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Mórrígan

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Tout ce qui a été posté par Mórrígan

  1. Si tout le monde était rentier, personne ne se prostituerait. On ne devient pas prostitué(e) pour le plaisir, davantage pour l'argent. À propos des bourses, c'est une idée. Toutes les idées et initiatives pour les aider sont bonnes à prendre. Une nation qui ne prend pas soin de sa jeunesse (de l'avenir) est une nation fichue.
  2. Vous faites allusion aux étudiantes qui vendent des photos de nue ou des vidéos sur commande pour leur "fans", afin de pouvoir subvenir à leurs besoins ? Si oui, on peut y voir une nouvelle forme de prostitution ou une sorte d'évolution de la prostitution, néanmoins la précarité due à la gestion de la situation sanitaire ne durera pas toujours. Ses conséquences néfastes ne perdureront pas (je l'espère).
  3. La sentence paraît très anachronique. Cela se passe en 2021, ça ? Le "devoir conjugal" n'existe pas dans la loi et il contredirait à lui seul les textes quant au viol, qui est rappelons-le, un crime. Le viol conjugal est le versant du "devoir conjugal". Des juges sont beaucoup moins évolués que la société et pourtant historiquement une cour française a été la première à avoir condamné le viol conjugal. Enfin, ce n'est pas sans rappeler le tribunal de l'impuissance, au XVII ème siècle, qui avait le pouvoir d'invalider les mariages, quand ces messieurs avaient des troubles de l'érection ou une dysgénésie testiculaire (comme ça a été le cas pour le marquis de Langey, il me semble). Il leur était impossible de refaire leur vie par la suite, bien entendu. Bonjour les arriérés.
  4. Ou pas. La prostitution sera toujours l'histoire d'une domination. Qu'est-ce qu'achètent les prostitueurs, si ce n'est le non-désir des femmes ? Pendant que le billet s'échange, pendant l'espace d'une seconde alors qu'on énonce son désir, on a l'impression d'avoir du pouvoir, d'être puissant. Si l'on attendait de la considération, de l'amour, on en ressort forcément déçu, on a le sentiment d'avoir été floué, on peut en souffrir effectivement. Si l'on pense encore que c'est un droit de pénétrer une femme qui n'en ressent pas le désir, alors c'est un drôle de monde... On ne parle jamais assez des hommes qui ne sont pas prostitueurs, c'est à dire l'immense majorité des hommes. Depuis au moins un demi-siècle, aller aux prostituées ne fait plus partie d'un rite d'initiation virile, l'État n'offre plus de passes aux soldats... Nous sommes dans une logique abolitionniste de la prostitution (et c'est heureux) a contrario de certains de nos voisins, de fait, la prostitution est moins répandue ici. Les mentalités évoluent, il est nécessaire de les y aider. Je ne crois pas du tout en votre thèse. Et puis avec Tinder et cie, c'est gratuit.
  5. Je suis bien-aise de savoir qu'en plus d'une salle à manger où l'enfant jette son verre d'eau, et de sa chambre où il est systématiquement puni (NDLR alors qu'il jette son verre d'eau), vous disposez aussi d'une cave (pour punir votre belle-mère ?^.^). Il est tout à fait essentiel de définir un cadre, des règles, de les valider, de privilégier la communication, de faire réfléchir et grandir. Si vous sanctionnez, pourquoi ne pas trouver une sanction qui ait du sens, en rapport avec la bêtise/le désaccord/les chamailleries ? La chambre d'un enfant c'est son univers à lui, son royaume. C'est un endroit où il peut jouer, se reposer, lire, se retrouver... C'est étrange de l'associer à un lieu de punition, de la transformer en un quelque chose de négatif, finalement. Sur Internet, vous m'assurez que cela fonctionne. Dans les faits et en ce qui concerne des connaissances, je n'observe pas du tout la même chose. Des parents font cela aussi depuis des lustres, ce n'est pas intelligent (désolée), et leurs enfants, quand ils deviennent parents ont tendance à reproduire. C'est la même pour la tape sur la main (ou pire). Rien de novateur. Rien de créatif. Ne pourrait-on pas sortir de ces schémas qui n'avancent à rien ?
