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En Suisse...

yacinelevrailefou

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...EnSuisse : « Gutentag Berne ! », ou confidencesd'un écrivain...

Unjour, un écrivain fou fut trompé. Sa femme et leur mariagevoyageait tantôt à l'Ouest, tantôt à l'Est ; selon lemeilleur parti d'un divorce qui se doit d'être - et ne le peutseulement - prononcé. Voici ses sentiments... Ses écrits.

-« De conséquences en conséquences, il y a des lecteurs quifont l'amour. Par exemple, ce qu'ils ont lu de moi les font plus queréfléchir. Ils y pensent et, plus grave, ils y mettent le cœur.Ils font péter leurs cœurs jusque vers les étoiles. Qu'est ce queces étoiles leur donnent ou, de quel espoir puisse se matérialiserun désir au même titre qu'un souhait ? Quel étrange affairececi que ne pourrions nous pas en conclure à de délirantesimpressions ?... En lecture, voici ma véritable visite deBerne, un soir de Septembre.

Mevoilà à Berne. Il ne manquerait plus que j'écrive en dansk pour unbeau jour me retrouver à Copenhagen ! Me voilà à Berne sansréellement le savoir... Comme happé dans un chemin qui ne devaitêtre que le mien, à ce moment... Comme intrigué par le destin,guidé vers une femme dont l'appel résonnait en des sphèredépassant les choses physiques et même de l'esprit. Une descriptionde ce phénomène ne réussirait pas à donner son entière étendue.C'est une succession de circonstances envoûtantes que j'attribue aupouvoir de l'écrivain et donc en cela de l'écriture et encore plussûrement : de la lecture. Mais à vrai dire, seul la poésie oule théâtre absurde peuvent faire entrevoir dans l'imaginaire devous, lecteurs, la vraie nature de ce que j'ai vécu... La trahison,l'effet de la fornication. En voici un court extrait.

Jesuis seul. Dans la cohue et le bourdonnement de la ville, mais seul.Que fais-je ici, dans le froid, avec mes remords, mes divagations,pendant que toi tu baises... Seul. Me prélassant tel un survivant,je suis sur des marches non loin de la gare, n'ayant pour nourritureque le voyage à l'ardeur vitale ; j'écris, le papier penchésur la pierre, à demi couché, soulevant la tête parfois commescrutant l'oracle de la manipulation phénoménale dont je montre làla preuve :

« J'écris,tu baises, je galère, tu penses et j'écris...

J'écriston mal ainsi qu'avec intelligence ta stupidité qui me meurt.

J'écris,tu baises, je me meurs, tu baises , je meurs, tu baises,j'écris, tu y penses, je galère à en mourir, tu baises et celam 'achève ; tu baises encore...

C'estvraiment très intelligent d'écrire ; les imbéciles en baisenttoute la gloire de l'auteur, ces lecteurs tuent l'auteur tropécrivain et condamné à le rester par leurs fautes, entre autres lafornication. Car j'affirme qu'il y a un sens caché qui fait officede conséquences en chaque acte de l'homme. Sans doute à la mortnous informera-t-on de ce que nous faisions véritablement. L'hommehistorique en témoigne. Et de par cette responsabilité, de faitspour causes et en tant que conscient moralement du mal de l'acted'aimer sans sacralisation de l'union ; la chose anodine, lebadinage, n'est en fait que la source invisible, caché, d'un malheurbien réel et palpable en chacun de nous. Ainsi la morale aurait unpouvoir sur nous, hommes historiques et d'un degrés moins rationnelque le bon sens.

Tubaises, je galère, j'écris, tu y penses, tu baises, je galère,j'écris...

Deconséquences en conséquences ; d'écrits en écrits,d'aventures en aventures, je meurs quand tu baises. Fusses-tu àBerne. Peut-être suis-je en bas de ta chambre, assis misérable,côtoyant pauvreté comme de riches industriels côtoie sans doute tachambre. Cette chambre où je ne suis pas, où je ne serais plus.Peut-être m'as tu aimé, peut-être m'aimes-tu encore en teslectures, faisant de ton amant le réceptacle de ta jouissance dem'avoir plus que lu, connu ? Peut-être m'as tu appeler sans levouloir, guidé jusqu'à toi sans le savoir. Inconsciente du mal quetu fais, auquel tu t’adonnes avec je ne sais qui...

