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Tout ce qui a été posté par Mórrígan
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Au moins, vous aurez pensé à mentionner correctement. Pour en venir à menacer de poser une bombe dans un hôpital contre libération d'un complotiste, il faut en tenir une sacrée couche, bien gratinée (si vous préférez à la dingotterie). Il serait déjà sorti sinon : https://www.midilibre.fr/2020/12/17/uzes-jean-bernard-fourtillan-est-libre-et-a-quitte-lhopital-psychiatrique-9263728.php
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Fan aussi de cette douce voix :
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Ce que vous demandez de façon à peine voilée, ce n'est pas tant de lire les liens que je poste (c'est déjà fait, merci), davantage d'accorder du crédit aux inepties de cette association purement masculiniste. Les pères qui souhaitent la résidence alternée, la sollicitent, et généralement, elle est accordée. Ce que réclament les masculinistes c'est le droit archaïque de posséder les enfants, comme des objets, tout à fait. À mon sens, les enfants ne sont pas des objets (c'est ce que vous avez du mal à imprimer). Pour rappel, c'est vous qui m'avez interpellée ici (pas l'inverse). Je ne cherche en rien à vous convaincre. Vous aviez déjà un parti pris, un biais, fondé sur votre propre enfance, lancé dès le début de votre intervention. Si je déteste les hommes, vous, vous détestez les femmes (alors heureuse ?). Le SAP n'existe pas, vous le sauriez, si vous aviez pris la peine de lire les différents articles -dont plusieurs ont été rédigés par des juristes- que je vous ai patiemment postés. Il n'existe pas et pourtant ces militants masculinistes font pression afin de le faire reconnaître et valoir. À toutes fins utiles : Le professeur Bernard Golse, pédopsychiatre et chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital Necker affirme que le SAP est « un pur fantasme d’une nosographie psychiatrique prétendument moderne qui ne repose sur aucune base scientifique, et ne fait que recouvrir l’agressivité et les carences des adultes sous les oripeaux d’une fallacieuse scientificité » (Bréat, 2017). Le seul consensus médical existant sur le SAP est celui de son inexistence. En d’autres termes, des accusations de violences intra-familiales, notamment sexuelles, à l’égard d’enfants sont écartées judiciairement, sans enquête, sur un fondement idéologique. Les enjeux sont extrêmes : expositions de mineurs à des violences psychologiques, physiques et sexuelles répétées, impunité des auteurs des violences, survictimation par l’Etat, désorganisation psychique du parent protecteur, fuite de celui-ci avec l’enfant à l’étranger, futurs majeurs désorganisés psychiquement, suicides de mineurs, meurtres conjugaux… des « carnages familiaux » (Berger, 2017) Je poste à nouveau le lien : https://www.thyma.fr/syndrome-dalienation-parentale-histoire-dune-intoxication/ Tu fais partie de ces 16% d'hommes qui considèrent toujours qu'un "non" peut signifier "oui" (félicitations). J'ai une info pour ta communauté et toi : quand une femme te dit qu'elle n'est pas intéressée, c'est qu'elle ne l'est effectivement pas. Si c'est un jeu (pour vous), alors il faut être bon joueur et accepter de ne pas plaire à une femme, tracer sa route. Un homme qui ne plaît pas, ne va pas plaire dans 5, 15, 30 minutes ou 2h, à force d'insistance (cela s'appelle du harcèlement ça). Perso, avec une mentalité aussi dégueulasse, c'est un no go catégorique. Quand c'est non, c'est non. Tu stoppes. Tu tentes ta chance avec une autre passante dans la foulée, si tu considères qu'une femme en vaut bien une autre ou tu rentres directement te faire des Bolino à l'appart. Les PUA ne sont en rien de fins psychologues. Se servir de "l'hypocrisie de la société" en ce qui concerne la télé, pour justifier qu'un non pourrait vouloir dire oui, fallait oser. D'une stupidité confondante : https://www.diaryfrenchpua.com/quand-une-fille-dit-non-faut-il-perseverer-en-seduction/ Non seulement les PUA font fi du consentement des femmes, mais en plus ils les "psychologisent" façon piliers de PMU, les catégorisent (bonjour le lexique), les réifient et encore jouent de stratégies de manipulation en usant notamment du "compliment négatif" ou "neg". Ce dernier a pour visée de faire baisser l'estime de soi pour mieux prendre l'ascendant sur la proie/dominer (ex: Tu n'es pas trop mal foutue pour une beurette, habituellement, elles ont le cul qui ne passe pas les portes). Mais ça ressemble à quoi ça franchement ? Tu penses sincèrement pouvoir bâtir une relation saine, viable, sincère à partir de ces conseils ? Sérieusement ? La loose ! Je ne nie pas du tout qu'il puisse être difficile de sortir du célibat et d'une misère amoureuse et sexuelle, pour certain(e)s. Nous approchons les 8 milliards d'êtres humains et pourtant certain(e)s ne se sont jamais senti(e)s aussi seul(e)s (ça vaut pour des femmes aussi). Cela ne justifie pas pour autant le harcèlement, l'agression sexuelle et le viol. On ne saoule pas avec un verre celui qui a bu une barrique. Le machisme est anti-sexe alors qu'il associe la sexualité au mépris et à la violence. La majorité des PUA cherche surtout à se faire de l'argent sur le dos de pauvres bougres, comme toi, et continuer à profiter de femmes. Merci de ne pas cristalliser tes frustrations sur ma personne. Je te souhaite de rencontrer une femme qui te correspond. Sincèrement. Les PUA sont ouvertement misogynes. Tout individu -femme ou homme- raisonnable et responsable condamnera les propos de ces PUA d'autant qu'ils sont délictuels voire criminels. Des adolescents tombent sur ces articles et ces vidéos (qui encouragent a minima le harcèlement), c'est très inquiétant. À suivre les directives PUA, un adolescent peut facilement devenir harceleur et faire l'objet d'une plainte. Des hommes condamnent aussi ces propos -enregistrez bien- comme ils le font également à propos des MGTOW, des Incels, de toutes ces associations masculinistes, qui sévissent. Des repentis s'expriment également. Tous les hommes ne sont pas masculinistes, de ces gros beaufs, ce n'est ni la normalité, ni une fin en soi. Il ne s'agit pas de féministes contre le reste du monde, davantage de femmes et d'hommes justes face à des profils délétères, délinquants, criminels et braillards. Derrière ces trois petites lettres (psy), vous pouvez mettre tout et n'importe quoi. En principe, dans le jargon, on ne les emploie pas, cela évite de confondre les professionnels et les gourous. Un psychologue aide à travailler la confiance en soi, effectivement, il n'est pas missionné pour vous tendre un mouchoir et vous taper sur l'épaule (et il n'y aurait en ce cas nul besoin de faire autant d'études). Personnellement, je suis pour le dialogue. Vous faites de la polémique (à quoi bon ?). Quand la communication ne passe pas, alors il faut bien que l'un des deux soient raisonnable et fasse cesser.
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Avez-vous bien lu tous les articles et liens qui mentionnent bien que le SAP est proscrit en France (et ailleurs) que le SAP ne trouve aucune légitimité en France (et ailleurs) sauf sous la plume de SOS papa et leurs sympathisants ? Avez-vous capté que Gardner, le créateur du SAP, est un apologiste de la pédocriminalité ?
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http://www.sospapa.net/presentation/17-propositions/ Je peux passer au stabilo jaune, si vous avez toujours du mal à voir.
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Si vous voulez échanger avec @Beltégeuse, ne soyez pas si timide (je ne suis pas entremetteuse).