  6. L'éducation ne se distille pas seulement lors d'une séance d'éducation civique. Ni même deux ou trois séances. C'est très insuffisant. Éduquer est un travail de tous les jours, de tous les instants. Il y a ce qui est dicible et nombre d'entre nous s'accorderons à dire par exemple que les écarts salariaux ou les entraves dans le monde du travail au seul motif du sexe, sont inadmissibles. Et encore que les tâches ménagères se doivent d'être partagées équitablement dans le foyer. Il y a aussi les actes. Si dans les faits des entreprises continuent d'entretenir ces écarts et ces entraves (malgré leurs discours pro-égalité), ou si papa a toujours tendance à se vautrer les pieds sous la table dans ses petits chaussons en attendant que maman bobonne le serve quand il se dit allié ou féministe, alors cause toujours tu m'intéresses. La parole se doit d'être suivie d'actes, d'un véritable engagement. Afin de sensibiliser, de conscientiser, il faut aussi savoir montrer l'exemple (et non seulement à titre exceptionnel). Il y a un travail à faire quant aux adultes, en amont. Il me semble ici que l'on prend le problème à l'envers. Des parents se déchargent sur "l'Éducation" Nationale, alors que d'autres appellent de leurs voeux le retour du service militaire afin de -je cite- mater les délinquants (en oubliant ceux et celles qui sont éduqué(e)s et dont le nettoyage du mess à la brosse à dent n'apportera aucun valeur ajoutée). Nous n'interrogeons pas cette démission des adultes et c'est une erreur. Tout le noeud du problème se situe là. C'est toute une société qu'il convient de rééduquer (et non seulement des élèves). Ils enseignent les maths, l'histoire, le français etc... dans un temps qui leur est imparti -contenu- et il peut s'avérer compliqué de boucler le programme, d'autant quand des élèves sont à la traîne (et il faudrait les éduquer par dessus le marché). D'autres aimeraient que l'on s'attarde sur certains sujets quand ils sont passionnants. Même avec la meilleure volonté du monde, le plus grand dévouement et les meilleures capacités, il n'est pas possible d'éduquer les enfants à la place de leurs parents. L'écriture inclusive ou égalitaire relève de la politique. En user est un acte militant. Cela peut porter à confusion pour tout ce qui touche à l'administratif, effectivement. À l'école, cela risque de s'avérer compliqué, aussi, déjà que c'est compliqué tout court pour certain(e)s. Mais, à mon sens, il est déjà plus légitime de ne pas laisser la moitié de la population sur le banc de touche, de l'inclure, que de simplifier certains mots (ognon vs oignon par exemple) parce que certain(e)s sont si mauvais(e)s en français, qu'il faut lisser le niveau au plus bas. C'est ce que l'on appelle précisément niveler par le bas. L'égalité a quelque chose de déjà plus positif, à mon goût. J'aime user de l'écriture égalitaire, en principe il y a toujours un(e) vieux/vieille réac' pour venir râler. C'est fou comme cela peut en agiter... Ceci dit, cela n'engage que moi, ce n'est pas parce que je n'oublie pas une partie de la population, et en l'occurence il s'agit souvent de la majeure partie de cette population (les femmes), que je m'engage, que j'incite tout(e) autre à en faire de même.
  7. Quand les enfants ne sont pas éduqués avec humanité et empathie, il s'avère qu'ils finissent par ressembler à leurs parents. Chouineurs et capricieux en effet, et j'ajoute brutaux. Et il faut composer ensuite avec ces enfants, puis ces adultes, dans la vie de tous les jours. Les repas, censés être des moments de convivialité, se transforment aussi en un calvaire pour des enfants que l'on force, quitte à créer des blocages alimentaires (et ça ça reste longtemps voire définitivement). Des parents continuent d'user de VEO parce qu'ils ont été eux-même élevés de cette façon : "Eh on en est pas mort hein !" Il y a un sketch des Monty Python à ce propos, désopilant. Il s'agit en effet d'élevage (comme pour les volailles) davantage que d'éducation. Je ne suis jamais restée très longtemps au portail de l'école, pas le temps et surtout pas l'envie. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir des cops avec lesquelles nous n'avons jamais discuté kermesse ou babycook d'ailleurs (beurk). J'ai toujours trouvé très curieux de punir un enfant dans sa chambre. C'est risquer qu'il associe sa chambre à une geôle ou à l'inverse qu'il prenne ceci à la légère et fasse tranquillement sa vie avec ses Lego.
