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Flatulence 6 - Le pet de bourgeoise


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Chères amies lectrices 
Chers amis lecteurs 

Il est de notre devoir, en ces temps troublés, de revenir aux fondamentaux qui font de nos quotidiens, nos plaisirs. Hors, qu'y a t-il de plus fondamental que nos viscères qui, sans relâche, transforment et participent de nos existences ? Tel le laboratoire d'un alchimiste, nos viscères transforment, transmutent, trient nos aliments pour en transcender les sucs. Cela ne se fait pas sans une notable dépense d'énergie. Ce "moteur", pour fonctionner, a besoin d'un pot d'échappement. 

Nous autres, toujours désireux de nous instruire, de nous cultiver et de comprendre, nous avons besoin d'une analyse. Nous découvrons chaque jour, non sans un émerveillement admiratif, que nos organismes sont de véritables machines. Des instruments parfaitement réglés qui fonctionnent indépendamment de notre volonté. En émettant du gaz méthane. Oui ! Nous sommes tous en partie responsables de ce fameux trou dans la couche d'ozone. Par nos simples flatulences. 

Découvrons ici cette merveilleuse nouvelle étude. 
 

Le pet de Bourgeoise 

Des correspondants vivant dans des villes aussi diverses que Paris, Marseille, Lyon ou encore Rouen, nous écrivent. Dans leurs missives souvent explicites nous découvrons le plus souvent le même constat. La Bourgeoise pète aussi. L'un de nos fidèles lecteurs nous fait part de ses nombreuses expériences en tant que médecin, gastro-entérologue. Son témoignage précieux permet à nos analyses de trouver des fondements certains qui resteront dans les annales. 

Pourquoi cette dissertation sur le pet de Bourgeoise ? Demandera le lecteur étonné autant qu'érudit. Nous répondons. Il n'y a pas de pets particuliers appartenant à une classe sociale particulière, privilégiée. Un pet reste toujours un pet. C'est à partir de ce postulat que nous pourrions légitimement tourner la page et passer à une autre catégorie de pets. Que nenni. Nous devons nous pencher avec une grande attention sur ce pet souvent étrange. Le pet de la Bourgeoise. La bourgeoise très chic. 

Nous prendrons toutefois garde de ne pas franchir les limites du bon goût et de rester dans l'admissible. Scientifique. Le pet de Bourgeoise se distingue par un assez bon fumet. Il paraît souvent bien portant et finement accommodé. Il reste ce parfum d'oignon grillé qui persiste longuement dans une chambre bien close. Souvent l'oignon de Roscoff. Juste avant de se répandre, si nous avons le privilège d'avoir le nez près de sa source, le pet de Bourgeoise sent l'ail. 

C'est un phénomène curieux qui peut quelquefois s'accompagner de l'effluve parfumée du bolet ou encore des cèpes. Chacun peut s'en contenter sans être un fin gourmet. Il est quand même préférable de savourer ce pet en cuisine. La Bourgeoise aime a partager un thé, vers dix sept heures, accompagné de petits gâteaux, avec des amies intimes. C'est alors le plaisir du mélomane averti de pouvoir apprécier de véritables concertos. A la fois sonores et olfactifs. 

Le pet de Bourgeoise s'apprécie autant en intérieurs qu'en extérieurs. Il gardera toutefois sa particularité à l'intérieur. Quelques esthètes, amateurs de parfums raffinés, aiment à respirer le pet de Bourgeoise dans le parc d'un château. En effet, là, entre les bosquets, les fourrés et les fontaines, le pet de Bourgeoise délivre toute l'étendue de sa qualité. A la fois gustatif, odorant, le pet de Bourgeoise est très recherché par les gentlemen ou encore les hommes d'affaires.
 
Oncle Julien
 
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Cornue à pets .jpg

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