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Totalitarisme de la religion

Benny T

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Il s'agit d'être vigilant à toutes les offensives religieuses et d'argumenter contre l'imposture religieuse, contre la croyance et la servitude, contre l'aliénation. Ne cédons pas notre individualité à une religion, à une culture. Je défends l'individu contre les droits de sa culture.

Aliénation : la dépossession de l'individu et la perte de maîtrise de ses forces propres au profit de puissances supérieures, que celles-ci s'exercent à un niveau individuel (aliénation mentale) ou à un niveau social (aliénation sociale et économique). [http://fr.wikipedia.org/wiki/Objet_de_l'ali%C3%A9nation]

Aliénation dans le marxisme :

L'aliénation du travail est une thématique importante chez Karl Marx : dans le monde capitaliste, le travailleur vend sa force de travail. La finalité de son travail lui échappe complètement. En ce sens, le travail humain étant assimilable à celui de la machine, le risque est grand pour que le gestionnaire de la production considère l'homme comme un rouage parmi d'autres, comme une pièce interchangeable. En conséquence, il s'instaure un climat aliénant lorsqu'une activité humaine est dépossédée de sa finalité immédiate et que l'individu n'agit que sous les impératifs de lois (économiques) qui échappent à sa compréhension. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Objet_de_l'ali%C3%A9nation]

Marx a aussi écrit que la religion conduisait à l'aliénation ; c'est le sens de sa phrase sur l'opium du peuple. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Objet_de_l'ali%C3%A9nation]

[¿] la critique marxiste, comme celle des Lumières, repose sur un projet politique visant à libérer les hommes soit de l'emprise du religieux, soit d'une situation qui l'amène à se réfugier dans le religieux [¿] [http://fr.wikipedia.org/wiki/Critique_de_la_religion#Feuerbach_et_Marx]

[¿] [Max Stirner] analyse les diverses formes de soumission que subit « l'individu ». Stirner proclame que les religions et les idéologies se fondent avant tout sur des superstitions. Ainsi, le nationalisme, l'étatisme, le libéralisme, le socialisme, le communisme ou encore l'humanisme sont dénoncés comme des superstitions, des idées auxquelles on se soumet contre son intérêt. Stirner, comme le dit Camus, « fait place nette » , et le Dieu chrétien, l'Esprit hégélien, l'ÿtat, l'Homme de Feuerbach et des humanistes sont ainsi dénoncés comme autant de fantômes, comme des idées sans corps ni vie, toujours distincts de l'Unique [l'individu singulier concret, Moi, l'Unique], comme des idoles s'opposant à la suprématie de l'Unique. Stirner se dresse contre toutes les doctrines, tous les dogmes qui exigent le sacrifice de l'individu à une cause prétendue supérieure à lui-même.

L'Unique est souverain, il ne s'aliène à aucune personne ni aucune idée [¿] [http://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Stirner]

L'aliénation absolue

La religion ¿ toutes les religions, c'est-à-dire aussi bien les convictions religieuses que les pratiques religieuses et les ordres religieux ¿ constitue l'aliénation absolue de laquelle découlent toutes les autres aliénations et, par conséquent, et sans que je donne à l'expression le moindre sens religieux ou moral, tous¿ les maux dont peuvent souffrir les êtres humains.

Elle est l'aliénation absolue car :

¿ elle est d'abord l'aliénation des humains à¿ l'humain puisqu'elle nie l'humain pour le soumettre à un ordre non-humain : l'ordre divin. Pour elle, l'humain n'est pas une condition, une catégorie, une essence¿ mais un état, un état qui est celui de la déchéance, de la soumission, de l'inachèvement, de la transition, de l'errance¿ Elle est dépossession de l'humain de ce qui lui est propre : l'humain. Elle est l'anéantissement de l'humain et, à ce titre, constitue la forme la plus achevée de l'anti-humanisme.

¿ elle est ensuite l'aliénation de l'Un à lui-même puisque, ne le considérant pas comme un être en soi et pour soi ¿ une fin à l'égard de lui-même et donc, aussi, de l'humain -, elle le pose comme une créature, c'est-à-dire un objet entre les mains d'un ordre, divin donc, dont il est le jouet, privé qu'il serait de toute liberté de conscience et, plus généralement, d'être. La religion médiatise la relation de l'Un à lui-même puisqu'elle pose dieu comme sa conscience ¿ son deus ex-machina ¿, une conscience qui, par ailleurs, n'est ni libre, ni même autonome puisque l'ordre religieux ¿ éventuellement assisté de l'ordre temporel qui lui est soumis ou dont elle s'est assuré la complicité agissante : l'ÿtat, la Justice, la Morale¿ - se charge d'en assurer l'enrôlement, le contrôle, la surveillance, le conditionnement, la sanction (que cette sanction soit une peine ou une récompense). Elle est la négation de l'individualité, de l'unicité.