Tume répètes sans cesse : « fais cela ! Et tu verras,tu ne galéreras plus ! »... Quel triste fin de t'avoirgarder pour amie... Mais je m'y atèle, je prend tes conseils, lessuis avec la bonté qu'ils inspirent. J'écris donc, je produit, jetravaille. Je fais alors tout cela, ce que tu me dis. C'est alors queje réussi presque. Presque, car une fois que tu baises, pensant àmes écrits, à moi, ma galère ; tout ce que je fais dans lesens de ne plus gérer la misère est empêchements, comme ne pouvantêtre finalisé, ceci restant comme inabouti est devenu comme ayantété une peine inutile et stérile.

Jen'ai plus d'eau pour me laver afin d'aller à ce rendez-vousimportant ; pas de crédits téléphoniques pour appeler afinque je récupère la chose qui en la donnant à un tel ferait que magalère s’arrêterait. Aujourd'hui, sous sans doute ton balcon, jeressens une vérité. Celle qu' avec même la plus grande courtoisieet un sens plus qu'aiguisé de l'angle le plus aigu de la chose, enl'expliquant, malgré tous les bons arguments et le peu de raison quel'on trouvera à me dire non, l'on me refusera. « Non. »L'on me dira non !

Toiaussi tu ne cesse de me dire non... quand je ne suis pas là et quetu baises. Et quand tu me parles, une fois réuni, toi et moi, tu mereproches de ne pas faire cela, de n'avoir point fait tout ceci,etc... Ces reproches et conseils sont comme tu dis, pour ma santé.Ce que tu dis... car tu m'aimes. Tu m'aimes tellement, tu aimestellement ce que j'écris, ce que je fus pour toi, tellement tu ne lecomprends pas, tellement mes écrits te touchent, toi, intelligenteet tellement belle ; tellement tu existes par ce que j'écris,tellement tu me connais, que tu veuilles que je t'aime, toi, end'autre bras pour en définitive m'oublier... Tellement tu baises.

Tellementtu baises, tu me tues. Et en ma galère, par et de ta faute, tu mevoues à la misère, au feu !

Mauditetu es, et tes maudissures pleuvent nues sur ma vie, l'évaporant toutcomme la mort se fait de la pensée. Tu ne peux pas penser autrechose, baisant ce que je suis, tuant mon œuvre. Me voilà mort queje serais encore maudit par tes soins coupables vis-à-vis de mamémoire. Me voilà mort et tu baises encore le fait que tu m'asconnu, aimé, que j'ai écris sur toi, sur ta beauté, tonintelligence, mes incompréhensions magnifiques, mes ratés... Surton existence aussi, ceci qui m'a fait être ce que mes écrits sont,sur l'amour que j'ai eu pour toi, sur tes bons sentiments envers masanté...

Auvue que nous ne pouvons plus être ensemble, écrire ensemble, etc...et sachant que tu ne puis pas m'oublier, une solution semble êtrel'ultime moyen de réchapper à ces temps maudits : tu doisdisparaître pour que je ne souffre plus de tes écarts. Me voilàici à Berne, et toi, sirène des sommets helvètes, ne m'auras pointà l'amour mais à la mort comme la haine que j'ai de toi. Toi quifis que je sois à ta recherche. »

Aprésent Berne est au loin, oublié dans le cours du temps, gisantsous un amoncellement d'effets, de causes, ne subsistant à chaqueinstant que plus timidement. Je reprend ma marche avec toujours cettehaine qui m'y amena. Toi, femme, instant de vie, de la force de lamienne, la forçant, l'intensifiant même si elle fait mal ;j'aime ma vie telle toi, Femme, l'a voulant à ta façon. »




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