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Ancien président du Front national de la jeunesse, Julien Rochedy propose une formation en ligne pour apprendre aux hommes à être des hommes, des vrais. Le saviez-vous? On ne naît pas homme, on le devient. Une formule créée par Tertullien aux alentours de l'année 200, popularisée par Érasme au XVIe siècle, puis définitivement saccagée par Julien Rochedy en 2018. Rochedy, c'est ce trentenaire qui présida le Front national de la jeunesse de 2012 à 2014, avant de quitter le parti de Marine Le Pen. Il expliqua son départ par l'arrivée au FN de «petits mecs autour de Florian Philippot [...], des jeunes gens qui ne sont pas des hommes selon [son] cœur», ajoutant qu'il est très difficile «de travailler avec des gens que vous méprisez dans le privé et même à qui vous auriez envie de mettre quelques claques de temps en temps». Des propos toujours disponibles en ligne, notamment décryptés par Sylvain Crépon dans son livre Les faux semblants du Front National. Sociologue et spécialiste des sciences politiques, l'auteur y décrit Rochedy comme "renouant avec la posture virile du nationalisme traditionnel, associant l'homosexualité au féminin et à la faiblesse". «77 règles de l'homme» À la lumière de ces déclarations, il n'était donc pas si étonnant de voir Rochedy réapparaître au printemps 2018 avec un projet nommé École Major, site internet à la devise édifiante: «Être et rester un homme». De loin, ça fleurait déjà le vestiaire et le jus de testicule. De près, c'est exactement ça. Dans la partie gratuite de son site, Julien Rochedy propose des articles, souvent rédigés par lui-même, proposant à ses lecteurs –la cible est uniquement masculine– des conseils en tous genres pour développer et pérenniser leur masculinité. Parmi les derniers articles publiés: «Et si les féministes n'étaient que des grosses fainéantes?», «Pourquoi les hommes doivent savoir tenir l'alcool» ou encore «Manger comme un homme: 5 conseils pour une alimentation saine et non-fragile». Après vérification, École Major n'est en rien affilié au Gorafi. La véritable finalité du site ne réside pas dans ces articles dont la finesse n'aura échappé à personne, mais dans la formation payante proposée par Rochedy. Pour moins d'une centaine d'euros, n'importe qui peut s'inscrire à la session Alpha, qui permet d'accéder à une quinzaine de vidéos thématiques dans lesquelles il délivre face caméra ses conseils et analyses autour de la masculinité. En tout, cela représente plus de quatre heures à passer en tête-à-tête avec l'ex-étoile montante de ce qui est devenu récemment le Rassemblement National. Suite de l'article : http://www.slate.fr/story/163493/societe-ecole-major-formation-hommes-masculinite-julien-rochedy-front-national-masculinisme Le trentenaire a cofondé début juin l'Ecole Major, site de développement personnel à destination des hommes qui veulent l'"être et le rester". "Marre de la société d’eunuques dans laquelle on vit ? Marre de toutes les tentatives pour faire de vous un individu fade, plat, petit, esclave, sensible et dominé ?" Avec ses articles en accès libre et les quatres heures de cours de sa session "alpha", l'Ecole Major promet à la gent masculine de l'aider à "être et rester des hommes". Objectif : ne pas devenir "une femme comme les autres" sous le poids du "politiquement correct", assure le site internet, lancé le 1er juin. Devant la caméra, Julien Rochedy, trentenaire, ex-patron du Front national de la jeunesse entre 2012 et 2014. A ses côtés, son ami Christopher Lannes, historien amateur sur TV Libertés, média de "réinformation" autoproclamé lancé par d'anciens frontistes. Le premier décrit l'Ecole Major, qu'ils ont cofondée, à mi-chemin entre le "magazine masculin" et le "site de formation et de développement personnel". A la manière d'un coach en séduction, Julien Rochedy y livre son manuel de l'homme moderne, largement inspiré "des idéaux du passé" : "courage", "esprit de conquête", "volonté de puissance" ou encore "sacrifice". L'ancien frontiste veut vous apprendre ici à "manger comme un homme" (pour ne pas "devenir un fragile obsédé par le quinoa ou les graines de chia"), à "faire un voyage d'homme" (direction "la côte libano-syrienne" et la Crimée, la péninsule ukrainienne occupée par la Russie, et surtout pas "la côte d’Azur ou la Corse"), ou encore à séduire les femmes (qu'il ne faut "pas écouter" mais "aimer pour ce qu’elles sont, l’inverse de nous"). Des conseils tirés de ses expériences et lectures : il cite pêle-mêle Stendhal, La Rochefoucauld, le diplomate français Talleyrand ou l'ancien président américain James Garfield. Refus de l'étiquette masculiniste Des idées largement inspirées du courant masculiniste. Ce terme, né dans les années 1900, est réapparu en 1989 sous la plume de la philosophe Michèle Le Doeuff. Il regroupe les "fortes réactions au féminisme", résume Yves Raibaud, spécialiste de la géographie du genre, affilié au CNRS et auteur de "Masculin, masculinités, masculinisme" dans Genre ! L'essentiel pour comprendre (Des ailes sur un tracteur, 2014). https://www.francetvinfo.fr/societe/il-ne-veut-pas-passer-pour-un-gros-fragile-comment-l-ancien-frontiste-julien-rochedy-mise-sur-le-masculinisme_2833445.html
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Quelques figures inspirantes masculinistes... Sans surprise, nous trouverons des militants d'extrême-droite (ou d'extrême-gauche avec Soral notamment): "Adoubé par l'extrême droite, ce vidéaste français multiplie les vidéos polémiques bourrées de clins d'oeil destinés aux internautes du forum "Blabla 18-25" de Jeuxvideo.com. Dans le viseur : les manifestants de gauche, les syndicalistes, les féministes... "Après six mois d'efforts intenses pour écrire cette vidéo de merde, il est temps de montrer que le FN est en fait le pire ennemi de l'extrême-droite, et d'expliquer définitivement pourquoi les gauchistes sont des tralouzes en plus d'être des cons". Publiée dimanche 19 novembre sur YouTube, la vidéo titrée "Malika LePen : Femme de Gauche" ne s'embarrasse pas de nuances. Insultes homophobes, dénonciation d'une prétendue "migrantophilie" de l'électorat français... La vidéo enchaîne les prises de position au minimum réactionnaires et les injures plus vulgaires les unes que les autres. Suite de l'article : https://www.francetvinfo.fr/internet/qui-est-raptor-dissident-le-porte-etendard-de-la-fachosphere-aux-millions-de-vues-sur-youtube_2480131.html "Le « Raptor Dissident » ne s’est pas contenté de publier sa vidéo : il en a fait un teasing abondant sur Twitter et Snapchat, jusqu’à sa mise en ligne, incitant toute sa fanbase à venir "poser son com" sur #T'asétéharceléemais, et par extension sur les deux autres vidéos (la réponse, et #TesFéministeMais). Ça fait donc des mois —depuis juillet, que les insultes pleuvent sur ces trois vidéos et ce sont les seules sur lesquelles nous n'avons jamais modéré les propos. Pourquoi ? Tout simplement pour offrir un paysage "représentatif" des réactions- majoritairement masculines- aux vidéos de Marion. Voici donc un petit échantillon (plus de 200 commentaires), posté en vrac, sur les plus de 30000 réactions que comptent ces trois vidéos. Précisons qu’on n’a pas eu à fouiller pour les trouver, puisque la majorité des commentaires sur ces vidéos sont des remarques sur le physique de Marion, des insultes, voire des appels à la violence, au viol, des incitations au suicide et même des menaces de mort. Ne le nions pas, ces commentaires violents sont parfois accompagnés d'arguments, mais souvent postés sans plus d’explications". Suite de l'article et des menaces et des insultes ici : https://www.madmoizelle.com/marion-seclin-cyber-harcelement-658755 C'est curieux cette histoire de moustache, propos de masculinistes qui reviennent plutôt souvent : Les deux têtes de proue de la fachosphère s’invectivent violemment depuis début juin, au point que Raptor a fini par défier Alain Soral en duel de MMA. Retour sur un clash sur internet qui pourrait bien traverser l’écran. Il est loin le temps où Alain Soral adoubait dans un tweet enthousiaste son jeune confrère youtubeur Raptor Dissident, en soulignant au passage sans fausse modestie qu’il avait “eu de très bons maîtres”. Entre ces deux têtes de gondole de la fachosphère, hyper-influents grâce à leurs réseaux sociaux respectifs, il y a désormais un fossé infranchissable. Après une série d’échanges verbaux ultra-violents par vidéos interposées, ils sont prêts à en venir aux mains. Alain Soral, puisque tu souhaites me corriger, prends avec toi deux témoins. Je te défie en combat de MMA [Mixed Martial Arts, dont la pratique en compétition est interdite en France, ndlr]. […] Puisque tu veux que ça se passe mal, je suis là et je réponds. C’est une question d’honneur”, a lancé le Raptor dans une vidéo postée le 10 juin. https://www.lesinrocks.com/2018/06/19/actualite/societe/entre-raptor-dissident-et-alain-soral-la-polemique-finira-t-elle-en-combat-de-mma/
