aller en Belgique. Puis il déclarait que la personne qui était venue pour des armes avec Marouan ressemblait à Saïd Kouachi. Abdelaziz Abbad a dit que lorsqu'il avait vu les photos qui étaient passées à la télé suite aux attentats, il s'était dit : " oh on dirait celui qui est venu avec Marouan". Au cours de sa deuxième audition, Abdelaziz Abbad confirmait que Marouan H. lui avait "ramené un mec qui ressemblait fortement à Saïd Kouachi, fin novembre ou en décembre 2014, lui avait dit qu'il venait de Reims et qu'il voulait des armes "automatiques". Dans les PV c'est écrit "Marouan H accompagné de Saïd Kouachi..." Abdelaziz Abbad : C'est un sacré raccourci quand même. L'accusé a dit aux enquêteurs que l'homme qui avait accompagné Marouan H. ressemblait à Saïd Kouachi,mais n'affirmait pas que c'était lui. Prsdt : Vous dites que Metin Karasular vous a montré deux armes dans une maison, mais qu'elles ne correspondaient pas à la commande d'armes. On vous précise quel type d'armes ? Abdelaziz Abbad: Ca je l'ai déduit tout seul car Marouan me parle d'armes automatiques; moi je lui dit que j'ai que ça et que je fais pas là dedans. Pour les Stup je lui aurais dit d'aller en Hollande, pour les armes je lui dit d'aller en Belgique. J'ai rien dit pour enfoncer qui que ce soit. On m'a demandé ce que je faisais au milieu de tout ça, j'ai dit ce que je faisais là. Après qu'ils (les enquêteurs) ne prennent que ce qu'ils veulent, le mec qui ressemblait à Kouachi. Prsdt : Au final, après toutes vos versions, le juge d'instruction conclut de vos déclarations que vous ne fournissez aucune arme à l'individu ressemblant à Saïd Kouachi... Vous revenez sans cesse sur vos déclarations, vous avancez ou reculez selon les circonstances, il y a des retournements de situations. Abdelaziz Abbad: Je ne comprends pas ce que je fais dans cette histoire, moi j'ai juste dit qu'il ressemblait à Saïd Kouachi. De base je ne comprends pas ce que je fais dans cette affaire. Oui j'ai fait du trafic d'armes mais je les connais pas ces gens moi. Chaque rendez-vous avec la juge d'instruction ça se passait plutôt mal, elle ne parle que de Kouachi. C'est Marouan H. qui doit être à côté de nous et s'expliquer, pas moi. (Marouan H. est attendu à la barre cet après-midi). Ils (les enquêteurs) étaient quand même en train de dire que c'est moi qui avaient fourni les armes aux Kouachi. J'ai jamais dit que je connaissais Saïd Kouachi. Ils m'ont montré une photo, j'ai dit que je l'avais vu devant le taxiphone. Eux (les policiers) m'ont dit que forcément je le connaissais car je l'avais vu devant le taxiphone et que j'habitais à côté. Le président : Vous dites aux enquêteurs que vous avez fait la relation entre les photos diffusées après les attentats et que ça vous a rappelé celui qui vous a demandé des armes. Abdelaziz Abbad: ils (les policiers) ont sorti toutes les photos qui trainaient sur eux. Il y en a un qui ressemblait, sans plus de conviction. (...) C'est la seule fois dans ma vie où on m'a demandé des armes. Le président prend encore des dépositions de l'accusé Abdelaziz Abbad et les lit. C'est complexe car ses déclarations sont tellement changeantes qu'il est impossible d'avoir une version "du jour". Le président à l'accusé : Vous dites avoir vu des armes montrées par Karasular Abdelaziz Abbad rectifie: par Polat vous voulez dire. Même dans les lectures on ne comprend pas... Le président : Vous dites au juge d'instruction que c'est à Marouan H. qu'il faut poser des questions et pas à vous, que c'est lui qui est au plus près de cette personne qui ressemble à Said Kouachi Abdelaziz Abbad : Oui. J'ai jamais acheté ces deux armes. Ils (Catino et Karasular) me les ont montrées mais je ne les ai pas prises. Hier, il a dit qu'il disait ça sur nous car je disais ça sur eux aussi. C'est moi qui ai commencé à dire des choses. Le président : Karasular a dit "tout le monde a menti, moi aussi, mais je vais vous dire aujourd'hui la vérité", tout ça est confus.. Abdelaziz Abbad : Ils (Karasular et Catino) m'ont présenté ces deux armes, je les ai pas achetées, ça ressemblait à des fausses armes, en plus moi j'avais encore ce sac de stups, entre les pattes là, j'arrivais pas à m'en débarrasser. Le président: le 5 Janvier 2015, après une conversation de 3 minutes 39 secondes avec les pays-bas, votre ligne cesse comme celle de Polat. Vous vous êtes mis d'accord avec Polat ? Abbad : Je parle pas avec lui, je sais rien de sa vie, il sait rien de la mienne. C'est un pur harsard.
