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Constantinople

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Tout ce qui a été posté par Constantinople

  1. Et si c'était la France qui allait s'adapter plutôt que l'inverse ?
  2. Donc pour résumer aprés que l'auteur était un sourd muet, ayant pété un cable suite à un différent et n'ayant jamais attiré l'attention de personne, on apprends petit à petit que c'était un islamiste depuis des années, qu'il a crié allah ouakbar la veille, repéré depuis charlie hebdo dont il s'était ouvertement félicité, dont tout le monde savait qu'il était intégriste musulman mais qui avait accés au secret déf et à des données ultra sensible concernant le terrorisme. Mais selon le gvt et les journalistes, tout est normal, ca peut arriver à n'importe qui, etc etc etd. Et cette terguversation au niveau de la justice pour enquêter sur un acte de terrorisme.... Ce pays est devenu un sketch sinistre, en l'espace de quelques années.
  3. Si il était si mauvais, il ne déclencherait pas la passion des censeurs
  4. Constantinople

    Vers la fin du racisme

    Ca doit être le topic le plus con de l'histoire des topics de l'humanité, et ce n'est pas peu dire.
  5. Tu me réponds ironiquement sur les hindouistes, je te réponds en quoi la religion principale de l'inde infirme t'il ma suggestion comme quoi une religion refléte un peuple et inversement ?
  6. Tiens, il ou elle n'a pas prit ses petites pilules aujourd'hui. C'est à dire ?
  7. Avez vous déjà envisagé sociologiquement, mais c'est une hypothèse complétement osée je sais, qu'une religion ressemble à un peuple autant qu'un peuple ressemble à sa religion ?
  8. Et les musulmans originaire d'afrique du nord sur représentés au niveau de la prison, c'est de la décompensation aussi ?
  9. C'est une coïncidence extraordinaire que cette corrélation entre assassins terroristes et musulmans. Vraiment pas de bol.
  10. Je ne sais pas, mais je devine que ça n'a absolument aucun rapport avec l'Islam qui est une religion de paix et d'amour.
  11. Non, il y a toujours un contexte, une raison, une généalogie, l'histoire des déséquilibrés et des voitures folles ça n'existe pas.
  12. Non. Ce genre de fatalisme est saoulant. Ca n'aurait pas pu arriver à n'importe qui, n'importe où, pour n'importe quel motif.
  13. Je ne connais personne de droite, qu elle soit libérale, identitaire, ou conservatrice qui correspond à ne serait ce qu'un brock des perles d'enthoven.
  14. Les gilets jaunes première mouture avaient nombre de revendications libérales. Moins d impot moins d etat, un service public convenable car réduit à ses fonctions légitimes, plus d emancipation du jacobinisme... Tu n'as pas lu l'article et tu reste sur le paradigme factice d enthoven.
  15. je te donne de la lecture, voici un article beaucoup plus interressant et juste que les perles qu'a enfilé enthoven Ce samedi 28 septembre s’est tenue autour de Marion Maréchal la « convention de la droite », visant à établir des ponts entre les Républicains, le Front National, et leurs satellites. Eric Zemmour, Laurent Alexandre, Robert Menard, Raphaël Enthoven et bien d’autres ont tour à tour apporté leur contribution, et l’événement s’est conclu par la présentation d’une feuille de route, sans programme défini, par Marion Maréchal. Dans celle-ci, l’ancienne députée du Front National voit 5 défis auxquels la France devra répondre : le grand remplacement, le grand déclassement, le grand réchauffement, le grand bouleversement anthropologie et le grand affrontement des nations. Ces 5 axes se basent sur des constats justes, mais la ligne esquissée mène Marion Maréchal dans un corner politique. Des constats difficiles à nier L’expression « grand remplacement » fait grincer des dents. Popularisée par Renaud Camus, et teintée d’accents complotistes, la formule d’extrême droite est pleinement assumée par Marion Maréchal. Et pour cause, elle met depuis longtemps des mots sur les résultats de la récente enquête Ipsos Sopra-Steria pour le Monde, selon laquelle 64% des sondés pensent "qu’on ne se sent plus chez soi comme avant", et 63% ressentent qu’il y a trop d’étrangers dans l’hexagone. Par ailleurs, les témoignages des gilets jaunes, et de leurs équivalents dans le monde, ont mis en lumière cette indéniable fracture entre les gagnants de la mondialisation, dans les villes-monde, et ses