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Doïna

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Tout ce qui a été posté par Doïna

  1. Je sais, mais justement, Sandrine Rousseau, d'une certaine façon, était ironique, renvoyant à une certaine frange de la politique d'extrême droite leur vision d'un homme déconstruit parce que ne répondant plus aux critères du patriarcat. L'homme de sa vie n'est évidemment qu'un homme déconstruit au regard de types comme Zemmour, mais au moins elle est heureuse avec. Ce n'était qu'à prendre au second degré, faut se détendre, un petit peu !
  2. Des malades mentaux, pas forcément. Certains hommes n'ont même pas conscience de leur misogynie, tout comme la société n'en était pas consciente jusqu'à une certaine époque : si les lois étaient discriminatoires, les gens se disaient que c'en était ainsi depuis toujours, les femmes y compris bien souvent. Et celles qui estimaient que ce n'était pas normal, elles avaient rarement le pouvoir de se faire entendre. Vers la fin des années 70, quand on a commencé à voir des femmes accéder, de plus en plus, à des postes auparavant masculins, notamment dans la police, cela a fait rire beaucoup d'hommes : il était alors fréquent d'entendre des phrases du style "On en reparlera quand il faudra porter quelque chose de lourd". De nos jours, l'égalité va de soi, partout, mais certains hommes, en leur for intérieur, aimeraient un rétropédalage vers la société d'avant.
  3. 7200 francs cela représente un peu plus de mille euros. (Je fais suite à mon précédent message).
  4. L'adultère de l'épouse avant la loi du 11 juillet 1975 était sanctionné pénalement plus sévèrement que celui du mari puisque l'épouse encourait une peine d'emprisonnement pouvant aller de 3 mois à 2 ans, selon l'article 337 de l'ancien Code pénal, alors que le mari infidèle n'encourait qu'une peine d'amende pouvant aller de 360 à 7.200 Francs et ce uniquement dans l'hypothèse où il avait entretenu sa concubine au domicile conjugal.*
  5. Il y avait quand même des femmes qui faisaient autorité, mais dans leur cuisine, donc @DroitDeRéponse a raison : tout n'était pas si sombre.
  6. Le genre de mec qui défraye régulièrement la chronique en tant que compagnon violent, ou bien alors c'est un patron ou un collègue qui va harceler des employées puis qui va se poser en martyre quand elles vont le dénoncer. Il y en a aussi qui ne commettent pas de violences physiques et ne harcèlent pas, mais en les connaissant mieux on va s'en rendre compte à des petites réflexions désobligeantes, des comportements contraignants qui vont peu à peu gâcher la vie en couple ou les rapports au travail. En tout cas, je suis un peu déçue par certaines réactions sur ce fil à propos d'une parole somme toute pas bien méchante de Sandrine Rousseau : je ne sais pas si c'est du fait d'une mauvaise compréhension ou bien d'un rejet volontaire, mais il y en a qui ne peuvent pas s'empêcher de retomber dans les clichés faciles : les féministes n'aiment pas les hommes, les féministes frustrées, les féministes qui ont eu des problèmes avec leur papa ou qui n'ont pas eu de chance en amour, les féministes qui ont dû pousser en Afghanistan parce qu'en France ce ne serait pas possible qu'il y ait du harcèlement au travail, des viols, des flics réticents face aux victimes de sexisme, patati patata. Alors qu'en fait, le patriarcat n'a jamais fait bon ménage avec l'amour, quand on regarde, donc pourquoi monter autant en épingle cette phrase de Sandrine Rousseau ? Ce n'était pas contre les hommes, c'était contre le patriarcat. Les hommes ne sont pas le patriarcat, il ne faut pas confondre.
  7. Effectivement, aucune chance d'aimer ou même de supporter un mec qui est contre l'égalité, de ma part. Mais c'est plutôt une chance pour une femme de ne pas vouloir côtoyer ce genre d'hommes.
  8. Pour moi, c'est le contraire : c'est l'homme en adéquation avec les normes patriarcales qui n'est pas normal, il ne peut pas l'être parce qu'il est prisonnier de stéréotypes qui le rendent incapable de considérer une femme comme son égale en droit. Il se croit supérieur aux femmes parce que les femmes n'ont pas de couilles.
  9. Si les femmes de ta famille étaient prises au sérieux, eh bien tant mieux pour elles, ma foi, mais ne viens pas résumer la situation des autres à celles de ta famille. Y en a-t-il eu dans le lot qui ont traversé des problèmes de harcèlement ou d'agression sexuelle ? Qu'ont-elles fait, ont-elles été écoutées ? Et pour celles qui auront vécu avant une certaine époque, que pensaient-elles du fait de n'avoir pas le droit de vote ? De ne pouvoir disposer d'un compte en banque qu'avec l'approbation du mari ? De ne pouvoir travailler sans l'accord du mari ? Déjà, parlaient-elles de ces choses avec les hommes, avec toi ? C'est facile d'accuser les autres de dire des trucs cons quand toi-même tu ne vas pas au fond des choses ! J'ai parlé d'égalité, pas d'indifférenciation.
