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Dépression post-partum : un rendez-vous ne suffira pas


Kira

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Animatrice, Fille infréquentable, 84ans Posté(e)
Kira Animatrice 28 717 messages
84ans‚ Fille infréquentable,
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Dès 2022, le suivi des dépressions post-accouchement se dotera d'une nouvelle étape: une consultation de contrôle autour de la cinquième semaine. Un pas encore trop modeste pour une maladie qui touche jusqu'à une mère sur trois.

«Je me disais que j'étais folle, mais j'étais persuadée que cela faisait partie de la maternité.» Ces mots durs, Sophie Adriansen les confie avec pudeur. Victime d'une dépression post-partum (DPP) entre ses deux grossesses, la jeune mère, de 34 ans à l'époque, n'a pris conscience qu'après-coup de la maladie dont elle a souffert pendant trois ans. «Je me demandais continuellement: “Mais qu'est-ce que je fous là?” Je me disais que si je disparaissais ça ne changerait rien, que ça serait peut-être mieux pour mon bébé…»

La pathologie l'empêche de prendre soin de son enfant comme elle l'avait imaginé. «J'étais là, mais sans être là. Je m'occupais de mon bébé de manière très mécanique, sans aucun enthousiasme. Je me sentais ni légitime, ni à ma place.» Elle remet tout sur la faute de la fatigue. Mais même quand son enfant fait ses nuits, rien ne change. «J'étais toujours envahie par une lassitude émotionnelle. Je n'avais envie de rien.» Faute de sensibilisation, Sophie s'enferme jour après jour dans cet état qu'elle garde secret. «Je n'ai jamais demandé de l'aide parce que je n'étais pas capable de savoir ce qui m'arrivait, et donc de réaliser que j'en avais besoin.»

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