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January

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Tout ce qui a été posté par January

  1. J'ai édité le titre. EN AUCUN CAS IL N'EST QUESTION DE "COURS SUR LE PORT DU VOILE." Stop aux raccourcis pour faire bondir, merci. Le 9 octobre, dans le cadre de son programme scolaire, cette enseignante a donné un cours sur l'égalité des rapports entre l'homme et la femme. " Elle a évoqué le principe de laïcité et la limitation du port du voile dans l’espace public.
  2. Sandy C. Elle pleure en racontant qu'à son insu, des armes et de la drogue ont été cachés chez elle. C'est son compagnon qui à l'époque a proposé à Abbad de cacher les armes chez eux, sous la baignoire. Sandy C. dit avoir été menacée par le petit frère de l'accusé, Mustapha. Elle dit aussi que ce dernier l'a violée. "Après ça je suis partie une semaine, j'avais trop peur" dit-elle. Sandy C. indique que le viol a été mentionné aux enquêteurs de la SDAT, mais qu'il n'y a pas eu de suite. Sandy C. : 3 jours après, ils sont venus chercher les armes, ils ont mis de la drogue à la place. ils faisaient que ça, des navettes. Ils prenaient, ils venaient, ils repartaient". Elle indique n'avoir vu "que deux fois Abdelaziz Abbad. Sandy C. avait dit aux enquêteurs que le sac qui avait été dissimulé dans la salle de bain contenait une dizaine de petites armes. Elle avait également trouvé trois armes longues enroulées dans un tapis sous son lit. andy C. sur les armes cachées dans le sac sous la baignoire dans la salle de bain " Elles étaient pas mal. Elles étaient belles. Elles étaient pas anciennes." Avocat général : Vous dites qu'ils faisaient les navettes, et qu'ils échangeaient les sacs d'armes avec la coke. Vous connaissiez Mustapha et Abdelaziz - Aziz comme vous l'appelez- Abbad avant ? Sandy C. : non je les connaissais pas. Avocat général : vous vous souvenez à quelle période ce sac a été déposé à votre domicile ? Sandy C. : je sais plus.. au mois d'août je crois. Non à l'automne. Après j'ai été placée en foyer. Me Margaux Durand, avocate d'Abdelaziz Abbad : vous avez dit que ces armes étaient belles. En garde à vue, vous avez dit qu'elles avaient l'air anciennes, que c'étaient des vieux modèles. Sandy C. Je suis pas une spécialiste des armes, nouvelles, anciennes.
  3. Marouan H. Je connais Abdelaziz Abbad, et Miguel Martinez. Abbad est le frère de mon ex-copine. Avec Abbad j'ai vendu des stups. Martinez, je le connais pas plus que ça, c'est un gars du coin. Abbad dit que je lui ai présenté un des Kouachi, ça c'est pas vrai. En fait il essaie de remettre les choses sur moi. Moi je lui ai présenté des gens qui voulaient des stupéfiants. Ali Riza Polat s'énerve. Le résident : monsieur, Polat, vous vous calmez. Vous restez taisant sinon vous allez sortir du box ! Marouan H. continue : Moi les Kouachi je les connais pas, je leur ai jamais parlé, je les ai peut-être aperçus. (Les embrouilles avec Abbad) Tout est parti de la séparation d'avec sa soeur, il a eu la haine contre moi, c'est pour ça que je me retrouve ici. C'est aussi par rapport à des stupéfiants que je lui avais pas payé. Et j'ai flirté avec sa copine. Le président : C'est quoi sa copine ? Marouan H : J'ai flirté avec sa copine Le président : ha, ça a causé quelques difficultés ? - Oui.. Marouan H. pense qu'Abdelaziz Abbad a fait tout cela par "vengeance". "C'est un faux témoignage" ajoute-t-il. Aux enquêteurs, Marouan H avait dit qu'Abdelaziz Abbad avait "la rage" contre lui parce qu'il était sorti avec sa soeur, qu'il a couché avec la copine d'Abbad, et que ça c'était "mal fini avec sa soeur". Le président : Vous avez dit que par rumeur vous saviez que des armes se vendaient au garage d'Abdelaziz Abbad. c'est quoi cette rumeur ? Marouan H. : on vit dans un quartier, tout se sait, tout le monde parle. Je peux pas dire si c'est vrai ou pas, j'ai pas vu d'armes (...) moi j'ai jamais entendu Abbad parler d'armes. Le président : vous dites pourtant, pour vous dédouaner, "pour moi à Charleville, si les Kouachi avaient voulu avoir des armes, les premières personnes qu'ils seraient allés voir, ce serait les Abbad". Marouan H. : J'ai eu peur, il y avait des menaces à l'époque. Je le redirai pas aujourd'hui. J'ai pas vu d'armes, je peux pas le certifier. Le président : vous craigniez quoi à l'époque ? Marouan H. : des menaces d'Abdelaziz Abbad, à cause de tout ce que j'avais fait Le président: vous dites qu'il y a une rumeur de ventes d'armes au garage de Miguel Martinez et d'Abdelaziz Abbad Marouan H. : Il y a des rumeurs mais je l'ai jamais vu (Abbad) avec une arme. Le président : on comprend que vous n'étiez pas en bons termes avec Abbad, qu'il vous faisait peur. A un certain moment (fin 2014) vous avez quand même de nombreux contacts avec Abbad Marouan H.: bien sûr il me harcelait pour ses sous, 4000€ pour des stups Le président au témoin: et puis ça s'est arrêté tout d'un coup, début janvier 2015 Marouan H.: j'avais plus de téléphone. Aux enquêteurs, Maouan H. avait dit ne pas avoir d'explication à cela. Le président : depuis 2017, vous avez été inquiété, menacé ? Votre déposition, vous craignez des représailles après ? Marouan H. : un petit peu mais on est là pour dire la vérité. Et puis vous, ça va pas vous inquiéter plus que ça que je sois menacé.. L'avocat général : sur la rumeur de trafic d'armes au garage d'Abbad et de Martinez, pourquoi parlez-vous de cela aux policiers ? Marouan H.: J'ai dit tout ce que je sais, ce que j'avais entendu. J'ai bien précisé que c'était ce que j'avais entendu dans la rue. Me Apelbaum : Abbad n'a jamais reconnu formellement que la personne qui vous accompagnait était Saïd Kouachi. c'est ce qu'on vous avait dit ? Marouan H. : moi on m'a dit qu'Abbad avait dit que je lui avais présenté les Kouachi Me Apelbaum : ça n'est pas le cas.. Vous étiez pas bien en garde à vue, vous vous tapez même parfois la tête contre les murs.. Marouan H.: bien sûr j'étais pas bien, j'ai perdu mes deux emplois... Me Apelbaum: on vous présente les choses d'une certaine façon en garde à vue. Abbad a dit que la personne qui vous accompagnait avait des lunettes, une moustache, un béret et un bombardier. Marouan H.: c'est du grand n'importe quoi. Abbad n'aurait pas reconnu Saïd Kouachi alors qu'il a habité en face de chez lui Saïd Kouachi pendant 15 ans? Faut arrêter-là. Me Apelbaum : Mais c'est Kouachi que vous avez ramené ce jour-là et qu'aurait vu Abbad Marouan H: Non, c'est Omar Le témoin dit qu'il était venu avec cet homme, qu'ils ont été voir Abbad pour des stups. Je ne comprend pas pourquoi Abdelaziz Abbad a dit qu'il (Omar) "ressemblait à Saïd Kouachi.