  10. Elle a réalisé beaucoup de bonnes choses dans sa vie. Quand elle parle d'homme déconstruit, elle ne parle pas d'homme châtré, pourtant à lire vos réactions c'est tout comme. Il faut faire attention à ne pas mal interpréter son propos.
  11. On peut aborder la question sans avoir eu de conflits avec son père, est-ce que je te demande si tu as eu de gros conflits avec ta mère, moi, pour que tu esquives ma question ? Pour moi, un homme normal, c'est le partenaire idéal, pas l'adepte du patriarcat qui veut me commander.
  12. C'est à ça que tu penses, tout de suite ! Par homme déconstruit, j'entendrais plutôt un homme qui ne se met pas au-dessus d'elle, qui n'est pas tout le temps en train de surveiller ses faits et gestes, ses dépenses, qui ne la dénigre pas quand elle fait quelque chose de bien dans sa vie, qui n'est pas jaloux d'elle quand elle gagne mieux sa vie que lui, qui participe aux tâches ménagères, qui n'a pas besoin de la rabaisser pour la trouver désirable... L'homme déconstruit est en somme un partenaire en lequel une femme peut faire confiance, avec lequel elle peut se sentir en sécurité, et même en symbiose. C'est faux, et d'ailleurs il ne faut pas croire que le patriarcat rendait les hommes plus virils, au contraire il les avilissait à bien des égards tout autant qu'il avilissait les femmes.
  13. Tu n'es pas une femme et tu ignores tout de leur vécu, y compris durant les décennies passées. L'idéal serait que tu ne parles pas de ce que tu ne connais pas, contrairement à moi qui puis au moins témoigner de réalités à partir de la seconde moitié des années 70. Et j'ai une mémoire d'éléphant ! J'ai toujours pensé que je m'étais faite moi-même. En tout cas je n'ai pas pris pour modèle les femmes des générations antérieures dans ma famille, et me suis toujours opposée au patriarcat. À force de rabâcher aux femmes dès leur plus tendre enfance qu'elles sont inférieures et doivent obéir aux hommes, elles finissent par se couler dans le moule. D'ailleurs, celles qui s'y refusaient risquaient gros : des coups, du mépris, du rejet, la répudiation, la mise au ban de la société, l'exécution pure et simple même dans certaines sociétés. Heureusement qu'il existe des hommes qui ne sont pas imbéciles et aspirent à une société égalitaire. Mais évidemment que toute forme de pénétration non consentie est un viol, il fallait vraiment l'hypocrisie du patriarcat pour refuser de considérer ces crimes comme tels.
  14. Pour rappel : jusqu'en juillet 1992, il n'existait pas de loi contre le harcèlement sexuel. Avant 1996, on parlait encore de simple attentat à la pudeur pour des agressions sexuelles qui sont considérées comme des viols, et à juste titre, de nos jours. Le patron qui imposait une fellation à une subalterne n'était même pas perçu comme un violeur, imaginez un peu !
  15. Le mouvement Balance ton porc ne se serait pas imposé si la société n'avait pas été si permissive face au problème du harcèlement sexuel. L'ensemble de ton message n'est qu'une réaction épidermique à l'égalité des droits réelle de toute façon, du coup tu ne pourras jamais voir les féministes que comme tes ennemies.
  16. Le but du féminisme n'est pas de castrer les hommes, pour la énième fois ! Le but c'est l'égalité des droits ! En quoi est-ce que ce serait castrateur ? L'égalité des droits ne peut être castrateur que pour les vilains qui ont besoin de fouler les femmes au pied pour se sentir homme, cependant on peut très bien se sentir extrêmement bien dans sa peau de mec sans femme à sa merci. Mais c'est des conneries ! Le patriarcat n'a jamais engendré le désir, au contraire il n'a fait que contrarier, et même aliéner, les rapports sentimentaux entre les deux sexes. Une femme n'est, du reste, pas un animal, alors de quel droit pourrait-on l'acheter, la conquérir, la dresser ou même l'apprivoiser ?!!!! Les relations sentimentales sont vouées à redevenir ce qu'elles auraient toujours dû rester : un rapport d'attirance mutuelle qui aboutit à une relation. Une relation qui doit inclure aussi la confiance, ce que le patriarcat entrave complètement. Cela n'empêche pas la séduction, la drague. Billevesées ! Pourtant, le sujet de départ, c'est le bonheur de Sandrine Rousseau, féministe s'il en est, de vivre avec un homme qui ne répond pas aux clichés du patriarcat. Et je comprends parfaitement qu'elle soit heureuse. Les plus heureuses sont celles qui vivent une relation non perturbée par le maudit patriarcat. Ceux que cela condamne à l'aigreur, ce sont les masculinistes, les incels, les phallocrates. Je pense exactement les mêmes choses de toi, donc inutile de continuer à échanger, nous ne serons jamais d'accord.
