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Mórrígan

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Tout ce qui a été posté par Mórrígan

  1. Concernant l'abolition de la peine de mort, la France est l'un des pays fondateurs. Elle s'est aussi engagée à l'international pour son abolition universelle. Nous ne sommes pas seulement souverains, nous sommes aussi militants.
  2. Il y joue bien mieux que la plupart d'entre nous. Vous voulez parler de la Justice du peuple qui l'a sanctionné en l'élisant en tant que député ? Il suffit de déplacer son membre de l'avant vers l'arrière, sans que la partenaire ait consenti préalablement à cette pratique sexuelle, qui reste exotique voire dégoûtante ou choquante encore pour certain(e)s... (big up @hanss). Il ne faut en réalité pas grande agilité. Il était attendu que D.Abad mette en avant son handicap. Du harcèlement sexuel donc ? A commencer par le sien : "Néanmoins il reconnaît qu'il a pu envoyer des SMS "parfois intimes, parfois tardifs". https://www.ladepeche.fr/2022/05/22/affaire-damien-abad-ce-que-lon-sait-du-recit-des-deux-femmes-qui-laccusent-de-viol-10311403.php Cela se savait bien évidemment : "C’était vulgaire, gras et assez dégueulasse. Certains membres des Républicains, collègues à l’Assemblée ou figures du parti, certains de ses détracteurs et même certains de ses proches avaient souvent les mêmes termes pour le qualifier: « Gros lourd », « lourdingue » avec les femmes. Tous ceux que franceinfo a contactés affirment avoir été témoins ou avoir entendu parler du comportement insistant de l’ancien chef de file LR à l’Assemblée. « Insistant », voire « déplacé », ajoute un jeune député qui raconte un dîner dans un bureau de l'Assemblée nationale. Ce soir-là, Damien Abad, éméché, insulte une collaboratrice, selon ses dires. « C’était vulgaire, gras et assez dégueulasse », assure le parlementaire qui évoque aussi des messages répétitifs envoyés à des militantes pour aller boire un verre. C’était devenu une blague super récurrente de mimer l’handicapé qui attrape la fille de force." https://www.charentelibre.fr/politique/gros-lourdingue-insistant-vulgaire-a-droite-beaucoup-connaissaient-le-comportement-de-damien-abad-11048054.php Au regard de tout cela, le maintenir en poste c'est définitivement faire un pied-de-nez aux victimes de violences sexuelles. Il en faudra combien afin qu'elles soient vraiment prises en considération ? Au sujet de PPDA, 20 femmes ont pris la parole, et nous commençons tout juste à les écouter vraiment.
  3. Vous concédez que le consentement, énoncé et défendu par des femmes depuis les années 80, est essentiel, ce qui ne vous empêche pas d'écrire avec vos "maux", que la cause des femmes françaises a quelque chose de trivial tant des problèmes graves préoccupent la planète. A partir de l'instant où vous tentez de séduire une femme, il est absolument nécessaire que vous respectiez sa décision si elle ne désire pas poursuivre avec vous (et réciproquement). Il n'y a réellement que les harceleurs et les masculinistes qui n'y entendent rien. J.Daval est un macho qui s'ignore ? L'interdit du meurtre est profondément ancré chez l'être humain et pourtant des hommes se sentent autorisés à le transgresser avec les femmes. Il n'y aura jamais de co-responsabilité des féminicides pour ces femmes, victimes. Les seuls responsables sont ceux qui ont commis ces crimes, c'est aussi simple que cela. L'antiféminisme n'est qu'angoisse et haine, et l'une de ses mouvances, le masculinisme, un intégrisme qui tue les femmes. Je n'accepte pas vos propos quant au féminisme, ils sont infondés et non étayés. Pour clore avec vous, les propos très sages de Gloria Steinem, pour un magazine que vous appréciez de mémoire (Elle) :"#MeToo confirme une évidence : si les hommes et les femmes ne gouvernent pas leurs corps, nous ne vivons pas en démocratie".
