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Mórrígan

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Tout ce qui a été posté par Mórrígan

  1. Salut Paul, Je suis plus occupée à faire des soirées bourrage des urnes. Une scoliose ? Eh dites donc, vous avez maté quand même. En l'occurence, cette fois, elle a fait passer un message. C'était peut-être maladroit, pas une grande prestation artistique. Elle a eu le mérite de le faire. Je suis incapable de vous dire quel message a fait passer Antoine De Caunes ou encore Mickaël Youn (Y en avait-il seulement un ?). Vouloir l'envoyer en prison et réclamer une -grosse- amende, tout en trouvant normal de voir des actrices nues dans de nombreuses productions, même françaises (voire en s'astiquant dessus) ; je trouve cela très hypocrite. Les Femens ont sans doute des raisons de faire tomber le caraco dans les pays de l'Est, ici je ne fais toujours pas le lien. C'est moins évident. Sauf si elles luttent contre la pornographie mainstream, bien sûr...
  2. "C'est important le costume. On a l'air con quand on n'en a pas". Je ne la connais pas du tout. À l'instar de la plupart des internautes qui ont été choqués -et qui se permettent de la traiter de laideron à l'envi- je n'ai pas regardé les Césars, juste la vidéo. C'est de la même veine que l'Eurovision ou Miss France, à mon goût : ringard au possible/d'un autre âge. Si on peut faire passer des messages forts lors de cette cérémonie complètement soporifique, tant mieux. J'ai hâte de pouvoir retourner au cinéma, par contre.
  3. Un petit enfant peut ramasser son gobelet d'eau s'il sait marcher, et apprendre à nettoyer. Il est possible aussi de le faire réfléchir : "Qu'est-ce que tu peux faire pour corriger ton erreur ?". Il y a d'autres pièces dans vos maisons, hormis la cave, le grenier ou sous le placard de l'escalier façon Harry Potter, et la chambre de l'enfant, non ? Il est toujours compliqué de parler éducation avec autrui, tout autant que de religion et politique finalement, cela incite à revenir sur l'éducation que l'on a donnée, que l'on donne aux enfants, et parfois, nous nous apercevons que nous nous sommes égosillés pour rien, que nous aurions pu faire autrement, plus sereinement, que nous aurions gagné du temps etc... cela demande de faire un travail d'analyse sur soi-même, sincère et sans auto-flagellation, qui n'est pas toujours des plus évidents.
  4. Non ce sont les hommes de foi qui font cela, encensés par quelques hommes et femmes de loi manifestement. Et puis, une fois que le coït a eu lieu, avec la lumière éteinte of course, les femmes restent bien en position du missionnaire sans bouger afin de favoriser une grossesse, façon handmaid's tale. Les féministes ont un discours bien plus humain, qu'il s'agisse de femmes ou d'hommes, d'ailleurs : le devoir conjugal n'existe pas.
  5. Personne n'a signé de document où il est inscrit noir sur blanc "devoir conjugal" à la mairie. Pas en France du moins, pas de nos jours. Peut-être que c'est le cas quand des couples sont mariés religieusement, que c'est encore un discours de curé/rabbin/imam. Il est possible que ces juges aient interprété à partir de la locution "communauté de vie". Pour d'autres, "communauté de vie" signifie prendre ses repas ensemble, vivre comme dans une Polly Pocket (ce que des couples non mariés font aussi). Ou encore aient déduit à partir de l'article 212, à propos de la fidélité. Ce qui serait plutôt tiré par les cheveux aussi, ceci dit : ne pas avoir de désir pour une personne ne veut pas forcément dire en avoir pour d'autres. Tu me prends pour une archiviste ? Je ne lis pas que la femme a assigné son mari pour faute, davantage que cette femme a été sanctionnée en 2019 parce qu'elle refusait d'avoir des rapports sexuels avec son mari. Les juges ont prononcé un divorce à ses torts exclusifs à elle, considérant que les faits constituaient "une violation grave et renouvelée des devoirs et des obligations du mariage rendant intolérable le maintien de la vie commune". Quelle dingotterie. Une société qui condamne le non-désir d'une femme ou d'un homme en 2021 est une société complètement archaïque. Heureusement que nous sommes en nombre à trouver cela totalement aberrant. Ces associations ont les mots justes : "le mariage n'est pas et ne doit pas être une servitude sexuelle".