  8. #passionpoischiche Il y a une confusion manifeste entre la reproduction et l'art de la sexualité (parce que oui c'est un art), et évidemment si l'on emploie que des techniques reproductives alors on se retrouvera à faire que de la pénétration vaginale (c'est une pratique parmi des milliers pourtant). Ce n'est pas une croyance, mais bien un constat, cela se confirme encore et alors que je vous lis (ah quel ennui !). N'allez pas vous faire du mal sinon, aller vers le sado-masochisme, n'est pas la solution non plus. Rhalala ça va, je me suis trompée d'onglet en "linkant"mon propre sujet. Retournons-en au sujet "des bébés qu'il faut laisser pleurer parce que c'est comme ça qu'il faut faire qu'ils ont dit".
  9. Avant de s'en remettre à l'Éducation Nationale, il semblerait que les enfants aient des parents dont le rôle est aussi de les sensibiliser à ces inégalités. J'aimerais d'ailleurs mieux parler "d'Enseignement National", cela éviterait peut-être quelques confusions.
  10. Entre promotion du radis noir en supérette biobeauf et concours de quéquette par procuration, vous êtes décidément fascinante. https://www.forumfr.com/sujet825987-interdiction-de-la-fessée-l’assemblée-relance-un-débat-sensible.html Des femmes ont à subir une grossesse alors qu'elles sont sous pilule, stérilet, implant contraceptif. Bienvenue dans le monde merveilleux des femmes. Et sans compter que la pilule a aussi des effets indésirables sur la libido, la lubrification, la peau etc... Les femmes sont en charge de la contraception, ont des difficultés à jouir alors qu'il s'agit de pénétration seule (26% des femmes seulement déclarent y parvenir) et ont en plus à se débrouiller des conséquences de cette sexualité phallocentrée pauvre. Des médecins et sexologues réfutent aussi l'existence de l'orgasme vaginal, il s'agirait davantage des effets de l'innervation du clitoris (dans tous les cas d'orgasme clitoridien). Les hommes n'ont pas nécessairement besoin de pénétrer un vagin pour jouir. Au final, il n'y a pas vraiment d'intérêt au sexe catho. Bref ça ne va pas faire avancer le schmilblick des bébés qui pleurent... quoi que.
  11. Je comprends l'idée. Le message ne passe cependant pas. Les hommes et les femmes ne vont pas battre leur coulpe, s'autoflageller pour des actes qu'ils n'ont pas commis. Sammuel embarque tout le monde dans son sillage. Il aurait pu s'arrêter à sa confession (et au poste de police). Nous ne prendrons pas conscience de la culture du viol, par le biais d'un violeur qui veut faire de tout(e) citoyen(ne) un(e) violeur/violeuse potentiel(le). Paradoxalement, on ne le sent pas légitime. Et puis, le 8 mars, en Une...
  12. Barbara lebol a eu un orgasme vaginal : alléluia !
  13. Publier la lettre d'un violeur, en Une, lors de la journée des droits des femmes, c'est tout de même provocant, voire du sensationnalisme abject. Libération n'en est pas à son premier coup d'essai. Dans les années 70, le journal a été une agora pour des apologistes de la pédocriminalité. Il a été publié notamment le récit de Benoît qui nous a expliqué comment il a fait un cunnilingus à une petite fille de 5 ans. Que des professionnels de la santé utilisent cette lettre comme base de travail pour comprendre les rouages, les mécanismes psychologiques de ce violeur, d'accord. Les tribunaux aussi (j'espère aussi qu'il y aura une réponse judiciaire). Mais qu'est-ce que cela apporte vraiment aux lecteurs ? Au regard de la façon dont est tournée cette lettre supplémentaire (une autre lettre a été remise en amont à la victime et il est normal qu'Alma soit soulagée que l'auteur reconnaisse son crime), plus longue, les lecteurs ont toutes les chances de se braquer. Et comment pourrait-il en être autrement alors qu'elle s'intitule déjà "J'ai violé, vous violez, nous violons" ? Le fait d'englober tout le monde alors que lui a effectivement violé (il la maîtrise, use de force physique pour la violer, c'est ce qu'a révélé plus tôt Alma), le fait de s'abriter derrière une culture du viol -qui existe bel et bien- peut-être afin de se dédouaner, deviennent difficilement audibles. Dans l'inconscient collectif, le violeur est un inconnu qui sévit dans les ruelles sombres, un malade mental et s'il existe une culture du viol, elle ne vient pas d'Occident. Un homme qui sait y faire avec les femmes n'est pas un gentleman, ni dans sa façon de les aborder (en étant tout à fait désagréable), ni dans celle de les embrasser (de force en les plaquant contre un mur), ni dans celle de faire du sexe (en les tirant par les cheveux et les empêchant de respirer). Il surfe allègrement sur la zone grise -voire noire fluo- tous ces "savoirs faire" étant sagement distillés via une culture pop et au travers la pornographie en accès libre... Je reste persuadée que nous pouvons produire des exemples de masculinités, de virilité tellement plus positives, plus tendres et respectueuses. Le consentement, c'est sexy. Je ne suis pas sûre du tout que cette lettre ait beaucoup de portée. C'est tellement maladroit. L'intention de cet homme n'était peut-être pas mauvaise mais ce n'est pas de cette façon que nous arriverons à une prise de conscience collective. Libération a toutefois atteint son but : le buzz' et même si c'est du bad buzz' c'est tout de même de la visibilité. Abject, définitivement.
