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Guinée équatoriale 40 ans de règne Obiang


Invité soloandsolo

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Dans ce minuscule état d'Afrique centrale mais gros producteurs de pétrole, un coup d'état avait lieu il y a 40 ans chassant un dictateur "fou" remplacé par un dictateur "rationnel", le Règne Obiang Teodoro 1er commençait, une saga familiale, celle de la famille Obiang du fief de Mongomo qui a donné lieu à la starisation de son fils dans l'affaire des biens dits mal acquis.

Aujourd'hui existe une minuscule opposition en exil depuis des décennies, un pays tenu à la schlague et bientôt une passation de pouvoir sans doute filiale qui risque de donner lieu à un règlement de compte virulent.

Obiang, la plus longue longévité à la tête d'un état répertoriée à ce jour.

Il y a 40 ans jour pour jour, Teodoro Obiang s’emparait du pouvoir à Malabo, mettant fin à « l’Unique miracle » de Guinée équatoriale. Récit.

En ce 3 août 1979, des militaires annoncent avoir renversé le président à vie de Guinée équatoriale, Francisco Macias Nguema. À Malabo, la population descend dans la rue pour célébrer la fin de son régime sanguinaire.

L’ambassadeur de France, seul ambassadeur occidental résidant dans la capitale, est aux premières loges. Ses télégrammes, récemment « déclassifiés » par le ministère français des Affaires étrangères, apportent un éclairage inédit sur le putsch qui signe l’arrivée au pouvoir de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, devenu le plus ancien des présidents en exercice au monde.

Dès 20 heures, Radio Malabo diffuse un communiqué militaire signé par un seul officier : le lieutenant-colonel Obiang. Le « numéro deux » du régime déchu reproche au président qu’il vient de renverser – un cousin éloigné qu’il considère comme un oncle – ses violations « systématiques » des droits de l’homme. L’officier annonce une nouvelle ère de droits et de libertés.

Francisco Macías Nguema, « père » de l’indépendance devenue effective en octobre 1968, premier président élu, est en fuite. Le « coup d’État de la liberté », comme disent les partisans de la nouvelle junte, provoque des scènes de liesse dans la capitale. « Si les militaires quadrillent la ville, les gens manifestent bruyamment leur joie dans la rue en lacérant les portraits du président (Macías) », rapporte l’ambassadeur Hubert Cornet dans un télégramme destiné au Quai d’Orsay.

Sous l’ex-chef d’État, une personne sur 500 a été exécutée, selon Amnesty International. Des garçons de 12 ans ont été enrôlés dans l’armée. Sur une population d'environ 380 000 personnes, un quart s’est exilé, notamment en Espagne, l’ex-puissance coloniale. Francisco Macías, capable de tous les excès, est allé jusqu’à interdire le catholicisme. Son régime est officiellement athée, mais dans les faits, la Guinée équatoriale est sous le joug du culte de son président. Francisco Macías a même donné son nom à l’île de Bioko (anciennement Fernando Po)…/...

http://www.rfi.fr/afrique/20190803-guinee-equatoriale-teodoro-obiang-putsch

Un de mes textes descriptifs au sortir d'une mission effectuée dans ce pays :

Guinée équatoriale : Développement infrastructurel jusqu’à la fracture sociale

A n’en pas douter, la Guinée équatoriale a changé son paysage urbain ces dernières années. Jusqu’à l’année 2014 de vastes chantiers de construction ont été entrepris, dans une perspective « horizon 2020 » devant permettre un accès à un plein développement. Routes, cliniques, stades, logements dits sociaux, bâtiments publics, centres de réceptions luxueux, ville nouvelle à Oyala, qui n’était qu’un petit village de quelques maisonnettes en planches, associée à une future université internationale, la liste est longue de ces réalisations qui ont remanié le décor de la Guinée équatoriale.

https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/guinee-equatoriale-developpement-180197

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Pierrot89 Membre 9 628 messages
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Bonjour,

je ne connais pas bien l'histoire et les faits de la Guinée Équatoriale, en particulier de ses divers dictateurs.

j'espère que cette population retrouvera la prospérité et la liberté.

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Le 06/08/2019 à 11:50, Pierrot89 a dit :

Bonjour,

je ne connais pas bien l'histoire et les faits de la Guinée Équatoriale, en particulier de ses divers dictateurs.

j'espère que cette population retrouvera la prospérité et la liberté.

Un autre article sur l'histoire originelle de la dictature actuelle et ses effets présents (gros dossier dans l'affaire des biens dits mal acquis):

En 1979, le lieutenant-colonel Teodoro Obiang Nguema promettait un respect « scrupuleux » des droits de l’homme. Quarante ans plus tard, la Guinée équatoriale est, certes, critiquée par les défenseurs des droits de l’homme, mais par bien peu d’autres.

Lors de son investiture, le président Obiang s’est vu remettre une canne en ébène par le plus haut gradé des forces armées, le symbole d’un pouvoir qui allait s’affirmer au fil des décennies, notamment après la découverte d’importants gisements de pétrole dans les eaux équato-guinéennes.

Quarante ans plus tard, force est de constater que le plus ancien président en exercice au monde a pu faire oublier ses origines et amadouer la communauté internationale, à commencer par les États-Unis, dont les entreprises contrôlent la production pétrolière. Résultat : la Guinée équatoriale, longtemps traité en paria – un universitaire américain de grande renommée l’a même déjà décrite comme un « État voyou » – occupe aujourd’hui un siège au Conseil de sécurité des Nations unies.

Le maître de Malabo, qui n’avait que le mot libertad à la bouche en 1979, dirige aujourd’hui un pays qui n’est pas libre, selon l’ONG américaine Freedom House. Dans son classement, seuls trois pays africains font moins bien (Érythrée, Soudan du Sud et Sahara occidental).

La méthode Obiang ? Des forces de sécurité omniprésentes, une fonction publique aussi loyale que pléthorique et un parti au pouvoir qui rappelle à certains égards les partis communistes d’antan. Selon Susana Castillo-Rodriguez, chercheuse de la State University of New York à Geneseo, les « cellules » du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) rendent possibles une surveillance « transversale » de la société. À son sommet, on trouve la famille Obiang, qu’un ex-ambassadeur des États-Unis à Malabo, John Bennett, assimile à une « entreprise familiale » qui aurait fait main basse sur la manne pétrolière   « des centaines de millions de dollars », précise-t-il – avec la complicité des compagnies pétrolières de son pays.

http://www.rfi.fr/afrique/20190806-guinee-equatoriale-teodoro-obiang-biens-mal-acquis?fbclid=IwAR1NKZexCstg1QGCkthcgjxms90kPTLOuO_zsEJ0JHUmGwXVCMDMmakRDJA

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