  4. Le droit à l'avortement est un sujet fédérateur. Qu'importe à qui revient les lauriers, cette fois cette inscription a de grandes chances d'aboutir et nous pourrons nous en réjouir. Ce ne sera néanmoins pas suffisant, il faudra toujours rester vigilant(e)s et sauvegarder ce droit essentiel. Simone de Beauvoir était très lucide à ce propos : « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. » Nous le savons alors que M.Le Pen parlait, il y a quelques années "d'avortement de confort" et proposait de le dérembourser. Elle s'est ensuite opposée à sa nièce qui avait choqué -par électoralisme- et reste plutôt ambivalente quant à l'avortement. En 2021, les eurodéputés RN se sont opposés aux résolutions visant à garantir le droit à l'avortement dans tous les pays de l'Union Européenne. Et puis, hier, M.Le Pen prenait enfin la parole à ce sujet, tout en accusant EnMarche! d'une "diversion politique" comme s'il ne s'agissait pas d'un sujet important et réaffirmant encore vouloir exposer ce "sujet de société" à un référendum (à l'instar de l'abolition de la peine de mort) : "Interrogée sur les prises de position de plusieurs députés du RN comparant l'avortement à un génocide, Marine Le Pen a répondu: «Il y a un mouvement politique, ce mouvement politique détermine une ligne politique qui est votée par les adhérents, c'est moi qui la porte depuis 10 ans» et «la ligne du mouvement est très claire : nous n'avons jamais remis en cause l'accès à l'IVG». «Chacun peut avoir son avis sur des sujets qui sont des sujets sensibles, des sujets de société, dont j'ai toujours dit d'ailleurs qu'ils devraient être réglés par référendum», a poursuivi Marine Le Pen." https://www.lefigaro.fr/flash-actu/ivg-une-diversion-politique-accuse-marine-le-pen-rn-20220629 https://www.huffingtonpost.fr/entry/un-referendum-sur-la-peine-de-mort-marine-le-pen-dit-tout-et-son-contraire_fr_625921d5e4b0e97a351d352c Nous avons réellement toutes les raisons de nous en méfier. Et de tous les hommes. Ils devraient en principe être responsables de leur sperme. Il y a eu un moment dans l'histoire -hors périodes natalistes et avant l'accès à la contraception- où c'était les hommes qui étaient tenus pleinement responsables de grossesses, il était considéré qu'ils ne savaient pas se tenir. Nous assistons aujourd'hui à un inversement des valeurs, c'est peut-être là une conséquence -négative- de l'accès à la contraception pour les femmes. Fin des années 70, l'ADAM (Association pour la Déconstruction des Archétypes Masculins) composée d'hommes, a milité pour le droit des hommes à disposer de leur corps, de leur sperme, à n'être pères qu'à leur gré. Ce qui nous semble aujourd'hui légitime, juste, voire urgent, a été considéré comme une récupération des droits des femmes, à l'époque. L'abolition de la peine de mort, votée en 1981, est inscrite dans la Constitution depuis 2007. Son abolition est aussi une condition essentielle pour l'adhésion au Conseil de l'Europe. Cela fait fort longtemps, dans cette même logique, humaniste, que le droit à l'avortement devrait y être inscrit. Le Mouvement de Libération de l'avortement créé en 1971 était ouvert aux hommes. Le MLAC (Mouvement pour la Liberté de l'Avortement et de la Contraception), en 1973, était mixte et regroupait les femmes du MLF (Mouvement de Libération des Femmes) mais encore le Planning Familial encore mixte, les hommes et les femmes du Parti socialiste unifié, de la ligue communiste, de la CFDT et du GIS (Groupe Information Santé). Dans les années 70, il y a eu aussi une alliance entre le MLF et FHAR (Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire). Il y a eu un manifeste de 331 médecins, majoritairement des hommes (la première femme diplômée en médecine, Madeleine Pelletier, l'a été seulement en 1906 et en psychiatrie encore) déclarant avoir pratiqué l'IVG, ont diffusé la méthode d'avortement dite Karman (technique par aspiration, du nom du militant américain qui l'a créée Harvey Karman). Lors du procès Bobigny, sous l'impulsion de Gisèle Halimi, des prix Nobel de médecine tels que Jacques Monod et Jean Rostand ont témoigné en faveur de l'avortement. Valéry Giscard d'Estaing a innové avec un "féminisme d'Etat". L'accès à la contraception et le droit à l'avortement ont été possibles grâce au concours d'hommes justes, d'hommes alliés. Il est très tentant (et libérateur) d'envoyer les autres bouler. Je sais, je l'ai fait aussi. La contraception masculine thermique existe aussi (appelée plus vulgairement "Remonte-couilles Toulousain"). Certains sites proposent des tutoriels : https://wiki.lowtechlab.org/wiki/Contraception_masculine_thermique Ce qui n'empêche pas les femmes d'utiliser également un moyen de contraception. J'ajoute ce laïus du MLF : "QUI DOIT DECIDER DU NOMBRE DE NOS ENFANTS ? Le pape qui n'en a jamais eu ? Le président qui a de quoi élever les siens ? Le médecin qui respecte plus la vie d'un fœtus que celle d'une femme ? Le mari qui leur fait guili-guili le soir en rentrant ? Nous qui les portons et qui sommes actuellement obliger de les élever ?" AVORTEMENT LIBRE ET GRATUIT J'observe un fétichisme de la loi Veil du côté de certaines personnalités politiques ainsi que de leurs partisans, contrits. Nombreux sont attachés à la religion. En 1975, l'IVG a d'abord été autorisé à titre expérimental pour 5 ans. Le droit de vote pour les femmes a été, quant à lui, accordé en 1944 - environ 100 ans après le droit de vote pour tous les hommes- et dans le contexte exceptionnel de la Libération, après un siècle de lutte acharnée des suffragistes. Jamais les hommes, pour leurs droits, ont été autant mis à l'épreuve. Nous, nos droits, il faut sans cesse les pleurer, les quémander, et lutter constamment pour les sauvegarder. Nous sommes toujours considérées comme des mineures, ce qui est inégalitaire donc tout à fait inacceptable, en France. Lorsqu'une femme et un homme décident ou non d'avoir un rapport sexuel, en cas d'absence ou de défaillance de moyens contraceptifs, l'une des deux est appelée à en subir les conséquences matérielles immédiates. C'est pourquoi l'IVG doit venir corriger une situation inégalitaire originelle entre les partenaires. En 2013, notamment, un amendement a été déposé à propos de la suppression du délai de réflexion, qui infantilisait les femmes. C'était absolument nécessaire. Il reste à faire. Cachez donc ce vote que je ne saurais voir. Je n'ai pas inséré de sondage au sujet (et n'ai aucunement l'intention de le faire). Il n'est pas question d'un référendum pour le moment. Absolument ! Faudrait-il déjà que certains ne se montrent pas réfractaires à l'usage du préservatif, ne serait-ce que pour se protéger et protéger leur(s) partenaire(s) des MST. "Gnagnagna ce n'est pas confortable", "gnagnagna ça serre", "gnagnagna je ne me sens pas libre" etc... Certaines femmes sont assez malléables pour ne pas refuser catégoriquement ces rapports non protégés.
  5. What goes around comes around La libre disposition de nos corps, @Leeberte, c’est aussi le respect du consentement, du choix des femmes lorsqu’elles demandent la séparation, le divorce alors que des crimes de « propriété » sont encore perpétrés en France. Vous reprochez aux Françaises d’allumer la guerre des sexes, d’instaurer les disputes de la culotte… Ce n’est pas terrible de vous servir de cette régression des droits des Américaines, pour vous en prendre aux Françaises.
  6. Après la décision historique de la Cour suprême des États-Unis, le droit à l'avortement revient plus que jamais sur le devant de la scène. En France, la cheffe de file des députés LREM Aurore Bergé a annoncé, samedi 25 juin, le dépôt d'une proposition de loi pour inscrire « le respect de l'IVG dans notre Constitution ». « Cela appelle aussi à ce que nous prenions en France des dispositions pour qu'on ne puisse pas avoir demain des revirements qui pourraient exister. C'est la raison pour laquelle, dès aujourd'hui, avec mon groupe nous allons déposer une proposition de loi constitutionnelle pour inscrire le respect de l'IVG dans notre Constitution », a ajouté l'élue des Yvelines, une ex-LR à l'engagement féministe, sur France Inter. https://amp.lepoint.fr/2480920
  7. «Vous avez dit “Je vais baiser son cadavre brûlé après coup, pour m'assurer qu'elle est morte”, a lu l'avocat d'Amber Heard, Ben Rottenborn. C'est ce que vous avez dit que vous feriez après l'avoir brûlée et après l'avoir noyée.» https://madame.lefigaro.fr/celebrites/actu-people/noyons-la-avant-de-la-bruler-les-messages-d-une-extreme-violence-ecrits-par-johnny-depp-a-propos-d-amber-heard-20220423 C'est une menace de mort. "Sur qui ? Quoi ? Comment ?" "La victime doit être déterminée ou au moins déterminable et elle doit être concernée directement par la menace. La personne peut recevoir la menace de l’auteur lui-même, mais également par l’intermédiaire d’une tierce personne. (...) La menace de mort est une infraction formelle, c’est-à-dire qu’elle est caractérisée indépendamment de la réussite ou de l’échec de cette menace. En conséquence, si une menace est envoyée, mais que la victime ne la reçoit pas, l’infraction sera tout de même caractérisée." https://www.cabinetaci.com/menace-de-mort/ "Tout le monde" ne "peut" pas "être violent", ou n'est pas violent, non. Tout le monde n'est pas alcoolique et drogué non plus. Son comportement, également, n'a rien de banal ni rien de normal. Ce n'est pas la première fois qu'il se trouvait devant les tribunaux, et ce ne sera manifestement pas la dernière fois.
  8. "Salaud", "connard" relèvent de l'insulte et me paraissent inappropriés eu égard aux différents témoignages de femmes et d'hommes. Les manipulateurs grossiers cherchent à avoir une emprise sur autrui, et pas toujours uniquement dans le cadre des relations homme/femme. Ces femmes révèlent toutes avoir été manipulées psychologiquement. Une d'entre elle fait référence à l'ascenseur émotionnel, technique bien ficelée. L'emprise c'est un lavage de cerveau, plus simplement, une perte de repères qui mène à devenir très malléable. Pour "Linda", le rapprochement avec ces femmes au printemps 2020 a été une "respiration".
