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Tout ce qui a été posté par January
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Et ça c'est juste les réquisitions.. attends les peines
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C'est pas possible...
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L'autorité ce n'est pas frapper sans discernement. Résultat : c'est une vie brisée, depuis 7 ans, pour Theo Luhaka. Certes, il a sans doute réagi maladroitement. Mais au bout du compte, c'est une vie brisée, des conséquences irrémédiables sur son physique. Nous avons tous besoin de sécurité, tous besoin que l'autorité soit respectée. Mais toute autorité ne peut être acceptée qu'à condition d'être juste. Ce qu'ont fait ces policiers ne contribue pas à ce qu'on puisse rétablir des liens avec la population. Nous avons besoin d'une police qui nous protège mais pas de policiers comme ceux-ci qui exercent des violences gratuites. Je vous demande de condamner Marc-Antoine C. à une peine qui pourra vous paraître dérisoire mais ce n'est pas une peine de vengeance. Je vous demande de le condamner à 3 ans d'emprisonnement avec suris, cinq ans d'interdiction d'exercer et de port d'arme. Pour Jérémie D., six mois d'emprisonnement avec sursis et deux ans d'interdiction d'exercer sur la voie publique. Pour Tony H., trois mois d'emprisonnement avec sursis.
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Theo Luhaka est un jeune homme qui ce jour-là a 22 ans, on ne sait pas ce que serait devenue sa carrière de footballeur. Il était pas forcément Mbappé mais il s'éclatait dans ce qui pour lui était sa passion. Dans ce quartier, il y a une vie, des gens qui n'ont rien à se reprocher. Comme Theo Luhaka qui n'aspire qu'à une seule chose, c'est vivre normalement. Ce sont des gens tout à fait honorables. On va venir vous dire que Théodore Luhaka a menti, mais encore faut-il savoir comment s’est comporté Marc-Antoine C. Il a signé le procès-verbal rédigé par son collègue Tony H. Mais il y a plein d’omissions dans celui-ci. Les omissions dans ce procès-verbal vont toutes dans le même sens. Ce qui est omis, c'est tout ce qui est susceptible de mettre en cause la responsabilité pénale de ces trois fonctionnaires. On va vous dire que Théodore Luhaka a menti. Moi, je vous dis qu'il n'a pas menti. Théodore Luhaka est un garçon qui ne fait pas parler de lui, il ne touche pas aux stupéfiants, ce jour-là, il va remettre une paire de chaussures à une amie de sa sœur, il est pris dans la nasse d'un contrôle d'identité... On démarre sur un contrôle d'identité banal qui va déboucher sur une interpellation dont on aurait peut-être pu se dispenser si les choses avaient été engagées autrement. Il aurait peut-être suffit de s'en tenir à la mise à distance.
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Il y a ce coup de poing au ventre. Theo Luhaka est allongé au sol, inerte. Il y a ce geste de Tony H. avec le pied qui percute le corps de Théo Luhaka. C'est un geste de violence gratuite. Un geste de violence policière. Jérémie D., il n'aime pas cette cité, il n'aime pas les gens qui y sont. C'est lui qui a parlé de "cité pourrie". Ce ne sont pas les meilleures dispositions pour agir avec discernement. Tous ces gestes ce sont des gestes de vengeance. Des situations de rebellion, on en vit des centaines chaque jour dans ce pays. Je ne dis pas que c'est une bonne chose, mais c'est une situation courante que chaque policier sur le terrain est amené à vivre. Pour tous ces gestes, Marc-Antoine C. encourt 15 ans de réclusion criminelle. 15 ans. Jérémie D., lui, encourt 10 ans d'emprisonnement. Tony H, enfin, encourt 7 ans d'emprisonnement. Ces peines sont les peines maximales. Il faut tenir compte de la personnalité de l'auteur. Ni l'un ni l'autre n'ont d'antécédents. Il ne s'agit pas de prononcer la peine la plus forte possible. La peine que je vous demande est celle qui m'apparaît justeTony H. était le plus jeune, avec moins d'expérience. Jérémie D. et Marc-Antoine C. avaient beaucoup plus d'expérience, notamment sur la voie publique. On voit que Jérémie D. est quelqu'un qui a du mal à contrôler ses réactions. Marc-Antoine C. on pourrait croire que c'est le gendre idéal. Pas un mot plus haut que l'autre, des états de service excellents. Le problème c'est que c'est peut-être le plus intelligent des trois, celui qui a été en mesure de mieux réfléchir à sa défense. Il est le seul a avoir exprimé sa compassion pour Theo Luhaka. Mais il s'est aussi longuement épanché sur les conséquences sur sa propre vie. On aurait même fini par croire à l'écouter que c'était lui la victime.. Le lendemain quand il est entendu, Marc-Antoine C. déclare : "nous avons appelé les secours". Et ça, ce n'est pas une imprécision. C'est un mensonge ! Or, sans intervention, Theo Luhaka risquait la scepticémie et la mort. Mais on va le laisser...
