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La route vers la liberté

Marioons

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La route vers la liberté intérieure est-elle une voie de solitude ?

Car si la majorité préfère se nourrir d'illusions afin de conserver un confort, une sécurité, un contrôle (eux-aussi illusoires), combien sont prêts à se détacher de ce peloton rassurant ?

Celui qui choisi la liberté provoquera chez celui qui y renonce un mélange d'envie, de peur, de pitié ou de haine, mais rarement de l'indifférence. Car par son indépendance d'esprit il remet en question les fondements même du mode de vie commun.

Celui qui choisi la liberté doit donc s'armer d'une grande sagesse et solidité face aux critiques, aux tentatives de déstabilisation de la masse, qui tentera par tous les moyens (fausse bienveillance, mesquinerie, manipulation, voire violence assumée) de lui couper les ailes.

Comment alors ne pas renoncer ? En nourrissant cette résistance, sans pour autant tomber dans la rigidité et se retrouver prisonniers de notre propre carapace. Car la liberté intérieure doit nous permettre de mieux jouir du contact au monde, et non pas tourner en rond sur elle-même.

Comment nourrir cette résistance ? En cultivant une grande honnêteté et bienveillance envers nous-même afin de pouvoir nous ressourcer même dans les moments de solitude.

Pour ne pas s'auto-détruire, l'amoureux de la liberté devra également être un fidèle amoureux de la vérité, de l'écoute et du respect de soi et de l'autre.


   Alerter


4 Commentaires


Commentaires recommandés

Je pense cerner ta pensée.

La liberté évite l'enfermement et donne dans le même temps la possibilité d'action et de mouvement.

On est ce que l'on fait.

Ne te trompe pas de quête.

Qu'importe la vérité, le qui a tort ou le qui a raison, qu'importe les principes et les certitudes...

Cette liberté intérieure qui ne doit pas t'auto détruire par amour de concepts de vérité, de respect et d'écoute ressemble à une prison dorée.

Tes murs de confort, ta carapace dernier siège qui repousse l'ennemi à commencer par tes propres démons.

Trompe toi, prends tes risques, ouvre toi aux autres, sorts de toi, prends des coups, tu ne les sentiras même plus.

Et au bout du bout tu le trouveras ton Bonheur...

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Je ne partage pas forcément ton idée selon laquelle la position de recherche de notre vérité, l'importance accordée au respect et à l'écoute de soi serait une prison dorée. Il ne peut y'avoir prison que si l'on érige des murs entre soi et le monde, or je ne vois pas en quoi ces trois concepts peuvent être considérés comme des murs. La prison dorée serait pour moi plutôt le fait de considérer que l'on détient déjà LA vérité et que notre situation est au mieux de ce qu'elle peut être : illusion et stagnation.

A l'inverse, les faits de "s'ouvrir aux autres", "prendre des coups" ne garantissent à mon sens aucune libération.

Foncer plus ou moins à l'aveugle, pensant que la simple expérience nous libérera automatiquement, en mimant l'ouverture au monde et en faisant fi de nos peurs, sans prendre le temps de l'introspection, de l'écoute de nos émotions, et de la compréhension des choses qui nous arrivent, me semble être plutôt l'assurance d'un renforcement à petit feu de nos carapaces.

Mais bien sûr, l'introspection sans expérience ne se nourrit de rien et tourne donc dans le vide, source d'anxiété.

Les deux sont donc complémentaires, et l'un sans l'autre perd de son sens.

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