  4. AG : Dans l'une de vos gardes à vue,la 3e, vous reconnaissez avoir fait des démarches pour Marouan H. et l'homme ressemblant à Saïd Kouachi. Là, vous mettez les pieds dans le plat. Abbad :Vous vous servez d'une phrase de garde à vue pour dire ça Me Apelbaum à son client : Votre rapport à la religion qu'est ce que c'est ? Abbad : aucun, à part faire des fois la prière, parfois le ramadan AG : le 3 janvier 2015, vous n'avez aucune connaissance du passage de M. Polat et de Coulibaly au garage de Karasular ? Abbad : aucune (Abbad est aussi allé au garage de Metin Karasular) le 3 janvier 2015 Me Apelbaum à son client Abdelaziz Abbad : Qu'avez-vous appris à l'audience sur Saïd Kouachi ? (..) - c'est pas possible que j'ai pu rencontrer Saïd Kouachi. De ce que j'ai appris ici à l'audience c'est que c'est un mec très discret, qu'il ne sort pas de chez lui, qu'il reste dans le cercle familial Apelbaum : Ne répondez pas avec vos yeux monsieur Abbad, il n'y a que moi qui peut vous voir. Ces armes, elles n’ont pas pu finir entre les mains des terroristes ? - Jamais de la vie. C’était comme un boulet à mes pieds ce sac Me Margot Pugliese, avocate de Miguel Martinez : c'est sur le fondement de vos déclarations que Miguel Martinez a été placé en garde à vue. Tout était cohérent dans vos déclarations ? - Non Me Pugliese : dès que vous parlez de Martinez en garde à vue, vous dites qu'il a une grande barbe, qu'il porte le khamis (en bas de chez lui) qu'il a changé depuis sa sortie de prison Abbad: oui je l'ai trouvé beaucoup plus posé, sympathique et sérieux Me Pugliese : Il était radicalisé Mr Martinez ? Abdelaziz Abbad: non sinon je n'aurais jamais travaillé avec lui Me Coutant-Peyre: cette histoire de sac d'armes, il n'y a rien. Elle repose sur vous et plus ou moins sur Mr Catino qui dit qu'il ne sait pas ce qu'il y avait dans ce sac. On parle d'armes "rouillées". Vous êtes sûr de ça ? Abbad: oui. Si quand même il y a du monde qui les a vues ces armes. (...) moi ça m'arrangerait de dire que ça venait pas de votre client. Me Coutant-Peyre: vous parlez d'un sac d'armes, ces armes sont parties je ne sais où et ont été jetées à la fin dans une rivière. Personne ne les a vues ces armes. un témoin dit que vous êtes dans le monde du trafic de stupéfiants, vous êtes d'accord avec ça ? Abbad: oui Me Coutant-Peyre : Mais vous n'êtes pas dans le trafic d'armes ? Abbad : Non L'accusé Ali Polat s'énerve dans le box. Il lance à Abdelaziz Abbad en face de lui, dans l'autre box : Tu vendais des armes 6 mois avant sac à merde ! Abbad à Polat : arrête de pleurer dans ta cagette là (...) Me Coutant-Peyre, avocate d'Ali Riza Polat: Mon client est toujours révolté.. Abdelaziz Abbad: Qu'il se révolte contre lui-même, qu'il arrête d'insulter les gens un petit peu
  5. Je veux bien qu'on critique la méthode d'abattage mais là c'est pas du tout ce qui est invoqué. Et bien entendu quand ce sont nos entreprises qui exportent des milliers de tonnes de poulets halal vers l'Arabie saoudite, là, magique, c'est plus un sujet ! Dans le débat c'était lunaire, "ouii euh.. on sait la religion de celui qui va se servir ici ou ici.." sérieux vous pensez à ça vous, quand vous voyez des gens au rayon halal ? Portugais ? Asiatique je sais pas ? Qu'est ce qu'on pense de moi avec mon chariot plein de produits "Reflets de France"
  6. Notre ministre de l'intérieur est choqué de voir des "rayons communautaires" dans les magasins... « J’ai le droit d’être gêné. C’est ça la République, a rétorqué le membre du gouvernement. Je comprends très bien les boucheries halal (répondant aux règles alimentaires musulmanes, N.D.L.R.), les boucheries casher (répondant aux règles alimentaires juives, N.D.L.R.). Je ne critique par les consommateurs mais ceux qui leur vendent quelque chose. Je comprends très bien que la viande halal soit vendue dans un supermarché, ce que je regrette, ce sont les rayons. Pourquoi faire des rayons spécifiques ? » Immédiatement sur une antenne radio, un débat s'engage : Faut-il supprimer les rayons de cuisine communautaire dans les hypermarchés ? Sérieusement ? Eric Ciotti en rajoute une couche : L’existence de rayons halal « traduit cette lente et certaine dérive communautaire, cette pression communautaire ». https://www.ouest-france.fr/politique/gerald-darmanin/ca-me-choque-gerald-darmanin-critique-les-rayons-de-cuisine-communautaire-des-supermarches-7023784 Vous, vous en pensez quoi ?
  7. Le 1er assesseur : Aujourd'hui M. Abbad, vous vous expliquez calmement et je vous en remercie. Ca n'a pas été toujours le cas. En garde à vue, il y a des mentions relatives à votre comportement, vous vous vous énervez, vous vous emportez. Ce matin on décortique tout ce que vous avez pu dire en garde à vue et à l'instruction. Les différentes auditions, vous en dites toujours un petit plus pour ce qui vous concerne vous. N'y a-t-il pas dans vos déclarations de garde à vue de plus en plus une implication que vous reconnaissez ? Abbad: Pour moi je raconte une histoire de droit commun. les histoires de terrorisme je m'associe pas à ce genre d'affaire. Dans ma tête je suis loin de ça (des affaires de terrorisme). Je suis en prison déjà depuis un an et demi (pour une autre affaire) et on me dit que j'étais prêt à commettre un attentat en vue de commettre des trucs de chez pas quoi terroriste ! J'allais faire quoi ? Faire exploser ma cellule ?! J'ai expliqué pourquoi j'ai eu des contacts avec Polat, Catino et Karasular. Mais j'ai eu le malheur de dire que peut-être il y avait une personne qui ressemblait à Saïd Kouachi. Voilà après, c'était fini. Après j'apprends que Polat connaissait Coulibaly, mais ça je l'apprends après. Assesseur : vous avez acheté les armes à Karasular. Enfin... si j'ai bien compris Abdelaziz Abbad: oui en fait c'est une avance sur les stupéfiants Assesseur : j'arrive pas à comprendre quand vous dites le nom de Kouachi que c'est pas grave du tout. Comment vous pouvez imaginer qu'en prononçant le nom de Kouachi ça va rien entrainer ? Tous les policiers vont avoir les oreilles qui se dressent. - c'est comme ça que ça se passe. Toutes les images à la télé j'ai cru reconnaitre ce mec. Je m'en souvenais car c'est la toute 1ere fois qu'on venait me demander des armes. J'aurais dû mentir ? Me Cechman interroge l'accusé sur les bornages de lignes téléphoniques et évoque une ligne, le 07 33, qui borne à Roubaix, puis un autre jour à Charleville-Mezières. - tout ce que je peux vous dire sur le Nord, c'est que j'ai jamais fréquenté le Nord. Lille, Roubaix, j'ai jamais fréquenté là-bas. Nous c'est plutôt Paris, par là. Le 0733, c'est pas moi qui me l'est procuré. Me Cechman : le 07 33 toute activité est cessée le 7/01/15 Abbad: La manière dont vous dites ça! (il imite l'avocate) le téléphone est éteint, l'autre il harcèle pour ses sous et voilà. Le téléphone est là mais éteint. La messagerie marche jusqu'au 5 février. Me Senyk, avocate de la partie civile, interroge sur le jour où Abbad a vu Marouan H. et "la personne qui ressemblait à Said Kouachi". Abdelaziz Abbad : on va arrêter de dire la personne qui ressemblait à Said Kouachi