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lauwlo

Elle

Juste quelques instants où j'étais pendus à ces lèvre,

Plongé dans des bras aux sentiments inconnus qu'on ne reverra pas,

Merveille fragile empreinte de douceur...

Quelle pire plaie que l'illusion humaine,

Celle d'espérer un lendemain après ces moments éphémères juste présents pour nous tenter,

Si peu importants,

Et qui nous laissent espérer...

N'aurai-je donc jamais fini de me plaindre des pires passages de cette vie ?

Alors qu'à coté nous pensons savourer pleinement chaque seconde éternelle en joie,

ÿclatant sur les bords de nos yeux qui se plient en demi lignes,

Comme nous respirons un parfum doux s'échappant d'une fleur intacte.

Capturée sur le rebord d'un chemin de fer.

Et un goût âpre me reste en travers de la gorge lorsque la distance s'impose avec l'excuse du manque de temps.

Ferais-je tant peur que cela ?

Peut-être fuie-t-elle ma voix,

Murmurant dans un souffle chaud à quel point je suis heureux à cet instant précis,

Et tellement agréable où nos chemins se sont croisés...

Peut-être pense-t-elle que je suis amoureux,

Et pourtant,

L'amour,

Quelle complication.

Pourquoi reste-t-on accrochés à des regards qui ne nous ciblent pas,

A des paroles qui ne nous touches pas ,

Et à des gestes...

Sans profondes amitié ?

...Pourquoi je reste accroché à cette personne fuyant vers d'autres horizons ?

Et moi, pourquoi je n'arrive pas à fuir comme elle le fait,

Avec tant de simplicité,

M'accrocher à d'autres dont le bonheur serait partagé et réciproque...

Même si elle ne m'écoute pas,

Même si elle ne me lit pas,

Même si elle ne regarde pas,

J'aimerais juste remercier ces étoiles filantes qui sont passées une nuit dans mon ciel en brume...

lauwlo

Faute de vie

L'intention d'une introduction bâclée

Pour t'appréhender rapidement en aparté.

Ton regard qui a croisé le mien

Aura suffit pour anéantir mes inspirations.

En effet depuis toi plus aucun mot ne vient.

Je m'abâtardis au profit de ton illusion.

Je ne peux plus le dire

Je peux simplement l'écrire

En souffrant de toi, en péril reste mon futur

Puisque la conjugaison de l'amour et de la torture

Ne sont plus que des synonymes

De mon interminable mime.

Spectre de mes songes, espérance

Mirage privé de mensonge, avance

Fais de mon artifice ton membre, guide-moi

Je n'ai pas appris à me passer de toi.

lauwlo

C'est une question que je me pose souvent en ce moment... Qui pense encore à moi ?

Qui a une pensée, ne serait-ce que certains jours, pour moi, en se disant « j'aimerais bien le revoir » ou même juste « mais il devient quoi » ?

Je crois que plus personne ne se souci de moi, mon téléphone reste tristement silencieux, et cela fait déjà un certain temps que plus personne ne m'a serré dans ses bras.

D'un côté cela me donne une liberté sans limite, aucune attache, aucun compte à rendre, mais de l'autre une solitude que je ne supporte pas. C'est difficile à vivre, car une telle liberté, un tel sentiment de plénitude, on a envie de le partager.

Mais autour de moi le silence se rassemble. Je serre contre moi les draps et la couette. Et je tente de m'endormir, envahit par le vide d'une solitude qui me dévore. Dans ces moments-là je me sens si mal que je ressens encore plus le manque de la présence d'une personne qui soit présente pour me réconforter...

lauwlo

La solitude est quelqu'un

Il y a des moments, certains jours, ou on se sent seul, seul et délaissé. Aucun ami n'appelle, aucune amie ne vient prendre de nouvelle, aucun message sur le répondeur, pas d'E-Mail, pas de SMS, rien. La sonnette n'a plus servi depuis longtemps. Personne ne s'est présenté à la porte. ÿtre le seul à passer la porte depuis des mois.

Prendre le bus seul. Aller au cinéma seul. Regarder les couples heureux, seul. Regarder les amis riant ensemble, seul. Jalousie. Envie d'une autre vie. Ne plus être seul. ÿtre entouré. Savoir qu'on peux compter sur quelqu'un. Mais non. Ce n'est pas possible. On ne sais pas comment faire. On reste virtuel. Enfermé dans un réel qu'on fuit. A l'ère de la communication, les hommes ne se sont jamais sentis aussi seuls.

On s'habitue à la solitude. La télévision devient la compagne des repas. L'ordinateur devient seule occupation. Le repli sur soi comme seule arme. La sensibilité affûtée comme un couteau. La moindre émotion pouvant devenir fatale. Et un jour, la solitude devient quelqu'un. On finit par oublier qu'on attendait quelqu'un pour partager sa vie. On meurt seul. La solitude est ma seule amie et la réalité mon plus grand ennemi.

lauwlo

Rechute

Retomber amoureux c'est un peu comme une rechute. Le cancer se propage. On croyait que ça c'était arrêté, que c'était finit. Et puis on fait une rechute. On retombe amoureux.

Y a les amours passés et ceux qu'on a pas encore rencontrés. Peur de la rencontrer. Peur de cette similarité. Peur de se laisser dépasser par les sentiments. Peur de souffrir, encore et toujours, d'être délaissé, abandonné, de se tromper, de faire souffrir...

L'avenir ne dira rien. ÿa fait longtemps que l'amour il n'en a plus rien à faire. L'avenir c'est aujourd'hui, maintenant, demain, vite!

lauwlo

Le coeur de verre

Espoirs désespérés d'un monde qui cesse d'espérer. Petits souffles d'espoirs qui se perdent. L'espérance en instance de licenciement. Tout finit. Un jour ou l'autre. Comme le point au bout des phrases. Y'a le début, le milieu et bien sûr la fin. Petit refrain d'un coeur qui fond comme neige au soleil. Et qui retrouve en son sein de quoi renaître, revivre, croire, espérer et aimer...

Tu pose des doigts sur le clavier et jouent les notes. Le piano s'envole et tu t'accroche pour pas tomber. Et tu continue de jouer. Parce que le voyage est beau. Que tu veux le faire vivre et revivre aux autres. Que tu veux le partager. Que la voix se pose sur la musique, frêle et belle comme un printemps enneigé. Petit bourgeon qui éclot sous la neige. Fragile comme le givre. Fragile comme ce coeur de verre, transparent et invisible. Y a les coeurs de pierre. Je suis le coeur de verre, attendant sans cesse le revers de main qui me fera virevolter sur le carrelage, me brisant en mille éclats volatiles. Puis attendre celle qui aura la patience de me recoller, me polir, me vernir, pour que je sois, à nouveau le coeur de verre que j'étais avant.

Coeur de verre, tu peux retourner à la terre et traverser les mer, mais pourquoi faire ? Tu ne sera jamais fier, tu ne goûtera jamais les ivresses de bière, tu ne capturera jamais l'air. Et tu ne ne traversera que des déserts.