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Les récits collectifs et la blockchain


Invité Quasi-Modo

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Bonjour,

Les récits collectifs fonctionnent comme la blockchain.

Lorsqu'un individu se met en porte-à-faux des récits collectifs, en supposant que l'un d'entre nous s'en affranchisse, le collectif le lui rappelle par la loi symbolique.

Le gauchisme ne fait que tenter de convaincre les gens et de changer le récit collectif en commettant une attaque des 51%.

Seulement cette démarche est vaine. Il faudrait 51% de personnes ayant conscientisé pleinement le récit collectif et s'en étant affranchies simultanément pour le changer un peu.

Seules les évolutions techniques le modifient en profondeur. Il serait même dangereux de passer des lois qui vont à l'encontre de celui-ci.

 

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C'est aussi une question de pragmatisme de s'en rendre compte, d'en prendre acte avec humilité et de considérer que cela fait partie du réel. Que voter des lois qui vont contre l'assentiment et le désir majoritaire mène au mieux à la frustration et la révolte contre les élites, et au pire à une dictature.

Autrement c'est la voie vers le chaos, l'enfer, le ressentiment et la vengeance, la haine de soi et la mort. C'est pourquoi Nietzsche, en philosophe ayant analysé le ressentiment est si puissant pour déconstruire la gauche de la gauche. Ce qui manque à la gauche c'est surtout le principe de réalité (p.ex. nécessité de la police, de l'armée, des nations, d'un récit collectif, etc.).

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Tout le problème est que les politiques n'ont pas l'humilité qui leur permettraient de réaliser la structure de la société qu'ils dirigent. Et encore moins de l'accepter comme du donné avec lucidité.

Notre société a été complètement foutue en l'air par des années de néolibéralisme et de lobbying, de démagogie électoraliste, d'abandon du social, de l'avènement de lois pour des minorités au détriment de la majorité sans aucune vision de long terme.

Nous en voyons les limites toujours plus cruelles aujourd'hui : obésité, sédentarité, pathologies mentales, addictions, suicides, irrespect des personnes âgées, haine et déni de soi, de la France et sa culture, la fin des valeurs et le règne de la médiocrité, une absence d'élites dignes de ce nom constituée de fils et filles de sans aucun talent, une panne de l'ascenseur social, une défaillance de l'éducation nationale qui se met à éduquer au lieu d'instruire, etc. et les dérives sont innombrables, et la crise sociale se double dorénavant d'une crise diplomatique, de l'énergie, d'une crise économique et sécuritaire avec des banlieues régulièrement en flammes, etc.

Un peu de sagesse et d'humilité ne ferait pas de mal à nos politiques. La France souffre du fait que ses élites n'incarnent plus de valeurs traditionnelles, ne présentent plus un caractère d'exemplarité, ou plutôt que, étant complètement corrompues par leur confort, leur argent et les dorures des palaces dans leur tour d'ivoire, elles sont complètement déconnectées du terrain et entraînent la base à devenir tout aussi corrompue, à vouloir (demandez-vous pourquoi ce cliché est si répandu) s'allonger sur un transat au bord d'une plage et siroter des cocktails.

Les français ne se reconnaissent plus dans la politique qui est menée depuis 30 ans, donc ils ne votent même plus pour beaucoup. La solitude généralisée, l'absence de la famille parce que le travail les a obligés à déménager, les relations de plus en plus conflictuelles et instables, l'argent comme seul guide partout, les pathologies mentales telles que l'anxiété, les dépressions, les addictions, les psychoses, mènent à un grand n'importe quoi dans lequel avoir de l'argent semble être le passe-droit absolu qui fera que vous serez aimé par les autres.

Le pire c'est que c'est vraiment comme ça : vous pouvez être un type aussi sincère et bienveillant que vous le voulez, altruiste, généreux, intègre, travailleur, etc. mais on ne s'intéressera jamais autant à vous que si vous étiez Kim Kardashian ou une influenceuse lambda sur les réseaux sociaux qui montre ses fesses, ses nibards, et gagne des milliards. D'autre part, vous pouvez être la pire des pourritures, un être complètement dégueulasse et répugnant intérieurement, mais les gens vont quand même vous aimer parce que vous avez de l'argent.

Et si le problème c'était simplement que les gens sont cons ?

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Les politiques sont allés beaucoup trop loin dans la déconstruction et les gens non seulement ont une éducation de plus en plus mauvaise, mais seront bientôt incapables de faire face aux défis du XXIème siècle. Elles ont mis en danger l'avenir de vos enfants, l'avenir de la société, le devenir de la France pour les générations à venir. Et elles le font en connaissance de cause. Elles profitent de la désinformation généralisée et du fait que les gens n'aient pas le temps de penser, de s'intéresser à la vérité et faire leurs propres recherches, et vont croire aveuglément ce qu'il y a dans les médias.

Le néolibéralisme des marchés européens, mascarade qui n'a que trop duré, montre bien qu'il est compatible avec le nazisme lorsqu'on constate (c'est un constat) que les nazis ukrainiens sont main dans la main avec les néolibéraux pro-UE. Avec la bénédiction de Macron et des USA. Pour une Europe complètement pétainiste, avec les valeurs de la paix, la soumission à l'Allemagne, le fait de brader les valeurs et la culture française dans un grand néant et une absence de valeurs, en échange du droit à la survie sur la scène internationale, au fait de pouvoir peser économiquement, un individualisme forcené dans une société atomisée (tout comme sous l'Allemagne nazie) et une solitude généralisée, un darwinisme social imposé par les contraintes économiques, etc.

La vérité est-elle si dure à avaler ?

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Membre, 28ans Posté(e)
al-flamel Membre 1 054 messages
Mentor‚ 28ans‚
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Le 03/03/2023 à 08:33, Quasi-Modo a dit :

Seulement cette démarche est vaine. Il faudrait 51% de personnes ayant conscientisé pleinement le récit collectif et s'en étant affranchies simultanément pour le changer un peu.

La démarche peut paraître vaine, mais je pense que les batailles culturelles peuvent changer le cours de l'Histoire, si tant est qu'il existe un cours a priori à l'Histoire humaine.  La technologie n'amène pas nécessairement à la paix, à la liberté et au bonheur pour parler très simplement. L'infrastructure est une affaire de pouvoir, pas seulement de forces productives. Et les affaires de pouvoir impliquent toujours une mobilisation des affects. C'est pour ça je pense que les transformations passent par des changements de représentations et des changements en matière d'affects communs (cf. Frédéric Lordon). 

Là où je pense que vous avez raison,  c'est qu'il faut avancer prudemment et ne pas être trop hâtif. Si  déconstruction il doit y avoir, elle ne peut opérer d'un claquement de doigt et l'alternative doit être bien pensée. 

Cela dit, s'en laisser à la fatalité et penser que l'Histoire fonctionne d'elle même sans que nous n'y puissions rien est je crois une erreur, quelque soit le camp où l'on se situe, chaque personne a un rôle plus ou moins inégal dans le cours des choses. Les structures sociales ont une réalité objective pour nous tous, et c'est une bonne chose je pense. Mais cette réalité est en mouvement, et le moteur de ce mouvement c'est nous tous.

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