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Un policier a le droit d'utiliser la violence. C'est un droit. Mais ce droit n'est pas absolu. Il faut que le geste respecte les règles d'absolue nécessité et de stricte proportionnalité. Theo Luhaka n'a qu'un but : il cherche à échapper à son interpellation, pas à piétiner Jérémie D. D'ailleurs, quand il se relève, il est indemne. Alors son geste qu'il revendique de violence légitime est-il vraiment légitime ? Non, nous ne sommes pas dans une situation de légitime défense de la part de Marc-Antoine C. quand il porte le coup d'estoc. A ce stade, Theo Luhaka s'agrippe au muret mais ne fait pas preuve de violence. Le coup d'estoc, vous l'avez compris, est par nature violent. Il représente un danger. Le risque de pénétration anale, il existe. Est-ce qu'un tel risque doit être pris alors que Theo Luhaka est maintenu par l'épaule ? Vous choisissez de donner ce coup d'estoc au niveau de la cuisse alors que, vous l'avez dit, vous êtes aveuglé par le gaz lacrymogène et alors que vous n'êtes même pas derrière Theo Luhaka. On fait donc courir un risque à Theo Luhaka à un moment où il ne représente pas un danger. Tout cela ne constitue pas de la légitime défense. Alors ce n'est pas l'avis de l'IGPN. Mais sans viser personne, je m'interroge sur la faiblesse de l'institution. Les seuls experts sont des policiers. Et vous aurez pu constater que l'entre-soi n'est pas toujours facile. Peut-on avoir le recul nécessaire quand on fait partie de la même institution ? interroge encore l'avocat général dans ses réquisitions en évoquant cette "fonctionnaire de police venue déposer en tremblant au point qu'on s'est demandés si elle allait tenir jusqu'au bout". Il y a mutilation et infirmité permanente. La mutilation ce n'est pas simplement le fait de perdre un bras mais aussi d'avoir une détérioration du corps irréversible. Or, le sphincter interne de Theo Luhaka a été endommagé de manière irreversible. Et ça, c'est indépendant ou non des soins qu'il peut suivre. Le muscle est atteint de manière irréversible. Donc nous sommes dans un cas de mutilation. Et l'infirmité permanente, c'est l'atteinte à une fonction organique définitive. Et puis, il y a les autres gestes. Parce qu'on n'en reste pas à ce coup d'estoc. Il y a ce 2e coup d'estoc alors que Theo Luhaka est à terre. On n'est pas dans la défense, on veut finaliser l'interpellation : ce coup d'estoc n'aurait jamais du exister.
