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Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 29/05/2021 dans Billets

  1. L'estime de soi, savoir ce que l'on est, ce que l'on vaut. Se regarder dans une glace le matin et voir ce corps sans relief, trop ceci ou pas assez cela. Ce visage aux joues rondes et rouges qui ne dégage aucun charme, aucune sensualité, aux traits si fades et si insipides qu'il rendrait beau le visage le plus mutilé que l'on ait vu. Se dire que l'âge a fait des ravages, les excès de la vie aussi, le peu d'estime qu'on lui a apporté se voit dans chaque parcelle de ce corpus turpi. Voir les autres corps et se dire qu'on ne le supporte plus, que cette carcasse finirait bien à l'équarrissage comme la carcasse d'un bétail dont on ne veut plus. L'estime de soi, savoir ce que l'on est, ce que l'on vaut quand on a entendu maintes et maintes fois son géniteur répéter que l'on ne vaut rien, que l'on est qu'un pauvre garçon sans intérêt. On a beau avoir un métier diplômé, des qualifications dans ses passions mais ne plus avoir confiance en ses qualités personnelles. Toujours se comparer pour tenter d'aller plus loin, vers la perfection, être exigeant avec soi même pour se dire qu'on ne vaut rien parce qu'on n'arrive pas aux objectifs fixés, comme pour donner raison à celui qui dit que vous ne valez rien. Se trouver nul et se recroqueviller sur soi et renoncer, encore et toujours renoncer. L'estime de soi, savoir ce que l'on est dans les yeux des autres. L'altérité est une chienne qui ne vous laisse aucun droit à l'erreur. Vous avez construit une carapace pour ne pas montrer votre sensibilité, vos faiblesses dans votre estime personnelle. Et puis vient le temps du partage charnelle et se comparer encore et toujours, pas assez efficace même si votre partenaire vous dit que vous pourriez satisfaire n'importe quelle femme, mais vous doutez, vous pensez qu'elle le dit pour ne pas vous blesser...alors la séparation amène les rencontres d'un soir, d'une pulsion partagée mais qui n'aura pas de lendemain...car en fait votre "performance" n'est pas à la hauteur de la libido de votre nouvelle partenaire...alors vous vous rabougrissez encore plus sur vous même. Au final, on se déteste, on se hait, pas besoin de quelqu'un en face pour vous rabaisser, vous êtes conscient de votre médiocrité...alors il y a bien l'amitié...oui l'amitié...on vous trouve toujours un "mec bien", mais un mec bien qui dort seul, qui ne sait plus ce qu'il vaut, mais l'a-t-il déjà su une fois dans sa vie ? A-t-il entendu une fois de la part de celles partageaient sa vie qu'il était quelqu'un d'important, essentiel pour elles ? Non jamais...a-t-il entendu une fois son père, ce référent essentiel de la construction, dire qu'il était fier de ce que vous avez fait ? Non jamais...a-t-il entendu ses amis lui dire qu'ils étaient heureux de l'avoir à ses côtés parce qu'il comptait beaucoup ? Non jamais... Comment avoir de l'estime de soi quand vous ne savez pas ce que vous valez ? Comme s'aimer quand personne ne vous aime et vous le dit ? L'estime est un concept destructeur quand elle n'existe pas...quand ce que vous faites au quotidien n'a plus rien d'exceptionnel et vous rend invisible... L'estime de soi devrait être estime par soi mais elle est avant tout estime par les autres dans une société qui ne vous estime pas, mais qui vous utilise.