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Pour information, jusque dans les années 70, le père était défini en tant que "puissance" parentale, aux yeux de la loi. Il avait les pleins pouvoirs sur l'enfant dont la résidence exclusive en cas de divorce et de séparation. La loi du 4 juin 1970 a fait basculé ce statut de pater tout puissant, dans une idée plus égalitaire, prenant aussi en compte la mère et qualifiant ainsi "l'autorité" parentale. Rien n'empêche aujourd'hui les pères de demander la résidence alternée et même exclusive. Ce que réclament ces militants c'est le retour à un pouvoir archaïque des pères. "On" -celui qui pense que ces pères SOS papa sont simplement las- ne peut pas forcer tous les pères à demander la résidence alternée ou exclusive. À l'instar de ces pères qui ne sollicitent pas la résidence alternée ou exclusive, il y a aussi des mères. Nombreux-ses auraient tendance à voir chez ces dernières, une anomalie. " - Les enfants sont confiés à leur mère contre la volonté du père dans la grande majorité des cas. Dans 72,1% des divorces, la garde des enfants revient en effet à la mère, d’après les statistiques du ministère de la Justice. Ce chiffre est en baisse régulière du fait de la hausse de la résidence alternée qui représente environ 20% des couples séparés. Dans 80% des cas, ce sont les parents qui se sont mis d’accord, avant même la décision du magistrat. D’après les juristes, il ressort qu’une majorité des pères ne sollicitent pas la garde des enfants en résidence principale ou en alternance." https://www.elle.fr/Societe/News/Divorce-et-garde-des-enfants-les-contradictions-de-SOS-Papa-2351428 Vous en avez de la chance (NDLR de ne pas "connaître spécialement" cette association), parfois, je préférerais ne pas être aussi avisée (cela doit être reposant). SOS papa est une association, masculiniste -et non égalitaire comme nous pouvons aussi l'entendre et le lire- qui sévit depuis des années et qui a su se placer au fil du temps auprès des gouvernements successifs (qui se sont montrés bienveillants, malgré les dires de plusieurs membres de cette association). J'attire à nouveau votre attention à propos de l'un des chevaux de bataille de SOS papa, à savoir la reconnaissance du SAP, non reconnu scientifiquement et proscrit par la loi en 2018 (le SAP ayant tendance à s'inviter un peu trop souvent à la Cour). C'est la 2ème des 17 propositions de SOS papa, c'est dire s'ils la considèrent primordiale. http://www.sospapa.net/presentation/17-propositions/ Rappel et définition du fameux SAP : "Il faut d’abord préciser que Richard Gardner a employé, pour la première fois, le terme de syndrome d’aliénation parentale (SAP) dans un article écrit en 1985 (Academy Forum, Vol. 29, N°2, 1985, p. 3-7, Recent Trends in Divorce and Custody Litigation). Il était lui-même concerné directement par le sujet et en bien mauvaise posture... « Le Syndrome d’Aliénation Parentale est un trouble qui survient essentiellement dans le cadre d’un litige à propos du droit de garde dans lequel un enfant, programmé par le parent prétendument aimé, entreprend une campagne de dénigrements à l’encontre du parent prétendument détesté. (…) La plupart des mères sont impliquées dans de tels programmes, et les pères sont les victimes de ces campagnes de dévalorisation. » (Gardner, R.A., M.D., True and False Accusations of Child Sex Abuse, 1992, Cresskill, NJ : Creative Therapeutics, p. 193.). Gardner prétend en référence à ses seules convictions, que lorsque l’enfant rejette un parent ( plus souvent le père) c’est dans presque 90 % des cas parce que la mère l’aurait aliéné. L’enfant selon lui, ne s’exprimerait pas selon ce qu’il ressent, mais selon ce que l’adulte aliénant lui impose, il serait donc forcément manipulé par un adulte. Ce qui va bien entendu, en cas de psycho-traumatisme, à l’encontre de toutes les connaissances en psychologie et victimologie infantiles et de l’expérience (pour ma part, plus de 1000 expertises dans le registre des agressions sexuelles sur mineurs entre 1989 et 2015). Pour les non-spécialistes de la psychiatrie que sont les magistrats et les avocats par définition, les termes de syndrome et d’aliénation renvoyant - abusivement - à une discipline (la psychiatrie) qu’ils ne maîtrisent pas, ces professionnels du Droit font appel aux experts censés être formés à sa détection lors des séparations dites conflictuelles. Ceux qui n’adhèrent pas à ce concept étant censés pour les confrères pré-cités ne pas avoir été formés à sa détection ou pire être aveuglés par un prétendu militantisme pour l’intérêt de l’enfant". https://www.village-justice.com/articles/Expertises-Judiciaires-recours-SAP-Syndrome-Alienation-Parentale-proscrit-tant,23689.html Une matrice intellectuelle pro-pédophile. Gardner a soutenu le caractère « généralisé » de la pédophilie, une paraphilie, selon lui, bénéfique pour la société puisqu’elle stimulerait l’excitation sexuelle et donc la reproduction (Gardner, 1991, p.118 – pour une compilation de ces propos voir Dallam, 1998). Il a ainsi soutenu que « all of us have some pedophilia within us» (Gardner, 1991, p.26 et 118). Pour le créateur du SAP, les réactions « exagérées » face à la pédophilie forment une « hystérie de mase », « une campagne contre la pédophilie ». Cette « campagne de dénigration » est menée par des personnes moralisatrices qui sont « secrètement envieuses » de la liberté que les pédophiles se sont accordée (Gardner, 1991, p.115 et 117). Les réactions sont donc « exagérées » (Gardner, 1991, p.115). Il s’offusque ainsi de la condamnation pénale d’un homme ayant « touché, (et seulement touché ) la vulve d’une petite fille » (Gardner, 1991, p.116, italique dans le texte original). https://www.thyma.fr/syndrome-dalienation-parentale-histoire-dune-intoxication/ Pour répondre à votre question : une plainte a été déposée à l'encontre de SOS papa pour détournement de fonds (ou quelque chose du genre, de mémoire), il y a quelques années de cela. Dans votre logique alors, il faudrait aussi porter plainte contre les avocats véreux qui continuent, malgré la proscription, à mettre en avant ce soi-disant syndrome que ces pères maltraitants, que nous pouvons retrouver dans les rangs de SOS papa, plébiscitent. Tout comme des médias qui y accordent du crédit. Des juristes, des psychiatres, des psychologues, des associations pour la protection de l'Enfance et des associations féministes sont les derniers remparts contre la reconnaissance du SAP (mais jusqu'à quand ?): "DISCUSSION DE LA PERTINENCE DU SYNDROME D’ALIENATION PARENTALE (Docteur Carol JONAS, psychiatre des hôpitaux, chef de service au CHU de TOURS, docteur en Droit, expert près la cour d'appel d'Orléans) « La formule : syndrome d'aliénation parentale est de plus en plus souvent utilisée devant les tribunaux, notamment à l'occasion de ruptures conjugales. Elle a été introduite par un pédopsychiatre américain en 1986. Depuis lors elle n'a jamais fait l'objet d'un consensus et ne repose sur aucune théorie scientifique reconnue. Le diagnostic, selon les défenseurs de ce syndrome, repose uniquement sur des manifestations prêtées à l'enfant allant d'une campagne de rejets et de diffamations, à des rationalisations absurdes en passant par une absence d'ambivalence normale chez l'enfant ou encore une hostilité marquée entre tous les membres de la famille du parent rejeté. L'étude de la littérature sur ce syndrome révèle qu’ aucune enquête sérieuse n'a été réalisée avec des outils diagnostiques reconnus permettant de déceler chez le parent aliénant un type de personnalité qui pourrait expliquer la manipulation et ' l'utilisation de l'enfant. » http://www.protection-enfance.org/Alienation-parentale.php J'encourage tout individu responsable et raisonné à se désolidariser de cette association. Demander à ce que la résidence soit alternée par défaut, militer en ce sens reste pour moi des considérations et des combats adulto-centrées. Il est déjà possible pour des pères et des mères d'y avoir recours. Ce qui prime, à mon sens, c'est la prise en considération de la parole de l'Enfant, son bien-être, ses droits (actuellement plutôt quasi-inexistants, hélas). C'est la protection de l'Enfance qui a ma préférence. Littéralement, misogynie, du grec "misos"(haine) et de "gyné" (femmes), signifie haine des femmes. Le journaliste a effectivement employé le terme "haine" à bon escient (même si cela ne vous sied pas). Vous pouvez bien entendu palabrer autour de cela (tout seul), continuer à verser dans la psycho à mémé et même faire des claquettes si cela vous chante (je n'y vois aucune objection). Je vous laisse prendre connaissance de la traduction et de la définition de "gore", qui ne colle pas vraiment avec les agissements -qui restent condamnables- de ce PUAnt (tout puritanisme lexicologique mis à part). Quant au développement personnel, quant à insuffler de la confiance aux hommes les plus réservés, les psychologues et psychothérapeutes ne font nullement l'apologie du viol (a contrario de ce PUA), ni celle du harcèlement (contrairement à l'ensemble des PUA, c'est aussi le fondement du "game"). Il est bien possible qu'ils ne soient ni revanchards à l'endroit des femmes (à la différence des PUA), ni des gourous, des escrocs (à l'inverse des PUA), mais encore qu'ils aient aussi connaissance de la loi (ce qui ne semble pas être le cas des PUA, enfin avant d'être traduits en justice). Ce qui est abject, c'est de faire de l'angélisme quant à ces harceleurs (a minima), faire valoir leurs techniques de prédation et de manipulation, comme tout à fait normales, inoffensives, voire carrément d'utilité publique. Les vidéastes et blogueurs autoproclamés coachs en séduction se contentent de promouvoir et diffuser des clichés aussi bien à propos des femmes, que des hommes, puis de proposer des solutions, qui en principe, ne fonctionnent plutôt pas. C'est parfois hallucinant, néanmoins cela ne contrevient souvent pas à la loi. Les PUA, quant à eux, promulguent systématiquement le harcèlement, tout en se défendant toujours de ne pas être harceleurs. Une femme qui refuse leurs avances, leur résiste, est un challenge et rend le "game" (parce qu'il n'y a jamais d'amour) encore plus intéressant. Un "non" ou une absence de réponse devrait pourtant stopper leur "game". Ils proposent ainsi des formations, des conférences et des livres, aux hommes. C'est l'histoire d'un business bien rôdé...Une autre démonstration : Dans cette vidéo, cet homme, qui se revendique PUA nous explique que la plupart des femmes raconte souvent beaucoup de bullshits : elles feraient croire notamment qu'elles ont déjà un petit ami ou qu'elles sont lesbiennes (et iraient même jusqu'à s'embrasser) quand un homme les importune. Pendant environ 15 minutes, il expose les soi-disants bullshits des femmes et comment parer, comment insister, comment harceler. Ex : si elle ne veut pas te donner son numéro de téléphone, contourne et demande-lui son snapchat. Il conclue tranquillement en assurant, à son public, que des femmes l'ont même remercié d'avoir insisté. Attrapez-les toutes ! Jamais été fan de Pokémon, perso. Cependant, si tu acceptes d'être réifié (ou es en recherche de cela) c'est ton problème. Les hommes qui désapprouvent aussi les masculinistes, sont-ils misandres ? Des traîtres à la cause ? Note : Vos réactions sont amusantes. Étant donné que vous appréciez ces articles, je vais continuer.
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« Jeter le discrédit » : laaaaul. Cette association masculiniste nie la parole et les droits de l’Enfant. Pire encore, elle part du postulat qu’il est menteur. Tout ceci au profit de ces pères aux profils violents. Les intentions de cette association sont très mauvaises.
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La musique classique,c'est pas si mal.....
Mórrígan a répondu à un(e) sujet de Decade 63 dans Musiques
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Quelle dingoterie !