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Plaidoirie de Me Honegger (pc famille Luhaka) Theo vous l'a dit, il est mort ce 2 février 2017. Théo traîne une souffrance invisible, silencieuse. Vous êtes investis d'une mission qui est juste de reconnaître les choses telles qu'elles sont, lance Me Philippe-Henry Honegger aux jurés. Une mission qui est de ne pas êtres aveugle face aux vidéos, de ne pas être dupes face aux mensonges des policiers. Plaidoirie de l'AG - Loïc Pageot REQUISITIONS il m'appartient ici de porter devant vous la voix de l'accusation, mais que je préfère appeler la parole de l'intérêt public. L'avocat général est là pour veiller au respect des droits et libertés de chacun. Il ne s'agit pas de demander à la légère une condamnation quelle que soit la gravité des faits reprochés. Une condamnation ce n'est pas quelque chose d'indifférent. Je ne suis pas là aujourd'hui pour rapporter un trophée. (je fais juste une précision : Loïc Pageot est un "spécialiste" des violences policières, et c'est la dernière fois qu'il requiert aux Assises) L'intérêt public c'est de veiller à ce qu'un accusé de soit pas condamné de façon injuste. Le rôle de l'intérêt public c'est de ne pas stigmatiser la police. Comme toute autorité amenée à intevernir dans le domaine de la sécurité, le rôle de la police est un rôle essentiel dans notre pays comme partout. Nous avons tous besoin de la police. La police doit avoir tout notre soutien à condition que les policiers respectent les textes en vigueur, la loi, qu'ils respectent les personnes. L'immense majorité des policiers exercent un travail remarquable dans des conditions parfois difficiles. Mais parfois pas, et là, l'intérêt public oblige qu'on réclame que soient condamnés des comportements irrespectueux de la loi et des personnes. Theo Luhaka a-t-il été violé? Non. D'ailleurs, il ne l'a jamais dit. Etre violé, dans notre loi, c'est un acte de pénétration à caractère sexuel. Quand Marc-Antoine C. porte le coup d'estoc il est évident que ce n'est pas le résultat qu'il cherche. Notre loi ne demande qu'une seule chose : est-ce que le geste de Marc-Antoine C. a porté un coup volontaire qui n'était pas justifié par le commandement de la loi ni par une légitime défense ? Mais c'est un geste volontaire. Ca ne peut pas être qualifié de regrettable accident. Ce qui est regrettable ce sont les conséquences.
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Si tu ne comptes pas t'appuyer sur les débats pour discuter tu peux sortir oui, merci.
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On a une succession d'événements incompatible avec les devoirs d'un policier. Il y a un devoir de protection des gardés à vue. Vous avez le sentiment que Theo Luhaka a été protégé ? Si quelqu'un n'était pas intervenu, on vous l'a dit, il aurait peut-être été mort. Sa blessure est un tabou. C'est pas comme s'il s'était cassé le genou. C'est une remise en cause totale de qui il est. Alors, ils vont vous dire que c'est dur d'être policier. Oui, c'est vrai. Et le problème ce n'est pas les policiers de terrain, c'est la chaîne de commandement, c'est ce qu'on leur demande de faire. C'est vrai. On les casse, on ne les outille pas correctement. Mais ce n'est pas le débat. Et ce n'est pas une excuse pour être violent. C'est pas possible pour Marc-Antoine C., avec l'idée qu'il se fait de lui-même de dire "oui, j'ai peté mon câble et le coup, je l'ai porté avec violence". Ce n'est pas possible pour lui. Il n'empêche que c'est la réalité des faits. Le préjudice est infini, il est commis en réunion. Il suffisait d'un homme pour dire : "arrêtez les gars"." Me Antoine Vey s'adresse aux accusés : "vous avez manqué de discernement, vous avez manqué d'humanité et vous avez manqué de probité. Au-delà du procès, je veux donner de Theo Luhaka l'image de quelqu'un qui s'est comporté avec énormément de dignité dans le combat qui était le sien. Que justice soit faite c'est essentiel. Mais si Theo ressort de cette audience et n'arrive pas à se défaire de ce statut de victime, à quoi servent les procès ? Oui, Théo , il a été dit à cette audience qu'on peut transformer cette injustice en justice. Et c'est ce que je vous demande de faire, mesdames et messieurs les jurés. Je voudrais que cette affaire demeure une affaire de justice et pas une affaire de violence.