  9. Après avoir délibérément ignoré que je suis une femme, avoir asséné que je suis une intellectuelle sans discontinuer, me voici au pied du mythe de la tour d'ivoire. Mythe qui suggère déconnexion au monde, complaisance, fatuité, couardise... Je rappelle encore (et toujours) que l'immense majorité des victimes sont des mineures qui connaissent leur violeur. Malgré cela vous vous cantonnez aux minijupes et décolletés (tenues à risques, selon vous) et aux banlieues (particulièrement mal fréquentées). Vous tentez d'étayer vos propos au moyen du harcèlement de rue et du viol en réunion (dont les victimes sont souvent mineures). Suivant votre logique arriérée, il conviendrait d'éviter de faire porter des jupes aux (petites) filles, par principe de précaution (exit les jupes la Reine des Neiges, sic), en attendant d'éduquer les garçons. Je vous rappelle vos envolées lyriques et votre condescendance dès lors que des femmes -dont je suis- vous mettent au pied du mur de vos croyances : "inconséquence", "irresponsable", "vous n'avez sûrement pas de filles" et j'en passe et des meilleures. Oui, vos principes de précaution sont attentatoires aux libertés des femmes. Il s'agit de discriminations. D'un apartheid sexuel. Je considère que c'est une violence de vouloir couvrir les femmes, violence que vous perpétuez au travers un discours, comme l'ont fait et le font encore des hommes, bizarrement, croyants. Il est particulièrement difficile de débattre dans un contexte de croyances, de considérations paternalistes et des pseudo-vérités. Vous me faites penser à une créature mythologique : un corps d'homme, avec une tête de nœuds. Dans le désordre, les choux de Bruxelles, le RN et les drogués me dégoûtent... alors dorénavant, je qualifierai votre prose de logorrhée populiste d'extrême-droite et psychédélique à l'odeur de pet. Vous êtes bouché à l'émeri, il n'y a rien de plus fidèle qu'un quote. Toutes les femmes sont des gamines à travers vos yeux dès lors qu'elles sont libres. Irresponsables lorsqu'elles sont en contradiction avec vos vues d'un autre âge. Je ne le prends donc pas personnellement. Pour en terminer, il se trouve que je suis une femme et reste intraitable quant à mes libertés, y compris vestimentaires. En tant qu'homme, vous n'avez aucunement la latitude de décider pour les femmes au sens large, ni même pour des femmes au sens strict, quant à leur tenue vestimentaire. Difficile à digérer pour l'hyper contrôlant, que vous êtes. Vous n'avez point du tout votre mot à dire dès lors qu'il s'agit de libre-disposition de soi, plus simplement. Vous vous sentez seul ? Vous cherchez un compagnon de route ? Je n'ai pas grand espoir vous concernant, nous y sommes tout de même depuis le mois d'avril. Ceci dit, si une victime de viol en vient à nous lire, j'espère sincèrement qu'elle aura compris que vous êtes complètement confit dans vos croyances.
  10. Bien sûr que je vais continuer à les évoquer. Ils sont nominatifs, ils ont un destinataire. Tout un(e) chacun(e) n'envoie pas de menaces de mort, d'une telle violence, de surcroît. Il y a aussi de la violence chez J.Depp, sublimée par une consommation importante d'alcool, et il semblerait également d'opiacés. Ce n'est pas parce qu'il n'avoue pas et minimise toutes ses violences au cours du procès, qu'elles n'ont jamais eu lieu.
  11. Il en serait ou bien c'est à la suite des révélations quant à la Ligue du Lol, que Linda aurait écrit avoir aussi subi une campagne de dénigrement (dans une autre affaire, celle-ci donc) sur Internet ? Des femmes peuvent aussi harceler. Je n'en ai entendu qu'une seule dire qu'elle l'a aussi dénigrée par jalousie, et à la fois parce qu'elle croyait tout ce que lui disait Léo Grasset. Au sujet de l'emprise, Manon Brill fait l'analogie avec les sectes. C'est tout à fait cela.
  12. Il y a aussi des SMS et des témoins, cet homme qui a porté plainte...
  13. Plusieurs personnes ont témoigné et gardé des messages, fait des copies d'écran. Il y a peut-être matière. Médiapart a déjà fait un travail d'investigation dans d'autres affaires -se substituant aux forces de l'Ordre, il est vrai- et menant à des poursuites en Justice. Tous jouent systématiquement sur le consentement et nient de fait le viol. Ironie du sort... c'est à lui de se demander pourquoi il se comporte comme "un sac à merde" (selon ses propres termes dans la vidéo).
  14. J'ai rangé mes bottes de pluie en raison du temps clément, ausweis bitte ! Pour un câlin, pas pour ce qui a suivi : pratique sexuelle non consentie (elle dit s'être "décalée") et strangulation. Par contre, il y aurait un message datant de 2021 dans lequel il s'excuserait selon un autre vidéaste (Hugodécrypte de mémoire).