  6. Travailler pour les femmes n'est pas qu'une nécessité financière et matérielle. Des femmes sont toutes aussi passionnées par leur profession, que des hommes. Toutes aussi épanouies dans leur travail. Et puis, si vous n'avez pas de revenus, vous êtes à la merci de l'autre. Il est tout à fait possible d'éduquer ses enfants quand on travaille à plein temps. C'est ce que des milliers de parents font à travers le monde. Ce n'est pas une question de temps mais de responsabilité, en réalité. Comment expliquez-vous qu'il subsiste toujours des différences, en ce qui concerne la bienséance, pour des élèves, qui ont pourtant les mêmes horaires ? Le rôle des parents dans l'éducation est primordial, l'école peut être vue comme un complément. Et non l'inverse, c'est aussi simple que cela. Ce sera toujours bien aux parents d'endosser leurs responsabilités, au moins en cela, ils sont irremplaçables, ce serait bien que certain(e)s n'oublient pas de s'impliquer... Si non à quoi bon faire des enfants ? Il y a quelques années de cela un professeur de cours élémentaire me disait qu'il aimait particulièrement les réunions avec les parents, les voir lui permettait de mieux comprendre le comportement des enfants. L'école n'apprend pas aux jeunes à mettre un préservatif, des parents non plus hélas, puisque le sujet amène à un véritable malaise intergénérationnel. L'Éducation Nationale avait promis 3 séances annuelles d'éducation à la sexualité, en cours de SVT. Elles ne sont pas tenues. Des jeunes s'informent alors sur internet et auprès des copains (qui se sont informés par eux-même en amont) et en approfondissant le sujet, ils apprennent comment on emballe vite, comment on fait pour bien embrasser (en coinçant une femme contre un mur), comment les filles se déshabillent trop vite (suffit de leur demander à peu près poliment et elles s'exécutent), comment dans une relation sexuelle ordinaire on étrangle sa partenaire et comment on lui tire bien les cheveux pour lui faire plaisir. On peut aussi éventuellement la claquer un peu sur les fesses. Plus c'est violent, plus c'est bon, c'est bien connu. Ah le monde magique du cinéma et de la pornographie en accès libre ! #trod'laballe L'écriture inclusive demande de savoir écrire, d'accorder correctement, il semblerait que nous sachions faire, enfin l'école nous l'a appris. Elle est politique, j'en ai bien conscience, et si vous aviez pris soin de lire correctement -au lieu de faire votre réac' de base- vous auriez imprimé qu'il m'est totalement égal que d'autres ne l'emploient pas. Comment est-ce que l'on rééduque la société ? À force de patience.
  7. Essentiellement, une rencontre sexuelle entre deux personnes, c'est la rencontre de deux désirs. Ce qui fonctionne autant pour les coups d'un soir, que les concubins, que les maris et femmes. Alors que le devoir conjugal est brandi - devoir conjugal qui n'existe qu'au travers la religion et la culture populaire- il est exigé des rapports sexuels. Il est dit que la sexualité est due et même lorsque l'un(e) ou l'autre n'a pas/plus de désir, est fatigué(e), malade, préoccupé(e) etc... Il est dit que la sexualité ne relève pas du désir, mais de l'obligation. C'est une pente glissante. Des conjoint(e)s exigent, forcent la main, prennent. Certain(e)s sont sûr(e)s d'être dans leurs pleins droits quand ils font tout ceci, au motif qu'il s'agit de leur conjoint(e), de leur mari/femme, qu'ils/elles ne les ont pas frappés pour ce faire. Tu peux trouver que le code civil est poussiéreux, que le droit n'évolue pas assez rapidement -George Sand le nommait "l'infâme code civil"- militer. L'article 212 est clair : "Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance". https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006422735/ L'article 215, beaucoup moins : "Les époux s'obligent mutuellement à une communauté de vie. La