¿ elle est en outre l'aliénation de la relation de l'Un à l'Autre ¿ à tous les autres ¿ puisque cette relation est médiatisée par l'ordre divin et ses représentants terrestres ¿ le clergé ¿ mais également par les convictions ¿ avec tout ce que cela emporte comme impératifs moraux, interdits, obligations¿ - et, surtout, les pratiques religieuses, c'est-à-dire le rite comme codification/normation de l'être et du paraître. Elle est le sceau de l'assujettissement, de la domination, de l'appropriation, de l'exclusion, de la confusion¿ Elle est le meurtre permanent de l'Un et le triomphe du troupeau.

¿ de surcroît, elle est l'aliénation de l'humain au naturel ¿ la vie en général, c'est-à-dire l'univers au sens cosmogonique : le végétal, le minéral, l'animal¿ - puisque, soit elle ignore la nature qui n'est ni le temps, ne l'espace de la vie mais, tout au plus, le temps et le lieu du passage vers la vraie vie qui est¿ ailleurs et antérieure/ultérieure, soit elle prétend soumettre ¿ en l'objectivant - la nature aux humains alors que ceux-ci n'en sont pas les propriétaires mais, tout au plus, de simples locataires.

¿ elle est enfin aliénation au temps et à l'espace alors que ceux-ci sont la seule mesure objective de l'unique possible existentiel de l'humain : la vie, une vie humaine, ici et maintenant.

Comme je l'ai dit d'entrée, l'aliénation religieuse est le fondement ¿ idéologique, moral, politique, culturel¿ - de toutes les autres aliénations et, par delà, l'alibi, la légitimation, l'explication¿ de tous les maux dont souffrent les humains : injustice, inégalité, violence, exploitation¿ [¿]

[http://jccabanel.free.fr/mt_irreligion_lal...n%20asbolue.htm]

Au lieu de parler de " respect des cultures ", on devrait dire que l'irrespect consiste à empêcher les autres de penser librement. Je n'empêche pas un chrétien, un musulman de s'adonner à sa croyance ; je critique et je conteste, et je propose mes critiques au public, au lieu d'imposer ma pensée aux autres ; mais certains croyants, à cause de mes critiques, vont me censurer, m'anathématiser, me diaboliser, me menacer. Qui est irrespectueux dans l'histoire ? J'essaie de ne pas nuire aux autres, mais, évidemment, il n'y a pas que ma volonté qui me guide. Je ne me laisse pas dicter ma vie par des croyances. Je ne me laisse pas écraser par la société. Mon sens moral, je me le construis moi-même.

Dénoncer le repli sur soi communautariste en réponse à un repli sur soi communautariste. Au communautarisme on n'oppose pas un autre communautarisme, mais l'inaliénabilité de l'individu. Je dénonce le principe qui consiste à s'opposer à une culture dominante et oppressante par une contre-culture tout aussi autoritaire, uniformisante. Quand je critique des cultures, c'est parce qu'elles menacent ou nient l'inaliénabilité de l'individu ¿ la liberté sexuelle, la liberté des femmes, la liberté de chacun de disposer de son corps. Quand je critique des cultures, c'est par anti-communautarisme.

Individualiste et anti-autoritaire signifie : contre toute domination, qu'elle soit sexiste, raciste, capitaliste ; critique de toute culture installant un rapport dominant-dominé. Toute société évolue et peut à un moment donné se fonder sur une culture de domination.

Individualisme signifie : la seule identité c'est l'identité de l'individu, dans la relation avec lui-même, et pas dans le cadre d'une relation à une communauté.

Le but que je garde à l'esprit est : de sortir des divisions communautaires (l'identité est individuelle) et de la religion.

ÿtre antireligieux ne signifie pas être raciste. Le racisme c'est croire en une hiérarchie de races. S'opposer à une culture de domination chez un groupe n'est pas du racisme.

La culture est ce que les membres d'un groupe font à un moment donné ; elle n'est pas figée, immuable, elle évolue ; la culture n'est pas ce que sont, définitivement, les membres du groupe. Dans son évolution, toute culture peut devenir basée sur la domination, l'oppression. Critiquer une culture, puisque c'est critiquer ce que font à un moment donné des hommes quels qu'ils soient, n'est pas du racisme, lequel consiste à classer les hommes dans des catégories qui déterminent ce qu'ils sont.

Confrontons. Revoyons. Mettons à plat. Où est la différence entre le judaïsme, le christianisme, l'islam et le pastafarisme ? Le pastafarisme est la foi en la création de l'Univers par un monstre volant fait de nouilles et de deux boules de viande en sauce : le Flying Spaghetti Monster. Les prières adressées à Sa Nouilleté se terminent généralement par Ramen, et le souhait à un autre pastafarien peut être adressé comme suit : « Puisse Son appendice nouillesque vous toucher » (« May He touch you with His Noodly Appendage ») ou « Que la Pasta soit avec vous » (« May the Pasta be with you »).

Church of the Flying Spaghetti Monster

http://www.venganza.org/

Plus :

http://bennyth.spaces.live.com/blog/cns!544A53B3A16DB1A0!4423.entry

http://bennyth.spaces.live.com/blog/cns!544A53B3A16DB1A0!4429.entry


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