  15. La ponctuation excessive ainsi que les lettres capitales sont parfaitement inutiles : au mieux vous m'avez démontré que vous êtes un cuistre. Ce n'est pas un hasard si j'ai fourni ce lien vers Dalloz, qui mentionne cet homme qui a menacé une avocate auprès de ses pairs. Le secret professionnel est 1/un devoir pour l'avocat 2/un droit opposable. Rien ne laissait présager à cet homme que l'avocate serait tenue informée des menaces de mort, loin s'en faut. Pourtant elle l'a bien été. Le sieur en question a été condamné. Est-ce suffisamment clair ou bien avez-vous besoin d'une autre canne blanche ? J'en viens à me demander pourquoi vous accrocher autant au moindre espoir de voir un homme si menaçant, hors de cause. Ceci dit quand je lis votre réponse plus haut à propos de votre incompréhension quant aux "femmes battues continuant à croire que leurs maris peuvent changer ou pourquoi certaines femmes battues qui ont pourtant réussi à s'en sortir retournent avec des mecs violents", finalement je me dis que votre cas ne nécessite pas vraiment de s'y arrêter, voire plutôt pas. Bonjour, Mm. Il n'y a ni rémission ni rédemption possibles concernant les personnes violentes, à mon sens. Elles se sont construites dans cette violence. Tous deux présentent des comportements violents et il est fort possible que l'une et l'autre reproduise ces comportements avec d'autres partenaires. J.Depp est encore au cœur d'une affaire de violences : "Johnny Depp de nouveau dans la tourmente ? Après un procès médiatique contre son ex-femme Amber Heard, l'acteur du "Pirate des Caraïbes" sera à nouveau devant la justice, le 25 juillet. Johnny Depp est accusé d'avoir frappé Gregg Brooks , le régisseur du film "City Of Lies". Une plainte a été déposée par ce dernier en juillet 2018, et dévoilée par le média TMZ". https://www.rtl.fr/culture/medias-people/johnny-depp-apres-l-affaire-heard-l-acteur-entre-dans-une-nouvelle-bataille-judiciaire-7900165283
  16. La bienveillance mène à écouter autrui sans injonction, sans apposer quelconque condition à sa crédibilité. En l'absence de plainte, le Procureur de la République peut poursuivre l'auteur des faits qui sont rapportés s'il considère qu'une ou plusieurs infractions pénales ont été commises. S'il est réellement coupable de violences sexuelles, de violences physiques (il aurait procédé à une strangulation sur "Linda"), psychologiques et verbales, cela signifie qu'un homme dangereux est susceptible à tout moment de faire une voire plusieurs nouvelles victimes. Peut-être en a t-il fait davantage d'ailleurs et qu'elles se manifesteront. Une seule "nana du plateau" qui "était amoureuse de Léo Grasset "-Manon Brill- dit avoir participé à cette campagne de dénigration. Elle s'en veut aujourd'hui d'avoir été instrumentalisée et d'avoir aculée "Linda". Marinette, quant à elle, a cherché à comprendre ce que l'on reprochait exactement à "Linda" et révèle que le consentement est parfois accessoire pour Léo Grasset. Elle explique parfaitement bien la perception de la société à propos de l'emprise, le décalage entre les professionnels de la santé mentale, les travailleurs sociaux qui y sont formés, et le reste, souvent, qui n'y pipe rien, voire qui enfonce et se moque allègrement des personnes sous emprise. Clothilde Chamussy qui n'a jamais eu aucun rapport sexuel avec Léo Grasset, témoigne sur le plateau d'injures à caractère sexiste dans le cadre professionnel (il l'a traitée sans crier gare de "sac à foutre"), ainsi que, semblerait-il, d'une récurrence dans les invites sexuelles. Des hommes, vidéastes ont également témoigné et l'un s'est senti suffisamment concerné pour appeler une association traitant des violences faites aux femmes pour savoir comment il pourrait aider ces femmes.