perdants déclassés dans les périphéries. Le réchauffement climatique est correctement pris en compte, tout comme les grands défis anthropologiques à venir (PMA, GPA, incidence de l’intelligence artificielle, transhumanisme…). Les thèmes internationaux ne sont pas oubliés, et s’appuientsur de bons constats sur les dysfonctionnements de l’Union Européenne et le développement des nouvelles puissances. Cette convention de la droite aura a minima fait honneur à Charles Péguy qui écrivait : « Il faut toujours dire ce que l'on voit : surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l'on voit. » Oser les bons constats contre le politiquement correct est une belle avancée pour une droite historiquement honteuse, mais elle ne saurait être suffisante à mettre le mouvement de Marion Maréchal sur orbite. Un mauvais placement sur l’échiquier politique L’Histoire nous enseigne deux leçons : ne jamais envahir la Russie, et ne jamais croire que le FN est mourant. La prestation pitoyable de Marine Le Pen lors du débat présidentiel, suivie du départ de Florian Philippot et Marion Maréchal, auraient dû sonner le glas du Front National. Celui-ci a pourtant terminé en tête des dernières élections européennes, et il a su faire surgir un nouveau visage en la personne de Jordan Bardella. Le Rassemblement National est increvable. Il sait depuis des années capter le vote contestataire, et lui prendre des voix n’est plus aussi simple qu’au bon vieux temps où le vote FN était honteux. De l’autre côté, après la présidentielle et avant de devenir inaudible, LR s’était droitisé puis divisé en deux lignes. Les anciens Juppéistes, progressistes, sont naturellement allés rejoindre En Marche, soit directement, soit par l’intermédiaire de petits partis comme Agir ou l’UDI. Les anciens Sarkozystes, lorgnant plus volontiers sur les voix du RN, ont pour leur part accompagné l’échec de Laurent Wauquiez. La ligne Fillon, libérale et conservatrice, a été reniée dès les élections législatives de 2017 par un François Baroin peu inspiré, et les Fillonistes sont retournés errer dans le néant.(Cette ligne oubliée a pourtant fait 20% à la présidentielle, malgré les tonnes de purin déversées sur son candidat pendant des mois…) L’échec de Laurent Wauquiez, concrétisé par le score de François-Xavier Bellamy aux européennes de 2019 (8,5%), aurait dû en principe décourager quiconque de s’aventurer à nouveau sur une ligne trop proche du FN, teintée de catholicisme bourgeois. C’est pourtant ce chemin que Marion Maréchal arpente, en s’opposant à la PMA pour des raisons « conservatrices », et en s’installant franchement à droite. Chercher à réunir toute la droite face à un large centre est parfaitement logique. Mais dans le détail, à se placer sur la même ligne que Laurent Wauquiez, la logique veut que le destin de Marion Maréchal soit le même. Assumer son libéralisme Lorsqu’elle remet en cause la toute-puissance de l’Etat, qu’elle recommande de baisser les impôts pour les entreprises, ou qu’elle propose de recentrer la dépense publique sur le régalien (police, justice, armée, diplomatie, collecte de l’impôt), Marion Maréchal a des accents libéraux, et ses ouailles applaudissent le discours. Pourtant, prononcer le mot « libéralisme » lui est impossible tant celui-ci a été sali ;au premier chefpar les intervenants précédents, fustigeant un « néolibéralisme » qu’ils seraient bien incapables de définir si on leur demandait. Tout l’art de Marion Maréchal consiste maintenant à défendre les valeurs libérales sans jamais le reconnaitre.On pourrait pourtant rêver à une réhabilitation à droite du libéralisme, la philosophie de Locke et Montesquieu, de Bastiat et Tocqueville, de Revel et Aron, de Churchill, de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, des Lumières, de la liberté et de l’égalité en droits… Le libéralisme se marie du restetrès bien au concept de nation que Marion Maréchal cherche à réhabiliter. Celle-ci marque une volonté de vivre-ensemble qui est la condition sine qua non du fonctionnement du libéralisme. Cela permettrait également aux plus identitaires de connaitre enfin les tenants de cette identité qu’ils cherchent désespérément. De ces gens qui invoquent un combat de civilisations sans savoir que la civilisation occidentale, par le libéralisme des Lumières, a concrétisé les apports de Jérusalem, d’Athènes et de Rome. Comment peut-on