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Jedino

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Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. Jedino

    un jour = une histoire

    Nous sommes d'accords. En fait, je crois que la pensée a ça en commun avec l'amour : elle peut être aussi bénéfique et belle que destructrice. J'expose une position, disons, "pessimiste" parce que je ne peux pas exprimer le contraire. Il m'est arrivé d'essayer d'écrire quelque chose de positif : cela sonne faux, je trouve. Je n'y arrive pas. Penser est certes souffrir, mais c'est aussi s'ouvrir, à ce qui nous entoure, et à soi. Pourquoi? Parce qu'elle appartient à un ensemble rendant la perception perceptible consciemment. Et, rien que pouvoir savoir qu'on sait, sentir ce que l'on sent, est une chance qui dépasse en tout les épreuves les plus difficiles et les plus horribles. Aimer, c'est quelque part, la même chose : tu pestes mille fois contre, le jour où tu le rencontres, tu ne le refuses pas. Ou alors, comme tu le dis, nous sommes ainsi morts psychiquement. Et, quelqu'un de mort est quelqu'un de dangereux.
  2. Pas bien!

    Appelle-moi bien comme tu veux, madame de l'intérieur (a)

  3. Jedino

    un jour = une histoire

    Il n'y a que ma rancoeur pour me faire écrire. Jamais je ne m'y mets quand je vais bien, quand le temps passe et s'efface sans que je ne fasse rien. En fait, je me demande pourquoi ma tête me torture un jour, et me laisse paisiblement m'occuper le suivant. Peut-être que lire est une drogue, que souffrir en est un état de manque? Faut dire que j'ai bien lu quatre ou cinq heures aujourd'hui, et je le pourrais encore. Il n'empêche, c'est une bêtise : hier, par exemple, je n'ai pu lire que très peu, somnolant à peine concentré sur ma lecture. En fait, lire, c'est ma piqûre contre la pensée. Un peu comme la musique. Ca ne suffit pas toujours, d'ailleurs. Pour ça que je parle, écris, lis, en même temps. Pour ça aussi que je réduisais mon sommeil à en être presque "zombifié". Penser c'est souffrir, souffrir c'est se contrôler. L'idée de contrôle englobe ma vie. Elle me manipule. Voilà pourquoi je me malmène. Voilà pourquoi je ne supporte pas physiquement ce qui, d'une manière ou d'une autre, échappe à mon contrôle. Ca, et le rejet de tout côté social. Paradoxalement, je le compense ici. Ne sommes-nous pas des paradoxes vivants? Notre force ne réside pas dans le fait d'avancer, de comprendre, mais uniquement de pouvoir reculer, revenir en arrière. Non pas en le revivant : simplement, en l'imaginant, en le matérialisant dan notre esprit, nous faisons un retour en arrière. A quoi bon? Là est toute la question. L'Histoire de l'humanité a pour but d'éviter d'éventuelles erreurs : l'individu recherche peut-être la même chose? N'oublions pas que l'Histoire, aussi longue est-elle, n'est faite que d'hommes qui se trouvaient exactement dans notre position : celle de quêter l'essence de notre existence.
  4. Jedino

