Après l'effondrement de l'État de Lysimaque (281 av. J.-C.), la Macédoine sombre dans le chaos. Les Gaulois, menés par Brennus, envahissent le pays en 279 av. J.-C. dans le but de s'y installer durablement et de piller les riches sanctuaires grecs. Après avoir contourné la Thessalie, ils se retrouvent aux portes de la Grèce centrale. Une coalition grecque, rare et efficace (Étoliens, Béotiens, Phocéens et Athéniens), sous le commandement du général Callippe, stoppe l'avancée des envahisseurs aux Thermopyles. La discipline des Grecs et le soutien naval des Athéniens font face à la violence impétueuse et désordonnée des Gaulois. Dans une manœuvre de diversion, Brennus attaque l'Étolie. La brutalité des Gaulois à Callium choque l'hellénisme, mais galvanise les Étoliens d'une détermination sans faille. La retraite des envahisseurs se transforme en un massacre à Kokkalia, où des milliers de Gaulois sont exterminés par la population locale – une victoire dont le nom résonne encore aujourd'hui. Malgré la prise des Thermopyles par la route d'Anopaia, les Gaulois échouent dans leur objectif final : Delphes. La combinaison de phénomènes climatiques extrêmes (blizzards, tremblements de terre) et des attaques incessantes des Phocéens et des Étoliens provoque la panique et la désintégration de leurs troupes. Brennus, blessé, se suicide et les survivants de son armée sont exterminés lors de la retraite vers le nord. La défaite des Gaulois marque un tournant. La Ligue étolienne s'impose comme la nouvelle garante de la liberté grecque, acquérant une position hégémonique dans le monde grec et faisant de la « Soteria » un symbole de la victoire de la civilisation sur la barbarie.
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