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January

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Tout ce qui a été posté par January

  1. Justement maintenant on te propose la positivité à outrance, c'est une nouvelle solution.
  2. Non non, ce n'est pas ce que j'ai dit. Tu avais jugé que ces personnes faisaient exprès sans aucune cause réelle. C'est là qu'intervenait le jugement. Et c'est le signe d'un mal être réel.
  3. Non c'est pas simple, comme je dis, on est humain... Chacun fait ce qu'il peut.
  4. De ton côté de l'arrogance. Qui te rend complètement incompréhensible, pas de la plupart, de tous. Qui méprise vraiment ? Fin du hs.
  5. Oui oui, les steacks hachés tout ça, c'est compris.
  6. Non plus (suis têtue ) Pour moi il y a toujours, toujours un véritable mal-être, une vraie racine à ce mal-être. On ne sait rien des gens, ni proches ni autres. On ne sait rien. C'est ce qu'il faut se dire afin d'être indulgent. Ca ne veut pas dire qu'on ne doive pas tourner le dos, quand on n'en peut plus on n'en peut plus. Ca veut dire qu'il ne faut pas juger, parce-qu'on ne sait jamais rien en fin de compte..
  7. Oui bien sûr que c'est difficile, être fatigué c'est humain, mais oui, il y a un mal-être bien réel, c'est ce que je pense.
  8. 'suis pas d'accord avec ça. La plainte est l'expression d'un mal être. Je ne hiérarchise pas.. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui se plaignait, même souvent, sans qu'il y ait un mal être sous-jacent, bien réel. Quand "aux grande douleurs muettes", non, ce n'est pas vrai, tout ça est extrêmement variable d'un individu à l'autre.
  9. Ah bah doublée .. je pensais la même chose, tu comptes ce qu'on t'a demandé..
  10. @Henri. l'ego de celui qui est bien..? Tu peux développer ? Tu voudrais dire qu'il y a quelque chose de faussé ? d'artificiel, d'égoïste ? Il y a des gens qui ont du mal avec ça. Justement à cause de toutes ces publications et cette vulgarisation à la con. On dirait qu'on te donne des cours de com, incroyable, et que tout le monde peut tendre la main avec des formules toutes faites ! Du coup bah, les difficultés de l'autre ça fait mal au bide de personne puisque tout ça est comme appris, et récité comme une leçon ! Ca vient pas des tripes, y a pas de vrais sentiments, on croit pas ce qu'on dit c'est du flan, tout le monde dit la même chose.. Tristesse. Et celui qui est mal bah, il reste avec ça quoi. Pas sûre que ce soit encore un bon traitement. Mais oui. Oui.
  11. On participe à mes sujets En mode "ni pas assez ni trop peu"
  12. Et pourtant... Bon j'entends qu'il y a des cas particuliers avec des vécus particulièrement traumatiques. Mais à mon sens ce n'est pas la majeure partie des victimes. C'est intéressant toutes ces inversions. Et c'est intéressant toute cette manipulation de certaines masses aussi. Pour raison garder, on voit qu'une seule dose de positif n'est pas le traitement approprié..
  13. Ah oui ça c'est clair. C'est beaucoup sur le net tout ça, et l'esprit critique, isolé à compulser tous les sites qui te disent de te lever plus tôt le matin, de faire du yoga, de bouffer cru, de t'aimer plus que tout, de tenir oh !! Un carnet de gratitude ! Non mais tu l'avais déjà entendue celle-là ? J'ai découvert.. avec affliction. Bah, en face de tout ça faut admettre, faut avoir les épaules. Et c'est là qu'on en vient à l'affirmation de soi..
  14. Observons le deuil..? Il arrive un moment où autour de la personne endeuillée, tout le monde veut passer à autre chose, et pour la personne endeuillée c'est impossible. C'est comme si t'étais dans le couloir, à bloquer tout le monde derrière toi, ils veulent passer à autre chose, avancer, et pas toi. Arrivent les fameuses injonctions positives, suivent les messes basses, t'es toujours là à bloquer le passage avec la mort derrière toi, et puis arrive un moment où tu te retrouves seule. T'as continué à bloquer le passage, ils t'ont tourné le dos au lieu de te dépasser et de tenter de te tendre la main pour t'emmener plus loin. C'est pas donné à tout le monde Je crois que c'est @Auger qui tout à l'heure a dit "rien dire". Oui, ne rien dire. Oui, faudrait savoir se taire parfois. Seulement voilà, comme dit @Petitpois, l'impuissance ça rend fou, surtout quand il est question de gens qu'on aime, à la décharge des "injoncteurs(ses)"...