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Ce jour-là, Theo Luhaka était en train de regarder sa petite série Monk, il sort de chez lui pour apporter des chaussures à l’amie de sa sœur. Et il se retrouve dans cette scène qui dure 5 minutes. Les procès qui impliquent la police ont une spécificité : les preuves sont très difficiles à rapporter. Pourquoi ? Parce que c’est la police qui donne les preuves. Ce jour-là, qu’est ce qui nécessitait une telle violence ? Rien. Ni dans l’attitude de Theo Luhaka, ni dans le motif du contrôle. Qu’est-ce qui a conduit Theo Luhaka ça ? Rien d’autre que le fait qu’il était choqué de la manière dont le contrôle se passait. Ce n'est pas que le procès du coup de matraque. C'est le procès de toute une scène de violence, du sang dans la voiture et ils ne voient rien. Le procès d'une personne qu'on met par terre et qu'on prend en photo, de comportements qui ne devraient pas exister. La scène quand ils arrivent avec la matraque, quand ils les mettent contre le mur, elle est déjà violente. Et après, le fait de le prendre en photo par terre, c'est super violent. De mentir, c'est violent. Il repart sans chaussure ! Mais on s'en fout, on le remet dans la bagnole. Il perd son sang, on le prend en photo. On voit une succession d'éléments jusqu'à ce que quelqu'un qui n'est pas eux [il montre les accusés] dit "mais qu'est-ce qui se passe ? On s'en fout du coup d'estoc ! Ce n'est que un parmi neuf. C'est l'ensemble qui est violent. Ce sont les propos, les humiliations. Les baffes, elles existent, elles sont reconnues. Les violences, elles existent, elles ont été reconnues. Et c'est inacceptable. Et puis, le sang dans la voiture - Me Antoine Vey brandit la photo du siège tâché - Comment, on n'a pas pu voir une tâche comme ça ? Non, on dit juste : "bah, il saigne du fion".
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18/01 Plaidoirie de Me Vey - défense Theo Luhaka Il y a quelque chose de magique et d'inquiétant avec la justice. On a le sentiment que dans chaque procès, rien n'est jamais gagné. Que la justice est une idée impalpable qu'il faut toujours la chercher, la redéfinir, la redouter, l'espérer plutôt que l'attendre. Et on a le sentiment que chaque nouveau procès remet totalement en jeu tous les acquis de la justice. Que tout, à chaque fois, se rejoue à nouveau. Cette instabilité est évidemment crainte par les accusés. Mais pour les victimes, la soif est différente. Les victimes veulent savoir que l'équilibre sera rétabli. Et il ne devrait pas y avoir autant de peurs, de craintes sur l'idée même que la justice puisse ne pas être rendue. Si la justice était réellement bien faite, les victimes n’auraient pas besoin d’avocat. L’équilibre de la justice, ce n’est pas un compromis politique, ce n’est pas un arbitrage, un discours ou une image. C’est un exercice de vérité, un exercice collégial que vous allez tous pratiquer au nom du peuple français. Ce procès pour Theo n’est pas autre chose qu’une longue marche difficile vers la justice et la vérité. Parce qu’une victime n’a besoin de rien d’autre que la vérité. Ce procès n’est pas le procès de la police. Le débat est en dehors des caricatures. Theo Luhaka n’est pas un dealer, une racaille, un voyou. Or, il a entendu ça pendant sept ans. Ce n’est pas le procès de la malchance ou de l’accident. Ce n’est pas non plus le procès de la légitime défense. C’est le procès de la violence illégitime, portée en plus par ceux qui portent le signe de “gardien de la paix ». Le grand avocat Me Henri Leclerc disait que c’était quand même le signe d’une société qui va mal quand on passe du terme de “gardien de la paix” à celui de “force de l’ordre”. Je crois que ce procès est une chance pour la justice de pouvoir dire les choses telles qu’elles doivent être dites, dans leur équilibre.
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Et ils s'étonnent que la natalité baisse à peu près partout ?
