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un poids

Liutprande

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Parfois la vie m'ennuie,

Parfois la vie me fuit.

Je n'en suis jamais satisfait,

En elle parfois plus rien ne me plait.

Bien des heurts j'ai connu,

Peu de bonheur j'ai eu.

Toujours envers les autres me tourner,

Pour l'injustice réparer.

Combien de temps ai-je eu pour moi?

Combien de fois ai-je osé penser à moi?

Je n'ai jamais eu la possibilité de voir en moi

la possibilité de m'épanouir vers des émois.

A 15 ans je ne voyais pas mes 20 ans,

A 20 ans je ne voyais pas mes 30 ans.

Un petit crabe s'est montré pour me faire comprendre

Que la vie n'est pas quelque chose que l'on peut reprendre.

Une fois perdue, on ne la récupère plus.

On m'a enlevé la chaire de ma chaire,

Que je ne partage plus qu'en alternance

M'enlevant une paternité cousue d'avance.

Bien sûr que je suis exigeant avec ma vie,

Mais j'en ai le droit parce qu'elle ne m'a rien épargné,

Une apparition non désirée d'un côté

Une disparition paternelle qui de ma jeunesse en a fini!

Ce père qui de moi ne voulait,

S'en est senti le besoin de le vider.

Ne pas se sentir aimer est une mauvaise augure,

Et explique que l'on se construise un mur.

Père disparu par un matin de mai,

Jeunesse éconduite sans être ménagée.

Avoir les épaules assez solides,

Pour supporter les commentaires sordides.

"Regardez ce fils indigne qui n'a pas pleuré,

Lorsque son père dans la tombe a été posé."

Qu'en savait-il de ma vie et de mon enfance?

Que savaient-ils de ce que je ressentais de mes errances?

Quand on n'a pas reçu l'amour d'un père,

Quand on n'a jamais reçu que de l'indifférence,

Il ne faut pas s'attendre à voir dans les cimetières,

Des larmes qui seraient envers la vérité une indifférence.

Souvent dans mes cauchemars ce père me revient,

Comme j'aurais aimé qu'il soit avec moi!

Au réveil un goût amer me tient,

L'impression de n'avoir pas su lui dire qu'il comptait pour moi.

Jeune à avoir des responsabilités

Jeune à vouloir à deux s'engager,

Oublier de vivre à cent pour cent

Et parfois le ressentir jusque dans mon sang.

Un jour ou l'autre il faudra bien que tout ceci

D'une manière ou d'une autre

Explose comme une bombe ou autre

Qui sera une fin d'une bien harassante vie.

Elle me pèse cette vie passée,

Elle me renvoie des images de nausée

Bien trop lourde à porter,

Il est trop tard pour s'en débarrasser.




5 Commentaires


C'est un joli hommage si ce poème te concerne directement.

Et en même, c'est pas mal triste, mais bon.

On apprécie sans aucune difficulté la lecture ;)

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C'est beau ce que tu écris, je m'y retrouve un peu dedans, avec ce que je vis avec mon papa...

Touchée..

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je ne le souhaitais pas pour vous, mais si cela vous a permis d'expulser tout comme moi...alors tant mieux :blush:

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Invité Savanna

Posté(e)

Le poids des maux ...quelque peu allégé par la légèreté des mots .

Un excellent exutoire même s'il n'est pas la clé il est une forme de libération que je te souhaite d'atteindre .:)

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