parce que déjà c'est pas possible. oOn en parle depuis ce matin des interrogatoires. Y'a de tout dans les interrogatoires. Il fallait leur donner un petit peu de pain (aux enquêteurs) pour qu'ils me laissent tranquille, j'ai dit des choses qui étaient pas forcément vraies. Me Korchia : vous dites aux enquêteurs qu'on vous a demandé des armes et que vous avez une liste précise d'armes, que vous avez été voir Karasular. Me Barré,avocate de la partie civile : pourquoi vous avez dit aujourd'hui que c'est pas possible que le monsieur qui était avec Marouan H. était Saïd Kouachi, qu'il fallait qu'on arrête de dire en parlant de lui, "le monsieur qui ressemblait à Saïd Kouachi ?" Abbad : depuis que j'ai vu dans le dossier la photo de Saïd Kouachi quand il est mort, j'ai compris que ça pouvait pas être lui que j'ai vu. Sur la photo où il est mort il a une barbe elle est comme ça (il décrit avec ses mains une grosse barbe) (...). c'est pas possible parce que moi quand je l'ai vu mi-décembre (cette personne qui ressemblait à Saïd Kouachi), il avait pas de barbe, il a une petite moustache, un béret, des lunettes. En quelques semaines, sa barbe a pas pu pousser autant. Me Barré: vous dites en garde à vue "j'ai déjà croisé Said Kouachi avec Tarek B. devant le taxiphone, il avait une barbe" Abbad : si c'était lui... c'était un barbu. Pour moi c'est une personne lambda. je sais pas si c'est Kouachi ou pas !
  8. 21 octobre Abdelaziz Abbad Le président : Il y a des versions diverses dans vos déclarations, on trouve un peu tout et son contraire. Vous dites le 7 juin 2018 "les déclarations de garde à vue c'est une chose, il y a des choses vraies et des choses fausses dedans mais les faits sont les faits." Vous dites "au vu de la collaboration que j'ai eu avec les enquêteurs j'aimerais au moins avoir cela" (il demandait en l'occurrence à rester dans la maison d'arrêt de Charleville-Mézières). Quelle est votre position aujourd'hui? Qu'est ce qui est vrai, qu'est ce qui est faux ? Abdelaziz Abbad: J'ai compris que je m'étais incriminé tout seul. Dès que j'ai sorti le nom de Saïd Kouachi, ils m'ont plus lâché avec ça. J'ai dit que j'avais pu le croiser. Après, ils n'étaient que là dessus. Le président : Karasular et Catino sont en Belgique, des lignes françaises sont localisées dans la région de Charleville-Mézières. Il y a des contacts fréquents notamment avec des personnes proches de vous. On va mettre un nom sur cette ligne qui est la votre. On va dénombré 47 contacts avec Ali Riza Polat sur une période assez ramassée, 24 contacts avec Catino et des contacts avec Metin Karasular tout ça dès fin novembre. Le 3 janvier 2015 vous bornez au garage de Metin Karasular. Cette date intéresse les enquêteurs. On sait que le 3 janvier, Ali Polat et Coulibaly vont rencontrer Karasular. On veut savoir si vous participez à cette réunion. On sait aussi que vous avez une ligne partagée avec Miguel Martinez, le 21 49 Abbad: non c'est 07 33 le président : oui excusez-moi c'est 07 33. Quels sont les rapports entre M. M. (l'ami de votre soeur) et vous ? Abbad : Rien il me prenait des stupéfiants, il n'y avait pas de souci. Après à cette période hivernale, il a commencé à manquer de respect vis à vis de ma petite soeur. Prsdt : Et ce monsieur vous doit aussi 4000 euros Abbad : Mr M. me devait aussi 4000 euros, pour les stupéfiants. Il est comme tout le monde, il a quelques petits clients qui viennent... Quand ils viennent m'interpeller dans ma cellule, ils me disent c'est l'affaire Charlie Hebdo. moi je sais pas comment c'est arrivé. Dès sa 1ere audition, Abdelaziz Abbad a dit que vers novembre ou décembre 2014, un prénommé Marouan H. qui sortait avec sa soeur était venu à Revin avec un individu portant des lunettes de vue et un béret et lui demandait des armes. Abdelaziz Abbad , qui fait dans les stups, avait dit aux deux hommes qu'il ne faisait pas dans les armes et leur conseillait d'aller en Belgique. Puis il déclarait que la personne qui était venue pour des armes avec Marouan ressemblait à Saïd Kouachi. Abdelaziz Abbad a dit que lorsqu'il avait vu les photos qui étaient passées à la télé suite aux attentats, il s'était dit : " oh on dirait celui qui est venu avec Marouan". Au cours de sa deuxième audition, Abdelaziz Abbad confirmait que Marouan H. lui avait "ramené un mec qui ressemblait fortement à Saïd Kouachi, fin novembre ou en décembre 2014, lui avait dit qu'il venait de Reims et qu'il voulait des armes "automatiques". Dans les PV c'est écrit "Marouan H accompagné de Saïd Kouachi..." Abdelaziz Abbad : C'est un sacré raccourci quand même. L'accusé a dit aux enquêteurs que l'homme qui avait accompagné Marouan H. ressemblait à Saïd Kouachi,mais n'affirmait pas que c'était lui. Prsdt : Vous dites que Metin Karasular vous a montré deux armes dans une maison, mais qu'elles ne correspondaient pas à la commande d'armes. On vous précise quel type d'armes ? Abdelaziz Abbad: Ca je l'ai déduit tout seul car Marouan me parle d'armes automatiques; moi je lui dit que j'ai que ça et que je fais pas là dedans. Pour les Stup je lui aurais dit d'aller en Hollande, pour les armes je lui dit d'aller en Belgique. J'ai rien dit pour enfoncer qui que ce soit. On m'a demandé ce que je faisais au milieu de tout ça, j'ai dit ce que je faisais là. Après qu'ils (les enquêteurs) ne prennent que ce qu'ils veulent, le mec qui ressemblait à Kouachi. Prsdt : Au final, après toutes vos versions, le juge d'instruction conclut de vos déclarations que vous ne fournissez aucune arme à l'individu ressemblant à Saïd Kouachi... Vous revenez sans cesse sur vos déclarations, vous avancez ou reculez selon les circonstances, il y a des retournements de situations. Abdelaziz Abbad: Je ne comprends pas ce que je fais dans cette histoire, moi j'ai juste dit qu'il ressemblait à Saïd Kouachi. De base je ne comprends pas ce que je fais dans cette affaire. Oui j'ai fait du trafic d'armes mais je les connais pas ces gens moi. Chaque rendez-vous avec la juge d'instruction ça se passait plutôt mal, elle ne parle que de Kouachi. C'est Marouan H. qui doit être à côté de nous et s'expliquer, pas moi. (Marouan H. est attendu à la barre cet après-midi). Ils (les enquêteurs) étaient quand même en train de dire que c'est moi qui avaient fourni les armes aux Kouachi. J'ai jamais dit que je connaissais Saïd Kouachi. Ils m'ont montré une photo, j'ai dit que je l'avais vu devant le taxiphone. Eux (les policiers) m'ont dit que forcément je le connaissais car je l'avais vu devant le taxiphone et que j'habitais à côté. Le président : Vous dites aux enquêteurs que vous avez fait la relation entre les photos diffusées après les attentats et que ça vous a rappelé celui qui vous a demandé des armes. Abdelaziz Abbad: ils (les policiers) ont sorti toutes les photos qui trainaient sur eux. Il y en a un qui ressemblait, sans plus de conviction. (...) C'est la seule fois dans ma vie où on m'a demandé des armes. Le président prend encore des dépositions de l'accusé Abdelaziz Abbad et les lit. C'est complexe car ses déclarations sont tellement changeantes qu'il est impossible d'avoir une