  15. Ben oui, faut envoyer des good vibes. On va se retrouver avec un monde entier de dépressifs à force d'appliquer le "ce que je ne vois pas n'existe pas". Tiens ça me fait penser au déni traumatique (même si pas voulu celui-là), ou comment imploser lentement mais sûrement.. Le résultat pourrait-il être le même ?
  16. Ca a toujours existé mais pas à ce point là. Je n'en ai pas l'impression.. Aujourd'hui plus qu'hier le mal être dérange, pour de bon et c'est affichable et affiché. Oui pour la culpabilité intérieure, quand il y en a une, c'est pas automatique.
  17. Ben oui mais la vérité c'est qu'on en a strictement rien à foutre qu'il y ait pire quand on n'est pas bien. C'est complètement normal d'être autocentré quand on n'est pas bien, le truc c'est que tu as des gens en face qui vont te reprocher justement d'être autocentré, c'est tellement insensé !...
  18. Et à un moment donné, ça se dérègle. On a tous vu une personne exploser d'un seul coup sans qu’on n’ait rien vu venir. C’est ce qu’il se passe lorsque l’on fait taire ses émotions (en langage intello : surcompenser). Les émotions trouvent toujours un moyen de sortir. Ce sera différent pour les uns, les autres, mais elles trouveront toujours un moyen de se faire entendre. Y compris, un moyen physique (psychosomatique).
  19. Les doublons ça s'évite effectivement et moi, je suis Vraiment censée le savoir Pas de souci, je vais tenter de modifier l'approche et faire un peu plus le focus sur certaines choses par rapport à l'autre sujet. j'ai pas été animatrice pour rien !
  20. Parallèle ? Je vais essayer de faire tourner ça autrement et d'étayer (j'ai lu le sujet). Il ne s'agit pas vraiment d'avoir le droit ou non d'être malheureux, mon postulat est que c'est acquis. Maintenant, comment et pourquoi surtout, faire cesser les injonctions positives qui gangrènent la société, les relations quelles qu'elles soient, qui accentuent les inégalités, les discriminations.. Les différents aspects du sujet : l'aptitude à l'écoute, l'aptitude au non-jugement, l'affirmation de soi, la confiance en soi, un truc non-moins en voie de disparition : Accepter les gens tels qu'ils sont. Quid des véritables discriminations, au travail notamment ? Il y a beaucoup à dire. Beaucoup. Je vais essayer de faire ça bien.
  21. Ca a toujours existé ce côté "les gens malheureux dérangent", je trouve juste qu'on arrive à des sommets. C'est devenu un tel réflexe "l'attitude positive", que ça finit par tout empoisonner. Combien de fois vous avez répondu "ça va" quand bien même ça n'allait pas ? Par convenance. Alors je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire, mais systématiquement comme la société nous y encourage : non.
  22. Hello tous toutes, Ca fait déjà plusieurs années que l'injonction à être positif est présente un peu partout. Au boulot, entre amis, n'importe où, partout, on nous rappelle sans arrêt que tout doit être positif quitte à, dans les formes les plus nocives de la "positive attitude", aller jusqu'à minimiser des difficultés. Le problème c'est que pour certaines personnes, ça crée un effort et ça peut même être contre-productif. Est-ce que lorsqu'on traverse un moment compliqué toutes ces injonctions sont de bon ton ? "Tout passe", "Faut tourner la page (quand il est question de choses anciennes)", "l'année prochaine t'en rigoleras", "faut te bouger" oh ! j'allais oublier "un de perdu dix de retrouvés", "regarde le BON côté des choses"; bref, mon cul sur la commode.. Il ne vous est jamais arrivé de lire ces espèces de citations à la noix sur le bien-être ou je ne sais quoi et être agacé ? Ces trucs cucul la praline là, avec le coucher de soleil. Attendez j'en trouve une, voilà : Bon j'ai pas le coucher de soleil mais j'ai le truc cucul la praline. Bon, sérieusement, nous avons le droit d'aller mal. Tout ce qui peut nous arriver dans la vie n'a pas forcément d'interprétation positive ! Chercher à être positif tout le temps a ses limites. Je pourrais même aller un peu plus au-delà du coup de gueule et expliquer ce que ça donne dans le cerveau ces injonctions trop souvent répétées, la négation des émotions, des sentiments, c'est jamais bon.