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« Il n’existe pas de “profil type” sur le plan socioculturel, assure Benoît Durieux. Si certains, en minorité, sont en grande précarité et ont déjà été condamnés pour des actes de violence sur autrui – insultes, agressions –, 70 % des auteurs de violences sont des primodélinquants, de tous âges : ils travaillent, sont bien insérés dans la société, n’ont pas de pathologie particulière. Ce ne sont ni des “malades” ni des “alcooliques”. Dans la majorité des cas, l’alcool ne fait que favoriser le passage à l’acte et révèle ce qui est déjà présent – un problème de couple, une faille, une souffrance. Il peut aussi être utilisé comme caution de la violence : “C’est parce que je bois.” » Psychologues, éducateurs spécialisés et sociologues s’accordent cependant pour reconnaître à certains de ces hommes un dénominateur commun: une enfance brisée (abus sexuels, maltraitance, négligence éducative, abandon, dévalorisation, humiliation) aux lourdes conséquences: estime de soi en faillite, immaturité affective, intolérance à la frustration, incapacité à maîtriser ses émotions… « Tous ou presque souffrent d’un dénide reconnaissance, d’un sentiment d’impuissance, nous apprend Maryse Pervanchon, psychologue clinicienne, psychothérapeute, anthropologue et coanimatrice d’un groupe psychothérapeutique à l’association Avac (Vivre autrement ses conflits), à Toulouse, qui accueille des hommes violents mais aussi des femmes victimes sexuellement. La violence devient pour eux une façon d’exister, de s’affirmer, de dominer pour ne pas être dominé.» A leur problème d’identité s’ajoute une perception misogyne de la femme et du couple, avec la reproduction de stéréotypes genrés (« Etre un mec, un vrai », « Toutes les femmes sont vénales »), la non-acceptation de l’altérité (« Il faut emprisonner l’autre pour ne pas se sentir seul ») et l’incapacité à régler les différends autrement que par l’usage de la force (« Si je m’écrase, elle n’aura plus de respect pour moi »). https://www.femina.fr/article/violences-conjugales-comment-soigner-les-hommes-violents Je m'accorde davantage avec ces spécialistes -dont je salue le courage et la patience- autant en ce qui concerne les profils de ces hommes, qu'à propos des effets de l'alcool, qui diffèrent réellement de ceux que nous décrit pourtant toujours "la croyance populaire". Pour le reste, je t'invite à t'intéresser aux "sufragettes", surnommées encore "jiujitsufragettes" ou les "amazones" en leur temps et dont les femmes leaders encourageaient les femmes à pratiquer le jiu-jitsu, dont les actions ont été menées aussi, à coups de dynamite. Il existerait un consensus à propos des féministes d'hier : les anciennes revendications et les combats qui ont été remportés (comme le droit de vote pour les femmes et la légalisation de l'avortement notamment) sont mis en évidence -et teintés d'angélisme- afin de décrédibiliser les luttes actuelles (non moins importantes cependant). Il faudrait croire qu'avec de simples mots, des femmes, d'aujourd'hui, mettent des anti-féministes, dans des états plutôt improbables... Un consensus, en apparence seulement : "On entend souvent dire aujourd'hui que toutes ces luttes n'ont plus de raison d'être et qu'il n'y a plus besoin de féministes puisque les femmes ont obtenu l'égalité. Vieille rangaine ! C'est déjà ce qu'on nous disait en 1900 : "le degré atteint par la femme est suffisamment élevé: à un degré de plus, elle tomberait dans le ridicule. Se figure-t-on la femme juge ? La femme sénateur ? Il est fort heureux pour elle, pour sa dignité, pour son auréole sublime de mère de famille et d'institutrice que l'homme se charge de l'arrêter sur le seuil du grotesque, de la masquarade." Benoîte Groult, 1975. Un autre bel exemple (encore) de "pulsion de vie" : "Kamal Kay est l’un des PUA qui s’attaquent au marché francophone, voire français. Derrière le personnage fabriqué d’ancien loser timide devenu un séducteur charismatique se cache en fait SBK Coaching, une société opportunément enregistrée en Pologne, même si ses partenaires sont au Canada et en France. Extraits violents. Passons le laïus sur la puissance sexuelle et la domination naturelle de l’homme, et concentrons-nous sur les passages incitant explicitement à la violence physique contre les femmes, notamment au viol, et à l’humiliation : « Montrez-lui qu’elle n’a pas vraiment le choix« « Attaquez sa poitrine » « créer rapidement une image du mec qui sait ce qu’il veut et qui l’obtient quand il veut« . « vous décidez […] tout est entre vos mains (ou vos cuisses devrais-je dire) » « perdre tout contrôle de la situation est un « turn on » majeur pour les femmes ». (Alerte : mythe sur le viol) « appliquez-vous à aller en profondeur et à ne stopper la cadence que quand VOUS le décidez ! Elle se plaint ? Pas pour longtemps ! C’est un phénomène naturel de rejet de l’autorité, mais une fois cette barrière franchie, elle s’abandonnera à vous et vous demandera de la défoncer ». En utilisant les termes « rejet » et « barrière« , l’auteur reconnait explicitement que le non-consentement d’une femme doit stopper le rapport sexuel, mais invite ses lecteurs à n’en pas tenir compte, en prétendant qu’un NON se transformera en OUI enthousiaste. Se passer du consentement d’une femme, « c’est ça en fait la véritable notion du fameux BIEN BAISER ». « Imposez votre puissance ». « Donnez des ordres et soyez inflexible. Ne lui demandez pas gentiment si, éventuellement, vous pourriez avoir une fellation et éjaculer dans sa bouche… La décision est prise, retirez-vous et faites la descendre vers votre sexe afin d’affirmer votre posture. » « Si seulement vous saviez combien de femmes rêvent de se faire démonterpar un inconnu au chibre géant ». (Réponse : ZERO femme – 2ème alerte). « Cette méthode est relativement efficace quand on rencontre une inconnue qui nous ramène chez elle. Si elle en arrive là, c’est sans doute parce qu’au fond, ce qu’elle veut, c’est tirer un coup. » (3ème alerte) « Ne lui demandez pas si vous pouvez la pénétrer comme un animal sauvage, faites-le ! » « il vous suffit […] de laisser parler vos envies, sans vous restreindre. Prenez le contrôle du rapport sexuel et pensez que votre masculinité passe par des coups de boutoir infligés. » « ne vous refusez rien« . Une page insoutenable, et pourtant les commentaires sont globalement enthousiastes. Cette méthode de viol met en danger l’intégrité de toutes les femmesqui vont être prises pour cibles (ou l’ont déjà été) par des lecteurs influençables du site. Sachant que ce site vise explicitement des adolescents parmi leurs segments de clientèle, des filles mineures sont directement menacées. https://dikecourrier.wordpress.com/2013/08/19/pick-up-artists-le-marketing-de-la-violence-misogyne/ #laissepastraînertonfilsurlessitsmasculinistessituveuxpasqu'ilglisse Vous ne verriez pas une vache dans un couloir, même guidé par un GPS et des panneaux indicateurs, lumineux. Pour le moment, vous êtes la seule à faire des insinuations du genre et prévenir tout à la fois de l'amalgame. Pour rappel (encore) l'immense majorité des parents s'entendent très bien quant au mode de résidence de l'enfant.
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La majorité d'entre nous connaît déjà mieux les Incels, ces "célibataires involontaires", à l'origine de différents féminicides. Bref topo : Attaque à Toronto : qui sont les Incels, le groupe de célibataires auquel se réfère le suspect ? « La rébellion des Incels a déjà commencé. On va renverser tous les “Chads” et “Stacys”. » Ces phrases ont été postées sur le compte Facebook d’Alek Minassian, l’auteur supposé de l’attaque à la voiture-bélier qui a fait dix morts à Toronto (Canada) lundi 23 avril, quelques heures avant le drame. Les Incels ? Sur Internet, ils sont plusieurs dizaines de milliers à avoir rejoint ces groupes, dont le nom est la contraction de l’expression « involuntary celibate » (« célibataire involontaire »). Dans la très grande majorité des cas, il s’agit d’hommes, hétérosexuels, âgés de 18 ans à 35 ans, selon leurs témoignages. Ce qui les rassemble : tenir les femmes pour uniques responsables de leur célibat durable. Particulièrement actifs en ligne, ils se retrouvent principalement sur le site Incels.me, interdit aux femmes et qui compte plus de cinq mille membres, mais aussi sur des groupes de la messagerie Discord et sur le forum 4chan – notamment sur l’espace de discussion /r9k/, où des milliers de conversations sont ouvertes chaque jour. Haine contre les « Chads » et les « Stacys » Si les femmes ne s’engagent pas dans une relation avec eux, c’est uniquement, argumentent les Incels, parce qu’elles sont « diaboliques ». Les posts trouvés sur Internet les qualifient volontiers de « menteuses pathologiques », de « salopes (…) incapables d’aimer ». « [Elles] prennent plaisir à malmener, à moquer ou à humilier des hommes dès qu’elles le peuvent », résume un internaute. Celles qui sont la plupart du temps désignées par l’expression « femoid » (contraction de « femmes » et « humanoïdes », visant à les déshumaniser) n’accepteraient d’avoir des relations qu’avec un seul type d’hommes : les « Chads ». Il s’agit de jeunes hommes populaires, charmants, à l’aise avec les femmes, et surtout, ayant une vie sexuelle ou amoureuse bien remplie. Les Incels les méprisent presque tout autant qu’ils les envient. Les femmes en couple sont, quant à elles, surnommées des « Stacys ». Des conseils pour violeurs Les discussions sont donc ouvertement misogynes et contiennent même parfois des incitations au harcèlement, ainsi que des glorifications du viol. En novembre 2017, le sous-forum Reddit Incel, qui comptait quarante mille membres, a été fermé par le site pour « violation des règles d’utilisation ». Suite de l'article : https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/04/24/attaque-de-toronto-qui-sont-les-incels-ce-groupe-de-celibataires-auquel-se-refere-le-suspect_5290048_4408996.html "Ils ont un nom, un vocabulaire, et des lieux pour se rassembler Selon Le Monde, qui signe un article très complet sur le sujet, les Incels seraient plusieurs milliers - plusieurs dizaines de milliers - à se retrouver en ligne pour laisser libre cours à leur haine du sexe opposé. Ils fréquentent les arrières-cours parfois mal famées du web comme 4chan ou Reddit. Sur Reddit, le forum consacré aux Incels, fort de 40 000 membres, a été fermé en novembre dernier à la suite d’appels répétés à la violence et de sorties de route invraisemblables sur le viol, qui y était présenté comme une légende urbaine. Ils ont également leur propre site, Incels.me. Les modérateurs y nient toute affiliation avec Alek Minassian, mais ces derniers jours, plusieurs membres n’hésitaient pas à lui rendre hommage en le qualifiant de héros ou de saint". https://www.franceinter.fr/emissions/c-est-deja-demain/c-est-deja-demain-26-avril-2018 La communauté Incels s'accroît et il n'est plus si rare de croiser des Incels français, sur les forums et les réseaux sociaux(leur site a été fermé) tels que Reddit, Twitter, jeuxvidéo.com, et encore Doctissimo. https://twitter.com/incelsfr?lang=fr https://forum.doctissimo.fr/psychologie/celibat/club-incels-sujet_207912_1.htm Curieux que les pensions alimentaires soient l'une des préoccupations des Incels (France), définis selon les Mgtow comme des puceaux totalement dépendants des femmes. Il existe d'ailleurs des relations entre les différents groupes masculinistes. Les Mgtow méprisent les Incels qui eux admirent les PUA (qui n'admirent que leur personne). On retrouve des revendications MRA (Mouvement pour l'égalité des hommes), chez des associations telles que SOS papa.