version "du jour". Le président à l'accusé : Vous dites avoir vu des armes montrées par Karasular Abdelaziz Abbad rectifie: par Polat vous voulez dire. Même dans les lectures on ne comprend pas... Le président : Vous dites au juge d'instruction que c'est à Marouan H. qu'il faut poser des questions et pas à vous, que c'est lui qui est au plus près de cette personne qui ressemble à Said Kouachi Abdelaziz Abbad : Oui. J'ai jamais acheté ces deux armes. Ils (Catino et Karasular) me les ont montrées mais je ne les ai pas prises. Hier, il a dit qu'il disait ça sur nous car je disais ça sur eux aussi. C'est moi qui ai commencé à dire des choses. Le président : Karasular a dit "tout le monde a menti, moi aussi, mais je vais vous dire aujourd'hui la vérité", tout ça est confus.. Abdelaziz Abbad : Ils (Karasular et Catino) m'ont présenté ces deux armes, je les ai pas achetées, ça ressemblait à des fausses armes, en plus moi j'avais encore ce sac de stups, entre les pattes là, j'arrivais pas à m'en débarrasser. Le président: le 5 Janvier 2015, après une conversation de 3 minutes 39 secondes avec les pays-bas, votre ligne cesse comme celle de Polat. Vous vous êtes mis d'accord avec Polat ? Abbad : Je parle pas avec lui, je sais rien de sa vie, il sait rien de la mienne. C'est un pur harsard.
  9. Samir L.: il me disait tout le temps qu'on allait signer pour la friterie. Le président : bah oui mais si vous n'aviez pas vendu d'armes... Le témoin: C'était pour me faire tomber - pourquoi vous faire tomber alors qu'il doit vous vendre la friterie ? Samir L. : la friterie, j'ai compris que Claude Hermant ne me la vendrait jamais c'était une sorte d'appât. - Claude Hermant reconnait qu'il vous a vendu les armes. Il dit que vous êtes son client exclusif et que vous, vous revendiez des armes à des braqueurs... C'est la parole de l'un contre la parole de l'autre.. Mohamed Fares vous le connaissiez. Vous saviez qu'il faisait dans les stups ? Samir L. : Non - On sait que l'arme (le Tokarev TT33 d'Amedy VCoulibaly) vient de Claude Hermant, qu'elle va être dans les mains d'Amel B. (son Adn est retrouvé dessus) (..) que vous vous avez des armes de Claude Hermant, que vous êtes proche de Souliman B. mais vous avez bénéficié d'un non-lieu car vous avez déjà été jugé à Lille pour cela. Le 1er assesseur : vous parlez d'une première remise d'armes mi-juillet 2014. Claude Hermant, quand il vous donne des armes pour trouver des acheteurs, il vous donne pas de munitions ? Samir L. : non. AG : vous dites que les armes qui arrivaient par Claude Hermant sont arrivées jusqu'en novembre 2014. Que vous preniez à chaque fois qu'une photo des armes. Hermant a pu vous proposer un revolver Nagant ? - non - et des munitions ? - non. Christian Saint-Palais, avocat d'Amar Ramdani : vous le connaissiez Amar Ramdani ? Samir L.: je le connais pas, la première fois que je l'ai vu c'est sur des photos à la SDAT. C. St Palais : il n'a jamais été établi que vous aviez rencontré Coulibaly ? Samir L.: je l'ai ai jamais rencontré. Me Coutant-Peyre, avocate d'Ali Riza Polat : pour la 1ere fois, les conseils des parties civiles n'ont pas posé de question je trouve ça assez curieux.. Les douaniers, et autres. Son entourage en tant qu'indic... Samir L.: : Moi j'ai été incarcéré dans cette procédure, lui Hermant, il n'a jamais été incarcéré, alors qu'il est établi que c'est Claude Hermant qui a vendu les armes. Me Coutant-Peyre: Les armes de Coulibaly viennent toutes de chez Hermant. Ce qui m'a étonnée dans la procédure à Lille, c'est que la thèse d'Hermant est que vous êtes son acheteur à 100%. Pourquoi il dit ça ? Samir L.: Pour pas dénoncer d'autres personnes Me Coutant-Peyre à Samir L.: on a identifié des armes mais on va chercher d'autres gens (elle mime une pioche avec sa main) Me Akorri, avocate de Mohamed Fares : vous avez remis des armes à Mohames Fares ? Samir L. : Non Me Akorri : vous aviez des relations personnelles ou familiales avec Mohamed Fares ? Samir L.: Non Me Zoé Royaux, avocate de Saïd Makhlouf : vous connaissez Saïd Makhlouf ? Vous lui avez remis des armes ? Samir L. : Non
  10. Samir L. Prsdt : on est content de vous avoir, merci d'être venu spontanément... (j'explique : on le croyait en fuite, un mandat d'amener avait été émis, et aujourd'hui, il s'est présenté directement de lui-même au tribunal) Samir L. Je suis venu aujourd'hui. J'ai une vingtaine de policiers devant chez mes parents. La justice connait mon adresse. (Il précise n'avoir jamais eu de convocation) Samir L. : On croyait que c'était moi qui avait donné des armes, je n'ai jamais vendu d'armes, je n'ai jamais acheté d'armes. Prsdt : vous avez été mis en examen le 28 avril 2017 et écroué. Samir L.: j'ai fait deux ans Le président: vous avez bénéficié d'un non-lieu Samir L. : J'ai rien à voir dans l'affaire de Paris - le non-lieu est dit qu'en ce qui concerne les armes que vous avez eues entre les mains,vous avez déjà été jugé pour ces armes-là à Lille. Samir L.: J'ai été condamné à 4 ans pour trafic d'armes. C'était 5 ans c'est descendu à 4 ans en appel. - Claude Hermant, Souliman B. Amel B. Ca vous dit quelque chose ou pas ? Vous les connaissez ? Le témoin Samir L. : bah oui , oui oui Amel B. est la nièce du témoin, Souliman son neveu. L'ADN d'Amel B. a été retrouvé sur un Tokarev TT33 de Coulibaly. Le président demande pourquoi. Samir L. : Je suis innocent dans cette affaire, je ne parle pas à ces personnes. - Amel B. dit que vous étiez très proche de Souliman B. Cette arme où l'ADN d'Amel B. est retrouvé a été importée par Claude Hermant, vous le connaissez ? Samir L. : Oui, j'ai voulu acheter une friterie, je me retrouve avec des armes.. - Comment en voulant acheter une friterie on se retrouve avec des armes ? Samir L. : cette affaire je suis innocent, je veux plus en entendre parler. Claude Hermant c'était un indicateur vous le savez, il était là pour attraper des gros poissons. Il m'a pris pour un gros poisson, je paye. Le président lit des extraits des auditions de Samir L. devant la juge: "Claude Hermant m'a donné des armes à mon insu." Vous voulez lui acheter une friterie et lui pour vous appâter, il vous propose des armes...Vous, vous photograhiez les armes pour trouver des acheteurs. Samir L. : Oui mais j'ai jamais cherché d'acheteurs pour les armes. Le président : vous dites que vous gardez les armes chez vous, qu'il les reprend, les vend, vous en redonne...ces armes elles étaient susceptibles de tirer ou pas ? Samir L. : les armes étaient toujours sans balle - Amel B. dit que c'est son frère Souliman qui a eu l'arme en main, qui lui a montrée (l'ADN d'Amel B. est sur le Tokarev TT33 de Coulibaly). Il apparait que vous avez des liens très proches avec Souliman B. Vous dites qu'à chaque fois que vous rendiez des armes à Claude Hermant, il vous en donnait d'autres. Pourquoi acceptez-vous si ça ne vous intéresse pas ?? Vous dites que Claude Hermant veut vous faire suivre par la police, il a un intérêt. Mais vous ? Pourquoi reprendre des armes si vous le les vendez pas ? Samir L. c'était pour la friterie, je suis rentré dans un cercle vicieux, voilà.
