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La conscience nécessite l'intégration d'informations qui parviennent en permanence à notre cerveau, mais peuvent ne pas devenir conscientes ».

chris-

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La conscience.

1 - Approche de la conscience :

A – La conscience au fil du temps :

Voilà des millénaires que l’homme s’interroge sur la conscience et, grâce à l’écriture, nous avons pu suivre l’évolution des connaissances en ce domaine. C’est ainsi que, au cours des siècles, des distinctions ont été établies selon que la conscience a été attribuée aux dieux, à l’homme ou aux animaux.

Toutefois, ce qui se dégage d'une manière générale, c'est que la conscience a essentiellement été attribuée à l'homme et, cela va de soi, aux intelligences qui président aux destinées humaines : les dieux. Nous n'oublierons pas que nous avions envisagé l'idée que les dieux pourraient bien être le résultat de la perception intuitive que nous avons de notre inconscient.

Comment a pu se faire la distinction entre la matière et la conscience immatérielle ?

Comment l'homme a-t-il appris à se distinguer de l'animal ?

Comment la vision de l’homme sur lui-même et le monde animal a-t-elle évolué ?

Enfin, qu’a représenté pour lui la conscience au cours des siècles ?

Voyons comment s'est déroulé ce débat.

a - La préhistoire :

Il y a près de 275 000 ans, nos ancêtres néandertaliens exprimaient déjà leur conscience de la mort dans leurs sépultures, les premières avérées.

b - Les croyances :

Les choses se précisent lorsque l'écriture s'instaure. Ainsi, dans l’Egypte ancienne, une tentative est faite pour définir les différents éléments constituant l'être humain. Christian Jacq [3] a énuméré les neuf éléments essentiels de l'être pour les initiés égyptiens selon les croyances de l'Égypte pharaonique.

1 - le corps, image matérielle du grand corps céleste (djet) ;

2 - le dynamisme créateur, (ka) ;

3 - l'âme, (ba), possibilité d'incarner le divin sur cette terre ;

4 - l'Ombre, reflet de la vérité (shut) ;

5 – la lumière de l'esprit (lakh) ;

6 - le Cœur, siège de la conscience et de la mémoire (ab) ;

7 - la puissance de réalisation (sekhem) ;

8 - le Nom, vérité ultime de toute création (rèn) ;

9 - le corps spiritualisé, (sakh) (...)".

Chacun de ces éléments avait pour but de comprendre et diriger la vie temporelle en réglant au mieux les relations avec les dieux, ainsi que le passage inévitable dans l'au-delà.

Ainsi, si le Ba (3) est considéré comme l'élément spirituel qui anime l'individu, il est à distinguer de la puissance de réalisation que constitue le sekhem (7), et surtout de la conscience dont le siège est au niveau du coeur (6).

Un cœur qui doit absolument être conservé pour que le défunt puisse se présenter devant Anubis. Sans conscience, pas de survie après la mort.

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Le coeur du défunt, siège à la fois de la conscience et de la mémoire de ses actes,est déposé dans une urne sur l’un des fléaux de la balance.

Il ne doit pas peser plus que la plume de Maât, déesse de la vérité et de la justice.

Plus lourd, il sera dévoré par Ammout la déesse crocodile.

(d'après le papyrus d'Hounefer)

Pour la mystique juive, l’âme différenciée du corps, est constituée de cinq entités : la nêfesh (esprit), le ru'ah (souffle, anima), la neshamah (âme, spiritus), la hayyah (vie), et la yehidah (union).

C’est dans d’autres cultures que tous ces éléments vont fusionner pour se réduire essentiellement à deux éléments principaux : l'âme et le corps. L'âme prend alors une importance majeure car c'est elle qui permet de franchir indemne la barrière de la mort et de survivre dans un au-delà..

L’âme est alors l’élément qui va permettre d’accéder à la vie éternelle.

L'âme comme l'esprit sont des acquis d’ordre culturel que l'on ne cherche pas vraiment à expliquer. Il s'agit d'un don des dieux et il faudra attendre les philosophes grecs pour que la notion de conscience apparaisse avec tous les questionnements que soulève le mystère de son fonctionnement.