  17. Le féminisme dit de la première vague, celui d'Hubertine Auclert (1848-1914), entre autres suffragiste, s'est souvent accompagné d'un humanisme, prônant l'abolition de l'esclavage (cf O. de Gouges) et/ou pointant le colonialisme. D'ailleurs, la dite Hubertine, lorsqu'elle est partie vivre à Alger, quelques temps avec son époux, en observant les femmes musulmanes, écrivait qu'elles étaient soumises à un double patriarcat (islamique et français), que le colonialisme français aggravait encore leur condition. Je ne partage pas ton raisonnement quant à la réification, que je trouve (à propos) réducteur. Cette idée du consentement contractualisé nous vient des Etats-Unis. Il ne s'agit ni de nos mentalités, ni de nos lois, tu peux te détendre. Nous, nous serions davantage portés sur la grivoiserie bien franchouillarde, que nous pourrions d'ailleurs classer au patrimoine mondial de l'Humanité, tant certains y tiennent. Le consentement, a, je le trouve, quelque chose d'éminemment sexy. Dialoguer, l'échange par extension, je trouve cela sexy... plus, largement, que faire, imposer et prier pour cela passe. Le souci est qu'il s'avère toujours difficile de prouver le viol, d'autant lorsqu'il se déroule dans un huit-clos, sans témoin, et davantage encore dès lors qu'il s'agit d'une pratique non consentie dans le cadre d'une relation qui elle, l'est. C'est un exemple, il y en a d'autres, regarde : https://www.lefigaro.fr/faits-divers/la-double-vie-du-violeur-de-la-sambre-ce-bon-pere-de-famille-aux-56-victimes-20220609 https://www.lefigaro.fr/actualites/2007/11/19/01001-20071119ARTFIG00279-le-violeur-en-serie-etaitun-bon-pere-de-famille.php Ce n'est pas si mal que les médias titrent qu'il s'agit de pères de famille, au moins le mythe du viol qui voudrait que les violeurs soient de jeunes migrants, célibataires, est mis à mal, ne crois-tu pas ? NB : Nous nous re vouvoyons ? Bon si tu veux.
  18. Le viol, en général, est suffisamment sidérant et traumatisant, de sorte, que les victimes ne filment généralement pas "en secret" à ce moment précis. Il est également difficile de prouver le viol conjugal lorsqu'il s'agit d'une pratique sexuelle non consentie, comme cela semble être le cas d'une ex-conjointe de D.Abad, par exemple. En condamnant les deux partis, pour diffamation, d'une part parce qu'A.Heard s'est dite victime de violences conjugales (sans nommer toutefois J.Depp) ; et de l'autre, parce que l'avocat de J.Depp a qualifié les allégations d'A.Heard de "canular", j'y verrais plutôt le maintien d'un statu quo. Tous deux sont violents, clairement. Lui ne l'admet jamais bien que par SMS il ait fait des menaces de mort et qu'il l'ait insultée ("Sale pute", "gros tas"). Au cours de ce procès, J.Depp a clairement gagné la sympathie de l'opinion publique, a contrario de son ex-épouse. A la fin de la vidéo, l'avocat dit à J.Depp qu'il s'est servi une "méga pinte" de vin. Il répète les propos de l'avocat, l'air moqueur. Ce qui ne manque pas de faire rire le public, avant d'ajouter cassant, qu'il s'est servi "un verre" de vin. C'est un ivrogne, manifestement, violent, et ce n'est pas drôle. A.Heard, par le biais de son avocat, a signifié faire appel. La soeur d'Amber Heard a également témoigné lors de ce procès : Whitney Henriquez aurait tenté de ramener sa soeur chez elle afin de l’éloigner de Johnny Depp. Elle explique : « [Ce dernier] monte les escaliers en courant et me frappe dans le dos. J’entends Amber crier Ne touche pas à ma soeur ! puis elle lui balance une gifle. Et là, il l'attrape. » Et de poursuivre : « Il la tient par les cheveux d'une main et la roue de coups de l'autre. » Le garde du corps aurait alors isolé les deux femmes dans une chambre fermée à double tour. « J'entends Johnny hurler Je vous déteste sales p***, j'entends des bruits d'objets qu'on casse. » Le lendemain, elle aurait retrouvé les placards d'Amber Heard « complètement détruits. » La dispute aurait commencé quand sa soeur aurait découvert des messages d’une autre femme dans le téléphone de Johnny Depp, et qu'elle l'aurait alors questionnée sur ses infidélités supposées. « Quand il était sobre, c'était merveilleux, quand il ne l'était pas, c'était terrible. S'il se droguait ou s'il buvait, il y avait presque toujours une dispute. » a-t-elle conclu à la barre. https://www.vanityfair.fr/actualites/article/il-la-rouee-de-coups-la-soeur-damber-heard-accable-johnny-depp In vino veritas. Cet article pourrait vous intéresser, il répond assez bien à la problématique du sujet : Ce verdict remet-il en cause les accusations de violences formulées par l’actrice à l’encontre de Johnny Depp ? L’acteur avait notamment perdu un procès en diffamation contre « The Sun », un tabloïd qui l’avait qualifié de « frappeur de