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Ce n'est pas seulement pour des raisons de convenance ou de protocole que le président élu des états-Unis a décidé de ne faire aucun commentaire sur l'éruption de violence au Proche-Orient, tant qu'il ne serait pas installé dans le bureau ovale de la Maison-Blanche. "Il n'y a qu'un seul président à la fois", a répété le porte-parole de Barack Obama.
Pourtant, les images des bombardements de l'aviation et de l'artillerie israélienne, suivis d'une offensive terrestre sur la zone de Gaza, sont aussi spectaculaires que terrifiantes : panaches de fumée blanche comme des feux d'artifice, volutes de fumée noire des dépôts d'armes ou de pétrole touchés, blessés palestiniens ensanglantés, hommes figés dans la mort portés comme des statues jusqu'au tombeau. Autant de scènes qui ne peuvent laisser indifférent un président décrit par ses thuriféraires comme profondément humain.
Pourtant Barack Obama continue à se taire. D'abord parce qu'à la différence de son prédécesseur, le nouveau président est un pragmatique, non un idéologue. Pas de croisade pour imposer la démocratie ici ou là. Pas de pax americana concoctée à Washington souvent sous inspiration israélienne. Il ne veut prendre de position qu'en fonction d'une situation donnée, à un moment déterminé. Pas d'une politique préméditée. Et comme jusqu'au 20 janvier, il a les mains liées puisqu'il n'est pas en charge de la politique américaine, il estime inutile de parler.
Par Michel Colomès
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| Source: lepoint.fr |