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c - Les philosophes :

Pour Aristote, (philosophe grec -384, -322) toutes les idées sont dès le départ contenues dans l'esprit, mais, pour devenir fonctionnelles, elles doivent être actualisées par l'expérience.

Il existe une continuité chez les êtres vivants. L'homme et l'animal possèdent une nature commune. Quant à l'âme, dans la tradition aristotélicienne, elle n'existerait pas sans le corps.

À l'inverse, pour Descartes (1596 - 1650, mathématicien, physicien et philosophe français), l'âme est une substance indépendante du corps. Sa vision marque un tournant de la pensée philosophique et va influencer l’ensemble de la pensée occidentale. Le corps n'étant que matière, il peut être étudié par la science.

La position de Descartes sur la nature des êtres vivants pourrait être résumée par la formule qu’il emploie dans la lettre au Marquis de Newcastle du 23 novembre 1646 : Le corps est « une machine qui se remue de soi-même ».

Il poursuit : « Je sais bien que les bêtes font beaucoup de choses mieux que nous, mais je ne m'en étonne pas, car cela même sert à prouver qu'elles agissent naturellement par ressorts ainsi qu'une horloge, laquelle montre bien mieux l'heure que notre jugement ne nous l'enseigne ».

« Je désire que vous considériez, après cela, (…) que toutes les fonctions que j'ai attribuées à cette machine, comme la digestion (…), la veille et le sommeil ; la réception (…) des sons, des odeurs (…); l'impression des idées (…). Je désire, dis-je, que vous considériez que ces fonctions suivent toutes naturellement en cette machine, de la seule disposition de ses organes, ni plus ni moins que font les mouvements d'une horloge, ou autre automate, (…) [et] font en sorte qu'il ne faut point concevoir (…) aucune autre âme végétative, ni sensitive, ni aucun autre principe de mouvement et de vie, que son sang et ses esprits, agités par la chaleur du feu qui brûle continuellement dans son cœur, et qui n'est point d'autre nature que tous les feux qui sont dans les corps inanimés ». Descartes, Traité de l'Homme.

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Cette vision mécaniste du corps, qu'il soit celui de l'animal ou celui de l'homme, va orienter la façon dont toute la science moderne va se représenter le corps. Bien sur, nous ne parlons plus aujourd’hui de celui-ci en termes de rouages mais nous manipulons de la même manière les gènes, et la cellule souche n’est jamais qu’une pièce de rechange apte à pourvoir à tous les besoins.

La médecine actuelle n’est-elle d’ailleurs pas avant tout une médecine de prothèses ? Le membre artificiel remplaçant la jambe que l’on ne peut faire repousser, tout comme la molécule antibiotique remplace le système immunitaire à défaut de pouvoir le réparer, ou comme la thyroxine de laboratoire remplace l’hormone thyroïdienne, à défaut de savoir guérir la thyroïde…

Toutefois Descartes demeure prudent dans ses conclusions : « Bien que je tienne pour démontré qu'on ne peut prouver qu'il y a une pensée chez les bêtes, je ne crois pas cependant qu'on puisse démontrer qu'il n'y en a pas, parce que l'esprit humain ne pénètre pas leur cœur. » Descartes, Lettre à Morus, 5 février 1646.

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La conscience serait-elle alors issue de quelque chose qui appartient au contexte matériel ? ou, au contraire ne lui appartiendrait-elle pas ?

Progressivement, les choses vont se préciser dans l'esprit humain, et c'est le philosophe anglais John Locke (1632 - 1704) qui, en 1690, va inventer le terme « consciousness », pour définir la conscience qui désigne l'unité de la personne, en la distinguant de la conscience morale.

Toutefois ce terme ne pouvait, à cette époque, être défini que de façon philosophique.