  11. Bon faut arrêter là.... du facile, du plus facile ! C'est un jeu.
  12. Christopher S. Je connais WIlly Prevost, Christophe Raumel (accusé qui comparait libre). Willy Prevost je l'ai hébergé chez moi, après je suis parti en prison. Je sais pas ce qu'il s'est passé. Le président au témoin : Coulibaly vous le connaissiez ? Christopher S. : Coulibaly je le connaissais parce que c'était un grand du quartier, je le connaissais pas plus que ça Le président: Et les Kouachi vous les connaissiez ? - Non Prsdt : Prevost c'était un ami vous étiez très proches. Christopher S. : pas si proche que ça monsieur, il m'a fait des trucs... C'est entre nous. (il refuse d'en dire plus) Le président : les enquêteurs vous ont demandé qui est la personne qui menaçait Prevost, et vous avez dit Amedy. Christopher S. : oui. Je pense que c'est vrai. Prevost devait de l'argent à Amedy Coulibaly. Amedy le frappait. Le président : vous dites de Willy Prevost qu'il se cachait d'Amedy, qu'il lui devait de l'argent, qu'il avait peur. Vous dites qu'Amedy Coulibaly le traquait. Vous avez hébergé Prevost chez vous. Après avec WIlly Prevost, vous n'étiez plus trop copain. Pourquoi ? Que lui reprochiez-vous ? - déjà tout ce qu'il s'est passé ils (les policiers) sont venus chez moi, ils ont vu ma mère; ils ont tué mon chien.. Ma mère avait mis le chien dans la salle de bain, elle avait dit aux policiers de pas ouvrir la porte. Les policiers ont ouvert la porte, le chien a voulu se défendre. Les policiers lui ont tiré dessus. Me Hugo Lévy, avocat de Willy Prevost : vous avez suspecté une relation entre Willy Prevost et votre compagne alors que vous étiez incarcéré. Vous pensez quoi de cette relation ? Christopher S.: je pense que cette relation a existé. Le témoin Christopher S. dit avoir aussi appris la relation entre la copine de Christophe Raumel (accusé qui comparait libre) et Prevost alors qu'il était incarcéré. Me Lévy : Willy Prevost accordait-il plus d'importance à la religion ? Christopher S. : Non, il mangeait pas de porc, c'est tout.
  13. Après que le président ait lu les pv de la téléphonie de Catino, un nouveau témoin. Harry V.R. (gérant d'un stock américain) On vend de l'outillage, des vêtements. Je ne sais pas pour quelle raison je suis ici. je me doute que c'est lié à qu'il s'est passé il y 5 ans.. C'est sûrement des gens qui sont passés dans mon magasin et qui ont acheté des articles mais c'est des articles en vente libre. Nous vendons des armes démilitarisées, es fusils en majorité. Des armes de la 2nde guerre. Nos acheteurs c'est surtout des gens qui font des commémorations de la 2nde guerre mondiale, des événements, des films. On ne vend que des armes de guerre de la 2nde guerre mondiale. Le président : pouvez-vous nous parler des revolver Nagant, la législation belge n'est pas comme la française. Harry V.R. : Les Nagant ont été en vente libre comme arme de panoplie de 2010 à 2013. On vendait les Nagant plus à des collectionneurs. le président : les Nagant, ça fait quoi ? Ca peut blesser ? Tuer ? Harry V.R. : comme une carabine à plombs, ça peut tuer, rentrer dans l'oeil, dans le cerveau. Mais la munition est très difficile à trouver. C'est une arme ancienne. (le témoin précise qu'il ne vendait pas ces munitions, alors qu'il vendait l'arme..). On n'est pas obligé de demander la nationalité du client comme tout se passe en Belgique. le président : quand les gendarmes sont venus vous interroger à propos des attentats de janvier 2015, ça marque un peu non... Harry V.R. : ca fait déjà depuis le mois de février que ça me travaille, que je dois me présenter chez vous Le président : sur photo vous avez reconnu Michel Catino. A 99% vous pensez lui avoir vendu des Nagant soit dans votre stock américain ou en bourse. Vous le reconnaissez à 99% comme client Harry V.R. témoin: je peux pas l'avouer à 100%. Peut-être ça me dit quelqu'un. Le président demande à Michel Catino de se lever. Au témoin: vous reconnaissez cette personne comme ayant fréquenté votre surplus militaire ? Harry V.R. : Non.. Prsdt : Il y a 5 ans vous reconnaissiez Mr Catino à 99%.. Bon, il y a le 1% d'erreur. il est bien évident que si on regarde l'album photo d'es accusés il y a 5 ans, et les accusés aujourd'hui, il y a des changements. Il y a les coupes de cheveux, les barbes... Le président rappelle qu'une arme de poing type revolver de marque NAGANT modèle 1895 de calibre 7,62 a été retrouvé dans l'appartement conspiratif d'Amedy Coulibaly à Gentilly. Répondant à Me Fabian Lavaux, avocat de Michel Catino, le témoin Harry VR, gérant d'un stock américain, dit qu'après 2013, il n'a plus vendu de Nagant. Un des avocats de Michel Catino rappelle le chiffre évoqué par le gérant tout à l'heure : 4 000 Nagant vendus entre 2011 et 2013. Or, dit l'homme en noir, notre affaire se déroule en 2014. Entre 2011 et 2013, le témoin Harry VR, gérant d'un stock américain, dit avoir vendu 4000 Nagant. Il dit avoir "un livre de ventes comme dans tous les commerces" et précise: "on ne prend pas le nom du client quand on vend un article, juste le montant". Me Beryl Brown, avocate de Michel Catino : Si Amedy Coulibaly avait voulu en 2013 acheter un Nagant en Belgique, qu'est ce qui l'en empêchait ? Témoin : rien
  14. Le président, Régis de Jorna sur Peter Cherif, alors qu'un passer outre est envisagé. "Il était prévu à une précédente audience qui n'a pu se tenir. Après, il y a eu un changement d'horaire. " Le président: Nous avons 2 mails venant du CP de Fresnes et du service visioconférence qui indique que l'intéressé (Peter Cherif) refusera de se présenter à la visioconférence". "On est face à des refus manifestés de participer. Il est possible de l'amener, de l'extraire de force (Peter Cherif), en visio. Une sorte de mandat d'amener de sa cellule à la visio, mais je ne vois pas la cour...Est-ce utile d'amener de force un témoin qui ne veut pas parler devant une visioconférence, je pose la question. Vous avez la parole." Me Metzker : il se pose une difficulté majeure. Se pose une question pour un mandat d'amener vers la visio, mais Peter Cherif c'est ici qu'il doit venir Le président : heu, il y a d'autres problèmes Me Maktouf : L'audition de Peter Cherif est un élément essentiel et important pour ce procès .C'est important qu'il soit là pour que l'on puisse évoquer sa contribution qui est évidente. AG : Peter Cherif refuse de s'exprimer devant le juge d'instruction depuis des mois, il semble qu'il n'ait pas envie de s'exprimer Me Chevais: je pense qu'il y a une question de principe. Est-ce Peter Cherif qui décide ou est-ce la cour ? Si vous décidez de passer outre, il considèrera qu'il a gagné.. Me Metzker : surtout qu'il est peut-être le commanditaire. Le président : La cour décidera en temps voulu Me Akorri : les deux soeurs B. sont venues témoigner avec un mandat d'amener , nous devons le faire avec Monsieur Cherif. Il décidera de s'exprimer ou pas. Le président : vous voyez que les choses vont vite puisque Samir L. est présent et qu'il va être entendu.