  17. Il y avait celles qui fermaient les yeux, et celles qui osaient dire mais ne trouvaient pas d'écoute ni de prise au sérieux. Ce n'est pas méprisant pour ces anciennes qui nous ont faites en partie seulement, ça l'est envers le patriarcat qui ne m'inspire rien d'autre que du mépris. Il y a mieux que cette hystérique pour défendre les droits des femmes.
  18. Je n'ai fait que constater, tant pis pour ceux qui trouvent cela rabaissant de ne plus pouvoir délibérément être des boulets dans une société qui implique l'indépendance des femmes.
  19. Je te respecte, malgré tout je ne suis pas du tout d'accord avec toi : c'est une liste de clichés éculés que tu nous sers là ! Tout d'abord, S. Rousseau n'a rien décrété du tout, elle ne fait que donner son avis. Personne n'impose une déconstruction, c'est la société actuelle qui y invite par respect pour des valeurs qui ne sont plus celles d'autrefois. Notre société n'a pas toujours été patriarcale, c'est venu avec l'invasion romaine : la Gaule n'était pas patriarcale ! Et plus tard, le patriarcat s'est encore renforcé avec le judéo-christianisme. Le patriarcat est culturel, pas naturel. On peut s'en passer. Par conséquent, il est inutile de décrédibiliser le féminisme en l'imputant à une lubie de femme frustrée, vieillissante, dont le désir envers l'homme est en berne, et je ne sais quelle autre absurdité. Dans la société d'autrefois, l'individu dépendait toujours d'un autre, l'équilibre social était ainsi fait, ainsi la femme dépendait du mari, la fille du père, le paysan du seigneur, etc. Notre société ne fonctionne pas ainsi et ne trouvera son équilibre que dans l'horizontalité et l'égalité. Ce qui implique des femmes jouissant d'une indépendance et d'une crédibilité que rien n'entrave : ni patriarcat, ni machisme.
  20. Que proposerais-tu comme mot, alors ? Perso, je ne pense pas que "déconstruction" ait été choisi parce qu'il ferait intelligent, mais parce qu'on n'aura pas trouvé plus juste. Comprenez bien qu'il ne s'agit pas de castration, mais de déconstruction de stéréotypes qui, au fond, enchaînent l'homme.
  21. Ce n'est pas moi qui ai commencé, puis, ma foi, je ne vois pas pourquoi je me laisserais faire. Moui, enfin, s'il fallait pour autant fermer les yeux sur des agressions... On peut jouir sans aller jusque-là ! Le discours positif, dans certains cas, devient celui des béni oui-oui et des hypocrites. Et pas le travail des femmes et des hommes d'aujourd'hui ? Tiens donc ! Pourquoi les insulter de bécasses si ce sont des femmes qui souffrent d'un quartier peu sûr ? Ceux qui méritent de se faire insulter, dans l'affaire, sont les agresseurs, pas les victimes ! Cela dit, il faudrait tout faire pour que tous les quartiers soient sûrs, et cela passe par les mentalités avant tout.
  22. Sauf qu'actuellement, nous en prenons conscience, c'est donc maintenant que nous pouvons tout faire pour ne pas retourner en arrière.
  23. Un festin de roi pour un virus couronné : Tiens, je viens de faire un double-sens, c'est une figure de style (Zemmour a été qualifié de virus).
  24. C'est nécessaire de rabaisser les autres par des petites réflexions pourries, n'est-ce pas ? N'empêche que je n'ai pas conservé un trop bon souvenir de l'avant concernant ces choses-là dont notre époque ne veut plus. Il faut apprendre à se projeter dans les années 70, 80, 90 face au harcèlement au travail, au viol, à la place des femmes dans la société, dans les lieux publics... Il faut comprendre celles qui portent plainte parfois trente ans après une agression sexuelle parce qu'au moment des faits, personne ne les écoutait : elles se heurtaient à des collègues féminines qui ne savaient que leur rabâcher que les hommes étaient ainsi faits et qu'elles ne pouvaient l'éviter, ou alors qu'elles l'avaient bien cherché. Elles se heurtaient à une hiérarchie indifférente et sourde. Elles se heurtaient à des policiers pas toujours respectueux, qui trouvaient de bonne raisons de les décourager à déposer plainte. Jusqu'à une certaine époque, on reprochait aux femmes de "s'aventurer" dans des lieux déserts ou à des heures tardives, comme si des zones entières de l'espace public et des heures de la journée n'étaient réservées qu'à la gent masculine. De ce fait, "les aventurières" étaient coupables d'avoir empiété sur ces plages réservées en cas de viol.
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