résidence de la famille est au lieu qu'ils choisissent d'un commun accord. Les époux ne peuvent l'un sans l'autre disposer des droits par lesquels est assuré le logement de la famille, ni des meubles meublants dont il est garni. Celui des deux qui n'a pas donné son consentement à l'acte peut en demander l'annulation : l'action en nullité lui est ouverte dans l'année à partir du jour où il a eu connaissance de l'acte, sans pouvoir jamais être intentée plus d'un an après que le régime matrimonial s'est dissous." https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000006422766/
  8. Pour une fois que se dévêtir à la télévision a du sens, que c'est cohérent avec le message. Pas sûre que des politiques réclament de la prison à cor et à cris pour les streakers. Ni même qu'Antoine de Caunes ait autant choqué des internautes, ait suscité autant de réactions sur son corps, alors qu'il s'est présenté peu ou prou dans la même tenue lors de "La nuit du rugby". Ce que ces réactions d'internautes choqués, de politiques et "célébrités" outrés, nous révèlent, c'est que le corps féminin est quelque chose qui doit absolument servir, mais aux autres. Quand les femmes disposent librement de leur corps, elles sont diabolisées. Systématiquement. Ici, le corps féminin sert à alimenter un imaginaire, à titiller la sexualité du téléspectateur, parce qu'ils sexualisent, évidemment. Quelle bande de tartuffes. La culture est non essentielle alors qu'on se bâfre avec Hanouna, en effet. Rendez-nous l'art, Jean, nous n'en profiterons pas pour enchaîner sur un barbecue, c'est promis. C'était un effeuillage bredouillant, maladroit, c'est vrai... Eh ce n'est pas si naturel de se dévêtir devant un public. Vous avez été sensible à la prestation de cette artiste. Vous avez compris son message, y avez vu une subtilité. D'autres, pourraient la trouver pas assez pulpeuse (ou trop) voire trop noire (ou pas assez). Et puis elle pourrait ne pas être aussi douée que Van Gogh et la toile pas d'assez bonne qualité, ou pas assez blanche encore. Quand le message n'est pas subtil, on en fait déjà fi.
  9. Corinne Masiero qui se met nue sur scène, de son propre chef, en faveur des artistes, c'est plus dérangeant que les monticules de corps nus -et parfois découpés- de femmes dont nous abreuve quotidiennement Hollywood. Ah ?
  10. Si tout le monde était rentier, personne ne se prostituerait. On ne devient pas prostitué(e) pour le plaisir, davantage pour l'argent. À propos des bourses, c'est une idée. Toutes les idées et initiatives pour les aider sont bonnes à prendre. Une nation qui ne prend pas soin de sa jeunesse (de l'avenir) est une nation fichue.
  11. Vous faites allusion aux étudiantes qui vendent des photos de nue ou des vidéos sur commande pour leur "fans", afin de pouvoir subvenir à leurs besoins ? Si oui, on peut y voir une nouvelle forme de prostitution ou une sorte d'évolution de la prostitution, néanmoins la précarité due à la gestion de la situation sanitaire ne durera pas toujours. Ses conséquences néfastes ne perdureront pas (je l'espère).
  12. La sentence paraît très anachronique. Cela se passe en 2021, ça ? Le "devoir conjugal" n'existe pas dans la loi et il contredirait à lui seul les textes quant au viol, qui est rappelons-le, un crime. Le viol conjugal est le versant du "devoir conjugal". Des juges sont beaucoup moins évolués que la société et pourtant historiquement une cour française a été la première à avoir condamné le viol conjugal. Enfin, ce n'est pas sans rappeler le tribunal de l'impuissance, au XVII ème siècle, qui avait le pouvoir d'invalider les mariages, quand ces messieurs avaient des troubles de l'érection ou une dysgénésie testiculaire (comme ça a été le cas pour le marquis de Langey, il me semble). Il leur était impossible de refaire leur vie par la suite, bien entendu. Bonjour les arriérés.