Pour Locke, il n'existe pas d'idées innées : l'esprit de l'homme à sa naissance est une « tabula rasa », une ardoise vierge. Ainsi, sa vision diffère-t-elle de celle d’Aristote, car pour lui seule l'expérience et la réflexion sont à l'origine des idées et de la conscience.

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Plus près de nous, le lexicographe et philosophe français Emile Littré (1801 - 1881) proposait la définition suivante du mot conscience : « Sentiment de soi-même ou mode de la sensibilité générale qui nous permet de juger de notre existence : c'est ce que les métaphysiciens nomment la conscience du moi ».

Mais la conscience demeure pour l’instant une réflexion sur soi-même. Le monde environnant ne semble avoir d'importance que dans la mesure où il nous permet d'avoir conscience de notre propre existence...

d - Psychologie et pensée scientifique :

Issue de la philosophie de l'esprit du XIXe siècle, la psychologie moderne va s'en éloigner résolument en proposant maintenant d'étudier le fonctionnement de l'esprit à la lumière de la méthode expérimentale. La pensée scientifique se met en route, et les découvertes médicales vont, dans le même temps, rappeler à quel point toutes ces questions sont étroitement reliées à notre système nerveux central.

Désormais le mot conscience ne désigne plus une entité mais une fonction : la capacité de connaître (William James - fin XIXe siècle, père de la psychologie américaine).

Toutes ces connaissances accumulées au cours des siècles ont permis aux érudits de pousser plus avant leur raisonnement. Aussi, la compréhension de ce qu’est la conscience a-t-elle quitté le domaine religieux et philosophique pour s'enrichir de nouvelles réponses apportées par les neurosciences.

Aujourd’hui, la connaissance de ce qu'est la conscience a tellement évolué, que nous ne pouvons plus nous contenter d’une définition basée sur la seule origine latine du mot : « cum scire = connaître avec » qui désigne la conscience comme étant la « faculté qu’a l’homme de connaître sa propre réalité et de la juger ».

B - La conscience aujourd'hui - neurosciences et conscience :

Le philosophe Ned Block va, en 1995, distinguer quatre aspects de la conscience en état d'éveil, suivi en cela par les neuroscientifiques :

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- la conscience phénoménale : elle correspondrait à la perception sensible qui dirige notre vie mentale et nos actes.

Un état mental appartient donc à la conscience phénoménale s'il constitue une expérience.

- la conscience d'accès : elle est à la base du raisonnement qui nous amène à agir ou exprimer notre pensée..

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- la conscience réflexive : elle consiste dans la capacité de suivre le cours de nos pensées ou de nos comportements par l'introspection.

- la conscience de soi :

Elle fait l’unité de notre vie mentale.

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Si les deux dernières catégories sont longuement étudiées par les philosophes, seules les deux premières relèvent du domaine scientifique.

Toutefois, la conscience d'accès qui gouverne la pensée rationnelle, dont la particularité est de posséder le langage comme support, est la seule qui soit vraiment accessible aux sciences cognitives.

Le fonctionnement de la conscience phénoménale se prête moins à l’expérimentation car, nous l'avons vu, la richesse des perceptions peut difficilement être décrite par la parole puisqu’elle est faite d'une expérience sensible qui ne peut être que subjective.

En ce début du XXIe siècle où il n’existe pas encore d’explication satisfaisante de la conscience, les neurosciences vont compléter nos connaissances.

Celles-là, bien que découlant des idées de Descartes, ne dissocient plus le fonctionnement de l'esprit de celui de la matière. Elles vont se développer dans deux directions :

- l'étude du comportement qui surgit au moment où la conscience entre en jeu : c'est ce que l'on appelle l'attention.

- l'imagerie cérébrale qui permet (entre autre grâce à l'IRMf) d’observer « en direct » les modifications survenant dans le fonctionnement cérébral.

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Anomalies dans le syndrome de fibromyalgie.[*]

Comment étudie-t-on la conscience aujourd’hui ?

a - Etude des comportements - l'attention :

Dans les années 1970, les scientifiques ont constaté que les animaux, tout comme, d’ailleurs, les jeunes enfants, regardent plus longuement les événements nouveaux que des événements connus ou prévisibles.