    un jour = une histoire

    Free. Libre comme un poisson dans l'eau. C'est-à-dire pas vraiment. Peut-il aller dans l'air? Peut-il aller à toutes les profondeurs? Non, il n'y est pas adapté. Il n'en a pas besoin, de toute façon, même s'il lui arrive d'y songer. Mais il ne peut qu'y penser, lui le rêveur. La liberté est si belle lorsqu'on sait que peu l'atteigne, lorsqu'on croit que nul ne la voit. L'intérêt n'est pas tant de l'avoir : à la limite, il s'en passerait bien. Manger et nager suffisent à sa joie. Le souci, c'est qu'il ignore tout de ces endroits, et c'est ça, qui l'attire : comment est-ce au fond de la mer? Comment est-ce au-dessus? Quand il entend les dauphins en parler, il va jusqu'à les jalouser. Pourtant, il ne sait rien. Il ne sait pas si ça lui plairait, s'il aimerait, lui, ce qui s'y trouve au-delà. Peut-être que l'idéal reste sa prison, aussi vaste est-elle? Peut-être qu'il reste préférable de ne pas se triturer la tête avec ça? Il en déprime, parfois. C'est plus fort que sa petite situation. S'il pouvait "philosopher" sur le sujet, il se demanderait sérieusement si sa maison ne vaut pas mieux qu'un ailleurs décevant, si l'apparente privation de liberté ne consiste pas, justement, à être libre. Pourquoi faudrait-il pouvoir faire ce que l'on souhaite pour cela? Nous nous entre-mangeons à longueur de journée : n'est-ce pas déjà une preuve de notre liberté, celle de décider de nos actions et du sort des autres? Certes, on pourrait lui objecter que la liberté ne consiste pas à prendre celle des autres, ou même que la liberté d'action ne l'est jamais réellement puisqu'elle dépend de nos besoins. C'est là le paradoxe même de la liberté, se dit-il, satisfait de sa réflexion. C'est là une raison apparente de rester chez soi et de se convaincre du fait que, ici ou là-bas, les mêmes problèmes se trouvent, et en déplacer l'endroit n'en change pas le caractère. Puis, la liberté pourrait très bien n'être qu'une idée, une idée qui fait, quelque part, du bien. On se sent mieux en se croyant auteur de nos mouvements et pensées. Cela explique que le poisson, tout content, finira par mettre de côté cette hypothèse pour s'en aller chercher de quoi manger : sa liberté, aussi grande et forte se fait-elle, ne lui permet pas de s'en séparer. Curieux, non?
  5. Jedino

    Salut les nazes

    C'est de la provocation
  6. Jedino

    un jour = une histoire

    Runaway. C'est parfois la dernière des solutions. L'unique solution. Du moins, c'est ce que l'on finit par croire après la déception connue avec toutes les autres. Les gens ne comprennent pas comment l'on peut en venir à s'ôter soi-même la vie, comment quelqu'un peut à ce point se détruire sans jamais chercher à agir. Les gens ne comprennent rien, ou pas grand chose. Je ne dis pas que j'en suis capable, loin de là. On a tendance à penser que la personne s'écarte de ce qu'elle critique chez les autres. Ce n'est pas mon genre, je crois, ne me considérant pas meilleur qu'un autre. Mais, en fait, je n'ai plus envie d'en parler. J'en ai jamais eu l'envie, probablement. Je m'en suis juste persuadé. Comment pourrais-je prétendre parler d'une chose dont j'ignore tout, hein?
  7. Jedino

    Salut les nazes

    Salut le naze! Sache que je ne serai jamais d'accord avec toi :D
  8. Mais, tu parles de les trancher, puis il les attache alors qu'ils sont vivants. C'est pas une incohérence?
  9. La choucroute... J'en ai mangé aujourd'hui, m'enfin on s'en fout! Ca bastonne bien dans tes chapitres (a)
  10. Jedino