décemment se définir comme occidental et nier ce libéralisme qui en est l’esprit civilisationnel ? Conservateurs, pas réactionnaires L’autre erreur commise par Marion Maréchal est de ne pas saisir les nuances sur l’opposition entre progressisme et conservatisme. Face à un progressisme devenu fou, qui pense que toute innovation est un progrès, la réponse n’est pas dans l’immobilisme et le refus de tout changement. Entre les progressistes et les réactionnaires, il existe un courant, qu’on devrait nommer « conservatisme », qui accepte le changement à condition que la société y soit prête, comme pour le mariage homosexuel. Les progressistes veulent utiliser la puissance de l’Etat pour forcer une société à changer, quand les réactionnaires veulent utiliser cette puissance pour empêcher tout changement. Entre les deux, les conservateurs laissent la société changer si elle est prête pour cela. Ce conservatisme est celui de l’héritage. Celui de la transmission. Celui de la protection des paysages. Celui de l’entretien du patrimoine. Celui de l’acceptation de l’Histoire. Celui de l’acceptation du changement. Celui des évolutions en douceur. Le conservatisme n’est pas catholique et réfractaire au changement. Nous ne sommes pas l’Espagne. Nous ne sommes pas la Pologne. Nous sommes un pays laïque depuis un siècle, dans lequel la religion ne fait plus recette depuis longtemps. Aligner le conservatisme sur des valeurs archaïques, c’est le trahir. C’est appeler « conservatisme » ce qui n’est que réaction. Et ce conservatisme, qui est invoqué par tous mais appliqué par aucun, a son rôle à jouer dans la société qui vient. Dans un monde de plus en plus postmoderne, où la logique s’efface, où l’expérience est préférée à l’expertise, et où les croyances sont préférées aux faits, le conservatisme doit devenir l’outil de protection et de transmission des valeurs de la modernité, de croyance en la science, au progrès technique, à la rationalité. Ce conservatisme demain sera celui qui saura accepter le mariage homosexuel mais refuser la GPA, accepter le progrès technique mais refuser le massacre des paysages, accepter la nouveauté tout en entretenant son patrimoine vernaculaire. Ce conservatisme sera moderne, faute de quoi Marion Maréchal risque de devenir la CGT de la droite, réfractaire au changement et immobiliste par principe, à la fois sourde et inaudible. https://www.atlantico.fr/decryptage/3580134/la-droite-liberale-conservatrice-hors-les-murs-n-a-pas-encore-trouve-sa-nouvelle-garde-?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1569920224
  16. Si dans certains territoires, et dans d'autres ils sont une minorité de plus en plus importante. D'autre part représenter la majorité n'est pas necessaire dans un pays morcelé, divisié, désuni Enfin il faut penser à demain. ps : une terre ethniquement européene signiflée peuplée par les différentes ethnies européennes.
  17. Je ne parlais pas de l'angleterre mais de la France Il n'y a jamais de mélange équilibré. Il y a toujours une culture/ethnie dominante.
  18. Bonne vanne. Sinon tu veux éviter à tout prix la bagarre, ça commence par des mots, des gestes, alors je vais tenter de séduire ta femme devant tes yeux, conclure sur ton lit, et me barrer avec ta caisse et surtout ne dit rien, pas un mot !!! ça pourrait dégénérer...
  19. Mais qui fait ça ? A qui s'adresse t'il ?
  20. Le gauchisme est tellement malade de peur, qu'il est peut être blessé à mort.
  21. Certes, mais ne venez pas me dire qu'une culture arabo musulmane portée par une ethnie nord africaine et/ou subsaharienne sur une terre ethniquement européen, avec un culture post chrétienne/libérale est anecdotique.
  22. Il suffit de regarder ses "ouvrages" ou ses "titres" 'démographe, sociologue, j'en passe", sans parler de ses interviews et ses déclarations sur l'immigration pour s'en rendre compte : ce type est politisé jusqu'au trognon, comme nombre de sociologues français, et ne vit que pour nous répéter que l'immigration ne provoque absolument aucun problème sauf aux racistes pathologiques, racistes qui ne peuvent être que blanc. Chaque fois que je lis ce genre de petites merdes, je me dis que je paie cet enfoiré avec mes impôts.... Au lieu de donner des leçons, as tu une idée de combien de siècles sépare les conquêtes d’Alexandre et les invasions turcos mongoles qui auront raison in fine de Constantinople ?
