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L'art de la flatulence

-GILBERT-

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:cool:

L'art de la flatulence.

Depuis des années, en parfait virtuose, je cultive l'art de la flatulence.

Attention, je tiens à préciser que je cultive cet art dans le plus parfait "clacissisme" et le plus parfait "académisme".

Dès la veille de la prestation publique, je prépare ma partition avec une diététique appropriée.

Rien ne réussi mieux à mon "instrument" qu'une délicieuse salade de champignons. Ingérée de préférence en soirée.

Ainsi, après une bonne nuit de transit intestinal, les "munitions" sont prêtes.

Il faut imaginer le principe de la cornemuse. Ce sac d'air qu'il faut savoir vider de façon musicale avec doigté.

Donc, à l'heure du "concert", de préférence à la messe de 10 h, au cinéma, au théatre ou lors d'une conférence, je peux interprêter ma partition au maximum de mes possibilités. Sans forcer ma respiration. Ce qui est d'une importance primordiale.

Du plus profond de mes entrailles, je peux sentir ce grondement sourd qui va aller en s'amplifiant.

Je peux le sentir se déplacer dans mon ventre, suivant les courbes magnifiques de mes intestins.

Là, en sachant qu'il n'y aura aucun risque pour le slip, je me mets en équilibre sur une fesse. La gauche de préférence.

En serrant les fesses afin de ne laisser passer que le strict nécessaire de "vent". Cela me permet de moduler longuement la nuance sonore. Le résultat est souvent au-delà de mes espérances. Inodore...

Partant du Do le plus profond de la clef de Fa, longuement je module la note pour l'emmener vers le Si bémol de la clef d'Ut. C'est un véritable frisson de plaisir, intense et viscérale, qui m'anime à ce moment d'interprétation sublime. Le Si bémol laisse toujours une effluve d'oeuf-mollet qui persiste dans les espaces étroits.

Pendant que j'émets cette première salve, au fond de mon être, je peux déjà sentir la préparation de la salve suivante.

Puis, dans un long chapelet de notes, plus classiques et plus académiques les unes que les autres, j'arrive à la Coda du premier mouvement. Les effluves sont suaves et persistantes...

Dans la salle, c'est la stupeur. Les regards se croisent, interrogateurs, suspicieux et inquisiteurs. Qui est l'interprête de ce mystérieux concerto ? Que l'on me pardonne cet oxymore, mais j''aime cette "célébrité anonyme". Mon génie ne réclame nulle gloire, je ne suis pas un de ces vulgaires pêtomanes populaires qui font la joie des music-halls. Non, je suis un esthète, un "sculpteur" de la flatulence.

J'ai déjà remporté de nombreux succès. Je me souviens de cette conférence sur l'ozone où, en parfaite harmonie avec le sujet, je ponctuais chaque intervention du conférencier d'une magnifique modulation vibrante et sonore, le plus souvent en Fa dièze.

Un magnifique Fa dièze, pur et divin, ne peut s'obtenir qu'avec un véritable cassoulet Toulousain, ingéré la veille au soir. Attention toutefois aux conséquences humides. Les effluves effroyables peuvent faire repérer l'interprête...

Un beau Sol, généreux et précis, ne peut s'obtenir qu'avec des pruneaux, ingérés la veille au soir. Toutefois, il faudra se méfier des noyaux qui peuvent générer une légère occlusion passagère mais pénible durant l'interprétation. Les effluves en sont immondes mais passagères...

Personnellement j'évite le Mi bémol et le La. En effet, je n'aime pas la paëlla ni le couscous. Et surtout pas en soirée. Si l'on désire "jouer" dans ces tonalités, je ne saurais trop conseiiler le port d'un masque à gaz...

Les personnes désireuses de savourer un concert privé, n'hésitent surtout pas à me contacter. Je pense entreprendre une tournée des "salons" pour 2014.

Tenues correctes exigées...

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