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Absolument tous les masculinistes sont misogynes. Sans exception aucune. Nombre d'entre eux sont excessivement violents et à l'origine de féminicides (parfois de masse, comme au Canada ou au Mexique) ou de divers harcèlements et agressions (comme je l'ai démontré plus haut, et comme je vais encore continuer à le faire) envers des femmes (et non seulement des féministes). Qu'ils se définissent aussi en tant qu'hoministes ou mennistes. Absolument tous ! Peu se réclament du masculinisme, le terme ayant été pour la première fois employée par une femme (malheur !) à leur encontre, selon eux (c'est pourtant bien descriptif). Certains poussent le culot en se définissant comme des humanistes. Aucun de ces masculinistes n'est pro-égalité, véritablement. C'est du baratin. Sur certains sujets, certains lâcheront du lest mais pour mieux se réaffirmer sur d'autres. Il y a aussi tout un verset complotiste qui voudrait que nous vivions dans une société gynocentrée, entre autres choses. Il est étonnant de s'étonner qu'en miroir des femmes soient devenues misandres, après plus de six siècles d'anti-féminisme bien enraciné, après des millénaires de règne de religions, qui sont -nous le savons fort bien- essentiellement misogynes. Une Alice Coffin ou une Pauline Harmange, n'est pas plus dérangeante qu'un Eric Zemmour ou encore un Raptor Dissident (Youtubeur disciple déçu de Soral). Si les uns s'expriment, pourquoi les autres devraient-elles être empêchées de le faire ? Les stéréotypes émergent parce que tout un chacun observe les rôles sociaux différents et attitrés de telle ou telle catégorie (les femmes, les hommes, les blancs, les noirs, les riches, les pauvres, les handicapés, les valides, les boulangers, les enseignants…). Omniprésents, ils peuplent notre quotidien : issus de notre expérience personnelle directe, ils peuvent être acquis en discutant avec des proches, en regardant la télévision, en pratiquant un sport, en lisant des livres et des journaux [7]. Ils sont aussi transmis par des institutions : la famille, l’école, le travail, la religion, etc. [8] (...) Un bon moyen est de faire comme si les places de chacun dans la société étaient issues de prédispositions naturelles, de faire ainsi de la réalité sociale une évidence, une seconde nature. Et les stéréotypes sont les instruments idéals pour ce tour de passe-passe : les femmes s’occupent davantage des enfants ? C’est dans leur nature ! Les enfants d’ouvriers ont moins le bac que les fils de profs ? Ils n’ont pas de goût pour les études. (...) Que faire ? D’abord, lutter contre les stéréotypes qui transforment en dispositions naturelles des inégalités sociales qui découlent de caractéristiques héritées (l’origine sociale, le sexe, la couleur de peau). L’ ABCD de l’égalité, dispositif de l’éducation nationale actuellement en expérimentation, est un exemple de programme qui va dans ce sens en matière de lutte contre les inégalités entre hommes et femmes, en traitant la question chez les plus jeunes. Il n’est pas si évident que la société apprend aux filles à devenir des filles et aux garçons à devenir des garçons. La construction sociale des rôles a du mal à être admise. Mais, même une fois qu’elle l’est, il est intéressant de se demander sur quoi elle repose et en quoi elle consiste : quels rôles sont attribués et à qui ? Il est assez symptomatique d’ailleurs que la question soit systématiquement posée pour le sexe ou la couleur de la peau, mais jamais pour les catégories sociales. Remettre en cause les rôles sociaux des catégories, c’est toucher à l’ordre social, ce qui a des conséquences très profondes. Dans ce contexte, il semble tout aussi nécessaire de montrer comment les rôles stéréotypés se répandent et qui ils servent.Qui a intérêt à ce que les gens restent à leur place, dans les cases dans lesquelles ils sont ? Qui a intérêt à leur faire croire qu’ils sont à leur « juste » place ? La construction et la diffusion des stéréotypes ne sont pas anodines. La lutte contre les stéréotypes (et donc pour l’égalité des chances), qui enferment les individus, doit s’accompagner d’une réflexion plus globale sur les inégalités et les rôles sociaux en général. Les filles et les enfants d’ouvriers peuvent aussi bien accéder aux postes à responsabilités, encore faut-il se poser la question des hiérarchies sociales. Ouvrir l’égalité des possibles est une chose, mais de quels possibles s’agit-il ? Casser les stéréotypes en permettant à chacun de devenir calife à la place du calife sans remettre en cause les rapports de domination entre individus resterait très insuffisant. https://www.inegalites.fr/Stereotypes-la-face-invisible-des-inegalites?id_theme=21 Une bonne verveine derrière tout cela (et si vous n'êtes toujours pas au top : un testicuzzi). Et ce sont pourtant bien ces pères qui pleurent dans le giron de ces associations masculinistes, ou qui s'expriment bruyamment sur les réseaux sociaux. Les médias et l'opinion publique, in fine, se font régulièrement balader par ces pères masculinistes : "Derrière la vidéo d’un « papa désespéré privé de la garde de son fils », publiée puis supprimée par Konbini, « l’Obs » a découvert une histoire sordide de séparation conflictuelle sur fond de violences conjugales et de maltraitances infantiles. Vendredi 4 septembre à 13 heures, Konbini a publié l’interview filmée d’un « papa privé de son fils depuis des semaines ». L’homme qui témoignait dans la vidéo racontait, en 4 minutes et 39 secondes, son combat pour récupérer la garde de son fils de 5 ans, qu’il n’avait pas vu depuis deux mois et demi, en toute « illégalité ». Les yeux mouillés, il s’y présentait comme une victime du système judiciaire qui favoriserait systématiquement les gardes au domicile « des mères » après un divorce. Au nom de l’amour pour son enfant, il réclamait « l’égalité père-mère », au même titre que d’autres réclament « à juste titre, l’égalité femme-homme ». Des trémolos dans la voix, il expliquait aussi avoir déposé pas moins de cinq plaintes pour non-présentation d’enfants, en vain. En guise d’introduction à leur vidéo, le média en ligne avait tweeté : « Comme lui, près de 1 300 000 papas subissent cette injustice décidée par la mère. Désespéré par la situation, il manifestera avec d’autres papas ce week-end à Paris pour réclamer l’égalité des droits entre papas et mamans ». Premier problème : ce chiffre n’existe pas. Hormis dans les articles consacrés aux associations de défense des droits des pères, telles que SOS Papa, nulle trace de ce million et quelque de « papas privés de leur enfant »." https://www.nouvelobs.com/rue89/20200911.OBS33165/comment-konbini-s-est-fait-pieger-par-un-pere-masculiniste.html Nous ne sommes habitué(e)s à voir des hommes pleurer. Cela peut émouvoir. Attention aussi aux chiffres manipulés par ces associations masculinistes et relayés par des médias. Dans l'immense majorité des cas, les parents s'entendent très bien quant à la résidence de l'enfant. En ce qui concerne les désaccords, la Justice tranche, toujours dans l'intérêt de l'enfant. Les enfants sont prioritaires. Les intérêts des "papas" et des "mamans" sont secondaires et devraient le rester. Ces associations masculinistes défendent toujours les intérêts des pères, jamais ceux des enfants, et encore moins alors qu'elles invoquent un syndrome qui fait passer ces enfants victimes de violences (dont sexuelles), pour des menteurs, entre autres choses. C'est vrai que suivre des femmes jusqu'à leur domicile ou leur lieu de travail, tout en les harcelant afin d'avoir leur numéro de téléphone, tout en les traquant et en leur disant qu'elles seraient "mieux qu'une prostituée", c'est très sécurisant et respectueux. Les toucher, à plusieurs reprises et malgré leur refus répété, très frais. Les filmer pendant les ébats, sans leur consentement afin qu'elles soient le plus "naturel" pour instruire une communauté de loosers, adorable. Le gibier, y a qu'ça d'vrai ! Que d'amour, mais que d'amour ! C'est à se demander de quoi se plaignent vraiment ces femmes ? Elles ne sont vraiment pas sympas hein... Non mais sans déconner !
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PUA, Pick-up artist...? Mesdames, vous en avez sûrement déjà croisés. Pick-up artists : quand la drague se teint de haine Le Royaume-Uni a décidé hier d’interdire l’accès à son territoire à Julien Blanc, un des nombreux « pick up artist » qui enseignent la séduction dans le monde. Portrait de cette communauté vieille de presque quarante ans. "À Tokyo si vous êtes un homme blanc, vous pouvez faire ce que vous voulez (avec les femmes japonaises ndlr) tout ce que vous avez à faire c'est de faire retomber la pression en criant Pokachu ou Pokémon ou Tamagochi ou n'importe quoi. Je pouvais les attraper par la tête, et les pousser devant ma bite, à crier Pikachu en portant un tee shirt Pikachu, c'était ridicule !". Julien Blanc, 25 ans, pick up artist et auteur de ces mots s'est excusé le 17 novembre sur CNN pour les propos e les actes qu’il a perpétrés ces dernières semaines. Malgré ses excuses, le Royaume-Uni a confirmé hier sa décision de lui interdire l’accès à son territoire, cédant ainsi à la demande formulée dans une pétition qui a obtenu plus de 150 000 signatures. Suivant ainsi l’exemple de l’Australie, du Brésil et de la Corée où ce "professionnel de la drague" américain d'origine suisse n'a également plus le droit à un visa. Celui que le Times appelle : "l'homme le plus détesté du monde"se revendique d’une mouvance qui ne date pas d’hier : la culture des "pick-up artists", soit l'art d'amener les femmes à coucher. Le Centre sur l'étude des femmes de l'université de Californie la qualifiait en 2010 de "sous-culture" qui aurait participé à provoquer, entre autres, de nombreux féminicides. Associée au courant de pensée sexiste, elle réunit tous ces "séducteurs" et leurs apprentis autour de l'idée que : “les femmes sont interchangeables, qu'elles n'ont d'importance que lorsqu'elles satisfont les désirs des hommes”. Retour sur l’évolution de ce mouvement qui a bientôt quarante ans Quand la drague devient un game En 1977, l’émancipation des