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Marioons blog

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Pavé du soir bonsoir


Marioons

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C’est plus fort que soi, mais pour notre plus grand bien. Quand on s’ouvre à l’amour, on s’ouvre à la plus grande des forces. On se relie aux forces de l’univers, on cesse de tourner en boucle dans nos propres schémas limités, et on accepte enfin les innombrables mains tendues par le monde. On cesse de se laver obsessionnellement avec la même eau, mille fois souillée de notre propre crasse, et on plonge enfin dans l’océan d’eau pure et fraiche de la vie. On sort de la folie. La véritable folie, la plus répandue sur cette Terre : celle de vivre dans le monde, mais coupé du monde. Au milieu d’une foule, mais désespérément seul, parce qu’anesthésié, parce que dominé par la peur. Insensibilisé à soi, insensibilisé aux autres. Parce qu’on n’a pas encore trouvé la source d’oxygène, on a besoin d’une combinaison spatiale, encombrante et limitante, pour survivre.

On croit avoir compris, avoir vécu, mais jusqu’alors ce n’était que de la 2D. Ce n’est que lorsqu’on passe à la 3D que l’on réalise, ce n’est que par contraste que l’on se rend compte. Et alors cette fois on a la présence d’esprit et l’humilité de se dire qu’on ne connaît même pas encore la 4D…

Tu vois des films qui le mettent en scène, tu en entends parler, tu le nommes, tu le mimes, mais le connais tu vraiment ? C’est un vague souvenir en toi, une « impression » (imprimer = concept plaqué en 2D pour en garder la trace, le coder…), quelque chose dont tu as l’intuition profonde, que tu peux ressentir déjà sous des formes partielles, furtives ou amoindries, mais tant que tu ne l’as pas vécu de tout ton être, le « connais » tu vraiment ?

Connaître. Co-naître. Naitre ensemble. C’est un processus. C’est un acte. Au sens ancien, connaître quelqu’un voulait dire qu’on avait fait l’amour avec lui… On ne connaît pas tant qu’on n’est pas passé par le lien de l’amour. On ne SE connaît pas tant qu’on ne s’explore pas avec amour. Co-naître, c’est faire l’amour… On naît à la vie, à soi, par l’amour. On naît grâce au lien. L’amour source de vie physique, c’est connu, mais aussi psychique. On n’est pas vraiment naît psychiquement tant qu’on n’est pas tombé amoureux. On n’est pas incarné. C’est comme si notre corps était un robot qui fonctionnait en automatique en attendant patiemment que l’âme à l’intérieur veuille bien se réveiller. Il survit comme il peut, seul face au monde avec son bouclier et ses armes malhabiles, pour protéger cette âme qui dort. Comme le dragon qui garde son trésor. Le dragon c’est notre corps, le trésor, notre âme, notre destinée, notre capacité illimitée à aimer. La belle au bois dormant réveillée par le baiser du prince charmant. La belle au bois dormant, c’est notre âme. Et notre âme est faite pour aimer. Tant que les conditions ne sont pas réunies, elle préfère dormir. Elle préfère dormir que vivre dans un cauchemar. Son château, c’est notre corps. Le cauchemar, c’est le monde sans amour, les ronces autour du château. L’âme qui se réveille, par et pour l’amour, s’unit alors au corps, se mélange et fusionne, est-ce ça l’alchimie ? Mais ce processus ne peut avoir lieu sans la connexion à d’autres âmes. L’âme seule ne peut trouver l’énergie pour s’alchimiser que par l’union à d’autres âmes, et certaines qui sont tout particulièrement complémentaires, permettent tout particulièrement le processus.

J’ai eu besoin de passer par la théorie avant. J’ai eu besoin d’avoir l’illusion de comprendre les choses uniquement par le mental, pour enfin accepter que je ne pouvais les comprendre totalement qu’en acceptant aussi le lâcher prise et en en faisant l’expérience.