  23. Et qui, en le faisant, vous permettent de penser que s’ils le font, c’est qu’ils sont incapables de vous réfuter. Or, pardonnez-moi, mais vous êtes aisément réfutables. D’ailleurs, je ne suis là ni pour cautionner votre démarche ni pour vous convaincre - encore moins pour vous faire la morale - mais, plus modestement, pour vous déconstruire. Et vous dire, en tout cas, les quelques raisons pour lesquelles, à mon avis, ce que vous entreprenez, ce que vous esquissez aujourd’hui, ne marchera pas. Attention: Je ne parle pas de la tentative d’OPA sur «La Droite». Ça, ça peut marcher. Les Républicains achèvent de mourir sur les questions sociétales ; quant au Rassemblement National sous la forme qu’on lui connaît, c’est un vieux parti corrompu dont chacun sait que la patronne est une adversaire idéale pour le pouvoir en place… Il n’est donc pas impossible que, faute de concurrents, vous emportiez le morceau. Mais à droite. Et à droite seulement. Ce qui ne marchera pas en revanche - et j’en prends l’avenir à témoin - c’est la tentative d’arriver au pouvoir et de «construire une alternative au progressisme» (sic) en passant par la droite. Et, qui plus est, la droite dure. Et c’est à ceux qui pensent qu’une telle chose est possible (et je les sais nombreux dans cette assemblée) que je m’adresse ici, d’abord. Ce qu’ils espèrent, ce que vous espérez, ne marchera pas. Pour des raisons à la fois idéologiques, stratégiques et métaphysiques. La première raison pour laquelle ça ne marchera pas, c’est ce que les pédants appellent la «caducité du paradigme droite-gauche.» Ceux d’entre vous qui, comme moi, ont vécu (probablement dans le camp d’en face) la campagne de 1992 sur le Traité de Maastricht se souviennent peut-être qu’on a vu surgir à ce moment-là, autour de la question européenne, des couples idéologiques dont on n’avait pas l’habitude: Pasqua et Chevènement du côté du non. Fabius et Juppé du côté du oui, etc. Je sais qu’il y a des gens dans cette salle pour penser que Pasqua, Juppé, Fabius, Chevènement, tout ça, c’était du pareil au même, c’était «l’UMPS»: le problème de cette analyse simpliste, c’est qu’en amalgamant l’UMP et le PS dans un gloubi-boulga libéralo-mondialisé, l’extrême-droite de l’époque a manqué le sens véritable de ces causes communes entre gens antagonistes. Et la leçon qu’il fallait en tirer. Quelle était cette leçon? Que lentement, à pas comptés, après la chute du mur, les démocraties occidentales sont passées du diptyque droite / gauche au diptyque que moi, j’appellerais «libéral contre souverainiste» et que, peut-être, vous préférerez nommer «mondialistes contre patriotes». Peu importe le nom qu’on donne à ce nouveau duo. Ce qu’il est essentiel de comprendre, c’est que le clivage libéral / souverainiste, apparu en 1992, s’est affermi en 2005, et s’est définitivement installé dans le pays en 2017, avec la victoire d’Emmanuel Macron - qui n’est pas une victoire de la gauche, mais une victoire du libéralisme. Pour le dire simplement: la question aujourd’hui - l’alternative - n’est plus «suis-je de gauche ou suis-je de droite?» mais «ai-je intérêt à m’ouvrir au monde ou bien à me replier sur mon pré carré?» (et dans cette nouvelle répartition, on trouve des deux côtés de l’alternative autant de gens de gauche, que de gens de droite). Dès lors, en vous appelant «La Droite», en essayant de capter les déçus de la droite et en leur laissant entendre qu’avec vous ils ne seront pas déçus et trouveront un «avenir commun», vous vous engouffrez dans une impasse. C’est une large impasse, trompeuse parce qu’elle est pleine de gens, mais c’est une impasse quand même. Dans la longue liste des scénarios possibles d’ici 2022, voire 2027, il n’y en a aucun où la droite l’emporte par la résurrection de son identité. En somme, vous avez autant de chance d’arriver au pouvoir en passant par la droite qu’Olivier Faure, en passant par la gauche. Ce qui est peu dire. Ou bien d’atteindre la Lune en montant sur une échelle. Je sais bien que certaines d’entre vous, tout en reconnaissant ce nouveau clivage, persistent à le tenir pour «politiquement inopérant». En cela, vous avez exactement le même discours que le PS. A quoi tient cette étrange communauté d’analyse? Comment expliquer que la gauche et la droite pensent