January a répondu à un(e) sujet de guernica dans International
Natalité en France : pourquoi le nombre de naissances chute et comment freiner la tendance Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le nombre de naissances a chuté de 6,6% en France en 2023, passant sous la barre symbolique des 700.000 par an, selon l'Insee. Comment expliquer cette baisse et comment la freiner ? L'Insee met en avant un facteur démographique : le nombre de femmes de 20 à 40 ans, soit en âge de procréer, a diminué. Mais surtout, les générations de femmes moins nombreuses procréent moins, peut-être en raison de facteurs sociaux. "Pour fonder une famille, il faut avoir de l'espoir. Or les jeunes générations sont peut-être plus habitées par l'inquiétude quant à leur avenir", commente auprès de l'AFP Catherine Scornet, maîtresse de conférence à l'Université d'Aix-Marseille. La conjoncture économique incertaine, marquée par une forte inflation, le contexte de guerre en Ukraine et au Moyen-Orient ainsi que le réchauffement climatique créent ainsi un "climat d'incertitude" qui peut freiner l'envie d'avoir un enfant, ajoute-t-elle. La sociologue démographe relève aussi des changements d'aspirations : certains décident d'avoir moins ou pas d'enfant du tout pour des "raisons libertaires", liées à "l'émancipation individuelle". Ils préfèrent rester libres pour accorder la priorité à d'autres projets. "Les femmes diplômées sont celles qui se projettent le plus en dehors de la maternité, elles s'investissent et s'épanouissent dans d'autres domaines personnels ou professionnels", précise Catherine Scornet. https://www.francebleu.fr/infos/societe/natalite-en-france-pourquoi-le-nombre-de-naissances-chute-et-comment-le-freiner-9889592 -
bon.. sur la pointe des pieds hein.. mais parce-que semble-t-il il y a des gens qui n'ont pas pris la peine de lire correctement l'article : elle a pété les plombs elle l'a dit. Ca l'a rendue dingue, elle a vu ce mec au resto et elle l'a agressé, voilà. Elle regrette pas, ben non, et Captain Obvious @zebusoif, si t'avais lu l'article tu aurais vu que le juge en a tenu compte. C'est jamais arrivé à personne de ne pas regretter ses actes quand bien même ils étaient limites ?
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Ah.. je la porte pas ! mais c'est une bonne idée, tous à vos montres.
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C'est le retourne-temps de Hermione, dans Harry Potter On m'a fait cadeau de cet objet il y a plusieurs années. Si seulement ça marchait ! ....
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Me Cailliez : Les faits ont eu lieu le 2 en fin d'après-midi, vous êtes entendu dans la nuit, vous savez que vous avez porté plusieurs coups ? - Oui, tout à fait. J'ai dit que j'ai porté plusieurs coups avec ma matraque télescopique. - Vous vous souvenez de la manière dont vous portez chaque coup ? - Je sais qu'à chaque fois, j'impacte la masse musculaire, pour maîtriser M. Luhaka, faire cesser son action et le faire chuter au sol. Me de Montbrial : Vous avez dit : 's'il n'y avait pas eu les vidéos dans ce dossier, aujourd'hui, je serai en prison. Pourquoi avez-vous dit ça ? - Comme vous l'avez vu, la blessure de M. Luhaka fait se poser des questions et les déclarations mensongères de M. Luhaka qui a dit d'abord que trois policiers avaient baissé son pantalon pour lui mettre un tonfa dans les fesses... Sans les vidéos, tout le monde aurait cru theo Luhaka après ses premières déclarations. On nous fait passer pour des policiers tout le temps agressifs, racistes, haineux. Me de Montbrial : Ce procès touche à sa fin, le verdict est attendu vendredi. Y a-t-il une dernière chose avant les plaidoiries, et avant que vous ne preniez une dernière fois la parole vendredi, que vous voulez dire ? Marc-Antoine C : Je l'ai déjà dit. Je sais que la famille, M. Luhaka sont en colère contre moi. J'en ai bien conscience mais vraiment, je n'ai jamais voulu cette blessure. J'ai toujours fait preuve d'empathie. Tous les jours, j'ai réfléchi à comment on pourrait la soigner. Je compatis à votre douleur même si vous me détestez. La présidente demande aux deux autres accusés s'ils veulent s'exprimer. Jérémie D. policier, 42 ans prend la parole : On peut regarder tout le monde droit dans les yeux, on a été droit dans nos bottes. Voilà, c'est tout ce que j'ai à dire. Tony H. 31 ans : Nous avons été sincères dans nos déclarations, droit dans nos bottes dès les premiers actes de la procédure. La blessure est une blessure très grave, nous ne l'avons pas voulu. Je suis désolé pour cette blessure gravissime.
