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La course aux flingues

yacinelevrailefou

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La course aux flingues ou La société du pauvre. (Petit texte alambiqué écrit entre Orléans et Bordeaux)

Dans mon emploi du terme "civilisation" et de ses nombreux sens qu'il contient, ainsi que les régressions épistémologiques que l'on lui attribut généralement historiquement -en réalité universelle- et plus particulièrement en langue française; je n'y vois qu'un foin électoral qu'il est convenu d'appeler démagogique ou plutôt hégémonique - d'un impérialisme oligarchique de l'injuste finance. Mais pourquoi ne pas en développer l'image pour non pas en apprécier la force véritable mais bien sa faiblesse que certains et même beaucoup trop s'efforcent de soutenir. Des menteurs qui renient leurs forces en s'associant en faiblesse, principe de la faute. C'est l’intelligence au service de la bêtise; si connues l'une et l'autre qui malheureusement peuvent faire sourire, mais qui n'ont de prétentions que les larmes et le sang.

La contre-offensive nécessaire aux opprimés et à leurs propres survies s'égare parfois dans les réflexions de l'oppresseur, à savoir le désespoir "néant" et la logique avoisinant cela : Perdu pour perdu cessons le combat, jetons nos flingues, explosons les vers le néant, on ne sera pas touché... Or, l'on pourrait craindre qu'une fois jetés, l'explosion des flingues retentirait non pas dans le mensonge mais dans la matérialisation de ce mensonge niant l'univers physique par cette "vérité alors ontologiquement attestée" : le néant. Désastre humain, catastrophe planétaire, égarement éthique, production logique d'une science inhumaine élevée par orthodoxie humaniste/protestante à être l'image suprême, blasphème libérateur de l'inconscience... destructrice et destruction. C'est alors que subsisterait deux choix pour les survivants : la guerre pour la bataille, la bagarre pour se taper dessus, se battre pour pouvoir se battre... ou, concourir à la beauté de ce qu'ils sont... Et dans la mesure qu'il leur resterait ce qu'il suffit : le vie; ils s’évertueraient à pouvoir courir pour être premier dans la compétition que jamais nous ne devons gagner, ceci est vital, et c'est La Course aux Flingues :

Quand la civilisation sera dépouillée de toutes ses attributions et qu'il ne restera que son nom majestueux. Ce nom ne sera plus le port de toutes les connaissances admises et reconnues par un ensemble alors "civilisationnel".

Il ne dépendra que de celui qui s'en sera fait acquéreur. Le peuple politicien n'a déjà pas la souveraineté de la totalité de sa civilisation; l'arme de défense de celle-ci est entre les mains de personnes niant toutes implications dans ce qu'est "civilisation". Leur éducation est monétaire, leurs motivations sont financières et leur but est lucratif.

C'est une association de malfaiteurs indépendants. Leur union réside finalement en une entente à appuyer sur le bouton de la Bombe persuasive et non à gérer un quelconque intérêt commun ou suprême par la maîtrise de la puissance destructrice nucléaire dans des schèmes interférant à ces intérêts unifiés en eux-même. Ces intérêts sont alors considérés détenus par d'autres puissants, puissants tout autant que leurs considérations à posséder ou à être la possession, leur liberté. La définition de la liberté est dans tous les cas une définition de puissance destructrice; la faiblesse attestée, envisagée et renouvelée par ces êtres la recherchant au lieu de la fuir. C'est, en somme, le propre de l'éternel insatisfait, ou l'insatisfait devant l’Éternel. Se croire libre est se croire éternel, or cela est faux; tout simplement et aussi simplement que la simplicité. Le penseur a sa responsabilité même si il ne peut rien, il doit dire "attention" comme à celui qui se dit posséder sa propre peau selon les couches épidermiques que la science ne cesse de disséquer, dissociant l'unité propre à la matière... Les puissants, donc. Mais la version du pouvoir appuyant l'inverse entre en désaccord par exemple, avec la sexualité freudienne, qui en toute logique s'y oppose et ce, comble mythique, envers Mr Freud et sa perversité synthétisée "analytique" ( farce à laquelle beaucoup trop ont cru et qui tient encore par supercherie et orgueil de cocu stupide. A n'en point douter, le recul fait apparaître de cette contre-science, cette anti-émancipation humaine, le fait même qu'il n'y a aucune recherche à guérir une pseudo-pathologie présent en syndromes "analysés" le plus objectivement (?) mais à émanciper ces derniers en tant que conscience d'une sale vérité; c'est l'essence de la passion des insensés, la teneur de la blancheur maculée du sang des bourreaux des tyrans, la perdition rendu pureté, ...oui, c'est cela, et non la folie et ces "pauvres fous").