  13. Ou pas. La prostitution sera toujours l'histoire d'une domination. Qu'est-ce qu'achètent les prostitueurs, si ce n'est le non-désir des femmes ? Pendant que le billet s'échange, pendant l'espace d'une seconde alors qu'on énonce son désir, on a l'impression d'avoir du pouvoir, d'être puissant. Si l'on attendait de la considération, de l'amour, on en ressort forcément déçu, on a le sentiment d'avoir été floué, on peut en souffrir effectivement. Si l'on pense encore que c'est un droit de pénétrer une femme qui n'en ressent pas le désir, alors c'est un drôle de monde... On ne parle jamais assez des hommes qui ne sont pas prostitueurs, c'est à dire l'immense majorité des hommes. Depuis au moins un demi-siècle, aller aux prostituées ne fait plus partie d'un rite d'initiation virile, l'État n'offre plus de passes aux soldats... Nous sommes dans une logique abolitionniste de la prostitution (et c'est heureux) a contrario de certains de nos voisins, de fait, la prostitution est moins répandue ici. Les mentalités évoluent, il est nécessaire de les y aider. Je ne crois pas du tout en votre thèse. Et puis avec Tinder et cie, c'est gratuit.
  14. Je suis bien-aise de savoir qu'en plus d'une salle à manger où l'enfant jette son verre d'eau, et de sa chambre où il est systématiquement puni (NDLR alors qu'il jette son verre d'eau), vous disposez aussi d'une cave (pour punir votre belle-mère ?^.^). Il est tout à fait essentiel de définir un cadre, des règles, de les valider, de privilégier la communication, de faire réfléchir et grandir. Si vous sanctionnez, pourquoi ne pas trouver une sanction qui ait du sens, en rapport avec la bêtise/le désaccord/les chamailleries ? La chambre d'un enfant c'est son univers à lui, son royaume. C'est un endroit où il peut jouer, se reposer, lire, se retrouver... C'est étrange de l'associer à un lieu de punition, de la transformer en un quelque chose de négatif, finalement. Sur Internet, vous m'assurez que cela fonctionne. Dans les faits et en ce qui concerne des connaissances, je n'observe pas du tout la même chose. Des parents font cela aussi depuis des lustres, ce n'est pas intelligent (désolée), et leurs enfants, quand ils deviennent parents ont tendance à reproduire. C'est la même pour la tape sur la main (ou pire). Rien de novateur. Rien de créatif. Ne pourrait-on pas sortir de ces schémas qui n'avancent à rien ?
  15. L'éducation ne se distille pas seulement lors d'une séance d'éducation civique. Ni même deux ou trois séances. C'est très insuffisant. Éduquer est un travail de tous les jours, de tous les instants. Il y a ce qui est dicible et nombre d'entre nous s'accorderons à dire par exemple que les écarts salariaux ou les entraves dans le monde du travail au seul motif du sexe, sont inadmissibles. Et encore que les tâches ménagères se doivent d'être partagées équitablement dans le foyer. Il y a aussi les actes. Si dans les faits des entreprises continuent d'entretenir ces écarts et ces entraves (malgré leurs discours pro-égalité), ou si papa a toujours tendance à se vautrer les pieds sous la table dans ses petits chaussons en attendant que maman bobonne le serve quand il se dit allié ou féministe, alors cause toujours tu m'intéresses. La parole se doit d'être suivie d'actes, d'un véritable engagement. Afin de sensibiliser, de conscientiser, il faut aussi savoir montrer l'exemple (et non seulement à titre exceptionnel). Il y a un travail à faire quant aux adultes, en amont. Il me semble ici que l'on prend le problème à l'envers. Des parents se déchargent sur "l'Éducation" Nationale, alors que d'autres appellent de leurs voeux le retour du service militaire afin de -je cite- mater les délinquants (en oubliant ceux et celles qui sont éduqué(e)s et dont le nettoyage du mess à la brosse à dent n'apportera aucun valeur ajoutée). Nous n'interrogeons pas cette démission des adultes et c'est une erreur. Tout le noeud