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Les études de la conscience vont alors surtout s’intéresser à ce phénomène, caractéristique de l'attention que l’on porte sur une situation ou un objet nouveaux.

Car c'est cette particularité comportementale qui a permis de découvrir que la conscience n’est pas le seul fait de l’humain adulte, mais qu’elle existe aussi chez les enfants et les animaux.

Mais l’animal a-t-il une « conscience de soi » ? Le test du miroir, imaginé dans les années 1970 par le psychologue américain Gordon Gallup, fait partie des méthodes utilisées pour le démontrer. Il consiste à confronter l’animal à son image dans un miroir, et il a été fait sur différentes variétés de mammifères.

Les scientifiques ont ainsi pu montrer que de nombreuses espèces animales (comme les éléphants ou les singes) savent se servir d'un miroir comme outil, par exemple pour trouver des objets cachés. Mais comment faire pour savoir s'ils y reconnaissent leur propre image ? Pour cela, on fait une marque de couleur sur la tête de l'animal, alors qu'il est endormi, et on observe sa réaction lorsqu'il découvre son image dans un miroir.

Les premières études ont été faites chez les primates. Le bébé singe qui se voit dans un miroir pour la première fois cherche à attraper l'image derrière le miroir. Ultérieurement, il va découvrir que le congénère qui lui fait face fait le même geste que lui. Ainsi, sa conscience de « l’image » qui lui fait face va-t-elle se perfectionner au fur et à mesure qu'il comprend qu'il n'y a pas de congénère accessible, ni dans cette surface plane ni même derrière elle.

Affinant sa connaissance de l'objet tant par la vision que le toucher, il va alors progressivement découvrir que l'image qu'il voit est son propre reflet.

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On a pu aboutir aux mêmes conclusions en ce qui concerne l'éléphant.

En 2006, des éthologues ont installé un immense miroir dans l'enclos des éléphants du zoo de New York.

Commençant par chercher à passer leur trompe derrière le miroir, les trois éléphantes du zoo ont rapidement compris qu'elles s'observaient elles-mêmes. Elles se sont alors mises à explorer des parties de leur corps d'ordinaire inaccessibles à leur vue, comme l'intérieur de leur bouche.

Toutefois, les mammifères terrestres ont certainement une connaissance de leur corps, puisque tous font « l'expérience du miroir » en se penchant sur une étendue d'eau pour y boire. L'animal qui n'a jamais été confronté à un miroir aura, comme un enfant, un temps d'observation et d'apprentissage dans la nouvelle situation, avant de se reconnaître dans son reflet.

Mais si le singe, comme l'ensemble des primates, a plus de facilité à comprendre que l’image qui lui fait face n'est pas un congénère, c’est qu’il a la possibilité d’explorer cette image avec ses mains... Un mammifère marin ne le peut pas. Peut-on alors affirmer qu'un objet existe ou n'existe pas si l'on ne peut le toucher?

La conscience peut-elle se passer du sens du toucher ?

Deux chercheuses américaines, Dianna Reis et Lori Marino, ont montré en utilisant le test de la tache que les dauphins vivant en captivité sont capables de reconnaître leur image.

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Elles ont constaté que lorsqu'ils portaient une marque colorée, ils se contorsionnaient pour mieux s'observer dans le miroir. Par contre, s'ils n'étaient pas marqués, les dauphins se désintéressaient très rapidement de leur image.

La preuve semblait faite de la capacité d'une espèce non primate à se reconnaître dans un miroir.

Le même comportement a pu être observé chez la femelle orque. Lorsque celle-ci remarque la tache, elle va frotter la partie concernée de son corps sur une paroi du bassin pour l'effacer. Elle revient alors s'examiner devant le miroir et fait autant d'aller-retours que nécessaire pour que la tache disparaisse.

Dauphins et orques semblent démontrer que la conscience de soi peut se passer du sens du toucher.