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Va falloir arrêter les HS. Maintenant. -
AG : quand vous portez le coup, vous êtes certain de ce que vous faites ? - oui, j'ai encore la lucidité à ce moment-là. Je suis obnubilé par la défense de mon collègue. Après, je me suis posé tout un tas de questions : comment il avait pu être blessé à ce niveau-là ? Si on ne l'avait pas fait asseoir sur un objet coupant.. AG : Comment vous avez pu dire au départ qu'il avait glissé sur le bâton ? On a presque l'impression à vous entendre que c'est Theo Luhaka qui se l'était introduit. Je n'ai toujours pas compris comment on pouvait glisser sur un bâton téléscopique de défense ! Dans la première audition, vous déclarez : "à aucun moment, je n'aurai pu rentrer ma matraque dans son anus. C'est impossible : il s'agissait de coups fouettés". - Je suis désabusé, dans un état ... je n'ai pas dormi, je n'en peux plus.. AG : Vous parlez beaucoup d'incompréhension pour des choses qui vous mettent en cause, monsieur. Mais quand il s'agit de décrire le comportement de Theo Luhaka dans la plainte que vous déposez contre lui, c'est très clair... Marc-Antoine C. déclare que, pour lui, "il y a un besoin vital" à dégager son collègue Jérémie D. quand ce dernier est coincé sous Théodore Luhaka. "Vital peut-être pas...", commente l'avocat général. "Il y a un collègue au sol et qui reste au sol", insiste le policier poursuivi pour violences volontaires pour justifier de l'utilisation de sa matraque sur Théodore Luhaka.
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Le principal accusé reconnaît toutefois un geste "pas règlementaire, pas déontologique, instinctif", alors qu'il porte un coup de poing à Theo Luhaka menotté. "Je tiens à la dire et ça, je m'en excuse. Marc-Antoine C. revient ensuite sur le coup à l'origine de la blessure grave de Theo Luhaka : moi, ce que je vise c'est le haut de la cuisse. Entre le haut de la cuisse et la fesse, on est quand même sur des distances très proches. Me Vey : Je pense que le fait que vous n'ayez pas tout de suite dit: "oui j'ai porté un coup d'estoc mais je n'ai pas mesuré les conséquences" prouve que depuis sept ans vous essayez de cacher que vous avez porté un coup d'une particulière intensité. Vous ne concédez pas que c'était forcément un coup fort, dur - Pour moi, c'était un coup proportionné. - Vous reconnaissez avoir porté combien de coups à Theo Luhaka ? - J'ai regardé les vidéos et on en liste sept + le huitième qui le blesse gravement. Et ensuite un coup quand il est au sol. Donc neuf - Sur les 9, quel est le coup que vous reconnaissez que vous n'auriez pas du faire? - C'est quand je lui parle, il ne me répond pas et j'ai un stimuli, un geste de la main ... - donc vous lui mettez une baffe. C'est hyper grave.. Mon interprétation c'est que vous êtes énervé parce qu'on vous parle mal. C'est pour ça que vous lui mettez neufs coups. Vous continuez jusqu'au commissariat et que quelqu'un siffle la fin de la récréation parce qu'il est en train de tomber dans les pommes !
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Principal accusé : Ca va très vite. Je repouse un premier individu et là, Theo Luhaka m'attrappe au niveau du col. De manière très violente, hein, j'ai la tête qui monte. J'arrive pas à me défaire de son étreinte. Il est possible que j'ai reçu un coup à ce moment-là [au début de l'interpellation, ndlr] mais j'en reçois aussi un plus tard. Prsdte : Theo Luhaka dit que c'est un coup involontaire en se débattant. - Oui, il se débattait pour partir. Je ne me souviens pas avoir porté un coup d'estoc, j'essayais de viser sa masse musculaire. Mon objectif c'est que Theo Luhaka obtempère, se laisser interpeller. Mon objectif c'est d'impacter le haut de la cuisse pour le faire fléchir, insiste le policier au sujet du coup qui a grièvement blesser Theo Luhaka. L'objectif c'est de le faire fléchir pour qu'il tombe parce que debout, on n'y arrive pas. Il est plus grand que nous. Tous les jours je pense à la blessure de Theo Luhaka. C'est quelque chose qui pèse. Je suis croyant et tous les jours j'ai prié pour qu'il se