  14. "Laisse-le pleurer, tu vas en faire un capricieux sinon. Il faut qu'il s'habitue. Il va être constamment accroché à tes jupes, si tu continues, tu verras, je te l'aurais dit. Il sait que tu vas venir. Allez laisse-le pleurer, c'est bon pour lui, c'est bon pour toi aussi". Il me semble que ces discours que l'on peut encore entendre, sont ceux d'une autre génération. Ce sont des discours angoissants, enfin bien plus que les pleurs d'un bébé. Il n'y a pas de bébés capricieux. S'ils pleurent, il est probable que quelque chose n'aille pas. Écoutez-vous, jamais les autres. Tout à fait, aucun contraceptif n'est pleinement fiable. Pourtant, nous continuons à avoir les même tristes rapports menant parfois à une grossesse non désirée et presque jamais à un orgasme pour les femmes. Il y a quelque chose à affiner, à penser autrement dans notre façon de faire l'amour ou du sexe.
  15. Le masculinisme est par essence toujours exagéré puisqu'il s'agit d'un anti-féminisme dont les idées se résument à ceci : "les femmes ont trop de droits et de libertés, les hommes sont au bord de la mort". Oui, tout à fait. L'Inde a été déclaré pays le plus dangereux pour les femmes (devant l'Afghanistan ou la Syrie). Entre viols collectifs, attaques à l'acide, infanticides, féminicides, harcèlement, mariages de force, il ne fait pas bon y naître fille. Je pense aux amérindiennes enlevées et assassinées dans l'indifférence générale. À toutes ces femmes nées dans des nations qui ont vu grandir le populisme et restreindre rapidement leurs droits (États-Unis, Brésil, Italie, Hongrie, Turquie etc...). Aux iraniennes qui luttent contre le port du voile obligatoire, au péril de leur vie. Aux africaines qui ont été butins de guerre. Aux femmes qui sont réifiées par le biais de notre bonne vieille culture patriarcale. Aux femmes partout dans le monde, assassinées par leur (ex)conjoint et/ou au nom d'une idéologie (attentat de Toronto, Mélanie assassinée en début d'année dernière par un PUA etc...). À celles qui sont vendues. À celles qui sont lapidées. À celles sont violées et priées de se taire. À celles qui sont censées être des "salopes" parce qu'elles portent des jupes ou des débardeurs. À celles qui gagnent moins que leurs homologues au seul motif de leur sexe, à celles qui sont mises de côté alors qu'elles évoluent dans des domaines dits masculins, à celles qui sont harcelées sexuellement au travail (et qui obtiennent encore peu justice), à celles qui n'accèdent pas à des postes parce qu'elles ont des enfants ou pourraient en avoir, en vouloir et par voie de conséquence pourraient s'arrêter de travailler. Et encore à toutes celles que j'ai pu oublier dans ce laïus, j'y pense mais pas seulement le 8 mars. Il y a tellement à faire que cela donne le tournis.
  16. Il n’est pas conseillé par l’auteur de ne plus liker. Il pose plutôt un regard objectif sur notre façon de faire, sur sa façon de faire également. C’est très drôle et très bien écrit. C’est un livre qui détend. À la réflexion, je me dis que c’est aussi une facilité de liker, qu’au lieu de le faire je pourrais engager le dialogue.
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