Mais si l’animal (en l’occurrence un dauphin) semble se reconnaître dans un miroir, cette reconnaissance de soi est-elle une conscience de soi ? En d'autres termes, a-t-il conscience de son identité ?

L'étude des deux américaines pourrait apporter une réponse à cette question : elles ont en effet constaté que si le dauphin s’intéresse à ses propres marques, il n’éprouve aucun intérêt pour les marques faites sur son compagnon.

Selon Joëlle Proust, philosophe au CNRS, à défaut de pouvoir affirmer que les animaux ont une réelle conscience, le fait qu'ils fassent montre d'une attention particulière lorsque une situation nouvelle se présente, et que cette attention varie selon qu'il s'agit d'eux-mêmes ou d'autres congénères, laisserait supposer que les animaux apparaissent pour le moins doués d'une forme primitive de conscience.

Et cette forme primitive de conscience s'inscrit dans le continuum de l'évolution des espèces, l’enfant la possédant dès l'âge de 18 mois.

« La conscience n'est pas un phénomène spécifiquement humain ».

Le phénomène de la “conscience” est actuellement considéré comme le résultat de processus nerveux complexes. Cette complexité nous amène généralement à présupposer qu'elle n'existerait que chez les primates ayant un degré élevé de développement cérébral (toutefois, si les chiens et les chats ont toujours échoué au test du miroir, la pie peut le réussir).

Elle apparaîtrait progressivement au cours de ce développement, tandis que les connexions s'établiraient entre différentes aires pour créer ce que l'on appelle des réseaux neuronaux.

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Aujourd'hui, un certain accord semble prévaloir pour dire que la conscience surviendrait de la collaboration entre différents circuits de perception s’intégrant dans un fonctionnement global.

b - Imagerie cérébrale et statistiques :

Parallèlement aux méthodes comportementales, les recherches vont s'appuyer sur des analyses statistiques de l'activité cérébrale basées sur l'imagerie cérébrale.

L'étude de cas particuliers où les états de consciences sont modifiés (hypnose par exemple), ou altérés en raison de dysfonctionnements (épilepsie), de lésions cérébrales (blessures ou interventions chirurgicales), vient compléter et éclairer les résultats obtenus.

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c - La conscience modélisée :

Aux antipodes de la recherche comportementale, d’autres travaux, menés sous l’impulsion des Pr <a href="http://www.sommeil-paradoxal.com/livre3-page/01-conscience.html#modelise">J Pierre Changeux et Stanislas Dehaene nous proposent d’autres perspectives.

Ils ont développé un modèle informatique qui permet de comprendre le fonctionnement de la conscience. Ce modèle repose sur un cerveau constitué de deux ensembles :

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a - des processeurs autonomes traitent les signaux inconsciemment,

b - et une région que l’on appelle « Espace Neuronal de Travail Conscient » (ENTC) va rendre ces signaux conscients.

La réponse peut être absente ou se faire soit consciemment ou inconsciemment.

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1 - Si le signal est suffisant, l’attention sera activée (sujet qui découvre quelque chose de nouveau)

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2 - Le signal est trop faible. Bien que perçu par des processeurs connectés à l’ENTC, ce dernier ne va pas le percevoir. Il reste donc non-conscient (sujet dont l’attention est distraite par une autre situation).

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3 - L’attention préactivée va capter le signal qui va alors devenir conscient (sujet dont on a attiré l’attention sur un objet).

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4 - Le signal est fort et inattendu.

Suffisamment puissant pour être perçu par l’ENTC, il va pouvoir devenir conscient (sujet dont l’attention était distraite et voit cette dernière réorientée).

Il va s'agir maintenant de localiser le lieu de la conscience.

« La conscience nécessite l'intégration d'informations qui parviennent en permanence à notre cerveau,

mais peuvent ne pas devenir conscientes ».


   Alerter


1 Commentaire


Commentaires recommandés

C'est pour ça que la moitié des uns font bouffées des cachetons aux autres pour avoir l'avantage de la consciences et favoriser son insertion dans le monde de ceux qui comprennent mieux que personne et à qui il faut dire juste oui ou non .

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