toutes les deux que l’affrontement de demain, c’est la gauche contre la droite? Non parce que c’est une analyse (tous les chiffres la démentent et pas seulement les sondages) mais parce que c’est une question de survie. Et une façon de présenter comme un diagnostic la certitude qui vous arrange l’un et l’autre. En vous agrippant à la droite comme le PS s’agrippe à la gauche, vous vous condamnez au parasitisme politique (et à l’indécision sur la question européenne). Aussi n’aurai-je qu’un mot à dire à cet égard: ne changez pas d’avis, car vous avez tort. La deuxième raison pour laquelle, selon moi, «l’alternative au progressisme par la droite» n’a aucune chance de fonctionner, c’est que, à moins d’être en 1815 et de sortir d’une révolution mondiale puis d’un empire géant, la nostalgie ne fait pas un projet. Le retour en arrière ne fait pas un avenir. La restauration n’est pas un plat de résistance. Le sentiment que tout s’est perdu, l’exhumation idéale de valeurs égarées dans le tourbillon de nos mœurs décadentes… Tout cela ne rassemble que des craintifs. Qui sont nombreux. Mais qui le sont de moins en moins. Et qui vieillissent. La «défense de la vie» ou de «l’ordre naturel» dans un univers d’IVG, de PMA pour toutes, de GPA possible, de mariage gay, de légalisation du cannabis voire de la prostitution (on peut toujours rêver) ne sert qu’à consoler les gens qui ont le sentiment de s’y noyer. Il ne faut pas s’y tromper: ce que vous êtes en train de construire n’est pas un paquebot. Du tout. C’est le radeau de la méduse! Ou l’arche de Noé si vous voulez, peu importe. Ce que je veux dire, c’est que c’est un bateau sans moteur. Et que c’est une opération de survie. Pas une opération de reconquête. Le désir «d’ancrer dans un avenir commun des gens issus de toutes les sensibilités de la droite» (sic) ne recouvre, en réalité, que des retrouvailles entre militants innombrables qui communient dans la déploration - ce qui est très agréable, mais politiquement stérile. Vous avez peut-être vocation à représenter la minorité qui ne retrouve plus ses petits dans la France mondialisée du XXI siècle, mais avec un tel cahier des charges, vous n’avez pas vocation à devenir majoritaires. C’est impossible. Arithmétiquement. (Les personnes - tout à fait aimables - qui m’ont invité à cette convention ont pris soin de préciser que «ce n’était qu’une convention» et «en aucun cas, la naissance d’un mouvement.» Eh bien, on ne saurait mieux dire: il n’y a aucun mouvement dans ce que vous faites. Juste une addition de fixations.) Bref. Parce que le paradigme a changé, et parce que la nostalgie ne fait pas un projet, vous avez seulement l’avenir politique d’une force d’appoint. Et à ceux d’entre vous qui espèrent davantage, je recommanderais, comme Descartes, de «changer {leurs} désirs plutôt que l’ordre du monde.» Attention: je ne présume pas de la qualité des valeurs qui sont les vôtres. Chacun croit ce qu’il veut et il n’est écrit nulle part que je serais plus que vous le détenteur de la morale. Mais je parle de l’efficacité de vos valeurs dans un pays qui, majoritairement, leur tourne le dos. Car (et c’est la troisième raison pour laquelle, à mon avis, ce que vous faites ne marchera pas) la société elle-même est incurablement libérale. Comme elle est majoritairement attachée au droit de disposer de son corps. Je n’entre pas ici dans le débat sur ces questions. Si vous me réinvitez un jour, on parlera ensemble de la PMA, de la GPA, de la peine de mort, du mariage pour tous, de l’IVG, de l’euthanasie, du porno, du cannabis... De ce que vous voulez. Mais ça n’est pas mon sujet aujourd’hui. Ce que je veux vous dire, c’est que ces mouvements-là sont irréversibles. Pour une raison simple (qui dépasse nos opinions respectives, au-dessus desquelles je vous supplie de vous élever un instant, le temps d’entendre l’évidence transpartisane que je vous donne maintenant): on ne revient pas sur une liberté supplémentaire. On ne retire pas aux gens le droit de se marier. On n’empêchera plus jamais, en France, les femmes d’avorter si elles le souhaitent. Et plus aucun assassin, jamais, n’y sera condamné à mort. «Grâce à vous, dit Robert Badinter, il n’y aura plus, pour notre honte commune, d’exécutions furtives, à l’aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises…» A