du problème se situe là. C'est toute une société qu'il convient de rééduquer (et non seulement des élèves). Ils enseignent les maths, l'histoire, le français etc... dans un temps qui leur est imparti -contenu- et il peut s'avérer compliqué de boucler le programme, d'autant quand des élèves sont à la traîne (et il faudrait les éduquer par dessus le marché). D'autres aimeraient que l'on s'attarde sur certains sujets quand ils sont passionnants. Même avec la meilleure volonté du monde, le plus grand dévouement et les meilleures capacités, il n'est pas possible d'éduquer les enfants à la place de leurs parents. L'écriture inclusive ou égalitaire relève de la politique. En user est un acte militant. Cela peut porter à confusion pour tout ce qui touche à l'administratif, effectivement. À l'école, cela risque de s'avérer compliqué, aussi, déjà que c'est compliqué tout court pour certain(e)s. Mais, à mon sens, il est déjà plus légitime de ne pas laisser la moitié de la population sur le banc de touche, de l'inclure, que de simplifier certains mots (ognon vs oignon par exemple) parce que certain(e)s sont si mauvais(e)s en français, qu'il faut lisser le niveau au plus bas. C'est ce que l'on appelle précisément niveler par le bas. L'égalité a quelque chose de déjà plus positif, à mon goût. J'aime user de l'écriture égalitaire, en principe il y a toujours un(e) vieux/vieille réac' pour venir râler. C'est fou comme cela peut en agiter... Ceci dit, cela n'engage que moi, ce n'est pas parce que je n'oublie pas une partie de la population, et en l'occurence il s'agit souvent de la majeure partie de cette population (les femmes), que je m'engage, que j'incite tout(e) autre à en faire de même.
  16. Quand les enfants ne sont pas éduqués avec humanité et empathie, il s'avère qu'ils finissent par ressembler à leurs parents. Chouineurs et capricieux en effet, et j'ajoute brutaux. Et il faut composer ensuite avec ces enfants, puis ces adultes, dans la vie de tous les jours. Les repas, censés être des moments de convivialité, se transforment aussi en un calvaire pour des enfants que l'on force, quitte à créer des blocages alimentaires (et ça ça reste longtemps voire définitivement). Des parents continuent d'user de VEO parce qu'ils ont été eux-même élevés de cette façon : "Eh on en est pas mort hein !" Il y a un sketch des Monty Python à ce propos, désopilant. Il s'agit en effet d'élevage (comme pour les volailles) davantage que d'éducation. Je ne suis jamais restée très longtemps au portail de l'école, pas le temps et surtout pas l'envie. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir des cops avec lesquelles nous n'avons jamais discuté kermesse ou babycook d'ailleurs (beurk). J'ai toujours trouvé très curieux de punir un enfant dans sa chambre. C'est risquer qu'il associe sa chambre à une geôle ou à l'inverse qu'il prenne ceci à la légère et fasse tranquillement sa vie avec ses Lego.
  17. #passionpoischiche Il y a une confusion manifeste entre la reproduction et l'art de la sexualité (parce que oui c'est un art), et évidemment si l'on emploie que des techniques reproductives alors on se retrouvera à faire que de la pénétration vaginale (c'est une pratique parmi des milliers pourtant). Ce n'est pas une croyance, mais bien un constat, cela se confirme encore et alors que je vous lis (ah quel ennui !). N'allez pas vous faire du mal sinon, aller vers le sado-masochisme, n'est pas la solution non plus. Rhalala ça va, je me suis trompée d'onglet en "linkant"mon propre sujet. Retournons-en au sujet "des bébés qu'il faut laisser pleurer parce que c'est comme ça qu'il faut faire qu'ils ont dit".
  18. Avant de s'en remettre à l'Éducation Nationale, il semblerait que les enfants aient des parents dont le rôle est aussi de les sensibiliser à ces inégalités. J'aimerais d'ailleurs mieux parler "d'Enseignement National", cela éviterait peut-être quelques confusions.