    un jour = une histoire

    Prenez une pièce, et lancez-là : vous aurez une chance sur deux d'obtenir un face. Prenez un dé, et lancez-le : vous aurez une chance sur six d'obtenir un six. Lancez-en deux dés, et vous aurez une chance sur trente-six d'obtenir un six. Qu'est-ce que cela nous apprend? En fait, rien. La chance qu'un événement arrive n'a aucune importance, puisque chaque relance est un nouveau recommencement. Autrement dit, nous pouvons ne jamais l'obtenir. Bien sûr, selon les lois de la probabilité, cet événement est peu probable. Avec n lancés, nous finirons par avoir deux six. Prenez la caryogamie : la probabilité que ce spermatozoïde entre dans cet ovule tient du miracle, ou presque, car des événements environnants viennent influer sur cette "chance", ce hasard : la proximité des gamètes, la facilité de passage, la stérilité, ou non, sa position parmi l'ordre des arrivées, etc. Vu ainsi, le hasard peut prendre la forme d'un déterminisme dont on ignore les événements dits "logiques". Maintenant, la question reste de savoir si la logique est conforme à la réalité. Apparemment, oui, puisqu'elle semble expliquer, s'adapter, et s'imbriquer parfaitement avec ce qui nous entoure. Mes arguments sont maigres pour montrer que la logique n'est aucunement apte à décrire la réalité : au mieux en est-elle un schéma vraisemblable. Le souci premier de la démonstration réside d'ailleurs dans le fait qu'elle use de ce qu'elle cherche, ici, à démanteler, ce qui en soit est paradoxal : détruire la logique en tentant de l'utiliser pour y parvenir relève du délire. C'est pourquoi m'atteler à une tâche qui me dépasse de loin n'a pas de sens. Puis, pour quelle raison devrais-je faire croisade contre cela, alors que je ne cesse d'en utiliser la vertu à travers la construction de mes mots et de mes phrases? L'homme a cette chance à la probabilité certaine de savoir expliciter mille caractéristiques qui lui appartiennent sans jamais avoir la moindre possibilité d'y changer lorsqu'elles sont mauvaises. Nous apprenons pour mieux ignorer.
  11. Jedino

    un jour = une histoire

    Mais est-ce problématique si nous sommes si volatiles? Ou devrais-je dire plutôt, n'est-ce pas là une heureuse nouvelle? Souvent, nous écrivons pour laver nos peines. Aussi triste cela est-il, lorsque personne ne trouve à écrire, c'est que, quelque part, tout le monde ne va pas si mal, pour ne pas dire bien. Nous sommes néanmoins d'accords : dire que les gens n'écrivent que pour cette raison reviendrait peut-être à conjecturer cet art. Peu importe, je n'ai pas l'intention de tenter vainement d'en disserter seul, là. C'est pas toujours facile, d'écrire. On ne sait pas forcément comment le dire, et lorsqu'on le sait, on ne sait pas quels mots choisir. C'est d'autant plus difficile qu'on se trouble l'esprit avec le souci inutile de craindre la modification du sens de notre pensée. D'un point de vue logique, une erreur de ce type est dramatique. Dans les faits, cela n'a pas la moindre importance. Bien sûr, l'idéal serait d'être compris et estimé par l'autre qui vous exprimera son désarroi face à votre éventuel style. Mais, l'essentiel réside dans sa propre satisfaction, dans son contentement personnel. L'écriture reste un acte égoïste qu'on ouvre timidement, jamais trop, afin de s'exprimer tel que l'on est. L'écriture, c'est un peu la parole du muet, de celui qui ne sait transcrire ses émotions par les sons. Et en cela, c'est beau.
  12. Même pas?! J'aurais cru (a)

  13. Jedino

    un jour = une histoire

    Nous sommes deux :) Bonne journée!
  14. Moi j'suis pas un provocateur oh! (a)

    Merci^^

  15. Bonne soirée^^

  16. C'est fou comme ton avis change en cinq minutes (a)

  17. Bah oui! Je trouve quelle a une prestance, un charisme, qui ne laisse pas indifférent! Et si on pense le contraire, c'est qu'on la regarde pas vraiment
  18. C'est pas mon genre, voyons!

    Bah, va bouder alors :D

  19. Bon bah je retiens : j'éviterai la politesse (a)

    Non mais je vois.

  20. Je suis à ce point un enfoiré? oO

  21. Jedino

    un jour = une histoire

    Je ne suis pas au ski, non, mais bien dans les Vosges :D
  22. Mais carrément!! Non mais fût un temps, j'avais 400 messages par jour dans... L'asile :D

    Bonne journée^^

  23. Jedino

    un jour = une histoire

    Joyeuse Pâques (sous la neige, par ici :D)
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