moins d’un changement de régime. Si demain, les Hongkongais perdent l’ensemble de leurs droits, c’est parce qu’ils auront été mangés par une dictature. Si demain - ce que je souhaite - après avoir autorisé la PMA pour toutes, la France autorise l’euthanasie, alors on ne reviendra jamais dessus, comme on ne reviendra jamais sur le mariage pour tous, ni sur l’IVG. Ce qui m’autorise à être si sûr de moi, ce ne sont pas mes convictions. (A titre personnel, vous imaginez bien que je suis favorable à chacun de ses droits. Le «progressisme», c’est ça.) Ce qui me rend si certain de ma prédiction, c’est la nature humaine en personne! Ainsi faite que si vous lui donnez une liberté qu’elle n’avait pas auparavant, elle considèrera qu’en la lui retirant, vous l’amputez d’une partie d’elle-même. C’est la raison pour laquelle on peut parfaitement appliquer la seconde loi de la thermodynamique au cas des libertés supplémentaires: aucun retour en arrière n’est possible! Vous pouvez le souhaiter tant que vous voulez. Et même vous satisfaire de le souhaiter. Faites-vous plaisir! Mais revenir sur l’IVG? La PMA? La GPA (si elle entre dans la loi)? La peine de mort? C’est aussi improbable que de retrouver un œuf intact en détournant une mayonnaise. Et pour cette raison, paradoxalement, votre conservatisme est, à mes yeux, une bénédiction… Ne commencez pas à devenir progressistes, s’il vous plaît! Continuez de croire qu’on peut prendre le pouvoir en France au XXI siècle en estimant que les enfants sans père ne devraient pas exister ou (pour certains d’entre vous) que l’IVG est un assassinat. Continuez de penser - si c’est le cas - que le mariage pour tous n’est pas un vrai mariage. Chaque jour, d’honnêtes citoyens (et peut-être parmi vous, je les salue) vous donnent tort. Et s’en trouvent bien heureux. En vérité, je vous le dis (et je ne vous le dis que parce que je ne crains pas de vous faire changer d’avis en vous le disant): vous êtes beaucoup trop réacs pour gagner quoi que ce soit! Vous préférez le Bien (c’est-à-dire l’idée que vous en avez) à la liberté collective. Et - ce qui est plus grave que tout - vous brandissez des valeurs sans jamais questionner la valeur de ces valeurs. Par exemple, je sais que beaucoup d’entre vous défendent l’idée d’une famille traditionnelle - comme si c’était un rempart contre le vice. Je sais que beaucoup (souvent les mêmes) considèrent également que la nature commande de faire les enfants et de les élever d’une certaine manière (parce qu’au commencement, c’est plutôt comme ça qu’on faisait). Or, la nature s’en fout! La nature n’est pas une norme. Son fonctionnement n’est pas une intention. J’en veux pour preuve qu’on trouve la même proportion de crapules, d’incestes et de toxicomanes chez les enfants issus de familles dites «traditionnelles» que chez les enfants de couples homosexuels… Si la famille traditionnelle protégeait de quoi que ce soit, ce serait parfait. Mais vous n’en faites un rempart que parce que vous en faites une valeur absolue, et qu’à ce titre vous déniez aux autres un mode de vie qui, en lui-même, ne produit pas plus de vices que le vôtre (pas moins non plus). En un mot, votre conservatisme, si éloigné de ce que le monde est devenu, et tellement inadapté à l’obtention de libertés irréversibles, sera pour vous ce que ses propres atermoiements sur l’Europe ou bien sa nullité en débat ont été pour Marine le Pen. Votre fossoyeur. Alors, encore une fois: ne changez rien! Conservez votre conservatisme. C’est l’assurance-vie du camp d’en face. Conservez également, s’il vous plaît, la façon que vous avez d’être patriotes. En tout cas pour certaines d’entre vous. Conservez l’illusion qu’on aime son pays quand on veut penser qu’il n’a rien fait de mal. Continuez de voir un exercice de masochisme (et non de lucidité) dans le fait d’assumer les «crimes contre l’humanité» qui ont été commis par la France. Car en cela, vous donnez à la francité tous les attributs d’un communautarisme. La façon dont vous êtes fiers d’être Français donne le sentiment qu’être Français est une valeur en soi. Or, l’être-français n’est pas un dispensateur magique de vertu. Et la France, dans l’histoire, s’est souvent conduite comme le féal et le collaborateur de ses conquérants. Et on en