Des peurs remontent. Premier réflexe : les écarter, les minimiser, les nier. Mais l’amour est fait pour accepter tous nos sentiments. C’est quand j’ai accepté profondément mes émotions, et surtout mes peurs que la vie m’a fait les plus beaux cadeaux. Quand je me suis avouée mon sentiment de vulnérabilité, ma peur de la perte. L’amour ce n’est pas un sentiment plat, lisse, inébranlable, dénué de peur, de passion, de colère, de doutes. Ca inclus TOUT. C’est l’inverse de l’exclusion. C’est de l’inclusion. (Comprendre = « prendre avec soi ». Accepter, englober, prendre tel que c’est. La capacité de « comprendre » les choses et les êtres serait proportionnelle à la capacité d’aimer ?). C’est l’inverse de la fission, c’est de la fusion. C’est l’acceptation de tout ce que je suis, tout ce que je ressens, à chaque instant, de tout ce qu’est l’autre, de tout ce qu’est le monde. C’est la somme de tout. C’est le plus vivant, complet, vivifiant, unifiant des états d’être, parce que ça active tout, et de toutes les manières. Et ça relie tout. C’est comme un liant qui répare les fissures et rend le tout encore plus beau. Ca active tout… or ne dit-on pas que l’attention donne de l’énergie = active, guérit ? L’amour, ce serait en fait une attention accrue dénuée d’attentes, donc une « énergétisation » accrue. L’objet de l’amour serait énergétisé en même temps que celui qui l’éprouve (l’éprouver énergétise déjà), à la hauteur de son ouverture, de sa « réceptivité » à cet amour. La méditation, ce serait l’entraînement à généraliser et intensifier ce type d’attention. Aimer un être en particulier, un « entrainement » à aimer l’ensemble des êtres. Même pas un entraînement en fait. Un miroir, un processus parallèle. Car aimer vraiment un être revient à aimer la totalité de l’univers, si l’univers est en chacun. « Connais toi toi-même et tu connaîtras l’univers » > Aimes (quoi que ce soit, mais véritablement) et tu aimeras l’univers… ?

L’univers serait déjà terminé, champ infini statique où le sens de la vie se résumerait à appuyer sur une télécommande pour zapper d’un possible à l’autre ? J’y crois de moins en moins. Je crois qu’il se crée à mesure que l’on vit, et qu’en aimant on contribue à le rendre de plus en plus beau. Le processus alchimique qui se passe au sein de notre corps ne serait que la version micro de ce qui se passe en macro dans tout l’univers. « Ce qui est en haut est en bas, ce qui est en dehors est en dedans » ? Alors si je m’alchimise, il ne peut en être que de même pour l’univers ? Oui mais « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » ? OK. Alors l’univers a toujours été là, peut-être, ok peut-être que tout est déjà là, mais tout n’est pas encore transformé, alchimisé, alors. Rien ne se crée dans le sens de rien ne s’ajoute, ok, mais par contre il y a création dans le sens qu’en se transformant, il y a apparition de nouveauté, d’inédit.

L’amour, dans un dernier sursaut, fait remonter à la surface les émotions négatives, les peurs les plus profondes, comme pour les balayer une bonne fois pour toutes. Les émotions positives apportent avec elles leurs sœurs jumelles, négatives. Mais c’est pour mieux s’en libérer.

La source du lien entre deux êtres est toujours là. C’est le lien qui peut être mis en mode off, obstrué par les peurs de chacun, mais la source ne s’éteint jamais. « Parce que c’était lui, parce que c’était moi ». Ce lien est unique. D’autres existent, intéressants, nourrissants, mais seul ce lien là crée ce type et cette intensité d’alchimie là.

Avant je pré-sentais que c’était là mais ce n’était pas encore unifié à tout mon corps. Comme si c’était dans le cœur (« au cœur de » = au centre = à la source), en potentiel, et que ça n’attendait que de s’étendre. C’est comme si c’était « monté au cerveau ». Et en le laissant monter, descendre, s’étendre, on s’unifie soi-même. En se soumettant à lui, on se libère. En lui résistant, on croit maitriser les choses et être libre, mais en réalité on ne fait que rester prisonnier de soi, de notre ego. La seule soumission qui nous rend paradoxalement plus libre et plus fort que jamais serait la soumission à l’amour… ?

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