  15. A la reprise d'audience ça discute sur le nouveau planning transmis par la cour. Beaucoup d'avocats sont furax, ils doivent revoir toute leur organisation pour les plaidoiries.. Pour rappel il y a une centaine d'avocats .. Le délibéré est repoussé au 13 novembre. La cour a émis des mandats d'amener pour Souliman B. et Samir L.. "PV de vaines recherches" indique le président Régis de Jorna. Pour Samir L. son frère a dit aux policiers qui se sont présentés chez lui qu'il allait "contacter des connaissances" pour lui dire de se présenter à la cour. Souliman B. serait parti depuis deux jours du domicile de ses parents selon son père. "Le mandat d'amener n'a pu être mis exécution". Me Safya Akorri se dit "sidérée" d'apprendre que Souliman B. ait pu disparaitre comme ça alors que son témoignage est très important. "Si l'accusation ne met pas tout en oeuvre pour que la cour soit éclairée sur la vérité de ce dossier !"
  16. Me Korchia avocat de la partie civile: vous dites que vous ne regardez pas la télé, vous ne lisez pas les journaux, vous n'écoutez pas la radio. Ca m'étonne, vous avez dit avoir reconnu Coulibaly à la télévision le 9 janvier... Me Senyk, avocate de la partie civile : vous dites que Martinez vous a demandé d'aller chercher un sac sur Paris. Vous avez dit : "nous on est déjà allé là-bas et il faudrait que tu ailles le chercher" Catino : moi j'ai jamais dit ça moi je regrette Me Senyk: vous dites que M. Martinez s'est éloigné et qu'il a téléphoné, vous pensez que c'est au basané, le basané c'est M. Abbad. Michel Catino énervé: Hein?! Vous faites tous des petites piques, des petites piques, des petites piques. Vous me dites basané.. AG : avez-vous déjà vu la liste d'armes retrouvée chez Karasular ? Michel Catino : J'ai jamais vu la liste d'armes. On m'en a parlé quand la la police belge m'en a parlée, avant j'en avais pas entendu parler. Me David Apelbaum, avocat de la défense: le but des questions ça n'est pas de vous adresser des piques (...) Je vous demande de répondre calmement aux questions que je vais vous poser. Au cours de la confrontation avec Metin Karasular, ami de 30 ans, vous vous êtes aligné sur sa position ? Michel Catino : Oui sûrement. Me Beryl Brown, avocate de Michel Catino rappelle que son client passe la majorité de son temps au casino, en atteste notamment la téléphonie. Quand on rentre au casino à 6 heures du soir et qu'on en sort le matin à 6 heures du matin c'est normal ? Michel Catino : c'est normal, non c'est pas normal !! Me Beryl Brown, avocate de Michel Catino : La priorité pour vous c'est le jeu, c'est ça ? Catino dit ne s'occuper que des jeux, il ne suit pas l'actualité, des attentats. "Moi et les faits divers c'est 2, c'es même 3, je connais pas les faits divers. Des personnes sont venues ici à la barre, elles ont vendu des armes elles sont libres. Certains ont été les mentors des Kouachi, ils sont libres, je comprends pas moi comment ça va, je comprends pas comment la justice française elle fonctionne. Me Coutant-Peyre: Mr Karasular est dans le trafic de drogue... Michel Catino : oui ça je sais bien
  17. 1er assesseur : chez vous il y a aussi des armes Michel Catino : des armes si on appelle ça des armes.. 1er assesseur : oui en général on appelle ça des armes. - c'était un fusil à pompe qui était vieux, un autre sans chargeur 1er assesseur : ce sont les armes qui étaient sur le toit de Metin Karasular ...En général, on parle de nourrice Michel Catino : quoi nourrice?? une nourrice c'est quelqu'un qui garde des bébés 1er assesseur : oui aussi, mais c'est quelqu'un qui garde des choses pour des gens, des stupéfiants notamment. - moi j'ai jamais entendu le mot de nourrice comme ça. Pour les fusils, c'était la première fois que j'avais des fusils chez moi. Et ce sera la dernière fois. Vous pouvez le noter. Je ressens que je suis coupable pour le transports de stups, le sac, les deux fusils chez moi mais faut pas me mettre des trucs de terroriste sur la tête, madame la juge me parle de ça.. Une fois je suis resté 5 jours à jouer sans manger, sans dormir c'est mon hobby. 1er assesseur : ça il n'y a pas de contradiction, on peut tous convenir de ça. On peut peut-être prendre plus de temps sur ce qui pose plus de difficultés. - Metin est venu me voir, il me demande si ça m'intéresse de gagner de l'argent. IL me dit tu vas voir les 2 là-bas (à Revin), j'ai vu Martinez qui m'a dit d'aller chercher un sac à Paris contre 500 euros. Assesseur : on a compris que les stups c'était pas quelque chose qui vous rebutait. (il a fait du transport d'herbe en Allemagne et a été condamné) dans le sac, ça pouvait être n'importe quoi. - Moi je pensais qu'à jouer. On me proposait de l'argent, j'ai pas posé de questions, j'ai accepté, pour jouer. j'ai été cherché le sac dans une sorte de Zoning, j'avais pas d'adresse, Il a ouvert la voiture et m'a donné le sac. - 1 sac rempli d'armes,ou d'éléments d'armes, ça va faire du bruit, cliqueter, vous n'avez rien