vient à une question fondamentale, et (peut-être) une divergence majeure entre nous. Qui aime le mieux son pays? Celui qui en accepte les zones d’ombre (et les pages sombres) ou celui qui les nie? Qui, en France, est vraiment patriote? Celui qui reconnaît que l’État français a profité de l’esclavage et de ses colonies, a organisé des rafles, et ordonné, entre autres, la torture en Algérie? Ou bien celui qui voit dans le rappel de ces faits (tous avérés) les accents de «l’anti-France» et la tyrannie de la pénitence? «Reconnaître les fautes du passé et les fautes commises par l’État, ne rien occulter des heures sombres de notre Histoire, c’est tout simplement défendre une idée de l’Homme, de sa liberté et de sa dignité.» disait Jacques Chirac le 16 juillet 1995, dans le discours magnifique où il a reconnu la responsabilité de la France dans la déportation de juifs. Mais changeons de pays, un instant: Qui aime le mieux la Turquie? Celui qui reconnaît le génocide arménien? Ou celui qui brûle des kiosques en France parce qu’il n’aime pas la Une du Point? Qui aime le mieux la Russie? Celui qui réhabilite le stalinisme ou celui qui en détaille les crimes? Et la Serbie? Celui qui reconnaît le génocide bosniaque ou celui qui nie l’existence des charniers? Et qui aime le mieux la Syrie? Celui qui reconnaît l’assassinat de sa population par un tyran, ou celui qui se couche devant les Russes? Vous connaissez peut-être la belle nuance de Romain Gary selon qui le patriotisme est «l’amour des siens» et le nationalisme «la haine des autres.» A cela, j’ajouterais que le patriotisme est un amour exigeant qui regarde en face les crimes de son pays... Alors que le nationalisme - ce communautarisme étendu à la nation dont soudain tout est bien parce que c’est mien - relève, en vérité, de la haine de soi qui, pour ne pas assumer ses crimes, trafique la grande Histoire et jette un voile pudique sur des infamies. La France n’est pas une vertu en soi. La France n’est pas seulement un territoire, ou des traditions. La France n’est pas un ego-trip. Un citoyen n’est pas un supporter. La France est une histoire tragique et souvent honteuse, mais la France est aussi une ambition qui va plus loin qu’elle-même, ou qui dépérit, à l’inverse, quand elle se cache ses propres crimes et qu’elle cherche dans le confort de son terroir un refuge à sa mauvaise foi. Dans ses Lettres à un ami Allemand, Camus écrit à un nazi: «Je voudrais pouvoir aimer mon pays tout en aimant la justice. Je ne veux pas pour lui de n’importe quelle grandeur, fût-ce celle du sang ou du mensonge.» Et le nazi lui répond: «allons, vous n’aimez point votre pays.» Mais c’est lui qui se trompe. L’erreur de l’Allemand (du nazi) est de confondre l’amour de son pays avec l’amour du territoire qu’on nomme ainsi. C’est la même erreur que font tous ceux qui croient défendre la France en se contentant de défendre ses frontières ou d’embellir son histoire. En matière de patriotisme, la vérité qui dérange est de meilleure compagnie que l’omission qui réconforte. Pour l’anecdote: l’idée qu’un nationalisme étroit n’est en réalité qu’un communautarisme élargi m’est apparue lors du fameux «couscougate» de Florian Philippot. Vous vous souvenez, bien sûr, de cette affaire et de ces militants absurdes qui étaient tombés sur le pauvre Philippot parce qu’il avait organisé une couscous party à Strasbourg… Que les choses soient claires: je ne vous ferai jamais l’offense de penser que vous approuvez les gens qui considèrent qu’à Strasbourg on doit manger de la choucroute (ou bien du cassoulet dans le Périgord). C’est trop bête. Mais si je reviens sur cette histoire, c’est parce que les ennemis de Philippot, en la circonstance, sont des caricatures de ce que j’essaie de vous dire. En dénigrant le couscous non pour son goût mais pour son origine, en réduisant l’identité au respect d’un folklore ou d’un menu obligatoire, et la France à des rites dont le Français devrait être le militant, ces crétins patriotes ont mis le Français sur le même plan que le noir, le juif, l’homosexuel ou le musulman, c’est-à-dire le plan communautaire. En faisant de «l’être-Français» une qualité en soi, on fait des Français eux-mêmes une minorité parmi d’autres: le patriotisme de la bouffe est un communautarisme! D’ailleurs, comme