remette. Pas parce que c'est dans mon intérêt mais car j'ai causé une blessure affreuse sans en savoir l'intention. Le coup que je lui donne, je n'utilise pas une force démesurée. Prsdte : Il faut une certaine force quand même - Oui, bien sûr, sinon ça ne crée pas de douleur. Mais ce n'était pas démesuré. Prsdte : Ensuite vous le menottez, pourquoi l'emmener vers le mur [angle mort des caméras, ndlr] ? - On est dans la cité des 3000. Il y a des gens tout autour, ça peut se rapprocher. Il s'agit de vérifier qu'on est en bonne situation pour rejoindre le véhicule. - Theo Luhaka a dit que vous étiez particulièrement agressif, le plus violent, de bout en bout, qu'est-ce que vous en pensez? - Je pense que monsieur Luhaka s'est perdu dans son mensonge et qu'il reporte la faute sur moi. - Dans la voiture, est-ce que vous tenez le visage de #Theo Luhaka pour que Jérémie D. lui mette des coups de poing? - Non, c'est faux - est-ce qu'il y a des insultes racistes ? - non plus. Des termes comme bamboulas, c'est des mots que je n'utilise jamais, madame la présidente. J'ai mis une blessure qui était désastreuse, désolante et j'ai pu voir les conséquences sur la famille. Mais je n'ai jamais eu l'intention. Et je ne comprends pas pourquoi Theo Luhaka a eu cette opposition, pourquoi il ne se laisse pas interpeller.
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17/01 La cour entend Daniel Zagury, qui a réalisé l'expertise psychiatrique du principal accusé "qui n'est pas quelqu'un d'impulsif" : "Il m'a dit qu'il avait le sentiment d'avoir agi de manière proportionnée et qu'il était totalement désolé des conséquences que cela a eu". Tony H. s'avance maintenant à la barre pour son interrogatoire. Le policier reconnaît le coup porté à Theo Luhaka pour lequel il est jugé : un coup de poing à l'abdomen alors que le jeune homme est à terre. Un coup "légitime" selon l'accusé. Mais sur une autre vidéo, on voit le policier donner un coup de pied alors que Theo Luhaka est à terre et menotté : C'est pour déplacer un objet qui est en dessous de monsieur Luhaka. C'est un geste furtif, comme un footballeur qui shoote Me Vey : Clairement, on voit un coup de pied, monsieur ! Mais votre système de défense consiste à ne jamais reconnaître le moindre geste violent. Vous vous souvenez d’avoir vu du sang ? - Oui, dans la voiture, il était gêné pour respirer, il soufflait. C’est là qu’il a commencé à saigner. - comment expliquez autant de sang ? - c'est au moment où il libérait ses voies respiratoires. On n'est pas là pour tabasser et abandonner les gens ... C'est complètement fou. On n'est pas des meurtriers, Madame la présidente, on intervient comme on peut sur un secteur sensible. Prsdte : Quel était votre équipement ce jour-là ? - J'avais ma tenue "maintien de l'ordre" : un gilet tactique, mon ceinturon, mon arme Sig Sauer, mes menottes, mon bâton téléscopique de défense et des grenades. On est tous policiers, on en a fait des contrôles, vous savez, c'était notre travail. Vous imaginez bien qu'à chaque fois que vous recevez des insultes, des jets de projectiles etc. à force on a une certaine expérience de la communication. Prsdte : Alors sur la communication, il a été dit que vous utilisez le tutoiement ... -- On utilise le vouvoiement. Mais après, on a un lien qui se crée avec certaines personnes. Et alors utiliser le vouvoiement, c'est mettre une barrière.Il faut montrer que derrière l'uniforme, il y a aussi des hommes. On n'est pas des robots. Cette cité, elle est vraiment sensible. Il y a des petits groupes un peu partout. Et les interpellations à cet endroit-là, peuvent rapidement dégénérer. Cette cité, elle est appeler "killer de flics", ils nous détestent. PRsdte : Theo Luhaka dit que d'emblée vous proférez une insulte raciste, c'est dans vos habitudes ? - Non, dans cette affaire, il n'y a aucune connotation raciste. Vous imaginez proférer des insultes comme ça? C'est inimaginable !
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ah mais oui j'ai lu le vol des papiers aussi, estupida. Oui, c'est malheureux mais c'est vrai qu'il y a peu de chances qu'il soit recherché..