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  2. Le lever du jour, cette pointe de lumière froide et blanchâtre qui vous tire d'un sommeil agité. Se lever sans trop croire qu'une journée sera différente de l'autre mais se dire qu'à chaque jour suffit sa peine. Marcher sur le parquet froid, pieds nus. Se diriger vars la salle de bain et tomber sur un souvenir d'un moment passé délicat en compagnie d'une belle qui vous a rendu beau un soir, une après midi, là dans cette salle de bain, dans cette douche. Moment sensuel et intime où les mains se croisent, où les corps se collent pour mieux s'apprécier. Prendre sa douche puis s'habiller avant d'aller déjeuner...prendre son café et manger ces tartines grillées...cette odeur délicate qui vous rappellent ces moments passés à programmer la vie, programmer des envies ou tout simplement proposer de partir sans savoir où aller à la dernière minute... Alors on prend son balluchon et on part seul comme s'il fallait conjurer le mauvais sort...on y met ce boitier photo et ses objectifs, le trépied, un sandwich à l'improviste et on part vers l'océan pour prendre la lumière la meilleure, celle du matin...comme avant, comme quand on était deux...la matinée passe, on marche, on photographie les voiliers et leurs mâtures pour saisir l'instant...comme avant...et puis à un moment on s'assoit, on regarde devant soi et l'on contemple le vide...on se met à parler seul..."que fais-tu là?"... On repart alors, on est perdu, on ne sait plus...a-t-on su un jour ce que l'on faisait ? Avant on pensait pour deux, aujourd'hui on est toujours deux mais cette fois-ci, la deuxième est cette peste de solitude avec soi-même. Alors on rentre chez soi...on revient vers cette salle de bain et le souvenir revient frapper à la porte...la douche chaude glisse sur la peau, déclenche des frissons qui n'ont cependant rien de comparable avec ceux des étreintes charnelles. On se glisse dans un peignoir...on se regarde dans la glace : la tristesse est marquée sur le visage, le temps est aussi passé par là...on s'approche pour voir les détails...oui elle est bien ancrée sur le regard, sur les lèvres... On se couche doucement comme pour mieux maîtriser la froidure des draps. On aimerait se réchauffer contre un corps serré contre soi, mais non rien...alors on se recroqueville sur soi-même et on cherche le sommeil désespérément...il finira par venir avec son cortège de cauchemars martelant le ridicule de son penseur... la froidure du matin, la froidure du soir...la froidure d'une vie qui reste pourtant à vivre.
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  3. la vie est une succession de choix, d'imprévus et de réalité. On fait des choix dont on dit qu'il ne faut jamais regretter, parce qu'ils sont le fruit de nos volontés. Mais leurs conséquences sont justes ce que sont nos choix. Les échecs successifs de ces choix poussent alors à s'isoler, ne plus avoir confiance en autrui, ne plus avoir confiance en soi. On pense avoir l'amour de sa vie et puis il part parce qu'il n'est pas éternel. On est attiré par une belle, on saute le pas à deux et on déçoit l'autre : vient alors le moment où la réalité de nos choix nous rattrape. La personne est honnête et dit qu'il n'y aura pas de prochaine fois parce qu'au final la "performance" trop courte a été décevante...alors cela vous renvoie à la triste réalité de nos vies... On est né alors qu'on ne voulait pas de vous, votre enfance vous rappelle que vous n'étiez pas désiré, même avec tout l'amour d'une père les mots d'un père qui vous détruisent, marquent à jamais votre vie...vous vous devez d'exister aux yeux des autres avant d'exister pour vous...alors vous vous mettez à vouloir en faire encore et encore pour ne pas revivre l'exclusion...mais vous attendez trop des autres et vous n'êtes jamais satisfait du retour des autres. Vous avez l'impression d'être toujours trahis par les autres, que vous êtes seuls...plus rien n'a le goût du bonheur. Vous pensez avoir trouvé un équilibre avec cette aventure avec cette femme...mais dans un monde de performance, ne pas l'être sexuellement crée un rejet L'amour vous est impossible, les plaisirs charnels aussi...le rejet encore et toujours. Cette douleur dans la poitrine qui est dur et infiniment profonde que rien ne vous a souri, que rien ne vous sourira jamais au final...que la solitude est là bien présente... Vous en parlez à une psy mais cela ne déclenche rien chez vous parce que vous voulez être heureux et qu'on vous explique que rien ne sera possible sans apprendre vos malheurs...que la dépression est là, lancinante comme une peste qui murmure et qui attend gentiment que vous alliez mieux pour pouvoir vous en remettre un coup sur la caboche... Vous cherchez quelqu'un à qui en parler...mais on vous dit d'aller voir une psy parce qu'on n'est pas là pour vous aider moralement...on a encore le sentiment de rejet et de tristesse profonde d'être seul et qu'il faut apprendre à vivre avec cette tristesse... Alors ne plus jamais...ne plus jamais être amoureux d'une femme de peur qu'elle s'en aille. Ne plus jamais être attiré par une femme de peur de ne pas être à la hauteur. Ne plus jamais en parler à qui que ce soit de peur d'embêter le monde, de paraître chiant et négatif dans une société où l'on est prié d'être positif et qu'il faut se bouger...comme si on ne se bougeait pas déjà en temps normal tous les jours pour aller travailler, cuisiner et s'occuper du quotidien... Ne plus jamais avoir envie...même vivre n'est plus une envie. Ne plus jamais.