femmes est au cœur des préoccupations en Occident : les Nations unies déclarent officiellement le 8 mars Journée Internationale de la femme. Cette même année, un auteur américain du nom d’Eric Weber publie un ouvrage intitulé : Comment choper des filles ! Un guide au titre évocateur vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde entier. Le mouvement des pick up artists (littéralement ceux qui élèvent l’action de choper au rang d’art) est né. Sacrée coïncidence. Quinze ans tard, c’est ensuite Ross Jeffries qui réunit autour de lui ce qui devient alors la communauté de la séduction. Il écrit en 1992 : Comment mettre les femmes que vous désirez dans votre lit, un guide coquin de la drague et de la séduction pour l’homme qui en a marre d’être M. Gentil. Ne se cantonnant pas à son rôle d’auteur, Ross Jeffries anime dès lors des conférences et des ateliers où il enseigne le “game” : des techniques neurolinguistiques (principalement de l’hypnose et du langage subliminal) pour une séduction rapide. On parle alors de lui comme un gourou et nombreux sont ceux qui suivent son exemple et deviennent des coachs sur le même modèle. En 1999, le réalisateur Paul Thomas Anderson s’inspire largement de Ross Jeffries pour l’un des personnages principal de son film Magnolia. On y voit Franck T.J. Mackie haranguer une foule d'hommes en liesse: Respectez le pénis et matez le vagin ! Foncez tête baissée avec des techniques que je vais vous apprendre pour dire : Non ! Tu ne me contrôleras pas ! Tu ne prendras pas mon âme ! Tu ne gagneras pas ce jeu. Car c'est un jeu messieurs !. Suite de l'article : https://www.lesinrocks.com/2014/11/19/actualite/actualite/les-pick-up-artists-culture-dune-culture/ Y en a qu'on essayé ! "Comme je suis beaucoup trop lâche pour me lancer tout seul dans le game – oui, draguer dans la rue ça s’appelle « gamer » – j’opte pour les cours d’un « expert ». Facile à trouver : les profs de YouTube renvoient tous à leur site perso où sont proposées des séances de coaching. J’opte pour Vincent, de La Gouaille. Premier obstacle : le week-end coûte en moyenne 1 000 euros. Un peu cher, non ? « Ce sont des produits [sic] pour approfondir certaines techniques auprès de gens qui me connaissent déjà, ça fait aussi évoluer mon business », m’explique Vincent dans un mail bourré de smileys « sourire » et « clin d’œil ». Les techniques de Vincent ? Dans ses vidéos, il expose notamment "pourquoi les filles préfèrent les mauvais garçons", "comment choisir la bonne fille pour conclure en fin de soirée", qu'il ne faut pas être trop gentil ou "faire le toutou". Dans l’épisode « Comment embrasser une fille en six étapes », il incite à « porter ses couilles » et à imprimer une « légère pression sur la nuque » pendant un baiser, parce que « ça fait dominant ». Charmant. Tant pis pour Vincent et ses 1 000 euros le week-end. Mais pour les débutants sans le sou, il existe une autre manière de se faire coacher : trouver un wingmate – mot officiel pour parler de son acolyte de drague – sur un forum. « Cherche wing sur Paris entre 14 et 15 heures. » Le post est signé David. C’est comme ça que je me retrouve ce lundi, entre 14 et 15 heures, à aborder cette fille dans le quartier des Halles, sous le regard bienveillant de David. Du haut de ses 21 ans, un peu bedonnant, le regard doux, petite veste grise près du corps, il me conseille sur les techniques d’approche. Il a l’expérience du game, David, il le pratique depuis l’âge de 16 ans. Alors, lorsque je reviens vers lui rincé après mon premier abordage – ou plutôt naufrage –, il sait trouver les mots. « Elle m’a dit que j’étais courageux », lui dis-je, penaud. Réponse de mon coach : «Super ! Franchement, aborder un fille dès sa première sortie c'est dur, bravo ! – Mais courageux, ça veut dire qu’elle avait un peu pitié de moi, non ? – Si, un peu… mais c’est pas grave, l’important, c’est de t’être lancé. Par contre, fais attention à ta posture, tu étais trop penché vers elle, ça peut gêner. » Je continue d’arpenter le quartier des Halles avec David, aux aguets, en scrutant chaque fille que nous croisons. J’ai l’impression d’être un prédateur et ce n’est pas franchement agréable. Si la « cible » est seule, alors nous appliquons la recette ressassée sur YouTube : se retourner, marcher d’un pas rapide, passer devant elle et tenter d’engager la conversation. Gênant. Très gênant. Pour dépasser mon trouble, je me concentre sur ma technique. Est-ce que j’ai la bonne attitude ? Est-ce que je rebondis bien après les réponses de mes interlocutrices ? Dois-je changer de phrase d’accroche ? Surtout, je laisse tomber l’objectif « numéro de téléphone », sorte de Graal inatteignable. Mon but désormais est de me faire bien voir de David en tenant la jambe de la fille le plus longtemps possible. « On dit que les bons pick-up ont un ratio de un sur trois : ils prennent le numéro d’une fille sur trois. » Pour parler aux filles, David est bien plus à l’aise que moi. Mais il n’a pas plus de succès pour autant : aucun numéro pour cette session. « Une fois, j’ai réussi à embrasser une fille abordée dans la rue. C’est mon record. » En cinq ans et malgré plusieurs entraînements par semaine, son bilan me paraît bien maigre. Je ne comprends vraiment pas pourquoi la perspective de se faire basher le réjouit autant. David concède : "C'est bizarre de dir ça, je sais, mais le game c'est un peu le piment de ma vie. Récemment, j'ai abordé 200 filles". Deux cents ? ? Mais en combien de temps ? « Pas longtemps, jefaisais des sessions de 20, j’avais une liste et je cochais… Mais ça s’est assez mal passé, il y a eu plusieurs sessions où je me prenais 18 vents sur 20. Quand je te parle de vents, ça veut dire des filles qui ne te répondent pas ou qui soufflent quand tu leur parles. J’ai dû me remettre en question. » https://www.neonmag.fr/hey-mademoiselle-on-a-teste-les-methodes-sexistes-des-coachs-en-seduction-sur-youtube-493689.html Pour comprendre encore la "logique" PUA : https://forum-seduction.artdeseduire.com/s-o-s-aide-perso-posez-vos-questions/75738-ou-trouver-les-plus-jolies-filles-online-spu-npu.html *le SPU c'est le Street Pick-Up (la "drague" de rue) et le NPU, le Night Pick-Up (la "drague" de nuit). Dans celui-ci c'est un PUA qui répond à un homme qui a inflitré un réseau PUA parisien, tout en essayant tout de même encore de lui vendre un e-book à 29€ : https://www.diaryfrenchpua.com/commentaire-larticle-polemique-temoignage-jai-infiltre-les-pua/ "Deux vidéastes qui montraient des « techniques » pour aborder des femmes dans la rue ont été bannis de YouTube. L'un d'entre eux a été condamné pour comportement menaçant et abusif. Les «picck-up artists» sont en théorie des « experts en séduction ». Pour y parvenir, certains dépassent largement les limites. L’un d’entre eux a été condamné au Royaume-Uni pour avoir harcelé, tenté d’agresser et menacé des femmes dans la rue. YouTube a supprimé sa chaîne, ainsi que celle d’un groupe de pick-up artists douteux, a rapporté la BBC ce 7 octobre. Les pick-up artists publiaient leurs prétendus exploits sur les chaînes YouTube Addy A-Game et Street Attraction. Ils avaient des centaines de vidéos, et plusieurs dizaines de milliers d’abonnés. Myles Bonnar, un journaliste de la BBC, a enquêté à leur sujet. Adnan Ahmed, de la chaîne Addy A-Game, avait mis en ligne au moins 250 vidéos, dans lesquelles il se vantait de ses exploits sexuels. Il leur donnait des titres volontairement provocateurs comme « J'approche des filles qui sont avec leur petit-ami" ou des titres grossophobes («les femmes grosses devraient s'en prendre à elles-mêmes"). Ses conseils étaient particulièrement misogynes, d’après le journaliste de la BBC. Pour cet homme, la drague de rue était un «jeu», pour lequel il n’hésitait pas à dépasser des limites. Dans une vidéo, il filme par exemple une femme en train de dormir, avec un préservatif à ses côtés, se vantant de l’avoir « séduite ». Il publiait aussi des enregistrements de ses rapports sexuels. Les femmes semblaient ne pas savoir qu’elles étaient enregistrées. Il indiquait aussi qu’il ne fallait pas écouter les mots des femmes mais plutôt «leur corps ». « Elles veulent que vous preniez le dessus, rappelez-vous que ce n'est pas du viol", disait-il. Il faisait ainsi abstraction du fait que le corps peut mécaniquement envoyer des signes de plaisir, même lorsqu’il s’agit d’un rapport non consenti. Il s’agit d’un mécanisme involontaire, et courant, comme l'expliquait l'Obs dans un article". Une douzaine de victimes ont témoigné auprès de la police Plusieurs femmes approchées par Adnan Ahmed ont témoigné. Il a abordé l’une d’entre elles, alors qu’elle avait 17 ans à l’époque, en lui disant qu’elle serait «mieux qu'une prostituée ». Il lui a demandé à plusieurs reprises son numéro de téléphone, a tenté de la toucher, malgré ses refus répétés. Elle raconte avoir été «terrifiée» par cette agression. Une autre femme, qui avait 20 ans et ne savait pas qu’une vidéo d’elle avait été publiée sur YouTube, raconte qu’elle a tenté de rejeter ses avances «gentiment». Lui, a indiqué en vidéo qu’il «aurait sûrement une relation sexuelle avec elle ». Après la publication d’un premier reportage sur Adnan Ahmed, devenu viral, une manifestation a eu lieu à Glasgow, devant le Parlement. Plusieurs victimes y étaient présentes. D’autres ont témoigné dans la foulée, racontant que le vidéaste les avait suivies jusqu’à leur maison ou harcelées devant leur lieu de travail, qu’il avait été menaçant. Il publiait des photos de femmes dénudées sur Instagram et YouTube, d’après une ancienne amie. Plus d’une douzaine de femmes ont témoigné auprès de la police et l’homme a été arrêté deux jours plus tard. En septembre, le propriétaire d’Addy A-Game, âgé de 38 ans, a finalement été condamné pour son comportement abusif et menaçant envers de jeunes femmes. Il a été reconnu coupable de 5 chefs d’accusation. Une jeune femme âgée de 18 ans a notamment témoigné d’une tentative d’agression sexuelle. Suite de l'article : https://www.numerama.com/politique/560095-harcelement-sexuel-culture-du-viol-deux-pick-up-artists-ont-ete-bannis-de-youtube.html De "bons petits gars", encore.