femmes ». Le procès ne remet pas en cause les violences qu’aurait pu subir Amber Heard. Il s’agissait ici de caractériser ou non des diffamations, qui correspondent à une liste de critères juridiques bien précis. Cela dépend des propos qui font l’objet d’une action en diffamation, de ce qui est dit, de la manière dont c’est dit, de l’animosité de la personne qui parle, des éléments qui permettent de prouver qu’il y a diffamation, etc. Cependant, la diffusion en direct du procès a nettement polarisé l’opinion publique et réactualisé des stéréotypes de genre, entre un Johnny Depp tout puissant et adulé et une Amber Heard présentée sur les réseaux sociaux comme une sorcière. Les dommages et intérêts que doit verser Amber Heard, même s’ils sont importants, ne remettent pas en cause sa parole. Comment expliquer la polarisation extrême de l’opinion publique autour de ce procès, notamment en faveur de l’acteur avec l’émergence du hashtag #JusticeForJohnnyDepp ? J’en parlais hier avec des jeunes qui avaient suivi le procès sur les réseaux sociaux et qui considéraient qu’Amber Heard était une menteuse à cause de ses mimiques, de ses réactions à la barre. L’actrice a été comparée, de manière inconsciente, à l’idée que l’on se fait de ce que doit être une femme et une victime. En miroir, on ne se pose pas durant le procès la question de la posture de Johnny Depp. Il y a là une discrimination sociologique autour des places de l’homme et de la femme, la manière dont on prend leurs paroles respectives en considération." https://www.nouvelobs.com/societe/20220603.OBS59262/metoo-le-verdict-ne-remet-pas-en-cause-les-violences-qu-a-pu-subir-amber-heard.html Je vous confirme que la personne peut recevoir la menace de l'auteur lui-même, mais également par l'intermédiaire d'une tierce personne. Cela n'y change rien. La victime doit être déterminée ou au moins déterminable. En outre, voici l'article 434-1 du Code Pénal : "Le fait, pour quiconque ayant connaissance d'un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets, ou dont les auteurs sont susceptibles de commettre de nouveaux crimes qui pourraient être empêchés, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende." https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032207673 En cas de menace de mort au sein du couple, les peines sont aggravées : "Lorsqu'elles sont commises par le conjoint ou le concubin de la victime ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, les menaces prévues au premier alinéa de l'article 222-17 sont punies de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende, celles prévues au second alinéa du même article et au premier alinéa de l'article 222-18 sont punies de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende et celles prévues au second alinéa de l'article 222-18 sont punies de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 € d'amende." https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039778308/ Il existe également un délit spécial de menace à l'endroit des avocats. Ici un individu s'est exprimé auprès de pas moins d'une vingtaine d'avocats, menaçant d'ôter la vie à l'une de leurs consœurs : Un délit spécial de menace, plus facilement caractérisable et plus sévèrement réprimé, est prévu par l’article 433-3 du code pénal au titre des atteintes à l’administration publique. Selon ce texte, « est punie de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende la menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes ou les biens proférée à l’encontre […] d’un avocat […] dans l’exercice ou du fait de ses fonctions, lorsque la qualité de la victime est apparente ou connue de l’auteur ». En l’espèce, un individu opposé à un avocat au barreau de Clermont-Ferrand dans différents litiges s’adresse individuellement à une vingtaine d’avocats inscrits au barreau de Lyon en les priant d’assurer sa défense et de réparer l’injustice dont il se sent victime. À cette occasion, il indique notamment par écrit : « L’intime conviction qui grandit en mon esprit est que la seule façon d’obtenir justice contre cette avocate pourrie sera de me procurer une arme et de lui ôter la vie ». https://www.dalloz-actualite.fr/flash/menace-de-mort-adressee-un-avocat-par-l-intermediaire-de-ses-confreres#.Yqyt9KhBw2w En cas de menaces de mort, nous Français(e)s avons les outils juridiques nécessaires afin de nous informer et jauger la gravité de ces infractions au regard des peines... et pourtant, nous les minimisons (également leur impact psychologique) encore très et trop souvent. Mon diminutif, je l'écris plutôt comme ça : Vaness' Après, ce n'est pas parce qu'un individu n'a pas été violent avec certaines de ses ex-conjoint(e)s qu'il ne l'a jamais été avec d'autres, ou ne le sera jamais.