entendu ? Quand Polat l'a mis dans le coffre et que Martinez le récupère, ça fait pas de bruit ? Catino : non. Catino dit qu'il n'a pas touché le sac. Catino : si c'était quelque chose qui avait du prix, je l'aurais volé. J'ai passé un deal, je le fais. On m'a donné 500 euros pour transporter le sac. 1er assesseur : mais le sac, vous ne l'enlevez pas de votre voiture. Vous prenez un risque. Ca arrive les vols à la roulotte.. Michel Catino : vol roulotte ?? c'est quoi ça ? Le sac il est dans le coffre de ma voiture, il est à l'abri, la voiture est devant chez moi Le 1er assesseur : bah vous êtes confiant.. Votre ligne n'est plus utilisée par vous à partir de la fin d'après-midi du 8 janvier 2015 ? Michel Catino: comme je vais au casino, j'ai laissé le téléphone dans ma voiture. Quand je joue au poker, j'aime bien être concentré. Le lendemain je suis rentré chez moi, j'ai aidé mon fils a déménagé, vers 6-7 heures au soir, il y a ma belle-fille qui m'appelle. Elle me dit venait voir on voit celui qui a commis les attentats. La je vois la photo du Noir, que j'avais vu avec Polat. J'étais un peu mal. Le soir j'ai été chez Metin, j'ai dit t'as vu à la télé ce qu'on a montré, je lui dis je crois que c'est le Noir qui est venu au garage. Metin se sentait mal, avec la Mini, qui avait pas été payée, il m'a demandé de couper mon téléphone. Je lui ai dit mon téléphone est dans la voiture, il est éteint. J'ai laissé le téléphone dans la voiture éteint. Puis Metin s'est présenté à la police qui l'a interpellé et placé en détention provisoire. J'ai entendu ça, j'ai plus rallumé mon téléphone, et vers le 15-20 janvier, j'ai repris un téléphone. Quand ils m'ont interpellé, j'ai dit n'importe quoi, j'ai pas parlé de stups, de fusil... Pour pas qu'ils me mettent en prison. Et pour le téléphone, j'ai expliqué aux enquêteurs belges ce que je vous ai dit pour la téléphone. Mais ils ne l'ont pas noté. le téléphone il est pas cassé, il était dans la voiture parce que j'étais au casino. Je vais vous dire quelque chose, moi le téléphone je m'en fous carrément. Assesseur : c'est quand même bien pratique M. Catino. Et vous pendant 10 jours vous vivez sans téléphone .. - Quand je vais sortir, vous croyez que je vais prendre un téléphone. Je m'en fous moi du téléphone. Le 7 et le 8 janvier 2015, j'étais pas au courant de ce qu'il s'était passé, j'ai pas de télé, j'écoute pas la radio. Quand j'ai entendu la vidéo avec le policier qu'ils ont tué, j'étais choqué. 1er assesseur: vous nous confirmez que M. Karasular le 9 janvier 2015 vous dit : 'bon là faut faire gaffe, comme on a été en lien avec ces gars-là, faut changer de téléphone' Michel Catino: il m'a jamais dit ça. Il m'a jamais parlé comme ça Assesseur : Et le sac, c'était quoi comme sac ? Catino : Un sac noir, un sac normal - Sa taille ? - Je sais pas, un sac normal quoi ! Me Swarc pose des questions sur la religion de Karasular. Catino : Vous me parlez de religion, je sais pas vous répondre. j'ai dit ça moi ? La religion. Je connais rien à la religion. Je vous dis je connais pas la religion, faut vous le dire en italien ? Me Szwarc : en garde à vue, vous avez dit avoir entendu parlé Karasular de religion, qu'il parlait avec les autres du prophète, apparemment vous ne vous en souvenez plus.. Me Cechman : vous vous êtes rendu en Pologne via l'Allemagne, début décembre 2014 Michel Catino : Ha j'ai oublié, j'ai été cherché un volet pour mon fils. Le volet c'était un volet spécial, là-bas, c'était moitié prix. Me Cechman : Le 3 janvier, Polat et Coulibaly vont au garage de Karasular Michel Catino : je suis pas au courant Me Cechman : Vous en parlez dans la procédure ! Catino : Hein ?? Comment je peux être au courant moi.. Me Cechman : le 7 janvier à 11h56, juste après l'attentat de Charlie Hebdo, votre ligne appelle une ligne utilisée par le duo Abbad-Martinez Catino : C'est moi qui appelle ? Vous êtes sûre de ça ? C'est pas possible. Au poker je suis un bon bluffer mais ici je sais pas bluffer. J'ai appelé pour demander l'argent qu'on me devait Me Cechman : pourquoi vous ne rappelez plus le 8 alors, si on vous doit de l'argent ? Vous avez transporté des armes, le 7 janvier vous appelez M. Abbad à 11h56, juste après l'attentat à Charlie Hebdo. Pourquoi après cet appel la ligne 0733 ne va plus avoir d'activité ? le 7 janvier 2015, je n'étais même pas au courant qu'il y a eu une attaque à Charlie Hebdo. Parce que j'ai pas de télé. Le 8, j'étais pas au courant non plus. C'est le 9 janvier quand j'ai vu à la télé. Un avocat de la partie civile : vous avez souvent transporté des choses moyennant rétribution ? Le prix de la commission ne dépend-il pas de la chose que l'on transporte. Moi je ne demanderai pas la même commission si je transporte de l'héroïne ou des armes.. - Je sais pas quoi vous dire. Vous me parlez de n'importe quoi. C'est comme quand vous allez au restaurant, vous prenez une entrecôte ou un hamburger américain, vous voyez la différence de prix ?