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La misogynie vient d'un ordre des choses qui a été établi et ne doit surtout pas être bousculé, dérangé, et encore moins pas par les femmes. Tandis que la misandrie, elle, semble découler d'une certaine colère. Il est nécessaire de laisser cette colère s'exprimer. Je lisais ceci, récemment, suite à l'indignation qu'a suscité le livre de P. Harmange, misandre néanmoins en couple (avec un homme) : https://www.aufeminin.com/news-societe/misandrie-s4017967.html
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Bonjour Barbara, Ce dont a besoin un enfant c'est d'amour et de bienveillance. Or, l'amour exclue l'inceste, la pédopocriminalité (ce que d'autres appellent encore pédophilie). La bienveillance, quant à elle, exclue la violence. Il est de notre devoir d'adultes, il est du devoir de la société de protéger ces enfants, absolument : ils sont la priorité (devant ces pères délinquants ou criminels, toujours). SOS papa est une vitrine idéologique (masculiniste) qui non seulement revoie constamment les chiffres à la hausse -et les détourne- mais en plus valorise le "syndrome de l'aliénation parentale" ainsi qu'un supposé conflit de loyauté (qui serait toujours en faveur de la mère). Cette association abrite en son sein, protège et privilégie nombre de profils de pères maltraitants. En outre, la plupart des couples quand ils se séparent ou divorcent s'accordent quant au mode de garde. Peu sont réellement en conflit, a contrario de ce que voudrait nous faire croire cette association. SOS papa mise également sur ces couples, qui pourtant se sont accordés quant au mode de garde, et refuse encore d'admettre que si des pères ne demandent pas la garde alternée systématiquement, c'est bien parce qu'ils y trouvent leur compte. Le mode de garde alternée est davantage choisi actuellement et d'autant quand les enfants sont adolescents. C'est triste pour vous, votre mère, ainsi que votre père. Il y a d'excellents pères -et heureusement encore- j'en ai aussi dans mon entourage (et la garde alternée pour les deux parents a été une évidence). Il est dommage d'associer ces pères remarquables à toute cette plèbe estampillée SOS papa, néanmoins (perso, j'évite). La misandrie de ces femmes n'a pas tué a contrario de l'idéologie anti-féministe qui fait des ravages depuis fort longtemps déjà (voir MGTow plus haut, Incels à venir et encore les chasses aux sorcières depuis la fin du Moyen-Âge, surtout à la Renaissance et jusqu'au XVIII ème pour la dernière exécution de femme en Allemagne). Darwin d'accord, mais pas à toutes ls sauces. Ce qu'il y a d'écrit, semblerait-il, c'est que ces stéréotypes ne sont pas naturels. Les rendre naturels permet de généraliser à l'ensemble des individus qui seraient alors naturellement racistes. Ce serait toutefois confortable, vraiment, et permettrait du moins de ne plus se sentir seul vaincu, isolé sans doute, dans son idéologie raciste. (fin de la parenthèse). La liberté de disposer de son corps. Des femmes (et des hommes) ont toujours pratiqué l'avortement, bien avant les années 70, mais pas forcément dans les meilleures conditions qui soient. Étonnamment ce sont dans les pays de l'Est, qu'il est d'abord légalisé (avant d'être à nouveau interdit et pénalisé). Il n'y a aucune liberté sinon et alors que des femmes se font encore tirer par les cheveux, étrangler, machiner par des vieux (et des moins vieux), en nombre parfois, lors de ce qui est censé être une relation sexuelle et au travers la propagande pornographique maintream. Plus communément, alors que de nombreuses femmes s'ennuient toujours pendant les rapports sexuels avec un homme (ou trouvent plus de plaisir avec un jouet en plastique). Pour la liberté sexuelle, il nous faut oeuvrer. Genre, vraiment. Ces femmes, qui se sont "battues", n'ont pas réussi à se libérer, pleinement (certaines féministes, bienveillantes, comme Mona Ozouf, pour exemple, n'ont aucun mal à le reconnaître). Il est fort possible que ce ne fut pas l'objectif de toutes seulement ou encore qu'elles se soient faites phagocyter par le mouvement dit "libertaire". Certain(e)s ont tendance à sacraliser cette période de manifestations post-soixantuitarde, et pourtant elle comporte bien des zones d'ombres, et notamment en ce qui concerne l'adhésion ou le soutien de nombreux "libertaires" quant aux mouvements apologistes pédocriminels : "Jean-Paul Sartre, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Gilles et Fanny Deleuze, Francis Ponge, Philippe Sollers, Jack Lang, Bernard Kouchner, Louis Aragon, André Glucksmann, François Châtelet et bien d'autres encore, de Félix Guattari à Patrice Chéreau ou Daniel Guérin ; tous font partie des 69 intellectuels français qui, aux côtés de l'écrivain Gabriel Matzneff et du romancier, journaliste à Libération et membre fondateur du Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR) Guy Hocquenghem ont signé une tribune publiée le 26 janvier 1977. D'abord dans le Monde pui sLibération pour défendre trois hommes incarcérés depuis plus de trois ans pour avoir abusé sexuellement de mineurs de moins de 15 ans. "Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit !' écrivaient les signataires". Ils demandaient la relaxe des trois hommes au prétexte que les enfants n'avaient pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, qu'ils étaient consentants. Le 23 mai 1977, dans les pages "Opinions" du Monde, 80 intellectuels français parmi lesquels Jan-Paul Sartre, Michel Foucault, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Alain Robbe-Grillet, Jacques Derrida, Philippe Sollers et même Françoise Dolto signent un autre texte pour demander que la loi décriminalise les rapports sexuels entre les adultes et les enfants de moins de 15 ans. https://www.franceculture.fr/societe/quand-des-intellectuels-francais-defendaient-la-pedophilie Un décalage avec la société et... avec les féministes "Si une partie des intellectuels défend ce mouvement pro-pédophile, ce n’est pas le cas de la société. "La majorité des personnes dans la société courante n’y était pas favorable", explique Virginie Girod, docteure en histoire, spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité. Et cette vision, ce "noyau dur d’intellectuels" l’a "défendue dans des journaux qui trouvaient génial de soutenir ces fameux mantras 'il est interdit d’interdire’ et ‘jouissons sans entrave’. Dans la petite intelligentsia parisienne, on défendaitles valeurs de la liberté absolue sans se poser de questions". Ce côté "transgressif, cette faculté à bousculer les codes", ajoute l’historienne, a permis à certains intellectuels dont Gabriel Matzneff d’en tirer une "véritable aura médiatique". Puis il y a eu les mouvements féministes qui ont dénoncé le patriarcat et la domination masculine, "qui se traduit par cette prise de possession et cette domination du corps des femmes et des enfants", explique Anne-Claude Ambroise-Rendu, historienne et professeure d’histoire à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. "Dans les mouvements qui luttaient contre l’idée d’une majorité sexuelle dans la seconde partie des années 1970, il y avait l’idée que des rapports entre adulte et enfant pouvaient être envisagés, exempts des rapports de domination traditionnelle, en particulier de domination familiale", ajoute Jean Bérard, maître de conférence à l’ENS Paris-Saclay. Un argument contesté, en particulier par les mouvements féministes". Ce qui explique, en partie, la haine viscérale et la rancoeur de bien des libertaires, envers des féministes -ni libertaires ni accrochées à une bible pourtant- que je qualifierais, pour ma part, de bienveillantes, censées et autrement plus humaines et inspirantes !
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Aujourd'hui début de la campagne mondiale sur l'élimination de la violence faite aux femmes
Mórrígan a répondu à un(e) sujet de Promethee_Hades dans Société
Ce n'est plus la peine de (vous) justifier (vous vous enfoncez). Ces femmes n'ont droit à aucun traitement de faveur en raison de leur genre. Légendes urbaines, que vous vous empressez toujours évidemment de relayer. Vos propos sont misogynes, je réitère. 28% de femmes parmi les effectifs de la police, ce n'est ni de l'ordre de l'anecdotique, ni de celui de "l'exception". Des femmes conduisent des "engins" depuis fort longtemps et elles font cela très bien. Je n'ai jamais trouvé mieux qu'une peintre pour mes volets (je les fais moi-même habituellement, dernièrement j'ai eu la flemme) et une mécanicienne pour ma voiture de collection. Le travail est non seulement bien fait, mais en plus proprement fait. Des femmes travaillent à la mine et même des enfants (malheureusement), pour info (cf Inde, notamment). Aujourd'hui, en France, cependant, plus personne n'y travaille, pas même un homme. -
Nous pouvons avoir entendu parlé des MGTOW, tout comme des Incels, des MRA (mouvement de masculinistes qui estiment que les hommes ont moins de droits et libertés que les femmes et qui luttent afin de restaurer un équilibre) et encore des Pick Up Artists (qui ne sont ni plus ni moins que des profils de harceleurs voire d'agresseurs). Nous avons généralement peu connaissance qu'ils sont aussi bien implantés en France. Et il semblerait que cela puisse encore empirer : https://www.ladn.eu/nouveaux-usages/etude-marketing/internet-masculinistes-plus-misogynes-violents/ Dans l'article, il y a un topo sur chacun des principaux groupes masculinistes américains, québécois, aujourd'hui bien présents également en Europe. Je reviendrai plus tard afin d'exposer à propos des Pick Up Artist, cette fois.