  19. Toutes les questions posées aux victimes à propos de leur comportement, de leur tenue vestimentaire, de leur sobriété etc... sous-entendent qu'elles sont clairement pour quelque chose dans la survenue des violences, qu'elles en sont (aussi) responsables d'une façon ou d'une autre, qu'elles ne se sont pas comportées de la bonne façon, pas habillées de la bonne façon, qu'elles auraient dû être sobres, qu'elles se sont exposées de façon irresponsable en somme, qu'il y avait sûrement autre chose à faire pour éviter ces violences. Une victime ne peut prévenir puisque le viol résulte de la stratégie propre d'un violeur. Le choix d'une tenue vestimentaire dite chaste, le respect d'un couvre-feu (au secours) ou le contournement de ces quartiers, que vous isolez, prenant l'exemple particulier du viol en réunion etc... ces principes de précaution ne protègent pas les femmes d'un viol. Si les violeurs sont 100% responsables de leurs actes, alors conseiller à enjoindre des femmes à ne pas se présenter dans certains lieux, à certaines heures, en plus d'être illogique, encore, porte gravement atteinte aux libertés des femmes. De toutes les femmes. Si les violeurs sont à 100% responsables de leurs actes, alors s'attarder sur la tenue vestimentaire des femmes est tout aussi illogique que dilatoire. A toutes fins utiles, je rappelle que 90% des viols sont le faits de proches, et sont commis majoritairement sur des mineures. Les femmes handicapées ont 4 fois plus de risque de se faire violer, les filles handicapées mentales, 6 fois. Et les femmes autistes sont 88% à avoir subi des violences sexuelles (enquête Ipsos, que je joins). https://www.ipsos.com/fr-fr/les-francais-et-les-representations-sur-le-viol-et-les-violences-sexuelles A noter ce passage sur le site Ipsos, d'utilité publique : "Tout se passe comme si certaines représentations étaient imperméables à l’épreuve de la réalité et à la réflexion s’apparentant à des croyances qui colonisent et faussent le jugement d’une bonne partie de la société. Stéréotypes sexistes, représentations liées à une vision inégalitaire et dominante du monde où la loi du plus fort s’impose, théories antivictimaires, mise en cause des victimes ont beau se heurter à la réalité des viols, à leurs chiffres catastrophiques, à leur gravité et à leur impact traumatique, à leur cruauté et leur caractère dégradant et inhumain, à la loi du silence qui s’impose aux victimes, à l’absence de protection des victimes et à leur impunité, plus ou moins bien connus mais jamais totalement ignorés comme le montre cette enquête, la culture du viol et de la domination avec son prêt à penser l’emporte trop souvent malgré ses incohérences et son injustice manifestes." NB : Le plus clair de mes études supérieures se sont déroulées dans une de ces banlieues, que vous pointez, et j'ai encore des examens à y passer dans les années à venir. De votre plus beau ton paternaliste, vous m'avez expliqué plus haut la condition des femmes dans l'espace public, négligeant que je pouvais déjà la connaître, la vivre en tant que femme. Ce n'est pas la première fois que vous m'estampillez "intellectuelle" sinon, vous l'employez de façon tout à fait péjorative, à mon endroit. Dans l'une de ses fulgurances, dont elle avait le secret, Simone de Beauvoir, rétorquait à ce dénigrement : "Je suis un intellectuel. Ca m'agace qu'on fasse de ce mot une insulte : les gens ont l'air de croire que vide de leur cerveau, leur meuble les couilles". Très à propos. Certes, mais cela fait parler les corniauds. Un sport de combat n'est pas une arme, même au regard de la loi. La légitime défense est par contre encadrée et doit être proportionnée. Si vous aviez eu un peu plus de culture, ce sont les suffragettes -pratiquantes du jujitsu- que vous auriez évoquées, davantage que Rambo. Manipulation grossière et grotesque. Voici mes propos, que vous avez mélangés : Dans ses usages les plus larges, "féminisme" est synonyme de femmes. Entre "féminin" et "féminisme" la contiguïté est grande, d'autant dans les moments, où il est plus difficile de se dire féministe. Le faire est un acte lourd de conséquences. Réduire le féminisme à une idéologie partisane, à un simple mouvement au mieux, néanmoins catégoriel, spécifique, partiel, empêche de pouvoir prétendre à la noblesse des causes universelles. C'est pourtant bien une cause universelle. Les hommes y trouvent aussi intérêts. D'aucuns y voient une satisfaction morale. Léon Richer écrivait que "la Femme sujette de l'homme, la Femme vassale de l'homme courbe et rapetisse l'homme lui-même. La tyrannie des uns a pour corollaire la dégradation des autres : c'est à dire l'avilissement de l'autre". Avec l'avènement du numérique, les influençeuses ont un contrôle de leur image, que des actrices, des chanteuses, des mannequins, des muses -pour aller plus loin- dans le giron de producteurs, d'agences, d'artistes etc... n'ont pas eu, avant cet avènement. Il n'est jamais rassurant d'être réifiée. Pas plus que cela n'est simple ou reposant. Un objet, on peut le malmener, le briser, nier même jusqu'à son existence si l'on veut, le remplacer sans véritables conséquences. Les êtres humains ne sont pas des objets -même sur Instagram- ce sont des sujets, avec des droits et des libertés. L'Espagne a voté récemment une loi concernant le consentement sexuel explicite. En quelques années seulement les féminicides ont baissé significativement. Il y a, en Espagne, une volonté d'éradiquer les violences faites aux femmes, elle s'en donne les moyens. Et nous, nous faisons quoi ? Je ne vois toujours pas d'hommes frustrés, ni même impulsifs, responsables de viol. Davantage des individus dominateurs, profitant de la vulnérabilité des victimes : https://www.ladepeche.fr/2020/11/28/la-vie-cachee-de-joel-le-scouarnec-chirurgien-pere-de-famille-et-pedophile-9226079.php Non seulement le viol est très peu récriminé -nous pouvons le voir au travers la culture du viol, de la culpabilisation de la victime, mais, en sus- il est également peu puni, malgré les outils juridiques à disposition de la Justice.
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