  23. Bon, j'en étais restée où moi ? Ah..oui C'est ce qu'Emmanuel Carrère fait de mieux, la chronique judiciaire. C'est son coeur de métier à la base. Alors, j'avais suivi les débats du procès des attentats des Terrasses, du Bataclan et du Stade de France. Mais, après avoir entendu deux ou trois parties civiles, j'avais passé mon tour sur ces audiences. Là, on lit un livre. Comment faire ? Il y a eu un moment où je me suis demandé si je ne lâchais pas l'affaire, trop difficile. J'en ai fait des cauchemars assez violents. En ce moment se tient le procès de l'attentat de Nice, je ne suis pas les débats et je ne lirai rien dessus non plus. J'ai pris ensuite : Ce n'était pas beaucoup plus simple, l'histoire d'une famille qui se déchire suite à l'accident de Jeanne qui n'est plus qu'un corps inerte, allongé, intubé, ventilé, végétant dans le coma. Faut-il la laisser partir ? Barbara Abel mêle le thriller et le roman psycho, c'est plutôt réussi. Alors ça par contre je n'ai pas trouvé très réussi. L'auteur nous vend un polar et en fin de compte le meurtre de départ n'est qu'un prétexte. Il est question de parcours de vie des uns et des autres pendant tout le bouquin. Ce n'est pas que ça manque complètement d'intérêt mais c'est mal fait, on n'est pas au niveau d'un Colin Niel qui raconte la Guyane. Déçue. Alors je ne m'attendais pas du tout à ça... C'est un bouquin qui trace sa route à 200 à l'heure, déroulement du fil de la pensée, rien de précieux, des passages un peu trash, enfin, la quatrième : Je l'ai rencontré un soir de printemps. Je suis devenue sa maîtresse. Il m'a initiée au maniement des armes. Il m'a fait cadeau d'un revolver. Je l'ai abattu d'une balle entre les deux yeux. Il m'a plu celui-là. Abel Bac, flic solitaire et bourru, évolue dans une atmosphère étrange depuis qu'il a été suspendu. Son identité déjà incertaine semble se dissoudre entre cauchemars et déambulations nocturnes dans Paris. J'ai eu un peu de mal à entrer dedans, mais l'idée est bonne, on tourne autour du pot pour finir par tomber dedans. Claire Berest aurait pu faire un peu moins de circonvolutions néanmoins, le livre y aurait gagné. J'avais un peu peur en le prenant, je me suis dit "un feel good à la noix pff.. bon, c'est Amanda Sthers, j'essaie". Ce n'est pas un feel good (je hais les feel good). Est-ce qu'il faut aller chez le coiffeur ? Du noir, ça mincit mais la peur aussi, le lointain. Du marine ? Du marron ? Du temps, pas beaucoup ? Que dit-elle ? Elle dit oui, je vous attendrai. Le silence est long. "Vous me reconnaîtrez ?" essaie-t-elle. Il ne répond même pas. C'est l'histoire d'une rencontre, c'est un peu l'autopsie de la vie de l'héroïne, Madeleine. C'est "pas assez", ça ne marche pas très bien. Je suis dans : Et je vais probablement le finir aujourd'hui, rien de bien magique, destins croisés. À travers l’entrelacement de leurs destinées, ce roman intense dresse la fresque d’une époque, des années quatre-vingt à nos jours, et interroge le rapport des femmes au corps et au désir, à l’amour, à la maternité, au vieillissement et au bonheur. A suivre le nouveau Russel Banks, j'ai confiance, ça va relever ces trois derniers plats un peu fades.
  24. @DroitDeRéponse n'est pas le sujet.. Je disais au départ : "il n'y a pas d'info".. Bah du coup, il n'y a pas plus de débat que d'info
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