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Un club de "bikers" au secours des victimes de harcèlement scolaire


Invité Jane Doe.

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Lucas est scolarisé en ULIS, une classe adaptée pour les enfants en situation de handicap, à Fuveau. Le petit garçon présente un retard global de développement.

Un enfer dont l'enfant ne parle pas
Un jour, Lucas craque. Il se confie à son parrain. "Il lui a dit : en fait je me fais taper tous les jours". Cécile découvre avec stupeur que Lucas est le souffre-douleur d’un camarade de classe plus âgé.

La maman alerte la maîtresse, rencontre la direction. Comme rien ne se passe, elle appelle aussi le numéro dédié au harcèlement scolaire, le 3020. Mais rien ne change. Les bleus continuent.

Lucas ne veut plus aller à l’école. Cécile porte plainte. "J’ai dû faire trois gendarmeries avant qu’on accepte de prendre ma plainte", souligne-t-elle.

Entre-temps, la France se retrouve sous cloche à cause du Covid. "Avec le confinement, mon fils a retrouvé un peu de sérénité". Et à la rentrée suivante, l’enfant harceleur n’est plus là. Il est parti au collège.

Pour Lucas, le répit est pourtant de courte durée. Un jour, il revient de l’école avec des dents cassées. Officiellement en jouant au foot. À la veille des vacances d’hiver, rebelote. Lucas a des bleus dans le dos et à nouveau, des dents cassées.

L'enfant finit par dire "qu’ils lui sont tombés dessus à trois", et qu’ils lui ont "explosé la tête contre le robinet des toilettes".

Deux enfants de sa classe avouent l’avoir frappé sur les ordres d’un troisième. La directrice promet qu’ils seront punis et les parents informés. Depuis Cécile n’a pas eu connaissance des suites données à l’affaire.

Mais Lucas porte toujours de nouvelles marques sur le corps. "Il a peur d’aller à l’école, ça va faire deux ans que ça dure. Il est fragile, il ne se défend pas et il ne le dit pas aux adultes".

Au fil des mois, Cécile est passée de la surprise à la tristesse puis à la colère et la haine. Seule et impuissante, elle a posté son désarroi sur Facebook.

C’est comme cela que le Lag Spirit MC City of Popes l’a contactée.  "Au moment où j’allais le plus mal, ce sont les seuls qui m’ont répondu", témoigne Cécile. C'est une bouée à laquelle elle a pu s'accrocher.

Le Lag Spirit MC City of Popes, c’est un club de "bikers". Des motards en blousons noirs, avec tatouages et grosses cylindrées qui semblent tout droit sortis de la série Sons of Anarchy.

Des "bikers" d’un genre particulier. 80 % de ses membres sont des policiers, des gendarmes, des douaniers et des militaires. Encore en activité ou à la retraite. Sur leur temps libre, ils roulent pour une grande cause : lutter contre le harcèlement scolaire.

"Fort ensemble", c’est la devise de ces motards au grand cœur. L'objectif est que les victimes ne se sentent plus seules. Mardi prochain, les Lag Spirit viendront en nombre à l'école de Lucas, à Fuveau, comme ils l'ont fait cette semaine, pour Michaela, collégienne en souffrance, à Carpentras. 

"On fait une escorte, explique Yul, le président du chapitre City Of Popes, on va chercher l'enfant devant l'établissement scolaire, et on le ramène à la maison en moto, derrière son parrain."

Ça montre à l'enfant que les "grands frères" viennent le chercher en bécane et ça a un fort impact pour lui, souligne-t-il. Sur les harceleurs aussi. Le "style biker, avec barbes et tatouages, c'est assez imposant, surtout avec l'effet de groupe". 

Il ne s’agit pas pour autant de jouer les gros bras devant les établissements. "On n'est pas là pour les intimider, même s'il y a un impact visuel important", précise Yul, qui est aussi le parrain de Lucas. "Quand il nous voit, il a la banane et c’est déjà une première victoire". 

"Au début, il était impressionné parce qu’ils ont des grosses motos et ils sont barbus, se souvient Cécile. Mais ils ont un lien très particulier. Avec eux, Lucas se sent soutenu et protégé, parce qu’il a peur et il a honte de ce qui lui arrive", ajoute sa maman.

Le moto-club aide aussi les parents dans leurs démarches administratives et judiciaires, notamment dépôt de plainte.

En France, selon l’Observatoire de la santé, le harcèlement scolaire touche 12 % des élèves au primaire, 10 % au collège, 4 % au lycée. Au total, 700.000 élèves subissent le harcèlement de leurs camarades de classe chaque année.

 

 

 

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hanss Membre 49 487 messages
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il y a 21 minutes, Jane Doe. a dit :

d’un camarade de classe plus âgé.

A chaque rentrée je me suis toujours fait la réflexion, il n’y a en général qu’une classe ULIS par établissement et les élèves d’une même classe peuvent avoir jusqu’à 5 ans d’écarts en primaire et 4 ans au collège. C’est énorme  même si j’ai tout à fait conscience que le harcèlement se fait entre gamins du même âge. 

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à l’instant, hanss a dit :

A chaque rentrée je me suis toujours fait la réflexion, il n’y a en général qu’une classe ULIS par établissement et les élèves d’une même classe peuvent avoir jusqu’à 5 ans d’écarts en primaire et 4 ans au collège. C’est énorme  même si j’ai tout à fait conscience que le harcèlement se fait entre gamins du même âge. 

Alors là c'est un enfant d'ulis, mais ils interviennent pour tous les enfants victimes de harcèlement.

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Membre, 44ans Posté(e)
hanss Membre 49 487 messages
Maitre des forums‚ 44ans‚
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à l’instant, Jane Doe. a dit :

Alors là c'est un enfant d'ulis, mais ils interviennent pour tous les enfants victimes de harcèlement.

Oui oui je suis en train de lire la suite de l’article et j’ai rebondi sur le fait que le gamin était plus âgé et c’est quelque chose qui m’avait toujours interpellé lors des rentrées quand l’appel était fait. 

il y a 29 minutes, Jane Doe. a dit :

Ça montre à l'enfant que les "grands frères" viennent le chercher en bécane et ça a un fort impact pour lui, souligne-t-il. Sur les harceleurs aussi. Le "style biker, avec barbes et tatouages, c'est assez imposant, surtout avec l'effet de groupe". 

J’aime trop le concept. Je trouve qu’il est très important de montrer que l’enfant est très entouré. Cela fait réfléchir certains cons à 2 fois. 

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