  18. 20 octobre 2020 Michel Catino Je reconnais que j'ai transporté un sac, c'est quelque chose que j'aurais pas dû faire. mais tout le reste je reconnais pas. Je suis pas un terroriste, je suis pas en lien avec les terroristes. Je sais pas ce que ça veut dire dire. En 2015 c'est la 1ere fois que j'ai entendu ça. je regarde pas la télé, je lis pas les journaux, pas de politique. Moi mon seul but c'était de jouer" L'accusé a une addiction aux jeux qui a déjà été évoquée à l'audience au début du procès. 1er assesseur à Michel Catino: quelle relation avez-vous eu avec les uns les autres ? Vous êtes un ami, un proche de M. Karasular, je ne sais pas comment vous vous présentez. Vous l'avez aidé dans son café, pour les jeux. Quand Karasular a pris le garage après la fermeture du café, vous donniez des coups de mains quand il avait besoin, vous faisiez quoi ? Michel Catino : C'est à dire moi mon fils il a un garage, il vend des voitures.... J'ai vu que Karasular avait pris un garage, je lui ai dit : 'qu'est ce que tu vas faire un garage'. Je m'occupais des pneus. Il avait 4-5 associés qui n'étaient pas réglos. Je surveillais les pneus, parfois j'encaissais. 1er assesseur : Vous connaissez Karasular depuis de nombreuses années. On a dit 'homme de mains', 'Toto', 'homme à tout faire'. Comment vous voyez les choses vous dans cette relation avec Karasular, vous êtes son homme à tout faire ? - Bah non. Il avait un café en 2005. J'ai travaillé comme garçon, je m'occupais des jeux. On travaillait ensemble. Je gagnais mon argent, il gagnait son argent. Quand le café a fermé, je me suis retourné vers mon fils, j'ai travaillé avec mon fils. Assesseur : Donc vous êtes l'associé de Metin Karasular ? - Non. Je lui donnais un coup de main. Sur Ali Polat : Ali Polat je l'ai vu au garage mais je le connais pas moi Ali Polat ; le gars il discutait avec Metin, pas avec moi. Quand Metin est avec un Turc, un Kurde, il parle pas français, il parle turc ou kurde. Il est comme ça. Polat je l'ai vu 5 ou 6 fois. je sais pas pourquoi Polat était là. 1er assesseur : Polat il venait proposer des dattes à tous les gens qui arrivent au garage, il proposait des voitures, autres chose ? Michel Catino: Moi pour moi il venait pour des voitures. J'ai parlé avec Polat de voitures vers octobre- novembre 2014 1er assesseur Quelle voiture ? Catino : quoi quelle voiture? de toutes les voitures ! 1er assesseur : je vais vous parler de la MIni (d'Hayat Boumedienne vendue par Coulibaly) Michel Catino : Moi j'ai entendu que la Mini devait être vendue mais ça ne m'intéressait pas. A la moitié de décembre, je passais au garage. Et je vois Metin dans le garage, il y avait 3 ou 4 turcs. Quand on part, Polat arrive avec un Noir (Coulibaly). Je dis bonjour à Polat et je dis bonjour à l’autre. Polat dit il veut l’argent de la Mini. J'ai vu le Noir au garage, il s'énervait parce qu'il avait pas son argent. Il y avait le Grec (Epaminondas T.) qui était là. Il lui a dit: "dans 10 jours je te ramène l'argent à Paris". Assesseur : s'agissant du "Grec" puisque tout le monde l'appelle comme ça, c'est plus simple, je vais le faire aussi... - C'était un escroc. 1er assesseur: dès votre 1ere audition on vous parle de Miguel Martinez (accusé), vous dites "ca me dit rien. Vous ne reconnaissez pas la photo qu'on vous présente de lui. Ensuite on comprend qu'en réalité, vous le connaissez mais que vous voulez pas en parler, ni de M. Abbad. Pourquoi ? Michel Catino : après en 2e audition j'ai dit que j'allais dire la vérité. 1er assesseur : Martinez et Abbad, vous les voyez quand pour la 1ere fois ? Michel Catino : je les ai vus au garage chez Metin (Karasular). Martinez a dit qu'il s'appelait Abdullah. Martinez je l'ai vu, je réfléchis bien, 1, 2, 3. 3 fois en 2014 et une fois en 2016. Abbad est venu une seule fois avec lui. Sinon il venait avec un Français, je sais pas son nom, je connais pas (il avait précisé qu'il était blanc). Abbad je l'ai vu aussi deux fois au moins de janvier, pour les stupéfiants. Moi j'avais des stupéfiants. Il est venu avec quelqu'un chez moi pour goûter les stups. Abbad (accusé) était avec quelqu'un pour goûter la marchandise. C'était de l'héro je crois, de l'héro à sniffer. Il y avait 250-300 grammes, dans les environs là. Je l'ai pas revu après. Quand je lui ai donné les stups, il m'a donné 400 pour le voyage et 1500 pour Metin (Karasular, accusé).
  19. Premier assesseur : avant que vous arriviez, on nous a expliqué que la voiture, vous ne l'aviez pas entièrement payée, vous avez arnaqué tout le monde - J'oublie un peu, monsieur, mais j'ai payé 12 000 euros. Le téléphone du témoin sonne. Puis retentit le son d'une alerte de message.. Le premier assesseur dit : J'en ai vu deux ! (téléphones), mais il y en a peut être d'autres... Hop deuxième sonnerie de téléphone... Le président s'agace : éteignez-le vraiment maintenant ! Premier assesseur : et Michel Catino ? - Michel Catino ? L'accusé en question se lève, baisse son masque, hilare. Témoin :"non, je connais pas Michel Catino - et la voiture de mon fils ? Témoin : j'ai oublié.. Premier assesseur : un peu de sérieux, monsieur vous avez dit que Michel Catino est le bras droit de Metin Karasular - J'ai dit ça moi ? Le président houspille un peu les avocats dans leurs questions : Il y a encore un autre témoin et à 20 heures, on arrête ! (afin de permettre à chacun de regagner son domicile avant le couvre-feu de 21 heures). Le témoin repart. "Con" lui lance Metin Karasular au passage. Son avocat belge le réprimande : si tu continues comme ça, moi je rentre, hein ?! Intermédiaire présumé entre Karasular et son ancien associé "41 ans, carreleur". Il a un fort accent de Charleroi. Le président ne le comprend pas. "Carreleur", insiste le témoin. - Mais vous faites quoi ? - bah, des travaux ... (désolée) Cet homme aurait fait l'intermédiaire entre Metin Karasular et son ancien associé qui ne voulait pas payer pour la Mini Cooper qu'il avait achetée "et il se cachait". Fin de l'audience, quelle journée.....
  20. Psychologue expert Elle résume les dires de l'accusé "je jouais beaucoup, je buvais beaucoup, je perdais beaucoup". Interrogée sur les perspectives de réinsertion de Metin Karasular, l'experte psychologue estime qu'il " a pris conscience de la gravité des faits et donc des perspectives positives s'offrent à lui. Il y a des choses qui laissent à envisager les choses de manière optimiste". La femme de Metin Karasular (elle bénéficie des moyens d'un interprète en langue kurde) Elle raconte comment, après le 9 janvier, son mari a pris peur. Toute la famille a donc quitté le domicile et vécu deux mois à droite et à gauche. "Le Grec" (l'ancien associé de l'accusé, alias "le Grec", celui aussi dont il a dit qu'il "nous a tous enc....") Français...compliqué, diction inexistante, chaud la compréhension. Il explique avoir vendu la Mini Cooper achetée à Amedy Coulibaly "à la Grèce". L'homme est interrogé sur sa nationalité. Il sort deux passeports qu'il montre à la cour : "la nationalité grecque et israélienne". Il a aussi deux noms, explique-t-il "pour protection moi". Président : Metin Karasular dit que vous étiez un agent du Mossad, que vous aviez tué Arafat - Non, explique le témoin sans sourciller mais "mon fils travaille au Mossad. Le témoin explique qu'il a été en contact avec Ali Riza Polat, qu'il connaissait sous le nom d'Ali Kemal. L'accusé est invité à se lever : "à l'époque, barbe", explique le témoin qui n'est "pas sûr" que ce soit le même homme. "A priori, c'est lui", répond le président. Le témoin va acheter la Mini Cooper à Coulibaly. "Vous avez rendez-vous porte d'Orléans, devant le Mac Donalds", rappelle le président. "Oui, répond le témoin. Il demandait 16 000 euros, moi je voulais 12 000 euros". On s'embrouille à l'audience sur la valeur de la Mini Cooper. "Vous êtes marchand de voiture, vous devez connaître le prix des voitures, ça on peut vous faire confiance", tranche le président. Le témoin affirme qu'il finalement payé "12 000 euros, cash", la Mini Cooper lors du rendez-vous porte d'Orléans. Et qu'il est "reparti avec jusqu'en Belgique". Ces affirmations qui sont en contradiction avec les éléments du dossier. Puisque la thèse de l'accusation est que la voiture a été payée en partie en argent et l'autre en armes. Mis devant ses contradictions, le témoin se souvient : "ah, peut-être que j'ai payé que 2000 euros"
  21. Que vient faire la RSE dans ce sujet ?
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