par hasard, de l’autre coté de l’échiquier, les indigènes de la République se sont eux-mêmes indignés que Philippot mangeât du couscous, mais eux parce qu’ils y voyaient un symbole criant d’ «appropriation culturelle». J’aimerais tellement trouver les mots pour attirer votre attention sur le fait que, même si le discours de l’extrême-droite et le discours des Indigènes semblent s’opposer frontalement, ils se ressemblent plus qu’ils ne s’opposent. Quelle différence entre les adversaires de l’appropriation culturelle qui interprètent la consommation d’un couscous par un blanc comme une survivance de l’ère coloniale, et la droite de l’extrême droite qui choisit d’y voir un signe de décadence? Quelle différence entre le communautarisme qui interdit au Blanc de manger du couscous, et l’identitarisme qui s’en indigne? L’un dénonce l’impérialisme Français, l’autre redoute «le grand remplacement», mais dans un cas comme dans l’autre, on racialise le débat, on communautarise le débat et, de part et d’autre, on vénère des souches. Or, la souche, c’est le prototype d’une fausse valeur! C’est le modèle de tout ce qu’on aime non parce que c’est aimable mais parce que c’est soi-même. Une souche, c’est un arbre sans tête. Comment peut-on se vanter d’être un truc pareil? De façon générale, c’est la notion même d’identité qui marche sur la tête. Et puisque vous avez invité un prof de philo, on va faire un peu de métaphysique pour finir. A titre individuel comme à l’échelle collective, l’idée d’identité n’a aucun sens. A titre individuel, ce que nous appelons le «moi» n’est jamais qu’une addition de souvenirs et de qualités que la mémoire et l’ADN ont cousus ensemble pour nous donner l’illusion qu’en amont de toutes ces qualités, il y aurait un sujet. Mais quand on cherche le sujet lui-même, le sujet tout nu, séparément de toutes ses qualités, on ne trouve rien. Le moi, c’est comme le cœur de l’oignon. A l’échelle collective, ce que nous appelons l’identitarisme (ou la pensée identitaire, qu’on retrouve indifféremment à la droite de la droite et chez les Indigènes de la république) n’est jamais que la sanctification arbitraire de coutumes ou de couleurs de peau dont on a décrété, un jour, qu’elles étaient un but en soi. Ou une valeur en soi. Seulement, c’est la même erreur. Qu’on additionne des qualités ou qu’on sacralise les rites d’un terroir, c’est le vide qu’on recouvre dans les deux cas. Le sentiment d’avoir une identité, et de se distinguer des autres par l’identité qu’on a, est une double illusion: 1) nous n’avons pas d’identité (autre que nos souvenirs, nos habitudes et les particularités d’un ADN) et ce qu’on se représente comme une souche n’est qu’un tas de feuilles mortes. 2) Pour cette raison, la passion de l’identité n’est pas une passion de la singularité, mais au contraire une passion grégaire, une passion du troupeau. Pour croire à la fiction de son identité, il faut être nombreux (de même qu’il suffit à une sottise en ligne d’être likée 10 000 fois pour devenir une «vérité»). Pour le dire simplement: c’est à l’illusion de se protéger quand il se replie qu’on reconnaît le tempérament de l’esclave. Ou plutôt: c’est au sentiment d’avoir une identité, d’être l’identité qu’il a, et d’avoir à défendre son identité contre d’autres identités que la sienne, qu’on reconnaît le mouton. Voilà ce que, loyalement, je pouvais vous dire aujourd’hui, dans le temps qu’on m’a donné. Et je suis heureux que vous l’ayez entendu. Parce que vos credo sont désuets, parce que votre projet n’est qu’un rejet, parce que votre patriotisme est un communautarisme, que vos principes sont des fictions et parce que vous auriez l’impression de vous perdre si vous changiez d’avis, ce que vous espérez ne marchera pas… Et je suis bien obligé de reconnaître que, contrairement à ce que j’ai dit d’abord pour justifier ma participation à cette convention, votre projet politique ne m’inquiète pas du tout, car il se prive lui-même, tout seul, de l’ensemble des moyens d’action nécessaires à la conquête du pouvoir. Merci de votre attention. Sujet déja évoqué sur deux autres sujets de la convention de la droite, on va pas copier coller nos avis une troisiéme fois, donc sujet inutile pour résumer.
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