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Comprendre le phénomène de ces papas et militants qui demandent la garde alternée pour tous, dans une société qui serait "gynocentrée" et encensée par une Justice qui le serait tout autant. Continuons le voyage dans la "manosphère"... SOS Papa : et si la guerre des sexes, c'était eux ? 06/03/2013 07:15 CET | Actualisé octobre 5, 2016 GARDE D'ENFANT - Après la grue nantaise de Serge Charnay le 15 février, puis ses émules nantaises et strasbourgeoise, c'est un montpelliérain qui a menacé de se jeter du haut de l'Aqueduc des Arceaux le 20 février, mécontent des conditions de garde de sa fille. Le point commun entre ces hommes? Tous sont membres de la même association, SOS Papa. Derrière des actions aux allures spontanées, un discours pour le moins troublant s'esquisse. Une relation particulière au système judiciaire (et ses statistiques) La principale revendication de cette association, on la connait: le système judiciaire français serait profondément sexiste et inéquitable, accordant 80% des gardes d'enfants à la mère en cas de séparation ou de divorce, au dépends de pères aimants et désarmés. Il faudrait donc revenir sur cette injustice, dont Serge Charnay aurait été un exemple criant. Seulement voilà, non seulement le portrait ce pauvre petit papa s'est bien s'est bien vite assombri, mais la quasi-totalité des chiffres et faits énoncés par l'association sont faux, ou détournés. En 2003, seuls 2% des divorces de couples mariés (soit 42 couples), et 6% des séparations de couples non-mariés ont donné lieu à des conflits de garde: le père et la mère demandant la garde (ou l'un une garde alternée, et l'autre la garde complète). Or, à 65 et 69% ces conflits ont débouchés sur une garde maternelle. Des statistiques pas tout à fait paritaires, mais en deçà des proportions constatées lorsque les parents s'entendent. En reprenant les termes de SOS Papa, les juges seraient moins "sexistes" que les parents. De plus, l'avocat Gilles Devers souligne sur son blog Actualité du droit à 20minutes que "nombre de demandes de résidence du père sont non sérieuses, présentées sans autre motif que de mettre la pression". Toujours selon SOS Papa, les médiations familiales, solution mise en avant par le ministère de la Justice aux conflits familiaux, seraient "une aberration". Fabrice Mejias, président de l'association, a précisé dans Le Figaro: "C'est un non-sens complet. Par nature, quand un conflit de cet ordre est installé, aucun dialogue ne peut fonctionner". L'ouverture du dialogue serait inenvisageable. Il y aurait presque de quoi être amusé, lorsque l'on sait qu'une médiation d'urgence avait été proposée par leur ex-conjointe à Serge Charnay (Nantes), et Fabrice Moras (Montpellier). Lesquelles ont été refusées par ces derniers. Ces réactions sont en accord avec la position générale de l'association vis à vis du système judiciaire. Les magistrats sont des "personnes qui n'ont aucun amour pour [leurs] enfants", et prennent des décisions "régaliennes", "arbitraires". Pourquoi leur confier une décision dont l'issue ne serait pas certainement positive pour ces pères? Victimiser ses membres pour atteindre l'opinion publique? En fait, les activités de SOS Papa ne consistent pas seulement à accompagner des pères dans les démarches de leur divorce, parfois compliquées et douloureuses: il s'agit de les dépeindre comme des victimes du système judiciaire, impuissantes et brisées, privées de l'amour de leurs enfants et ignorées de tous. Sans oublier d'en faire une généralité. Selon Fabrice Mejias, si les pères ne sont pas plus nombreux à demander la garde, ou une garde alternée, c'est parce qu'ils savent le combat perdu d'avance. Opprimés, ils n'ont plus foi en la justice. Pourtant, le profil moyen des membres d'associations de pères décrit par Aurélie Fillod Chabaud doctorante en sociologie à l'Institut Universitaire Européen, ne colle pas vraiment à celui d'une minorité oppressée. Le plus souvent, ces hommes auraient notamment un niveau d'instruction plus élevé que leurs compagnes (entre trois et cinq d'études supérieures) et vivraient en ville. La victimisation de ces membres servirait un autre but. Le 20 février, le collectif STOP Masculinisme a dénoncé les positions de SOS Papa: "la justice est effectivement sexiste, comme le reste de la société. Mais n'inversons pas les rôles: la "cause des pères" est, avant tout, la réaffirmation du pouvoir des hommes sur les femmes, les enfants, et l'ensemble de cette société". Un point de vue appuyé par Patrick Jean, producteur du documentaire Domination masculine (sur le masculinisme au Québec), et auteur d'une tribune dans Le Monde, maintes fois citées: ces pères seraient issus d'un "mouvement social dont le but est revenir en arrière culturellement vers une société où l'homme reprend toute sa place". Ce mouvement instrumentaliserait l'émotion provoquée par quelques trajectoires personnelles mises en scène. Le bas blesse lorsqu'elles sont étudiées plus attentivement: par exemple, les gardes de ces pères médiatiques ont souvent été retirées à la suite d'accusations (ou de condamnations) pour violence. En 2009, c'est un autre membre, passé sur le plateau de Ça se discute pour partager sa douleur de père abandonné, Fabrice Devaux, qui avait été condamné pour avoir chercher à faire assassiner la mère de ses enfants. Pourquoi ne pas mettre d'autres profils en avant? Le discours de SOS Papa ne s'y prête peut-être tout simplement pas". Suite de l'article et liens : https://www.huffingtonpost.fr/johanna-jacquotalbrecht/sos-papa-garde-denfant_b_2781068.html Voici la tribune de Patric Jean, nous en apprenons plus sur les stratégies mises en place par des masculinistes : Les masculinistes ont donc partagé confidentiellement avec moi les différentes stratégies mises en place, notamment au Québec, pour faire valoir leurs idées. Mais analysant leur échec, ils m'ont aussi décrit les conseils qu'ils prodiguaient à leurs émules français, belges, suisses, espagnols… Leur stratégie consiste à fonder leur communication sur les pères à travers deux arguments. Le premier revient à dénoncer, parfois de façon paranoïaque, la collusion entre magistrats, médias, politiques afin d'évincer les pères de la vie de leurs enfants. L'argument apporté par un des deux hommes de Nantes est, mot pour mot, une phrase ressassée par les Québécois depuis des années : "80% des enfants sont confiés majoritairement aux mères par la justice". Ils oublient de dire que dans 80 % des cas, les pères souhaitent qu'il en soit ainsi. Un week-end sur deux et la moitié des vacances leur suffisent, et il n'y a donc aucun conflit sur ce point. Cela paraît normal dans une société où les femmes s'occupent encore à 80 % des tâches parentales et domestiques. Les actions médiatiques entreprises habituellement par les masculinistes visent donc à attirer l'attention des médias sur des données chiffrées tendancieuses et que la presse vérifie rarement. Le second argument est l'invention par un masculiniste défendant la pédophilie, Richard Gardner, du "Syndrome d'aliénation parentale"ou "SAP". Outre l'aspect nauséabond de son inventeur, on ne peut que remarquer que de syndrome il n'y a guère, puisque aucune faculté de médecine ou de psychologie au monde, aucune institution n'a jamais reconnu ce concept comme valide.Il s'agit de l'idée que lors d'un divorce, la femme (ou l'homme, mais les masculinistes s'en prennent évidemment aux femmes) aurait tendance à dénigrer l'image du père de ses enfants auprès de ceux-ci afin de les en écarter. Les pères seraient donc des centaines de milliers à être sortis de la vie de leurs enfants par la justice à cause de ce pseudo-syndrome. Ce prétendu syndrome sert de paravent aux hommes accusés de violences conjugales ou d'agressions sexuelles sur leurs enfants. L'accusation des victimes devient une"allégation mensongère", preuve qu'elles veulent mettre en place un syndrome d'évincement des pères, pour lequel elles doivent être condamnées. Ce qui arrive de plus en plus souvent. Un blanc-seing pour homme violent ou violeur. Une arme de destruction massive pour son avocat. Qu'il y ait des cas difficiles et malheureux ne peut être contesté. La séparation d'un couple avec enfant provoque souvent des déchirements. Mais imaginer qu'il y aurait une situation systémique d'évincement des pères par les mères dans la vie des enfants au point d'en observer un syndrome est une affabulation. Mais certains hommes, habitués à ce que l'on considère la violence conjugale comme une affaire privée et l'inceste comme un sujet à ne pas évoquer, ne décolèrent pas à l'idée qu'une femme puisse les dénoncer, voire porter plainte. Tout progrès en ce sens est vécu par eux comme une trahison. L'intégralité de la tribune se trouve ici : https://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/18/l-escalade-des-peres-a-nantes-cache-une-proposition-de-loi_1834399_3232.html Et effectivement, sur la page d'accueil de SOS papa, parmi 17 propositions, vous pouvez lire en position 2- : http://www.sospapa.net/presentation/17-propositions/ Et à savoir que : "2 août 2018 : Actualisation de l’article publié le 5 décembre 2016. Le ministère des Familles de l’Enfance et des Droits des Femmes avait alors annoncé la prochaine publication d’une fiche sur le site du ministère de la Justice, visant à proscrire l’utilisation du concept idéologique dénommé « Syndrome d’Aliénation Parentale » (SAP) ou « Aliénation Parentale » (AP). C’est fait aujourd’hui. Cette mesure était indispensable car depuis une dizaine d’années, de nombreux spécialistes de l’enfance et du psycho-traumatisme n’ont eu de cesse d’en dénoncer la dangerosité au regard de la protection des enfants. Ils déplorent également son introduction abusive dans les milieux de la justice par le biais de son enseignement dans certaines formations de professionnels et en particulier à l’École Nationale de la Magistrature. (Article actualisé par l’auteur en août 2018.)" https://www.village-justice.com/articles/Expertises-Judiciaires-recours-SAP-Syndrome-Alienation-Parentale-proscrit-tant,23689.html "La loi des pères" écrit par Patric Jean et publié en janvier dernier est un "livre-enquête" sur l'aveuglement de la justice et de la société française face à l'inceste et la pédocriminalité : "Un homme de 45 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Limoges pour détention d'images pédo pornographiques et pour avoir créé un blog et des pages Facebook contre son ex-conjointe. « J’ai une fille de neuf ans et je ne sais pas où elle est. Ce n’est pas normal pour un papa de rechercher sa fille ? Vous ne me volerez pas ma fille ! » À peine ouvre-t-il la bouche que Michel L. se met à invectiver les magistrats. Alors qu’il est jugé devant le tribunal de Limoges ce vendredi 23 novembre pour des faits particulièrement graves, il se pose en victime. Victime permanente Victime de sa première femme qui le prive de voir ses trois enfants, victime de sa seconde compagne qui le prive de voir leur fille d’aujourd’hui neuf ans et victime de la justice qui s’acharne contre lui. La juge Éliane Renon a bien du mal à lui faire parler des faits pour lesquels il est jugé… Entre 2011 et 2013, il a créé plusieurs pages Facebook et un blog, divulguant l’identité et des photos privées de sa seconde compagne, qui venait de le quitter. Fausse alerte enlèvement Il a créé une fausse alerte « enlèvement », utilisant le logo du ministère de la Justice et le son qui accompagne ce type d’alerte. Il a donné l’identité de l’assistante sociale, qui les accompagnait dans le cadre de cette séparation, et qui selon lui avait participé à l’enlèvement de sa fille et de sa femme. Car il assure que son ex-compagne a été enlevée en même temps que sa fille. Il l’accuse quand même de ne pas donner de nouvelles. Enfin, il est poursuivi pour la détention d’images pédo-pornographiques…Mais Michel L. récuse toutes les accusations. « Ah non ce n’est pas moi ! J’ai plein d’amis qui m’aident, ce sont eux qui ont créé les pages internet et le blog. Et ce doit être eux qui ont mis les images dont vous parlez quand ils se servent de mon ordinateur. » Suite de l'article : https://www.lepopulaire.fr/limoges-87000/actualites/il-reclame-de-voir-sa-fille-lors-de-son-proces-ou-il-est-juge-pour-detention-d-images-pedopornographiques_13062207 Si le terme pédocriminel est de plus en plus employé par les journaux (et c'est heureux), ceux-ci oublient de les nommer fréquemment pour ce qu'ils sont, également : des mascunilistes. C'est curieux, après tant de siècles d'anti-féminisme, de misogynie. Il y a une espèce de phénomène d'invibilisation du masculinisme, et pourtant il est bel et bien là.
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Aujourd'hui début de la campagne mondiale sur l'élimination de la violence faite aux femmes
Mórrígan a répondu à un(e) sujet de Promethee_Hades dans Société
Ça y est, vous ne vous cachez plus derrière votre femme (on avance !). Non ce n’est pas « moyen », ces femmes sont compétentes, et bien méritantes tant elles ont affaire à des préjugés émanant de gros beaufs misogynes. -