  19. Entre promotion du radis noir en supérette biobeauf et concours de quéquette par procuration, vous êtes décidément fascinante. https://www.forumfr.com/sujet825987-interdiction-de-la-fessée-l’assemblée-relance-un-débat-sensible.html Des femmes ont à subir une grossesse alors qu'elles sont sous pilule, stérilet, implant contraceptif. Bienvenue dans le monde merveilleux des femmes. Et sans compter que la pilule a aussi des effets indésirables sur la libido, la lubrification, la peau etc... Les femmes sont en charge de la contraception, ont des difficultés à jouir alors qu'il s'agit de pénétration seule (26% des femmes seulement déclarent y parvenir) et ont en plus à se débrouiller des conséquences de cette sexualité phallocentrée pauvre. Des médecins et sexologues réfutent aussi l'existence de l'orgasme vaginal, il s'agirait davantage des effets de l'innervation du clitoris (dans tous les cas d'orgasme clitoridien). Les hommes n'ont pas nécessairement besoin de pénétrer un vagin pour jouir. Au final, il n'y a pas vraiment d'intérêt au sexe catho. Bref ça ne va pas faire avancer le schmilblick des bébés qui pleurent... quoi que.
  20. Je comprends l'idée. Le message ne passe cependant pas. Les hommes et les femmes ne vont pas battre leur coulpe, s'autoflageller pour des actes qu'ils n'ont pas commis. Sammuel embarque tout le monde dans son sillage. Il aurait pu s'arrêter à sa confession (et au poste de police). Nous ne prendrons pas conscience de la culture du viol, par le biais d'un violeur qui veut faire de tout(e) citoyen(ne) un(e) violeur/violeuse potentiel(le). Paradoxalement, on ne le sent pas légitime. Et puis, le 8 mars, en Une...
  21. Barbara lebol a eu un orgasme vaginal : alléluia !
  22. Publier la lettre d'un violeur, en Une, lors de la journée des droits des femmes, c'est tout de même provocant, voire du sensationnalisme abject. Libération n'en est pas à son premier coup d'essai. Dans les années 70, le journal a été une agora pour des apologistes de la pédocriminalité. Il a été publié notamment le récit de Benoît qui nous a expliqué comment il a fait un cunnilingus à une petite fille de 5 ans. Que des professionnels de la santé utilisent cette lettre comme base de travail pour comprendre les rouages, les mécanismes psychologiques de ce violeur, d'accord. Les tribunaux aussi (j'espère aussi qu'il y aura une réponse judiciaire). Mais qu'est-ce que cela apporte vraiment aux lecteurs ? Au regard de la façon dont est tournée cette lettre supplémentaire (une autre lettre a été remise en amont à la victime et il est normal qu'Alma soit soulagée que l'auteur reconnaisse son crime), plus longue, les lecteurs ont toutes les chances de se braquer. Et comment pourrait-il en être autrement alors qu'elle s'intitule déjà "J'ai violé, vous violez, nous violons" ? Le fait d'englober tout le monde alors que lui a effectivement violé (il la maîtrise, use de force physique pour la violer, c'est ce qu'a révélé plus tôt Alma), le fait de s'abriter derrière une culture du viol -qui existe bel et bien- peut-être afin de se dédouaner, deviennent difficilement audibles. Dans l'inconscient collectif, le violeur est un inconnu qui sévit dans les ruelles sombres, un malade mental et s'il existe une culture du viol, elle ne vient pas d'Occident. Un homme qui sait y faire avec les femmes n'est pas un gentleman, ni dans sa façon de les aborder (en étant tout à fait désagréable), ni dans celle de les embrasser (de force en les plaquant contre un mur), ni dans celle de faire du sexe (en les tirant par les cheveux et les empêchant de respirer). Il surfe allègrement sur la zone grise -voire noire fluo- tous ces "savoirs faire" étant sagement distillés via une culture pop et au travers la pornographie en accès libre... Je reste persuadée que nous pouvons produire des exemples de masculinités, de virilité tellement plus positives, plus tendres et respectueuses. Le consentement, c'est sexy. Je ne suis pas sûre du tout que cette lettre ait beaucoup de portée. C'est tellement maladroit. L'intention de cet homme n'était peut-être pas mauvaise mais ce n'est pas de cette façon que nous arriverons à une prise de conscience collective. Libération a toutefois atteint son but : le buzz' et même si c'est du bad buzz' c'est tout de même de la visibilité. Abject, définitivement.
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