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  4. 30/10/2008 Légitimité Qu'est ce qui légitime la souveraineté nationale ? D'abord l'identité nationale d'un peuple, fondée sur son histoire, sa culture, sur son vécu jour après jour. Et puis, sa reconnaissance de l'autorité exclusive conférée à l'Etat par libre consentement, pour gérer les questions définies par la Constitution comme étant de son ressort. Il en résulte que la souveraineté nationale ne peut qu'être atteinte par toute immixtion dans l'identité commune à laquelle chacun se rattache. Cependant, toute autorité ne relève pas nécessairement de la souveraineté nationale, en particulier lorsque le contrat constitutionnel n'en fait pas obligation. D'autre part, des questions essentielles impliquant la responsabilité et requérant les compétences de plusieurs Etats appellent, mieux qu'à un partage d'autorité, toujours malaisé, rarement efficace, à la mise en oeuvre d'une institution non nationale pouvant exercer, pour traiter spécifiquement ces questions, une autorité incontestable et incontestée, qu'on peut donc qualifier de "supranationale". Sur quoi reposer la légitimité d'une telle autorité ? Sur un contrat spécifique constituant la gouvernance que lui délègue(ro)nt les nationaux des Etats concernés; cela établit la reconnaissance de cette autorité et le consentement à son exercice. Si les responsabilités et/ou les compétences sont mondiales, une gouvernance mondiale peut s'avérer parfaitement légitime, sans entacher aucune souveraineté nationale, dans la mesure où cette dernière reconnaît que l'importance prise par le(s) problème(s) à traiter le(s) place désormais (si ce n'est déjà le cas) hors de son propre champ constitutionnel.
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  5. La décision unilatérale du Président Trump souligne l’actuelle incapacité de l’humanité à se prendre en charge pour affronter des problèmes communs vitaux, tels ceux que posent les répercussions des activités humaines sur le climat. Outre celles concernant la perturbation du climat, les diverses tentatives de conciliation et/ou de coopération internationales amorcées, quelquefois engagées, pour la résolution de problèmes communs, récurrents ou persistants depuis des décennies _ embrasements géopolitiques, drames humanitaires, pollutions marines répétées, crise(s) financière(s)… _ n’ont livré jusqu’à présent aucune véritable perspective de solution, les intérêts à court terme des parties représentées dans les enceintes de discussion demeurant _ de façon tacite et reconductible _ privilégiés par rapport à leurs intérêts à long terme, tant respectifs que partagés avec l’ensemble des parties concernées. Cette décision annoncée du président américain fait voir, en même temps, que la souveraineté d’un État, fût-ce le plus puissant de la planète, pourrait annihiler la souveraineté de l’ensemble des citoyens du monde, hors celle _ en l'occurrence illusoire autant qu’éphémère _ de ceux que représente la majorité qui dirige les États-Unis. S’il y a conflit de souveraineté, c’est que ce concept n’est pas un absolu, ou du moins ne l’est plus, au regard de l’interdépendance de tous les pays du monde entraînée par l’extrême complexité des réseaux de relations logistiques et diplomatiques qui existent entre eux. On voit bien qu’aujourd’hui les Etats apparaissent désarmés devant l’imbrication croissante de leurs responsabilités, qui les dessaisit de plus en plus brutalement de leurs prérogatives. Une telle situation, faute d’être aménagée, remet en question, au-delà de leurs développements respectifs, celui de leur mandant et fondateur, la personne humaine. D’où la nécessité d’instituer une autorité supranationale dédiée à la gestion de ces problèmes généraux, qui tirerait sa légitimité d’une prise de conscience mondiale de cette interdépendance de tous les citoyens, où qu’ils vivent : les protestations unanimes à la décision de Donald Trump montrent que cette prise de conscience est en train de se réaliser.