Je rajoute à ces évidences/injustices une autre qui est peut-être la mère de toutes les précédentes et qui nourrit littéralement ce auquel il nous faut lutter: le monde appartient à chacun.

Loin de désavouer non plus l’irréalisable et dangereux projet de la vision où le monde appartient à tous; j'essaie moi-même de cultiver ma conscience en ce que le monde ne nous appartient pas, sans en renier l'existence.

Ces puissants, donc, sont les ennemis d'eux-même en étant celui des peuples, de leurs civilisations, de l'humanité; de Dieu.

Inconscients, je l'espère, de se vouloir homme en dépit de l'humanité, délivrons-les de ce mal pour le Droit. En justice, en vérité, cela est le bien du monde; et c'est bien..., et parce que c'est bien que cela en est évidence. Et pourquoi ne pas aimer en cette bonne évidence, celle que finalement nous aimons en Dieu ?

Apprenons les consciences à être "consciencieusement". Être c'est parfois se battre pour les armes. Elles sont moyens du moyen pour aboutir à être. La pauvreté est la lutte du riche. Pour ou contre, il ne peut être le frère politique du pauvre qu'à moyens identiques, ou bien par l'amour sincère qu'il porte à Dieu lui-même en le portant lui-même à son frère. La fraternité dépasse la condition du pauvre, cet homme matériel, spirituellement trop ou trop peu. Elle ne se cache pas non plus en ce qu'elle est humaine/naturelle/historique... Non ! Elle est évidente en amour, en ce qu'elle est Amour de Dieu.

La nécessité de se battre pour avoir les armes est la lutte du pauvre insoumis car oppressé. La "liberté" du peuple passe par la lutte armée. De quelle "liberté" ? , serait-on curieux de demander que je répondrais, en m'offrant à ses charognes légitimant l'absence en leurs inventions due à leur orgueil "d'êtres créateurs" de leurs destinés (de qui se moque-t-on !) en ce mensonge "liberté" - qui l'est d'ailleurs tout autant que leurs propres aperçus du "libre arbitre", ma liberté est celle que je ne reconnais pas en m'y soumettant de tout mon coeur. C'est hélas ma charogne, la noirceur dans mon coeur, l'impureté de celui-ci, ma mort repentie. Mon âme, donc, qui (ne -?-) peut vous l'expliquer. C'est l'âme que j'invente en ce que vous en avez (en vous y penchant de plus prêt) maintenant la très minime connaissance de la mienne. La lutte armée est la véritable lutte, celle pour le véritable pouvoir qui lui même la permet; la présence politique qu'atteste la lutte politique qui est permise par ce même politique. La lutte du pauvre c'est Le pouvoir, l'unique pouvoir, celui que ni vous ni moi n'avions, la volonté de pouvoir se soumettre. Se soumettre à l'échelle du pauvre (en mon cas seulement); c'est aussi à l'échelle du riche tout comme à l'échelle de la femme, à celle de l'homme ou plus simplement de l'Homme, mesure de toutes choses... Et l'Homme, en tant qu'être de raison, tend vers...

Le devoir du pauvre est d'être 1er à la course aux flingues.


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