    1 point
  6. Et si le monde n'était pas fait pour être changé, mais pour expérimenter l'amour sous toutes ses formes et ses intensités ? Et si le monde changeait de toute façon tout naturellement quand notre niveau d'expérimentation évolue ? On n'est vraiment magnifique que lorsqu'on se souvient qu'on l'a toujours été, qu'on l'est et qu'on le sera toujours, et que l'on permet aux autres de se souvenir qu'il en est de même pour eux. Moins on croit en la gravité des choses, plus on s'élève ? Si ce n'est pas pour que l'amour triomphe et pète joyeusement, lâche l'affaire.
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  7. Ce terme s’attache à un concept universel : il peut concerner aussi bien la croissance d’un organisme, la construction de la personne, que la mise au point de techniques novatrices, les activités d’une entreprise ou l’émergence d’un pays dans le concert mondial. Bien que toutes les notions de cet ordre puissent être abordées séparément (et le sont effectivement), les activités qu’elles recouvrent sont peu ou prou dépendantes entre elles. Aussi, lorsqu’on souhaite définir, ou déterminer, ce que peut être le progrès dans le monde, est-il impossible, à mon avis, d’envisager qu’il ne s’applique qu’à l’organisation sociale, ou inversement, qu’à la promotion de l’individu. Pas possible non plus que ses applications doivent uniquement à des efforts personnels, de même qu’exclusivement à l’action publique. C’est ce qui fait la complexité de la tâche à accomplir et sème le doute quant à notre capacité à la mener à bien. Que représente le progrès pour le développement _ d’un organisme ou d’une espèce, de la personne ou d’un bassin d’activités ? C’est la perspective d’évoluer vers davantage de choix, ce qui amène plus d’autonomie, plus de cohérence dans les options retenues, et ainsi permet de renforcer la viabilité des projets. Par contre, lorsque les choix sont insuffisants, les effets des contraintes ressenties sont amplifiés, fragilisant la cohésion entre les parties prenantes, induisant un stress : s’il s’agit d’un être vivant qui subit des privations ou des traumatismes, ses organes souffrent et certains peuvent céder; si c’est une personne, elle peut «craquer» et tomber en dépression ou agresser ce qui l’entoure; s’il est question de la société d’un pays, des failles apparaissent et se creusent dans la cohésion nationale. C’est pourquoi l’appréciation d'un niveau de développement par la seule observation d’avancées sectorielles, même spectaculaires, même objectivement étayées par des chiffres, n’est probablement pas la plus adéquate, si l’on ne prend pas en compte l’équilibre à réaliser, que ce soit pour l’individu (la réussite scolaire ou professionnelle est-elle une fin en soi ?), ou pour des collectivités _ à toutes échelles territoriales _ (la prospérité des grandes entreprises apporte-t-elle à elle seule la sécurité et des conditions de vie décentes _ logement, santé…._ à la population dans son ensemble ?). En réalité, autant qu’à la largeur de l’éventail des services offerts et à leur niveau de qualité, c’est aussi à leur disponibilité et à leur accessibilité qu’il faut s’intéresser : les critères à retenir pour en tirer des enseignements étant le degré de satisfaction des citoyens et leur envie de participer à la vie de la cité. Plutôt que de mesurer la quantité de travail fournie, c’est bien son rendement social et sociétal qu’il faut appréhender pour connaître le niveau effectif de développement.
    1 point
Ce classement est défini par rapport à Paris/GMT+01:00
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